Gares non desservies : Souillac et Gourdon toujours mobilisées
Depuis le 9 décembre des trains passent donc à toute vitesse dans les gares de Gourdon et Souillac, ne s’arrêtant plus, sauf si les manifestants, comme ils le font toutes les semaines... descendent sur la voie.
Et ceci quoi qu’en dise le maire (UMP) de Souillac, Alain Chastagnol, ancien député, et tout et tout, qui à ce titre, sans doute, se targue de promesses que lui aurait faites madame Idrac, présidente de la SNCF, suggérant ainsi quel important personnage il est.
La preuve en est, suggère-t-il encore dans son bulletin électoral, que « la SNCF a rétabli deux trains sur les quatre supprimés en semaine et deux pour les week-ends... » (La Dépêche du Midi, 2 janvier 2008).
Ce qui est un gros, gros mensonge comme le dénonce Bernard Dehan, vice-président de l’association « Tous ensemble pour les gares de Souillac et Gourdon », déplorant par la même occasion que « le maire de Souillac ne soit pas présent aux différentes manifestations organisées depuis deux mois » et que « la mairie de Souillac ne se manifeste pas plus pour faire annuler cette décision... »
Bref, les trains continueront à être arrêtés comme ils l’ont été vendredi dernier à Gourdon, comme sera arrêté le « 18h38 » vendredi prochain, 4 janvier, à Souillac, manifestation pour laquelle Bernard Dehan souhaite « que les maires des communes du canton et des communes voisines viennent manifester avec leur écharpe et que les commerçants puissent se libérer en fermant leur établissement comme le font ceux de Gourdon. »
Il convient, en effet de préparer sérieusement l’importante réunion qui se tiendra le 17 janvier à Rodez avec les représentants de la SNCF sous la présidence du préfet de Région.
Et ce n’est qu’un début, j’en ai bien l’impression.
- 5272 visites
- 9 réactions










Il y aurait en effet fort à dire sur la transformation de la SNCF en entreprise et l’abandon du statut de service public.
Une expérience parmi tant d’autres.
Nous revenions à trois de la course des 100 km de Millau. Nous avions réussi à obtenir des billets pour le train Bézier-Paris avec grand mal. Il a fallu apporter la preuve que le train existait pour qu’un guichetier daigne le chercher dans son ordinateur. Le trajet qu’il voulait nous vendre c’est un Millau Montpellier en car puis le TGV jusque Paris : 2 fois plus cher pour un trajet de 6 heures à la place de 8 heures par le corail (le rapport qualité prix n’est pas bon).
La SNCF nous a fait payer cher notre obstination. Le corail parti de Bézier s’est arrêté à Naussac (je cite le nom de la gare de mémoire). Là nous aurions dû changer de locomotive (la gare est en cul de sac) et repartir dans les mêmes voitures. Or on nous a fait changer de train pour un charmant petit TER. Le problème, c’est qu’à Clermont-Ferrant, la SNCF n’avait pas prévu d’ajouter quatre voitures à la place de celles laissées en rade à Naussac et qui aurait dû être accrochées au train qui part de Clermont-Ferrant. Résultat : trop de monde dans le train au départ de Clermond-Ferrand. Les choses empirent à Vichy puis à Moulin où le corail ressemble à un RER aux heures de pointe : plus de deux personnes par siège. Des malaises surviennent. L’inconfort est total.
Ce n’est qu’à Nevers que le contrôleur réussira à récupérer trois voitures supplémentaires. Nous avons eu plus d’une heure de retard. Motif avoué par la SNCF : affluence de voyageur, ce qui n’est pas un retard imputable à la SNCF (donc pas de remboursement partiel du billet en dédommagement du retard)
Bilan : Avec un service aussi dégradé (conditions de transport honteuses, fréquence trop faibles, horaires ineptes, retards fréquents), les gens se détournent de toutes ces lignes corail. Après la SNCF peut dire la bouche en coeur que les trains sont vides et que les lignes, très déficitaires, doivent être fermées.
Bon courage




Partager