Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

Hollande et l'école : peut (beaucoup) mieux faire...

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 20/02/2012 à 11h50

Après le discours prononcé par François Hollande à Orléans le 9 février, nous disposons de quelques précisions sur son projet éducatif mais surtout nous nous retrouvons face à de nombreuses interrogations. Il veut, en effet, non pas réformer l’école mais la « refonder ». Qu’est-ce que cela, « refonder » ?

Rembourser une « dette éducative »

D’abord, explique-t-il, il y a une « dette éducative » constituée de tous les échecs des politiques précédentes qui ont provoqué la situation que l’on sait :

  • « 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification ni diplôme » (on ne compte jamais ceux qui sortent avec un diplôme qui ne mène à rien ou à des emplois dont nul ne voudrait pour ses propres enfants) ;
  • « près de 40 % des élèves qui arrivent au collège avec une trop faible maîtrise de la langue écrite ».

Il faut donc, si l’on comprend bien, apurer les comptes et rembourser cette dette. Soit. Mais n’est-ce pas une curieuse façon que de commencer à discourir de l’école par une métaphore sollicitant le monde de la finance ?

Accueillir les enfants à partir de 2 ans

Voyons tout de même ce qu’il en est de cette refondation. Il convient d’abord de donner la priorité à l’école primaire en garnissant les établissements avec un nombre de professeurs supérieur au nombre de classes de façon qu’il puisse y avoir, quand la situation le requiert, deux enseignants dans une même classe. La question vient naturellement : pour pratiquer quelle sorte de pédagogie apte à améliorer la situation ayant nécessité ces deux enseignants ?

Bien sûr il convient de scolariser, je préfère le verbe accueillir, les enfants à partir de 2 ans. Car, à ce propos, il n’est pas inutile de souligner que si des familles ont la possibilité d’avoir recours à une domesticité pour veiller sur leurs enfants, les domestiques, eux ou elles, sont sans recours pour leurs propres enfants.

Modifier les rythmes scolaires

Et il convient aussi de modifier les rythmes scolaires sachant toutefois que les écoliers français ont un horaire supérieur à la moyenne de l’OCDE (887 heures contre 810).

Et sachant en outre, comme le savent les enseignants, que bien des heures sont perdues, gâchées, parce que les élèves n’en peuvent plus d’excitation et d’ennui et que les professeurs n’en peuvent plus de tenter, malgré tout, de leur apprendre quelque chose. De sorte qu’il ne servirait à rien de raccourcir les vacances, le problème n’est pas là, mais dans l’organisation de la journée dans et hors de l’école.

Oui, mais comment ?

Pour le reste l’incertitude domine : qu’est-ce qu’une « évaluation indépendante et incontestable » ? « Les pédagogies doivent évoluer », oui mais comment ? Et le socle commun de compétences et de connaissances qui « sera repensé », comment ? Et la formation des professeurs dans des « écoles supérieures du professorat et de l’éducation », que sera-t-elle ? Et la voie professionnelle, l’apprentissage, le travail manuel qu’il « faut valoriser », comment ? (Il me semble qu’il n’est qu’une manière de « valoriser le manuel », c’est de le rétribuer comme « l’intellectuel ».)

Il ne suffit pas de dire « je veux permettre à chacun de construire ses choix positivement... » car nul ne choisit, par exemple, de travailler à la chaîne dans un abattoir, dans une humidité et une odeur suffocantes pour 1 000 euros par mois. Le mérite alors ? « Car le mérite ne sera pas un héritage. Il doit être un effort, qui doit être encouragé, récompensé... » Comment ?

Le mérite, venu légitimer l’injustice sociale

Voir le document

(PDF file)

Et le mérite n’avait-il précisément pour mission d’en finir avec l’héritage ? Or le mérite est devenu un héritage, les chiffres le disent : 77,5% des enfants de cadres et d’enseignants obtiennent un bac général alors que ce n’est le cas que pour 35,8% d’enfants d’ouvriers (L’Etat de l’école, 2011), pour ne rien dire de l’infime proportion de ces derniers dans les grandes écoles. C’est dire si le mérite s’est constitué en une notion ambiguë qui permet de légitimer l’injustice sociale.

N’en va-t-il pas de même du respect dont François Hollande dit que « le respect s’enseigne » ? Non, le respect ne s’enseigne pas, il se vit. Ce qui implique et nécessite un mode de vie dans l’école qui permette et favorise l’expression du respect. Et ce mode de vie exclut, non pas l’autorité de celle ou de celui qui, par son savoir, « fait autorité » mais l’autoritarisme hiérarchique, l’autoritarisme de fonction.

De la même façon la création d’un nouveau métier, celui de « chargé de la sécurité et de la prévention dans les établissements qui sont les plus exposés aux violences » ne peut être qu’une mesure transitoire car l’objectif, le seul porteur de justice sociale, n’est autre que celui de résorber progressivement les ghettos sociaux.

Hollande devrait s’inspirer de Joly

Enfin François Hollande a bien raison de s’opposer à l’organisation « manageriale » de l’école tant désirée par le néo-libéralisme mais là encore il ne suffit pas de souhaiter que les « enseignants ne soient pas opposés aux chefs d’établissement ». Il faut mettre en place une organisation qui évite cette opposition en instituant, par exemple, la rotation des tâches de coordination administrative et pédagogique, tâches auxquelles prennent part ainsi tous les enseignants à tour de rôle.

Finalement, il est fort dommage que le groupe qui travaille sur l’éducation autour de François Hollande ne fournisse pas au candidat des éléments concrets, fussent-il indicatifs, qui donneraient sens à cette « refondation ». Il est regrettable qu’il ne soit question dans ce programme, contrairement à celui d’Eva Joly, ni d’école fondamentale excluant toute « orientation » avant la troisième, ni de pédagogie coopérative, ni de pédagogie du projet, ni de « ville éducative » et de projet éducatif local, ni de parentalité et d’ouverture de l’école. Dommage...

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  • amarré
    • Posté à 12h10 le 20/02/2012
    • 174877

    « Offrir à tous les individus de l’espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d’assurer leur bien-être, de connaître et d’exercer leurs droits, d’entendre et de remplir leurs devoirs ; assurer à chacun la facilité de perfectionner son industrie, de se rendre capable des fonctions sociales auxquelles il a le droit d’être appelé, de développer toute l’étendue des talents qu’il a reçus de la nature ; et par-là, établir entre les citoyens une égalité de fait et rendre réelle l’égalité politique reconnue par la loi. Tel doit être le premier but d’une instruction nationale et, sous ce point de vue elle est, pour la puissance publique, un devoir de justice.

    Diriger l’enseignement de manière que la perfection des arts augmente les jouissances de la généralité des citoyens et l’aisance de ceux qui les cultivent, qu’un plus grand nombre d’hommes deviennent capables de bien remplir les fonctions nécessaires à la société et que les progrès toujours croissants des lumières ouvrent une source inépuisable de secours dans nos besoins, de remèdes dans nos maux, de moyens de bonheur individuel et de prospérité commune.

    Cultiver enfin dans chaque génération les facultés physiques, intellectuelles et morales, et par là contribuer à ce perfectionnement général et graduel de l’espèce humaine, dernier but vers lequel toute institution sociale doit être dirigée.

    Tel doit être l’objet de l’instruction, et c’est pour la puissance publique un devoir imposé par l’intérêt commun de la société, par celui de l’humanité entière...
    ... Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à la raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités le genre humain n’en resterait pas moins partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves... »

    RAPPORT SUR L’INSTRUCTION PUBLIQUE PRÉSENTÉ A L’ASSEMBLEE NATIONALE LÉGISLATIVE
    (les 20 et 21 avril 1792)
    Condorcet

    Et si on commençait par là ?

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à amarré
      aconforme
      • Posté à 12h49 le 20/02/2012
      • Internaute 156689
        aconforme

      En 1789, les droits de l’homme se prononçaient droits à de la nourriture, à un toit, à des soins et à un accès au savoir. Conditions minimales pour pouvoir remplir ses devoirs de citoyen. Les droits de l’homme (devoirs de la Société) c’est pour pouvoir remplir les devoirs du citoyen (droits de la Société). Au moins, se maintenir à ce niveau : ras le bol des régressifs délirants et leurs médias voyous !
       »... L’universalité et l’indivisibilité des droits humains postule non seulement à leur unité mais aussi à une sorte d’ « unité globale » dépassant le droit lui-même et qui fait que toute vie qui commence devrait recevoir les ressources nécessaires à son développement. Les fondements juridiques d’une telle existence sont ensuite comme le sol sur lequel on marche : il ne devrait pas être nécessaire de s’en soucier pour avancer mais il ne faut pas non plus qu’il se dérobe sous nos pieds.
      (...)
      Pour bien appréhender la différence entre éducation et instruction, prenons la métaphore d’un appareil électroménager. Il est vendu avec un mode d’emploi nous expliquant précisément comment s’en servir, comment le monter s’il est en pièces détachées et éventuellement les caractéristiques des pièces à changer quand elles sont usées, par exemple les piles. Nous pouvons dire que ce mode d’emploi nous instruit afin que nous tirions le meilleur profit de cet appareil. Et pour faire un parallèle avec le revenu d’existence, vital à décent, dont il a été question dans ce mémoire, imaginons qu’il soit vital à chaque humain d’utiliser cet appareil pour survivre et que dans de nombreuses régions du monde la plupart de ces appareils soient défectueux, hors de prix, disponibles en trop faible quantité ou encore carrément absents des rares commerces. Dans ces hypothèses, l’instruction ne peut même pas avoir lieu. Maintenant, imaginons qu’une personne privilégiée en ayant acquis un de bonne qualité, après avoir suivi le mode d’emploi, trouve qu’en changeant une pièce ou deux, même des pièces accessoires, il est possible d’en tirer un meilleur profit. A notre sens, cet individu met alors un pied dans l’éducation car il s’émancipe de l’objet dont il a acquis une telle maîtrise qu’il parvient à participer à sa « conception évolutive ». C’est un premier degré dans l’éducation. Les suivants sont des sortes de cercles plus larges et parfois excentrés, qui englobent d’une manière ou d’une autre l’appareil initial. Continuons avec cette métaphore. Très schématiquement, deux types d’amélioration peuvent être donnés au produit. L’une suit le processus de départ mais améliore les matériaux par leur forme ou leur composant chimique, l’autre est plus avancée encore puisqu’elle change le processus initial. En élargissant encore plus le cercle éducatif, on peut aussi imaginer que de nouvelles manières de produire et de vivre permettent d’éviter de polluer l’eau à l’avenir. Dans cette dernière hypothèse, l’hypothèse précédente conserve encore une utilité pour dépolluer « le stock » d’eau pollué restant. Parvenir à imaginer ces nouvelles manières de produire et de vivre, c’est la forme la plus avancée d’éducation que nous avons identifiée.
      Le principale obstacle que doit surmonter l’éducation, telle que nous venons de la décrire, est le conservatisme de presque tout le monde qui, sachant les avantages et les inconvénients de sa situation présente, craint de les perdre sans en gagner d’autres au moins aussi intéressants que les précédents. Celles et ceux exerçant un pouvoir, une domination, sur leurs semblables, surtout si elle est importante, en prenant conscience d’être menacé de le perdre, vont faire l’impossible pour, d’une part, rendre inaccessible ces inventions et d’autre part, au cas où elles soient devenues accessibles, les rendre effrayantes ainsi que leurs auteurs afin que la plupart des gens n’ose même pas aller les découvrir par eux-mêmes en préférant, de peur de ce qu’ils ont à découvrir, se fier à quelques contes et mythes racontés à leur sujet. Un de ces principaux mythes chargé de faire peur de ces inventions est leur énorme potentiel proclamé de dangerosité voire même de destruction. C’est oublier que toute prise de risque est marquée par le danger et même un risque de mort subite comme nous le font remarquer les historiens de science tels Michel Serres. L’humanité progresse en ne se laissant pas dominer par ces peurs et en choisissant d’explorer de nouveaux territoires pour essayer d’en faire une première carte de quelques uns des éventuellement nouveaux « possibles » que ces nouveaux espaces ouvriraient plutôt que de tenter de les bannir à jamais. Il est évident que pour une population essentiellement préoccupée par son existence matérielle (la thématique parfois envahissante du pouvoir d’achat) et, par ses divertissements « pansements » pour pouvoir retrouver sans trop de peine l’emploi pénible mais rémunérateur ensuite, la peur est un des outils majeurs pour induire chez elle tel ou tel comportement. Et quand un certain confort matériel n’est pas/plus le souci immédiat, la peur qu’il le (re)devienne (i.e. la peur d’avoir peur, cercle clairement vicieux) peut remplacer la peur de manquer proprement dit. Ainsi, la véritable éducation, qui est force de propositions pour améliorer l’existant, n’est pas un chien fou qui se fait écraser en traversant une rue sans prudence car il est possible de la baliser sans l’étouffer. »
      LA LEGITIMITE DU REVENU D’EXISTENCE - Pour un nouveau contrat socialLaurence Casile Mémoire de Master recherche de « Droits de l’Homme »Université Lumière LYON II - Page 177

      • amarré
        amarré répond à trouble fêtes
        • Posté à 13h17 le 20/02/2012
        • 174877

        Mon niveau d’instruction ne me permet pas de comprendre ce bla-bla et mon absence d’éducation me pousse à éclater de rire

         
        • trouble fêtes
          trouble fêtes répond à amarré
          aconforme
          • Posté à 13h47 le 20/02/2012
          • Internaute 156689
            aconforme

          J’ai accroché une mélomane qui m’a donné sa clef
          Enfin quelqu’un à ma mesure quelqu’un à ma portée
          Mais quand j’ai voulu monter la gamme en commençant par le dos
          J’ai compris qu’elle aimait bien le jazz mais au rythme du tango.

          Dommage.

          Richard était un garçon qui était couvert de puces
          Pour s’en débarrasser il avait trouvé une astuce
          Il s’est mis une chaussette sur la tête et dans l’eau s’est enfoncé
          Les puces sont montées dans la chaussette mais Richard s’est noyé.

          Dommage.

          Je dînais l’autre soir à la même table qu’une douairière
          Avec un gros soupir soudain elle regarde son désert
          Elle met son dentier dans l’assiette et dit d’une voix vaincue
          Continue tout seul mon vieux, vas-y je n’en peux plus.

          Dommage.

          - G.Allwright

        1 autres commentaires
      • ASchweizer
        ASchweizer répond à trouble fêtes
        Clone Bendit
        • Posté à 16h56 le 22/02/2012
        • 181820
          Clone Bendit

        ’’Le principale obstacle que doit surmonter l’éducation, telle que nous venons de la décrire, est le conservatisme de presque tout le monde qui, sachant les avantages et les inconvénients de sa situation présente, craint de les perdre sans en gagner d’autres au moins aussi’ et blablablabla, etc.

        Euh, je suis bassement matérialiste mais on paie cela comment ?

         
        • trouble fêtes
          trouble fêtes répond à ASchweizer
          aconforme
          • Posté à 21h54 le 22/02/2012
          • Internaute 156689
            aconforme

          Les moyens en parties ici et entre autres... et blablabla, etc ! *< ; oP

          • ASchweizer
            ASchweizer répond à trouble fêtes
            Clone Bendit
            • Posté à 07h34 le 23/02/2012
            • 181820
              Clone Bendit

            J’ai pas Internet. Quand vous discutez avec des gens, vous leur donner des liens, aussi ? Ou vous leur donnez aussi les idées des autres ?

        4 autres commentaires
  • Caniveau89
    • Posté à 12h22 le 20/02/2012
    • Internaute 26147

    S’il n’y avait que l’éducation qui pose problème dans le programme de Hollande !

    Pourtant, l’éducation est pavée de bonnes intentions socialistes, c’est connu comme le loup rose...

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à Caniveau89
      mangeur de chouineur
      • Posté à 14h02 le 20/02/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      N’importe quoi...De plus en plus nase. Ca promet pour les 77 jours [au pire] qu’il nous reste à subir.

      • Caniveau89
        • Posté à 14h10 le 20/02/2012
        • Internaute 26147

        Soyez sport, il ne vous reste par 77 jours à subir mais :

        77
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        Je vous laisse compter sur vos doigts...

        « Socialiste toujours tu subiras »

         
        • Cannibal Ferox-
          Cannibal Ferox- répond à Caniveau89
          mangeur de chouineur
          • Posté à 14h14 le 20/02/2012
          • Internaute 159072
            mangeur de chouineur

          C’est Squarcini qui vous l’a soufflé ?

        • Adolfo Ramirez Jr
          Adolfo Ramirez Jr répond à Caniveau89
          Francais de souche...
          • Posté à 14h49 le 20/02/2012
          • Internaute 165412
            Francais de souche...

          Vous avez oublié une année bissextile. Dommage, va falloir recompter...

        • lonesome
          lonesome répond à Caniveau89
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 21h49 le 20/02/2012
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          « Caniveau toujours tu pueras »
          Je vous laisse renifler vos doigts.

        3 autres commentaires
  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 14h01 le 20/02/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    Effectivement, c’est bien vague.

    Je ne suis personnellement pas pour l’idée de la scolarisation à deux ans, cela me semble trop précoce, même si les causes que vous donnez doivent être prises en compte. C’est peut-être par là qu’il faudrait commencer, aider à la garde des enfants des familles modestes.

    • Caniveau89
      • Posté à 14h16 le 20/02/2012
      • Internaute 26147

      Vous avez raison, avec Hollande, tout est vague, imprécis, flou, et, le plus souvent ridicule...

      Vous faites des progrès considérables, il ne vous reste plus qu’à oublier le Gélatineux pour quelqu’un de clair et efficace !
      ICI : Lien

      ps. Savez vous pourquoi Hollande veut scolariser des enfants qui font encore dans leur culotte ?
      Parce qu’il s’agit d’un acte fondateur du socialisme....

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à Caniveau89
        mangeur de chouineur
        • Posté à 14h20 le 20/02/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        ps pas vraiment drôle.
        Le gélatineux, comme vous l’appelez, n’est pas ma tasse de thé. Mais si vous croyez encore que l’hystérique qui se maîtrise à coup de cachetons va l’emporter, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au fondement.

         1 autres commentaires
      • anini
        anini répond à Caniveau89
        terrienne de souche !
        • Posté à 16h09 le 21/02/2012
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Pour changer de sujet mais pour parler de déplacements de candidat et d’écoute des revendications ,Le 7 mars, plus de 40 associations féministes interpelleront les candidates et candidats à la présidentielle. Cette soirée a pour objectif de remettre les Droits des femmes au coeur du débat public et des préoccupations politiques.
        Éva Joly , Mélanchon , Hollande ont répondu présents , on attend toujours une réponse de Sarkozy et de Bayrou !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 14h08 le 20/02/2012
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « peut (beaucoup) mieux faire... »

    Allons, Nestor, tu sais bien que Hollande ne fera RIEN qui n’est l’aval de la Troïka ! Hollande est (de plein gré) pieds et mains (et bourses) liés à cette Troïka.

    Si la Troïka lui dit de faire des économies sur tous les postes de l’Éducation, lui enjoint de botter le cul aux récalcitrants comme ce Romero, Hollande obtempèrera. Point.

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à Le Yéti
      mangeur de chouineur
      • Posté à 14h15 le 20/02/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Tiens Yéti, puisque tu traînes par ici : les mesures Mélenchon en matière d’éducation, stp.

      • Rivendell
        Rivendell répond à Cannibal Ferox-
        Suppot de satan
        • Posté à 14h54 le 20/02/2012
        • Internaute 102483
          Suppot de satan

        Il est interdit de parler de Mélenchon. C’est soit disant ennuyeux, trop long...

        Alors que c’est le je ne sais combientième article qu’on nous pond sur le thème du : « Tous les candidats ont un projet nul concernant l’éducation. Tous sauf Eva Joly », et que la série reste sur la une de la rue, une série sur le programme de Mélenchon, c’était manifestement pas pertinent à cette même place du site. (cliquer ici

        Nestor défend (comme d’habitude) Eva Joly bec et ongles. Du coup c’est pas pareil : même chiantissimes, répétitifs et toujours aussi imbuvables, ses articles ont toujours le droit à la une.

         
        • Nestor Romero
          Nestor Romero répond à Rivendell
          Ancien enseignant
          • Posté à 18h51 le 20/02/2012
          • Expert 5556
            Ancien enseignant

          Lien

          Lien

          Et pour faire bonne mesure, toujours « à la une » :

          Lien

          • Rivendell
            Rivendell répond à Nestor Romero
            Suppot de satan
            • Posté à 20h24 le 20/02/2012
            • Internaute 102483
              Suppot de satan

            Ah effectivement je me suis emporté : il est autorisé de parler de Mélenchon. Du moment qu’on le critique.

            • Squall Lionheart
              Squall Lionheart répond à Rivendell
              Un message que les riverains (...)
              • Posté à 22h46 le 20/02/2012
              • Internaute 103509
                Un message que les riverains (...)

              Le deuxième lien est quand même positif.

              • Rivendell
                Rivendell répond à Squall Lionheart
                Suppot de satan
                • Posté à 10h31 le 21/02/2012
                • Internaute 102483
                  Suppot de satan

                Vous le trouvez positif vous ? C’est très relatif !

        • STEFFEN Louis
          STEFFEN Louis répond à Rivendell
          ancien enseignant réformateur
          • Posté à 10h30 le 21/02/2012
          • Expert 25070
            ancien enseignant réformateur

          De quel Mélenchon parlez-vous ? De l’ancien trotskiste, serviteur zélé des grandes causes mitterrandiennes, qui se fit une spécialité de la mise à mort du rocardisme et de la deuxième gauche pour plaire à son maître, un révolutionnaire s’il en fut, comme chacun sait ? Du secrétaire à l’enseignemnt technique de Jospin, qui favorisa l’apprentissage en entreprise sans y voir une insupportable mainmise du patronat sur l’école publique ? Du politicien avisé qui sut se faire désigner par le parti socilaiste pour « sièger » au sénat pendant de longues anées ? Ou bien du compagnon de route du parti communiste déclinant, qui doit sa réussite à sa voix tonitruante et à son incomparable talent de bonimenteur ?

          • Rivendell
            Rivendell répond à STEFFEN Louis
            Suppot de satan
            • Posté à 10h44 le 21/02/2012
            • Internaute 102483
              Suppot de satan

            Ce n’est pas tellement une défense de Mélenchon qu’il faut voir dans mon post, mais plus une critique de l’inégalité flagrante avec laquelle sont traités les différentes candidatures aux présidentielles, les différentes personnalités politiques.

            Si vous voulez tout savoir, je me contrefous de qui se présente aux élections. Je vote pour un programme, pas pour de bonnes vannes, pour un joli costume, pour un régime weight watcher, pour une paire de lunettes. Je vote pour des idées, je vote pour un parti. Pas pour quelqu’un. Je ne suis pas adepte d’une de ces sectes adoratrices de Mélenchon, Joly, Hollande, Sarko ou Lepen, je ne lis pas gala pour savoir comment ils bouffent, s’amusent et baisent. Je m’en contrefous royalement, du moment qu’ils respectent la loi (exemple : DSK ou les ballets roses il fut une autre époque, ça, c’est effectivement important. Savoir que Mélenchon n’a pas le permis de conduire, non.). Savoir qu’Eva Joly a été fille au pair ne me fera pas voter pour elle. En revanche quand elle veut sapper le droit de grève dans les aéroports ça me convainc définitivement de ne pas voter pour elle, et même de lutter contre son parti.

        6 autres commentaires
      • Miss Peggy
        Miss Peggy répond à Cannibal Ferox-
        babapouffe
        • Posté à 20h49 le 20/02/2012
        • Internaute 159615
          babapouffe

        va y avoir du sport...

         
        • Cannibal Ferox-
          Cannibal Ferox- répond à Miss Peggy
          mangeur de chouineur
          • Posté à 20h59 le 20/02/2012
          • Internaute 159072
            mangeur de chouineur

          C’est des cours d’EPS ?
          Brrrr

        1 autres commentaires
    • STEFFEN Louis
      STEFFEN Louis répond à Le Yéti
      ancien enseignant réformateur
      • Posté à 10h15 le 21/02/2012
      • Expert 25070
        ancien enseignant réformateur

      Où l’on retrouve la prose des fanatiques de la rupture, des révolutionnaires bolchéviques, des pourfendeurs du capital international, des éternels zélateurs du marxisme-léninisme qui doit apporter le bonheur sur terre par la disparition des classes sociales. Philosophie d’homme des neiges venues de l’Est où la réussite d’un tel programme a été éclatante, si éclatante qu’elle a donné naisssance à d’admirables Poutine et Medvedev.
      En comparaison, le réformisme de la social-démocratie est une illusion : il suffit de voir où il a conduit les peuples de l’Europe avant que l’autre folie économico-politique, l’ultra-libéralisme, ne se répande sur eux.
      Hollande, les socialistes en général, les écologistes parlementaristes sont des social-traitres. il n’y a de vrais hommes de gauche que dans le Front de gauche communiste, conduit par le valeureux et irréprochable camarade Mélenchon.

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 09h56 le 21/02/2012
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    On sait que l’inspirateur de François Hollande en matière d’éducation est Vincent Peillon. Il est donc intéressant de se reporter aux déclarations de ce dernier pour connaître plus précisément les orientations du candidat socialiste. Or que dit Vincent Peillon ? Pour le savoir on peut fort utilement réécouter le débat qui a mis en présence le responsable socialiste et François Dubet aux dernières rencontres de Grenoble organisées par Libération. Largement d’accord sur le diagnostic avec le sociologue – extrême sélectivité du système, très forte reproduction sociale notamment par le jeu des options, des filières et des programmes – le possible futur ministre de l’éducation nationale, pressé par son interlocuteur d’annoncer des mesures concrètes et une stratégie du changement, a soigneusement évité de se prononcer sur le clivage qui oppose « républicains » et « démocrates », entre ceux qui voudraient ne changer que le minimum pour que rien ne change, par exemple le Snes-Fsu, et ceux qui pensent que seule une réforme radicale touchant les paradigmes peut permettre de construire une école plus égalitaire, plus épanouissante et plus efficace pour tous les élèves. A le croire, il serait possible de donner satisfaction aux uns et aux autres et sans trancher sur la question politique qui est au centre du débat : oui ou non, l’école française, telle qu’elle existe aujourd’hui, permet-elle de conduire tous les élèves vers la plus grande acculturation possible, ou bien sert-elle principalement à organiser le tri des populations scolaires en fonction de l’organisation de la société, reproduisant ainsi et validant les inégalités par le seul diplôme et le « mérite » qui lui est associé.
    Il faudra bien pourtant savoir sur quelle analyse on se fonde pour mener une politique cohérente. Certes on ne peut réformer l’école contre la volonté des enseignants. Mais la vraie question est de savoir sur quelles bases le pouvoir politique souhaite obtenir un consensus : le statu quo ou le changement.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 16h01 le 21/02/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Et allez ! Vous ne croyez pas une seule seconde que la Ps veut changer quelque chose à l’EN ? que les « spécialistes » qui bossent la dessus soient capables de pondre un projet cohérent, défendable et d’avenir ? que les propositions soient dignes simplement d’intérêt ? Noooon , Hollande veut récupérer ces putains de voix de l’EN qui sont parties au centre en 2007 en regonflant les effectifs de cette administration pléthorique . Quant on aura mis l’école dans l’école mais aussi dans la rue, les profs dans l’école avec les enfants mais aussi et obligatoirement dans des centres de formation pour adultes pour qu’ils voient ce qui se passe -une fois de plus dehors dans la vie active- et qu’ils aient des contradicteurs de leurs âge, les petits qui explosent d’énergie à remettre sur leurs jambes pour courir au lieu de se casser le fion sur des chaises pourries, alors on commencera peut être à s’intéresser au programme. En attendant, continuez à faire de l’école des espèces de casernes tenues par des adjudants de compagnie rigides et sans imagination et continuez à nous fabriquer génération après génération , des bataillons d’abrutis votants soumis à la dictature de ce monde.

  • n°5
    n°5
    Amen !
    • Posté à 19h17 le 21/02/2012
    • Internaute 156966
      Amen !

    Le meilleur programme en matière d’éducation, c’est celui de Mélenchon.

    Ce n’est pas moi qui le dit, mais le principal syndicat du secondaire :

    Lien

    • Nestor Romero
      Nestor Romero répond à n°5
      Ancien enseignant
      • Posté à 23h00 le 21/02/2012
      • Expert 5556
        Ancien enseignant

      Je ne suis pas sûr que J-L M soit très heureux d’un tel renfort. Lisez la prose du SNALC pour vous rendre compte qu’il n’y a pas plus pédagogiquement et politiquement réactionnaire que ce syndicat. A moins que le programme du FdG convienne assez bien à ces conservateurs...

      • n°5
        n°5 répond à Nestor Romero
        Amen !
        • Posté à 23h12 le 21/02/2012
        • Internaute 156966
          Amen !

        Le SNALC est considéré comme étant de droite. Même s’il s’en défend.

        Pensez vous sérieusement que Mélenchon soit de droite ? Voire même un tout petit peu conservateur ?

        Allons, pas de mauvaise foi s’il vous plait. Vous n’êtes pas un commentateur de rue89, vous êtes un chroniqueur.

        Le SNALC se base sur les propositions du Front de Gauche de renforcer les moyens de l’Education Nationale, avec les recettes nécessaires qui vont de paire.
        Sur le rejet de l’autonomie des établissements qui ne peut qu’exacerber les inégalités. Sur la fin du collège unique afin de revaloriser la filière professionnelle (exemple allemand).

      • Lucius Sergius
        Lucius Sergius répond à Nestor Romero
        Citoyen
        • Posté à 23h50 le 21/02/2012
        • Internaute 28239
          Citoyen

        En même temps, plus les « réformes » on prôné de « mettre l’enfant au coeur du système » et rendu obligatoire les « projets » et la « pédagogie participative » et bien moins il y a d’ascension sociale grâce à l’école, et plus la « reproduction » de classe a été forte. Les petits issus de la plèbe ont vu leurs perspectives barrées par rapport aux années 70/80, même si bien d’autres facteurs ont évidemment joué. Les rejetons des classes modestes ont souvent été paumés dans un brouillard pédagogique consensuel (qui se marie très très bien avec les contraintes du marché) de la « droite » à la « gauche », bien conforme aux directives et projets internationaux, alors que ceux des classes aisées ont pu bénéficier de bons guides bien traditionnels à la maison... Un peu plus de directivité à l’école pour montrer à tous les bons tuyaux pourrait être une idée pas si mauvaise, pourquoi pas ne pas rêver de retrouver de grands intellectuels parmi des gens d’origine modeste, comme autrefois il s’en trouvait qui ont pourtant été confrontés à une pédagogie très « frontale » qui leur a pourtant donner goût à la connaissance... Il y a des questions à se poser sérieusement avant de continuer toujours plus loin dans le sens actuel, à moins que le projet non dit depuis quelques décennies ait toujours été bien hypocrite et plutôt celui de bien laisser chacun « à sa place », de fournir des consommateurs pour le système. Si les lignes bougent ainsi, ce n’est pas forcément si mal.
        Le truc est tabou, mais pourquoi laisser dans un collège unique des gamins qui vont empêcher à mort leurs semblables d’étudier dans des filières générales parce qu’eux-même ne sont pas du tout intéressé par ce qui s’y fait et qu’il n’y feront jamais rien par principe, alors que dans les quartiers chics les perturbateurs sont bien moins nombreux et qu’au final ce système ne pénalise que les enfants d’origine modeste qui attendent beaucoup de l’école ? Pourquoi ne pas faire des filières pro respectées et de qualité qui intéresseraient justement plus ceux qui ne se sentent pas concernés par un enseignement plus abstrait ? Ca pue donc tant d’avoir la possibilité de devenir un bon ouvrier ou un bon technicien, et de pouvoir suivre, pourquoi pas, des filières plus pointues de spécialisation ensuite ? Mieux vaut ne rien devenir du tout et baigner dans une bêtise crasse avant d’être simplement éjecté du système du fait de l’âge ? (ce qui malheureusement existera toujours statistiquement quel qu’en soit la cause, il ne faut pas rêver, mais autant offrir le plus de possibilités pour éviter le plus ça, non ?)

         
        • Nestor Romero
          Nestor Romero répond à Lucius Sergius
          Ancien enseignant
          • Posté à 09h24 le 22/02/2012
          • Expert 5556
            Ancien enseignant

          Bonjour,
          Jamais il n’y a eu depuis la première guerre mondiale de mise en oeuvre sérieuse d’une pédagogie émancipatrice. Quelques tentatives ( Freinet mais qui a dû quitter l’EN, le Rapport Langevin- Wallon à la Libération, le Rapport Legrand sur le collège en 1982...) mais tout demeure en l’état, c’est-à-dire « je parle tu écoutes », aux exceptions près (Decroly, Vitruve et quelques autres dans l’EN).
          Pour le reste vous faites une description très réussie du processus de reproduction sociale.
          Bien cordialement.
          N.

        1 autres commentaires
  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 01h47 le 22/02/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    En attendant, le mérite que l’on ne cesse de décrier reste la manière la plus réaliste de « s’en sortir » pour tous. Au moins, ça évite le népotisme, et un gosse de cadre qui a été emmené au cinéma, au théatre ou à la bibliothèque depuis sa plus tendre enfance aura toujours une longueur d’avance sur le fils de prolo. C’est triste, mais d’un autre coté, il n’y a pas grand chose que l’on puisse faire.

  • ASchweizer
    ASchweizer
    Clone Bendit
    • Posté à 16h47 le 22/02/2012
    • 181820
      Clone Bendit

    Sympathique tentative de ’je sais tout’ matinés de ’professionnels de la profession’ qui nous distribuent un catalogue de mesures, de descriptions de postes, de personnels à ajouter ici ou là (sans que ma liste soit exaustive) mais ne parlent pas budget, sous, pépettes, flouze (pour faire là aussi dans l’énumération exotique).

    Et les mêmes avis autorisés de conclure : ’’il est fort dommage que le groupe qui travaille sur l’éducation autour de François Hollande ne fournisse pas au candidat des éléments concrets, fussent-il indicatifs, qui donneraient sens à cette « refondation ».’’ Fermez le ban et revoyez votre copie, élève Hollande !

    Si tous les corps de l’Etat, sans parler du privé affichent leurs doléances de cette manière - et pourquoi ne le feraient-ils pas, ils sont à la fois des ’je sais tout’ en même temps que des ’professionnsles de la profession’ dans leur domaine - Hollande n’est pas sorti de l’auberge.

    Les grêves sont pré-programmées et les déceptions (rassurons- nous, sur le dos du bilan déseastreux laissé par le précédent) itou.

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