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Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

Le Camus de Michel Onfray : « je retrouve le Camus de ma jeunesse »

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 03/02/2012 à 04h32

Le Camus d’Onfray

Je viens de refermer l’imposant ouvrage de Michel Onfray, « L’ordre libertaire, la vie philosophique d’Albert Camus » (Flammarion). Autant le dire sans plus attendre, je l’ai lu avec émotion, vif intérêt et ravissement.

Mais alors, sans plus attendre non plus ceci : je ne comprends toujours pas et moins encore après son Camus, comment Michel Onfray, libertaire, peut soutenir un Mélenchon « Fideliste » et « Chaviste », « socialistes césariens » s’il en fut ces deux-là, et, en outre admirateur d’un Mitterrand dont Onfray rappelle fort pertinemment que s’il abolit la peine de mort en 1981, refusa, comme ministre de la Justice de Guy Mollet, en 1956, « quatre-vingts pour cent des recours en grâce qu’on lui propose » et qu’il « envoie à la guillotine quarante-cinq nationalistes algériens » (p. 435). Mystère.

Tout le monde le savait

Mais venons-en au livre. J’y ai retrouvé « mon Camus » celui que je découvrais, adolescent, dans les années cinquante, ces années de « l’Homme révolté » et, pour moi, de « l’Étranger », de « la Peste », du « Mythe de Sisyphe », ces livres engloutis en peu de jours au détriment de mes apprentissages scolaires. Ils furent, ces livres, déterminants.

Et ce n’était pas si simple car, comme le montre Onfray, régnait à l’époque, la pensée rude, la théorie terrorisante qui, de marxisme en phénoménologie, dévalait la montagne Sainte-Geneviève et montait de Saint-Germain-des-Prés pour étouffer toute velléité libertaire sur le pavé du Quartier-Latin.

Ce n’était pas simple alors d’aller à contre-courant, de suggérer que le régime soviétique était une horreur bien que, je l’affirme, tout le monde le savait mais que la dialectique de la fin et des moyens commandait de le taire. Car nous le savions depuis Voline et sa « Révolution inconnue », depuis Makno réfugié à Paris, depuis le congrès de la troisième Internationale communiste en 1921, congrès auquel participa Boris Souvarine qui n’allait pas tarder à dénoncer le stalinisme, mais aussi l’anarcho-syndicaliste Gaston Leval (en compagnie de Andreu Nin et Angel Pestaña), ami de Camus auquel il rapportera de vive voix ce qu’il avait vu et entendu à Moscou.

Et ce n’était pas facile de dire, seulement dire, avec Camus et quelques autres, « Paix en Algérie » plutôt que « FLN vaincra », car nous savions aussi, tout le monde le savait, que le FLN n’instaurerait pas le socialisme, moins encore un socialisme autogestionnaire mais, comme le reconnaîtra Simone de Beauvoir, « un capitalisme d’État » avec retour « aux valeurs “ arabo-islamiques ” (p.465). Ce n’était pas facile et, dans les manifestations nous risquions autant les matraques rouges des services d’ordre “ césariens ” que les pèlerines cloutées des gardes-mobiles.

Monsieur Néant

Et l’auteur a bien raison de souligner, que dis-je ? de décortiquer la haine et le mépris avec lequel fut accueilli “ l’ Homme révolté ”. Il faut rappeler le procès en incompétence philosophique instruit par Sartre. Il faut se souvenir de ce que subit Camus pendant la guerre d’Algérie et à l’attribution du Nobel.

Ce que ne fait guère Olivier Tood, biographe de Camus, dans son commentaire du livre d’Onfray (Le Monde, 13 janvier 2012), qu’il accuse de “ sanctifier le premier (Camus) pour démoniser le second ” et “ d’oublier ainsi le principal, la littérature ”.

Curieuse réflexion que celle-ci puisque, fidèle à sa méthode de “ lecture croisée de tous les livres de Camus ”, de tous les textes publiés ou inédits, Onfray ne cesse d’analyser l’œuvre littéraire de Camus et cela dès l’introduction qu’il met à profit pour examiner minutieusement “ une petite pièce méconnue ” intitulée “ l’Impromptu des philosophes ” qui met en scène une sorte de Scapin nommé... Monsieur Néant.

Alors, en effet, l’auteur cogne fort sur Sartre et Beauvoir mais beaucoup moins fort qu’ils ne l’ont fait, eux, sur Camus. En revanche ce qui est ici mis en évidence en s’autorisant toujours de textes et en donnant systématiquement les sources, c’est l’opposition entre le philosophe nietzschéen, solaire, méditerranéen, hédoniste et le professeur de philosophie barbotant dans les marécages glauques du concept glacé.

Ce qui est souligné ce n’est pas seulement l’affrontement de l’apollinien et du dionysiaque, mais l’opposition irréductible entre le libertaire Camus et le marxiste autoritaire Sartre, entre le socialisme libertaire de Camus et le socialisme césarien de Sartre.

L’alternative libertaire

Ce qui est mis en évidence enfin c’est l’opposition frontale entre une philosophie de l’immanence, de l’homme vivant sur cette terre et par cette terre et une philosophie de la “ transcendance ” (ou du “ transcendantal ” ? : prudence ici, attention aux mots “ transcendantal ” et “ ontologie ” qui constellent le texte et dont Onfray joue, me semble-t-il, sur un mode quelque peu provocateur) qui renvoie la vie à un monde mythique sur la terre ou aux cieux, mais demain, toujours demain.

Et il est question dans ce livre de cette “ hypothèse libertaire ” que j’évoquais ici voici peu à propos de Rosanvallon. Cette hypothèse d’une alternative libertaire, Onfray en fait une présentation historique et philosophique fort convaincante. Grâce à Camus. Car il montre que la réponse à la fameuse question posée dans le “ Mythe de Sisyphe ”, celle du suicide, n’est autre que le choix de la vie, la vie sur cette terre et de toute urgence, la vie stimulée par la révolte et à laquelle la révolte donne sens.

L’alternative libertaire vient ici opportunément en ces temps d’écroulement d’un vieux monde dont le socialisme autoritaire, c’est-à-dire marxiste, fut une des composantes.

Car au centralisme césarien, montagnard et bolchévique est opposé le “ fédéralisme proudhonien ” fonctionnant de bas en haut, démocratiquement. A la violence de la compétition dite libérale comme au centralisme autoritairement planificateur est opposée l’organisation décentralisée fondée sur “ l’Entraide ” et la solidarité kropotkinienne également évoquée par Rosanvallon. Au nationalisme, qui peut être parfois un régionalisme rabougri jamais tant satisfait de lui-même qu’après avoir tracé de nouvelles frontières et brandi de nouveaux étendards, il oppose l’internationalisme qui abolit les frontières et qui n’a que faire d’oriflammes et d’hymnes vengeurs (décidément, que fait Michel Onfray chez J.-L. M. ?).

La justice et la mère

Je ne peux éviter de dire un mot du traitement qui fut infligé à Camus à la suite de l’attribution du Nobel et de la conférence qu’il donna le 14 décembre 1957 à l’université d’ Uppsala et à l’issue de laquelle, répondant à un jeune Algérien, il prononça la fameuse phrase à propos de la justice et de sa mère. Voici cette phrase également reproduite par Jean Daniel dans son amical commentaire du livre (Le Nouvel Observateur, 12 janvier 2012) :

J’ai toujours condamné la terreur. Je dois condamner aussi un terrorisme qui s’exerce aveuglément dans les rues d’Alger, par exemple, et qui, un jour, peut frapper ma mère ou ma famille. Je crois à la justice mais je défendrai ma mère avant la justice.

Pour ma part et quoique très jeune, j’ai immédiatement compris et approuvé le sens de cette opposition apparente entre mère et justice et été horrifié par les tombereaux d’immondices qui s’abattirent sur Camus.

Mais voici la fin de l’histoire telle que nous la raconte Michel Onfray : le jeune homme, désormais octogénaire, qui interpella Camus se nomme Saïd Kessal et il dit ceci : “ En fait, les relations qui ont été faites de l’incident sont assez éloignées de la réalité ”. A la suite de l’incident il lit Camus et souhaite le rencontrer. Jules Roy lui apprend sa mort accidentelle. “ Saïd Kessal descend à Lourmarin et dépose des fleurs sur la tombe de Camus ” (p.464).

Les libertaires sont les anarchistes de l’anarchie

Je ne peux, contrairement à Jean Daniel et Olivier Todd, consentir à exonérer Sartre de ses erreurs sur la foi du beau texte qu’il publia le 7 janvier 1960 au lendemain de la mort de Camus. Car ce ne furent pas de simples erreurs mais des condamnations portées par un homme qui n’hésita pas à écrire dans sa préface aux “ Damnés de la terre ” de Frantz Fanon (reprise dans Situations V) des mots aussi terrifiants que “ la patience du couteau ” (p.493) dans un texte non moins terrifiant.

Il est vrai que Jean Daniel, comme Tood, a bien besoin de faire de son ami Camus un social- démocrate avec lequel il eut, comme il le dit dans son article, d’ailleurs fort élogieux à l’égard de Onfray, des “ rapports douloureux ” à propos de l’Algérie. Car donner totalement raison à l’anarcho-syndicaliste, à l’internationaliste, au libertaire Camus, c’est reconnaître que non seulement on ne sut pas voir la véritable nature du FLN (on lira avec attention la relation de Onfray concernant les événements de Melouza en 1957), mais c’est questionner vigoureusement cette social-démocratie quand elle parvient au pouvoir. C’est la questionner aujourd’hui sur ce qu’elle sera et fera demain, parvenue au pouvoir.

Et c’est la raison pour laquelle, je crois, le terme “ libertaire ” se retrouve aujourd’hui dans bien des bouches et sous bien des plumes, non sans confusion. Ainsi celle introduite par Tood (p.233) avec la curieuse lecture qu’il fait de ce passage où, contrairement à ce qu’il affirme, Onfray n’adopte pas la définition du “ Dictionnaire culturel en langue française ” mais en corrige un point historique (c’est Déjacque et non Proudhon qui le premier emploie le mot) et donne sa propre définition à laquelle je souscris absolument : “ Les libertaires sont donc les anarchistes de l’anarchie ”. Albert Camus est l’un d’entre eux, ajoute-t-il.

Car l’auteur, dans sa charge contre tous les dogmatismes, n’oublie pas le dogmatisme anarchiste, celui qui croit avoir inscrit dans le marbre, une fois pour toutes, les tables de la Loi, celui qui a fait de l’abstention électorale un credo et de l’État, de tout État, une construction démoniaque. L’un des fondements de l’alternative libertaire serait alors le refus de tout dogme. C’est en tout cas ce que je retiens pour ma part du philosophe de l’ “absurde ”, de cet absurde auquel il oppose la révolte, c’est-à-dire la vie... sans plus attendre.

Infos pratiques
L'Ordre libertaire
La vie philosophique d'Albert Camus

Par Michel Onfray, éd. Flammarion.

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  • Psicarpax
    Psicarpax
    Voleur de miettes
    • Posté à 07h28 le 03/02/2012
    • 175858
      Voleur de miettes

    « je ne comprends toujours pas [...], comment Michel Onfray, libertaire, peut soutenir un Mélenchon » Digression bien inutile !
    Que vous n’appréciez pas M. Mélenchon, c’est votre droit le plus absolu, mais franchement, cela ne nous concerne pas ; et, présenter M. Onfray comme un libertaire, quand même...
    Dommage, votre critique est intéressante et me donne envie de lire ce bouquin.

    • yabon
      yabon répond à Psicarpax
      Klingon
      • Posté à 10h50 le 03/02/2012
      • Internaute 98602
        Klingon

      « je ne comprends toujours pas [...], comment Michel Onfray, libertaire, peut soutenir un Mélenchon »

      Faut dire qu’avec la bande de losers qu’on nous propose tous les cinq ans, le choix est assez restreint, non ?

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Psicarpax
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 13h29 le 04/02/2012
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Le fait que vous appréciez Mélenchon ne contredit pas le fait qu’il n’est pas libertaire, d’où la remarque justifiée de l’article sur ce point. Et effectivement, Onfray est aussi libertaire en ce sens que cette tendance n’est pas monolithique, et qu’il travaille intellectuellement sur ces questions. Le fait qu’il critique la surenchère dogmatique des libertaires quand ils la manifestent aussi est aussi un point correct. Après on peut être ou ne pas être d’accord avec Onfray en général. Mais ça c’est libertaire aussi.

      • la choukette
        la choukette répond à Jacques Bolo
        libre penseur si possible
        • Posté à 15h42 le 04/02/2012
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        wikipedia :

        « L’idéologie libertaire se démarque du libertarianisme en prônant le collectivisme et souvent l’égalitarisme. »

        « Le collectivisme politique : forme d’organisation sociale et politique dont la légitimité du pouvoir se trouve dans la collectivité. »

        « L’égalitarisme est une doctrine politique prônant l’égalité des citoyens en matière politique, économique et/ou sociale, selon les contextes. »

        si on prend en considération ces définitions le discours et le programme de Mélenchon fait de lui un libertaire,

        le fait qu’il estime que les lambda sont aussi compétents pour gouverner que la soit distante élite des grandes écoles s’inscrivent aussi dans une vision libertaire de la société (et non populiste comme nos élites accumulant les échecs se complaisent à le répéter).

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à la choukette
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 19h55 le 04/02/2012
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          En fait, vu mon grand âge, je considère que Mélenchon est plus libertaire qu’il l’aurait été dans les années 70. Mais si on regarde bien, presque tout le monde l’est aujourd’hui : le PC et les trotskystes (c’est quand même un comble !), Sarkozy lui-même, tout en étant contre 68, presque Marine le Pen et les fachos (beaucoup moins autoritaristes qu’avant, une femme au pouvoir, anti-élitisme). Bref, comme je l’ai dit ailleurs : « tous bobos » !

          Bref, la cause avance. « Il faut savoir regarder l’herbe pousser »

          Je plaisante un peu. Mais finalement, c’est assez juste. Ce qui relativise quand même le cas Mélenchon.

          Super Bobo

        1 autres commentaires
  • brazz
    • Posté à 07h51 le 03/02/2012
    • Internaute 40271

    Ah ! je sens que je vais acheter cet Ordre Libertaire (bien que je n’ait pas compris non plus le ralliement de Onfray à des gens qui n’en valent pas la peine, il aurait mieux fait de garder une totale indépendance, finalement il refait le chemin des intellos communistes des années 20 ! A ce sujet, pour compléter la dénonciation de système mis en place en Russie, rappelons André Gide, revenu de là bas déçu, c’est peu dire, et publiant son Retour de l’URSS aussi condamné bien sur par le petit monde communisant, Aragon en tête !
    De même Camus a été injustement presque mis à l’index par toute une génération idolâtrant Sartre dont ’absence prématurée nous a tant fait défaut huit ou dix ans après, nous qui nous sommes laissés prendre au piège de toutes les idéologies à la mode et ainsi avons concouru nous mêmes à la fin du grand mouvement que nous avions lancé !
    Merci pour cet article, je cours chez mon libraire...

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar
    explorateur
    • Posté à 08h46 le 03/02/2012
    • Internaute 59614
      explorateur

    Onfray (comme Proudhon en son temps) n’est qu’un bon gros bourgeois dégoulinant d’amour pour le capitalisme.
    Parisot est bien moins nocive pour le prolétariat que ce clown philosophe qu’est Onfray, au moins elle, elle affiche la couleur et ne porte pas de masque.

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à M. de Wolmar
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 10h30 le 03/02/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      « elle affiche la couleur et ne porte pas de masque »

      Oui oui bien sûr, comme quand elle fait croire qu’elle serait choquée par l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, on y croit tous... : -)

    • deserteur
      deserteur répond à M. de Wolmar
      Service Athée
      • Posté à 13h33 le 03/02/2012
      • Internaute 62084
        Service Athée

      pov’con !

      • unagi-
        unagi- répond à deserteur
        卑語
        • Posté à 15h09 le 03/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Tu aurais du choisir anarcho-brasserie, c’est plus crédible.

         
        • deserteur
          deserteur répond à unagi-
          Service Athée
          • Posté à 17h20 le 03/02/2012
          • Internaute 62084
            Service Athée

          dans un coin pourri du pauvre Paris
          l est un vieux bistrot .....

          • unagi-
            unagi- répond à deserteur
            卑語
            • Posté à 17h38 le 03/02/2012
            • Internaute 24252
              卑語

            Tu trouveras là
            La fine fleur de la
            Populace
            Tous les marmiteux
            Les calamiteux
            De la place...

        2 autres commentaires
    • deserteur
      deserteur répond à M. de Wolmar
      Service Athée
      • Posté à 13h43 le 03/02/2012
      • Internaute 62084
        Service Athée

      si vous connaissiez l’historique du mouvement anarchiste français vous sauriez que celui-ci se réfère principalement à Proudhon Kropotkine et Bakounine.

    • Anarchosaurus
      Anarchosaurus répond à M. de Wolmar
      râleur à plein temps
      • Posté à 19h30 le 03/02/2012
      • Internaute 9849
        râleur à plein temps

      Je ne sais d’où vous tenez que Proudhon était un bourgeois. Il était issu d’une famille modeste du Doubs et a même gardé les vaches étant jeune (il en gardait d’ailleurs un très bon souvenir).
      Il débuta comme ouvrier imprimeur et était autodidacte car n’ayant pas eu les moyens d’être scolarisé dans le secondaire. Il n’a jamais été riche.
      On pourrait lui reprocher sa misogynie et son antisémitisme mais surement pas d’être un bourgeois.

      • deserteur
        deserteur répond à Anarchosaurus
        Service Athée
        • Posté à 20h41 le 03/02/2012
        • Internaute 62084
          Service Athée

        et son homophobie aussi il était partisan de la peine de mort pour les « pédérastes »
        nul n ’ est parfait
        l’antisémitisme était une opinion très partagée également.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 09h55 le 03/02/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    M. Onfray a ceci de commun avec le père Le Pen de jouir de son abjection.

    M. Onfray hait les penseurs qui veulent changer le monde ou, pour citer un philosophe qu’il prétend aimer (il l’aime comme les élèves un peu révoltés de terminale l’aiment eux aussi), qui veulent casser en deux l’histoire du monde. D’où sa haine, pêle-mêle, de Freud, de Lacan, de Robespierre, de Sartre, de Saint Just, de Marat, de Badiou. D’où sa tendresse pour Charlotte Corday et pour Camus dont M. Onfray aime la vision noire de l’existence et la pensée libertaire. La pensée libertaire est la caution de gauche pour le monde comme il va. C’est un avatar de l’antistalinisme qui, proféré ad nauseam comme injure, suffit à la réaction pour espérer que les authentiques révolutionnaires rentreront chez eux, dépités.Lien

    Il faut pointer et dénoncer cela. Comme c’est aussi le cas dans l’article qui suit, publié sur le site du Monde diplomatique

    Le coup bas intellectuel de Michel Onfray
    mercredi 11 janvier 2012

    Ce n’est pas toutes les semaines qu’un « libertaire » est célébré à la « une » du Point... Dans le cas d’espèce, celui qui a obtenu les faveurs du magazine de Franz-Olivier Giesbert est Albert Camus, revu et corrigé par Michel Onfray. Sans se prononcer sur le détail de la nouvelle biographie que ce dernier consacre à l’auteur de L’Etranger (Herbert Lottman et Olivier Todd l’ont précédé en cette matière sans évoquer, eux, avec un peu d’immodestie, la ressemblance qu’ils se prêtaient avec leur modèle), comment ne pas relever que cette parution est surtout l’occasion d’instruire une nouvelle fois le procès de Jean-Paul Sartre ? Plus de trente ans après sa mort, en 1980, celui-ci reste à la fois haï par les modérés héritiers de Raymond Aron, par les avocats inconsolables du colonialisme qui espéraient « fusiller Jean-Paul Sartre » de son vivant, enfin par les nostalgiques du stalinisme qui conservent en mémoire la tendre analogie à laquelle un dignitaire du régime soviétique eut un jour recours pour qualifier le philosophe existentialiste : une « hyène dactylographe ».

    Que Sartre ait commis des erreurs sur des sujets aussi divers que le Proche-Orient ou la lutte armée en Europe, nul n’en disconviendra. Mais à l’heure où bien des intellectuels courtisent les titres et les honneurs, comment lui reprocher d’avoir tenté de mettre son savoir au service de la transformation sociale et des peuples opprimés du tiers-monde ? Ou d’avoir, contrairement à Camus, refusé le prix Nobel ? Et, puisqu’il est question dans le texte vindicatif de Michel Onfray sur Sartre des prises de position anticolonialistes du philosophe pendant la guerre d’Algérie, il aurait été honnête de ne pas oublier leur courage. Pas seulement intellectuel : Sartre risqua sa vie (son domicile parisien fut d’ailleurs plastiqué). Quoi qu’il en soit, on ne peut lire sans un certain haut-le-cœur les lignes de Michel Onfray qui suivent et qui suggèrent, dans Le Point, que Sartre n’aurait eu qu’à se féliciter de la mort de Georges Politzer, de Maurice Merleau-Ponty, de Paul Nizan..., d’Albert Camus :

    « Si, d’une certaine manière, écrit Onfray, le XXe siècle fut bien celui de Sartre, c’est que l’auteur de La Nausée avait décidé qu’il en serait ainsi et qu’il ne s’est rien interdit pour parvenir à ses fins. Dans sa stratégie pour conquérir le pouvoir intellectuel en France et assurer sa domination, il ne recula devant rien. La fortune [sic] libéra Sartre de concurrences qui auraient été terribles : Nizan lui simplifia la vie en mourant au combat à Dunkerque en 1940, Politzer fit de même en résistant dès 1940 et en succombant sous les balles nazies au mont Valérien en 1942. Camus eut finalement le bon goût de disparaître dans un accident de voiture en 1960 et Merleau-Ponty de succomber à un infarctus l’année suivante. »

    Merleau-Ponty, Camus, Nizan comptèrent un temps au nombre des complices intellectuels de Sartre. S’il arriva à celui-ci, loyalement, de marquer des désaccords avec telle ou telle de leur position, et réciproquement, ce fut de leur vivant et jamais avec cette passion mauvaise, jalouse, misérable que lui prête Onfray. En 1960, la préface lumineuse de Sartre à la réédition d’Aden Arabie tira même son vieux camarade de L’Ecole normale Paul Nizan d’un oubli relatif. Et c’est également Sartre qui rendit à Camus un hommage qu’on conservera sans doute plus longtemps en mémoire que les pages que lui consacre cette semaine l’hebdomadaire de Franz-Olivier Giesbert : « Il représentait, écrivit Sartre, en ce siècle, et contre l’histoire, l’héritier actuel de cette longue lignée de moralistes dont les œuvres constituent peut-être ce qu’il y a de plus original dans les lettres françaises. Son humanisme têtu, étroit et pur, austère et sensuel, livrait un combat douteux contre les événements massifs et difformes de ce temps. Mais, inversement, par l’opiniâtreté de ses refus, il réaffirmait, au cœur de notre époque, contre les machiavéliens, contre le veau d’or du réalisme, l’existence du fait moral. »

    Il n’est pas absolument certain que Camus aurait apprécié tous les compliments qu’on lui sert depuis quelque temps, de Nicolas Sarkozy (qui voulait transférer sa dépouille au Panthéon — sa famille s’y opposa) aux « hédonistes libertaires »... Il est très probable en revanche que Sartre se serait satisfait d’être, plus de trente ans après sa mort, demeuré à ce point détesté par ses ennemis. Et toujours « non récupérable ».

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à unagi-
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 10h28 le 03/02/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      Comparer onfray à lepen t’y vas fort quand même hein... : -)

      Je pense surtout qu’il s’est laissé bercer par le doux chant des admiratrices et admirateurs et de se retrouver ainsi adulé c’est pas évident à gérer, il faut être un pur pour renvoyer chier ses courtisans dans notre société qui ne se repose que sur la forme...

      Maintenant il est à l’origine de l’université populaire et d’un retour de la philosophie dans la façon de penser.

      • unagi-
        unagi- répond à Bernardo Zorro
        卑語
        • Posté à 10h51 le 03/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Un philosophe ouvre des espaces, la philosophie bine à l’interrogation.
        Onfray c’est le schlague, la pensée carcérale et ses attaques toutes en nuances du champ psychiatrique me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ^^.

        En 1816, un jeune homme de quatorze ans a, paraît-il, écrit dans son cahier d’écolier : « Je veux être Chateaubriand ou rien », il s’est mis à écrire ; il est devenu Victor Hugo. Le jour de ses obsèques nationales et de son entrée directe au Panthéon, la rue où il habitait portait son nom depuis treize ans et son oeuvre était devenue un paysage français, typiquement français, au même titre que le Mont St Michel. Ses meubles, ses manuscrits et ses personnages sont maintenant des pièces précieuses du patrimoine national… C’est un saint Républicain, une figure sacrée, il a suscité lui-même l’imitation.

        Que ferait aujourd’hui celui qui voudrait devenir Bernard-Henri Lévy ou Michel Onfray ? S’achèterait-il des chemises ou des lunettes facilement reconnaissables ? Se laisserait-il pousser les cheveux ? Prendrait-il des airs graves d’inquisiteur des Lettres et des arts ? S’entraînerait-il à construire de belles envolées lyriques, au rythme ternaire, en réponse aux questions potentielles de Laurent Ruquier ? Rêverait-il devant sa glace de croiser le fer avec Zemmour et Naulleau ? Lien

         
        • Bernardo Zorro
          Bernardo Zorro répond à unagi-
          Il était une fois dans le Sud- (...)
          • Posté à 11h19 le 03/02/2012
          • 176980
            Il était une fois dans le Sud- (...)

          « Le penseur médiatique est polémique, il fournit ainsi un aliment précieux aux médias qui vomissent les tièdes et vendent plus en cas de scandale et d’invective. »

          Non, je ne suis pas d’accord avec ce long texte qui semble se chercher un lien sans arrêt de part la comparaison totalement improbable onfray-bhl. Et puis dire que les médias exècrent les tièdes c’est ne pas les regarder et donc parler de ce qu’on ne connait pas.

          Onfray est un excellent pédagogue, j’ai suivi ses cours, sur france cul, concernant Nietzsche ils étaient vraiment préparés avec le plus grand soin et donc beaucoup de recul, on ne peut pas critiquer quelqu’un qui se donne les moyens d’apporter du savoir au peuple comme on critique le côté grand guignol de bhl, on est pas au même niveau.

          Et du coup je critiquerais moi aussi ces intellectuels qui veulent à tout prix rassembler les concepts afin d’en tirer une généralité alors que finalement les généralités n’existent tout simplement pas. Bhl est un imposteur et Onfray un professeur formidable, c’est pas pareil, c’est pas généralisable... : -)

          Maintenant est-ce qu’Onfray est un philosophe ? Je pense qu’il en a trop dans la tête pour le pouvoir, il lui manque trop de spontanéité...

          • jean lire
            jean lire répond à Bernardo Zorro
            anonyme
            • Posté à 13h54 le 03/02/2012
            • 180699
              anonyme

            « Maintenant est-ce qu’Onfray est un philosophe ? Je pense qu’il en a trop dans la tête pour le pouvoir, il lui manque trop de spontanéité... »

            Curieuse conception de la philosophie.

            • Bernardo Zorro
              Bernardo Zorro répond à jean lire
              Il était une fois dans le Sud- (...)
              • Posté à 18h07 le 03/02/2012
              • 176980
                Il était une fois dans le Sud- (...)

              Nietzsche : « Acquérir de la puissance se paie cher . La puissance abêtie. »

              Plus on accumule de raisonnements, d’expériences, de savoir et plus on est influencé, porté par eux se dirigeant tranquillement et sans forcément en être conscient vers la facilité...

              Bien entendu il faut quand même arriver à un certain niveau comme Nietzsche qui a du s’en rendre compte sur lui même et onfray qui est en train de se faire piéger. : -)

        3 autres commentaires
      • ydcl
        ydcl répond à Bernardo Zorro
        • Posté à 13h03 le 03/02/2012
        • Internaute 17421

        Je pense sincèrement, que cette chanson, représente à peu près ce que je pense
        bénabar

         
        • Bernardo Zorro
          Bernardo Zorro répond à ydcl
          Il était une fois dans le Sud- (...)
          • Posté à 18h13 le 03/02/2012
          • 176980
            Il était une fois dans le Sud- (...)

          Vous en avez pas une autre, j’aime pas bénabar, désolé vraiment...
           : -)
          Je viens de lire les paroles (tout simplement... : -) et c’est en effet particulièrement pertinent.

          • ydcl
            ydcl répond à Bernardo Zorro
            • Posté à 18h29 le 03/02/2012
            • Internaute 17421

            Malheureusement, la plupart des ferré, brel, brassens etc., demanderait une longue recherche. Moi non plus, je ne suis pas fan. On me l’a envoyé à cause des paroles. Voilà une autre variante
            garçon boucher

            • Bernardo Zorro
              Bernardo Zorro répond à ydcl
              Il était une fois dans le Sud- (...)
              • Posté à 18h44 le 03/02/2012
              • 176980
                Il était une fois dans le Sud- (...)

              Bon on est toujours dans le pli là ? parce qu’au milieu d’une conversation sur Camus, ça va choquer plus d’un lecteur du nouvel obs ! ^^

        4 autres commentaires
      • deserteur
        deserteur répond à Bernardo Zorro
        Service Athée
        • Posté à 13h51 le 03/02/2012
        • Internaute 62084
          Service Athée

        âneries !

      • deserteur
        deserteur répond à Bernardo Zorro
        Service Athée
        • Posté à 13h55 le 03/02/2012
        • Internaute 62084
          Service Athée

        et surtout il a bien réglé son compte à Sigmund !
        complexe d oedipe
        tuer le père
        âneries
        sorties du cerveau d’un viennois pervers.....

         
        • Chérimimie
          Chérimimie répond à deserteur
          en douceur
          • Posté à 18h59 le 03/02/2012
          • Internaute 148166
            en douceur

          Et je suis à peu près sure que c’est surtout ça que lui reproche unagi. Jamais vu personne de plus haineux et agressifs vis-à-vis d’Onfray, que les gourous analysto-psychanalystotrucs. C’est pas facile de voir son idole déboulonnée, tout un mode de pensée, un totalitarisme qui s’écroule.

          • deserteur
            deserteur répond à Chérimimie
            Service Athée
            • Posté à 20h20 le 03/02/2012
            • Internaute 62084
              Service Athée

            encourageons les posteurs de rue 89 à lire le Crépuscule d une idole ils y apprendrons que Sigmund analysait sa propre fille qui lui contait ses masturbations incestueuses.....
            pas très nets dans la famille.......

          • deserteur
            deserteur répond à Chérimimie
            Service Athée
            • Posté à 20h26 le 03/02/2012
            • Internaute 62084
              Service Athée

            Freud, la polémique. Une tribune d’Elisabeth Roudinesco : Roudinesco déboulonne Onfray Par Elisabeth Roudinesco

            ha ha ha celle là elle s’ en prend plein la tronche !

          • unagi-
            unagi- répond à Chérimimie
            卑語
            • Posté à 22h15 le 03/02/2012
            • Internaute 24252
              卑語

            Plus ses saillies sur l’islam, les arabes, internet. Si tu apprécies les trucs haineux ou agressifs tu devrais trouver ton bonheur.
            Tu es bien gentille de me fourrer dans une secte et de danser « un totalitarisme qui s’écroule » sur une chanson qu’on croirait écrite par le dernier crypto-maoïste ou jm lepen.
            C’est intéressant de venir gloser gourous avec le vocabulaire de riposte laïque.
            A priori si j’ai vraiment un truc précis à reprocher je devrais pouvoir en parler sans trop craindre la police de la pensée alternative.

        4 autres commentaires
    • tigre du nord-
      tigre du nord- répond à unagi-
      pompé par carla
      • Posté à 14h48 le 03/02/2012
      • Internaute 59644
        pompé par carla

      Vous nous faites la une belle démonstration de l’aveuglement Sartrien
      Mais au 21iem siècle ce n’est plus pardonnable .

      • unagi-
        unagi- répond à tigre du nord-
        卑語
        • Posté à 15h06 le 03/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Wouaw ! tigre du nord quelle répartie.
        Entre esprit et orthographe tu n’as pas su choisir, c’est dommage.
        Tu as l’air bien dans ton temps.

         
        • tigre du nord-
          tigre du nord- répond à unagi-
          pompé par carla
          • Posté à 16h37 le 03/02/2012
          • Internaute 59644
            pompé par carla

          Merci , mais je ne peut pas en dire de même pour vous.
          Vous avez choisi l’orthographe , c’est déjà ça .

          • unagi-
            unagi- répond à tigre du nord-
            卑語
            • Posté à 16h41 le 03/02/2012
            • Internaute 24252
              卑語

            En effet on ne peut pas en dire autant de moi, vous êtes la personnification de l’errance centriste.

            • tigre du nord-
              tigre du nord- répond à unagi-
              pompé par carla
              • Posté à 17h35 le 03/02/2012
              • Internaute 59644
                pompé par carla

              Je préfère mon errance a votre certitude droitière.

        3 autres commentaires
    • deserteur
      deserteur répond à unagi-
      Service Athée
      • Posté à 17h23 le 03/02/2012
      • Internaute 62084
        Service Athée

      Sartre risqua sa vie (son domicile parisien fut d’ailleurs plastiqué)

      pas à la libération de Paris....
      l’ est resté planqué bien au chaud !

      • unagi-
        unagi- répond à deserteur
        卑語
        • Posté à 23h04 le 03/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Bah non ça parle guerre d’Algérie. La figure de héros est évidement toujours confortable. Camus n’est pas non plus connu pour ses faits d’armes, et alors ? Qu’est ce que sa change sur la réalité onfray ,qui est ce pourquoi tu me réponds.

  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 10h13 le 03/02/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    « (décidément, que fait Michel Onfray chez J.-L. M. ?) »

    « Car l’auteur, dans sa charge contre tous les dogmatismes, n’oublie pas le dogmatisme anarchiste, celui qui croit avoir inscrit dans le marbre, une fois pour toutes, les tables de la Loi, celui qui a fait de l’abstention électorale un credo et de l’État, de tout État, une construction démoniaque »

    Ben voilà vous avez répondu à votre question, Onfray part du principe que les anarchistes représentent l’idéologie de l’abstention et du coup de la politique du pire à laquelle il oppose la politique du moins pire, à savoir voter pour le candidat qui nous semble être le moins éloigné de nos convictions. Or je suis anarchiste et je me comporte comme lui pourtant, n’aurait il pas une idée de l’anarchie un peu trop stricte ? La définition de l’anarchie c’est l’absence de commandement c’est tout, je ne vois là nulle interprétation concernant le piège à cons que sont les élections...

    L’anarchiste est un penseur libre or Michel Onfray ne l’est plus libre, à cause de sa notoriété bien entendu, « Il m’est autant odieux de guider que d’être guidé » quand il créé l’université populaire il est à fond dans ce principe Nietzschéen mais quand il détermine ce qu’est l’anarchie là il outrepasse son rôle. Le philosophe est là pour nous dire de penser et non pour nous dire comment penser...

    • jean lire
      jean lire répond à Bernardo Zorro
      anonyme
      • Posté à 13h44 le 03/02/2012
      • 180699
        anonyme

      Parlez nous de la volonté de puissance chez Nietzsche.

      • Bernardo Zorro
        Bernardo Zorro répond à jean lire
        Il était une fois dans le Sud- (...)
        • Posté à 18h28 le 03/02/2012
        • 176980
          Il était une fois dans le Sud- (...)

        Faites nous rire. (vous comprenez bien que votre requête, exigée de la sorte, est totalement inacceptable hein ?)

  • Non et non
    Non et non
    fatigue sans fin
    • Posté à 13h31 le 03/02/2012
    • 178927
      fatigue sans fin

    Il me semble avoir vu, dans une émission belge dont le nom m’échappe, que Michel Onfray ne soutient plus Mélanchon. Il critique justement ses déclaration sur le fait que Cuba ne serait pas une dictature.

    J’ai lu ce livre, qui certes offre une grille de lecture propre à Onfray mais reste passionnant. Admirateur de Camus, je ne puis qu’espérer que ce livre donnera envie de relire toute son oeuvre (ce que j’ai fait avec bonheur).

    Camus, fils de pauvre (comme Onfray) avait davantage soucis du concret que de l’idéologie ce que l’on ne lui pardonne pas. Ce débat continue encore, les sartrien et leur philosophie de salon sont encore nombreux.

    Je n’oublierai jamais la réaction de ma mère , qui elle sait ce que sait de ne pas avoir assez d’argent pour se soigner, à peine de quoi manger, bouleversée par un quatrième de couverture de ce grand écrivain qui l’impressionnait tant. Camus disait « que ceux qui disent que l’argent ne compte pas sont ceux qui n’en ont jamais manqué », enfin, un intellectuel comprenait la pauvreté.

    Un grand écrivain et un grand homme, Onfray lui rend un très bel hommage je trouve.

    • deserteur
      deserteur répond à Non et non
      Service Athée
      • Posté à 13h58 le 03/02/2012
      • Internaute 62084
        Service Athée

      les sartrien et leur philosophie de salon sont encore nombreux.
      moi depuis plus de 40 ans je n’ai jamais compris ce que signifiait existentialisme
      c’est vrai que je ne suis qu’un pov’con proudhonien !

      • unagi-
        unagi- répond à deserteur
        卑語
        • Posté à 22h25 le 03/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        C’est une invective que tu lances à merveille sur les autres, après victimisation et second degré est une tactique assez pauvre.

      • megalodon-
        megalodon- répond à deserteur
        avatareux
        • Posté à 13h36 le 04/02/2012
        • 176877
          avatareux

        « Sartre y présente son existentialisme et répond aux critiques faites par des penseurs chrétiens ou marxistes, et en particulier par les communistes - dont il souhaite se rapprocher. Il constitue une introduction extrêmement claire, bien que simple, à l’existentialisme, et peut sans la moindre difficulté être lu par des personnes non habituées à des textes philosophiques plus ardus. Toutefois la trop grande simplicité de ce texte a conduit Sartre à le renier philosophiquement. Ce ne peut être à la rigueur qu’une introduction à sa pensée.

        La notion de “ sens de l’Histoire ” chère à Hegel est fortement rejetée. Selon Sartre, la liberté de l’Homme est telle dans son propre devenir que nul ne peut prédire même très grossièrement quel tour l’Histoire prendra demain. Cela le conduit à rejeter l’optimisme des marxistes sur les “ lendemains qui chantent ” et qui peuvent fort bien ne jamais être au rendez-vous.

        La morale kantienne est également critiquée pour son formalisme. Sartre prend l’exemple d’un jeune homme ayant le choix entre s’occuper de sa mère ou rejoindre les résistants à Londres. Dans les deux cas, la maxime de son action n’est pas morale puisqu’il sacrifie nécessairement une fin en soi en la réduisant au rang de “ moyen ” : abandonner sa mère étant le moyen de rallier Londres, abandonner les combattants étant en revanche le moyen de s’occuper de sa mère… La morale de Kant ne donne pas de réponse dans un conflit de devoirs (devoir filial ou devoir civique). En définitive, on choisit toujours seul.

        C’est l’illustration de sa célèbre, et spécifique, théorie des lâches et des salauds : “ Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai salauds ”.

        La postérité en retiendra deux phrases, à titre d’aphorisme : “ l’existence précède l’essence ” et “ l’homme est condamné à être libre ”.

        wikipedia

         
        • deserteur
          deserteur répond à megalodon-
          Service Athée
          • Posté à 13h57 le 04/02/2012
          • Internaute 62084
            Service Athée

          « C’est l’illustration de sa célèbre, et spécifique, théorie des lâches et des salauds : “ Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai salauds ”.

          La postérité en retiendra deux phrases, à titre d’aphorisme : “ l’existence précède l’essence ” et “ l’homme est condamné à être libre ”.

          c’ est justement ces phrases qui font que je ne comprends rien du tout à Sartre faut il avoir Bac +5 ? ? ? ?
          de plus je ne crois pas au libre arbitre total mais surtout au déterminisme
          l’ individu qui n’est pas confronté à plusieurs choix philosophiques ou religieux est forcément complètement déterminé c’est à dire absolument pas libre
          celui qui se croit libre ayant baigné dans plusieurs conceptions du monde n’est pas toujours libre non plus selon que plus ou moins déterminé par sa famille ses relations ou son éducation scolaire ;

        • deserteur
          deserteur répond à megalodon-
          Service Athée
          • Posté à 14h00 le 04/02/2012
          • Internaute 62084
            Service Athée

          ayant le choix entre s’occuper de sa mère
          ou rejoindre les résistants à Londres

          et pourquoi pas aller à Londres avec sa mère ?

        2 autres commentaires
  • deserteur
    deserteur
    Service Athée
    • Posté à 13h40 le 03/02/2012
    • Internaute 62084
      Service Athée

    bravo pour cet article.
    les derniers articles de Camus paraissaient dans le Monde Libertaire de Maurice Joyeux.
    il y a 100 façons de se sentir libertaire.
    voter Mélenchon n’est qu’un choix par défaut.
    on peux ressentir Camus comme proche des anarchistes sans qu’il ne se soit jamais défini comme tel .

    • ba jin
      ba jin répond à deserteur
      breton citoyen du monde
      • Posté à 15h19 le 03/02/2012
      • Internaute 84660
        breton citoyen du monde

      camarade, le Monde Libertaire De la Fédération Anarchiste ! ! ! pas de Joyeux !
      salut et fraternité

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