Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

Quel rapport entre corrida et philosophie ?

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 11/09/2007 à 13h29

J’ai assisté à deux corridas dans ma vie. C’est dire. Mais quoi ? Le sang, la souffrance, le spectacle ? Un jour, voici bien des années, j’ai visité les arènes de Ronda, les plus anciennes, et sans doute, les plus belles d’Andalousie. Je me suis retrouvé sous le soleil aigu et sur le sable ocre, comme imbibé de sang, intrigué, troublé, ému. Depuis, j’ai lu, Hemingway, Leiris, Marmande, Manuel Vicent...

Et voici que cet été, alors que le débat tourne au conflit, Francis Wolff, directeur du département philosophie de l’Ecole normale supérieure, nous donne une « philosophie de la corrida » . Une philosophie... Voyons, de quoi s’agit-il ? « En somme, de faire d’un objet d’amour un objet de pensée » , précise Francis Wolff dans son avant-propos, sachant que l’objet d’amour n’est rien d’autre que la corrida, bien sûr. De quoi s’insurger aussitôt et rabattre la couverture, sans plus de considérations.

On aurait tort. Car, poursuit l’auteur, « le livre est consacré à la question des valeurs » . Et, « il y en a de deux sortes : éthiques et esthétiques » . D’où vient la nécessité de répondre aux questions suivantes : « est-il moralement défendable de mettre ainsi à mort des animaux ? “ . Et puis, sachant que la corrida ‘ est porteuse d’une vraie morale animalière [...], cela conduit à s’interroger sur le sens de cette loi étrange qui veut que le taureau de combat meure : est-ce la fin d’un sacrifice rituel ? Est-ce le terme d’une épopée héroïque ? .

Seulement, pour répondre à cela, encore faut-il savoir de quoi l’on parle, de sorte que le dialogue socratique qui nous est donné en forme de prologue, s’il n’atteint ni à la saveur ni à l’ironie platonicienne, n’en pose pas moins la question primordiale : qu’est-ce que c’est ? , de manière à espérer pouvoir dire ensuite, pertinemment, comment c’est ? et pourquoi c’est ? .

Qu’est-ce que la souffrance ?

On commence donc par l’animal, bien sûr. Mais pour asséner cette insolence : l’animal n’existe pas’ ! Ce qui incite à poursuivre la lecture pour que nous soit dévoilé le sens de ces guillemets, d’autant qu’on se laisse porter par une écriture joyeuse à mille lieues de la philosophie jargonnante et que l’on en vient inévitablement à la question de la souffrance pour poser, une fois encore, la socratique question : qu’est-ce que c’est que la souffrance ? Non pas la souffrance pour l’humain qui pose la question, qui est en mesure de poser la question, mais qu’est-ce que la souffrance pour un ‘ toro bravo’ ? On est alors renvoyé aux recherches du professeur Juan Carlos Illera del Portal, directeur du département de physiologie animale de la faculté vétérinaire de Madrid et l’on ‘ s’interloque’ quelque peu lisant que ‘ le taureau de combat possède une faculté exceptionnelle, supérieure à celle de toute autre espèce animale, d’anesthésier sa souffrance grâce au combat’ . Plus encore : ‘ en outre le taureau libère, pendant son combat, une quantité exceptionnelle de bêta-endorphines qui ont pour effet de bloquer les récepteurs de la douleur, en sorte que le combat provoque en lui une sorte d’excitation jouissive qui compense la souffrance’ !

Passons, brièvement, (car ces quelque trois cents pages sont foisonnantes de thèmes parfois trop brièvement abordés) à l’homme maintenant, au torero. Qu’est-ce que c’est ? Etre torero, n’est-ce pas mettre en avant une ‘ éthique de l’être’ ? N’est-ce pas rejoindre par son ‘ détachement’ face à la mort le sage stoïcien et son ‘ détachement’ face à l’adversité ? Mais n’est-ce pas également être porteur d’une éthique de la liberté ? Ce à quoi Wolff répond en invoquant au passage les mânes de la Pasionaria (Dolores Ibarruri, la plus prestigieuse des dirigeants communistes pendant la guerre civile espagnole de 1936 à 1939) et son fameux ‘ No pasaran ! mais aussi, et ailleurs, son non moins fameux mieux vaut mourir debout que vivre à genoux ! .Tout de même...

Heureusement et naturellement vient aussi Hegel et la question qui ne peut pas ne pas être posée : le toreo (l’acte ou la manière de toréer) est-il un art ? Ou, si l’on préfère : peut-on voir la corrida comme un art ? . Ce qui implique, évidemment, de répondre préalablement à la question : qu’est-ce que l’Art ? Donc, Hegel (’ revu par A. Kojève” ) et une démonstration limpide dont la conclusion peut surprendre.

Pourtant, nous n’en avons pas fini avec l’art car il se pourrait que la corrida soit “ une esthétique du sublime” et nous voici en compagnie de Kant car il s’agit de savoir, préalablement, ce qu’il en est du sublime mais aussi de l’art classique et de son économie, de la perfection, de la nécessité... Voilà, le livre lu, de bout en bout, sans le moindre soupçon de lassitude, le livre refermé, que se passe-t-il donc ? Je ne sais pas. Le silence, juste un instant.

Puis, l’envie venue de relire le poème de Antonio Machado sur la mort de Lorca “ El poeta y la muerte” ( se le vio caminar entre fusiles... on le vit marchant entre des fusils) et d’écouter un “ martinete” , ce chant profond du forgeron, par Camaron de la Isla et... un nocturne de Chopin. Pourquoi ? Je ne sais pas...

“ Philosophie de la corrida” , de Francis Wolff, Fayard, 2007.

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  • pikasso02
    • Posté à 14h41 le 11/09/2007
    • Internaute 10134

    La corrida ne date pas d’hier. Je vous dirai franchement que je n’ai jamais assisté à une corrida. Je me permets d’en parler pour le plaisir de communiquer avec vous. Sur quoi ? Sur la tradition ! La corrida en est bien une. Et puis ne trouve-t-on pas sur les parois des grottes, des taureaux peints il y a 25000 ans, voire plus. Pourquoi le taureau ? La puissance de l’animal ! Non ? Tant pis ! Moi je le crois ! Demandez aux linguistes l’origine de la lettre A, et pourquoi l’homme, un jour, a choisi cette lettre comme la première ? Une tête de taureau à l’envers ! Cette idée a du plaire à Picasso. « A », la première lettre de l’Alpha-Beta ! L’homme s’affrontant à la toute puissance, et ce rapport de la corrida à la
    philosophie, oui je crois que ce viel art, (sans jeu de mots) mérite de continuer d’exister. Taureaux et toreros ne trichent pas ! Les artistes, parfois ! J’ai ma petite idée sur l’origine de la corrida, comme je l’ai sur les oeuvres de Picasso. La tradition, aujourd’hui se porte mal ! Pourquoi ? Parce que nous pouvons lui faire dire tout et n’importe quoi ! Picasso ne ratait jamais une corrida ! Coïncidence ? Dans certaines de ses oeuvres, chez Picasso, le taureau a gagné. Mais pas fou le peintre ! Il n’en meurt pas ! Mais l’art est artificiel ! Pas la corrida ! Mais les regards du Torero ou du peintre Picasso ne le sont pas (artificiels). Tous les peintres jusqu’à Picasso furent fidèles aux oeuvres du passé, comme le torero aux arênes. La tradition les réunit.

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    • Anonyme répond à pikasso02

      Bonjour,

      C’est joli de croire que la corrida n’est pas artificielle, la mort du taureau (ou plutôt « toro » comme on l’écrit ici) en tout cas ne l’est pas... Par contre les toreros n’ont pas toujours ce soucis d’authenticité, beaucoup une fois connus choisissent de combattre des toros faciles pour assurer le spectacle (et leur intégrité physique !), la connaissance des propriétaires d’arènes et des organisateurs facilite aussi grandement le démarrage d’une carrière...
      En réalité comme dans tous les secteurs générateurs d’argent on a des petites « mafias taurines » avec arrangements etc... alors l’authenticité est relative hein.

      Perso j’ai assisté une fois à une corrida, et mes impressions sont mitigées..
      Ce qui est sûr par contre c’est que sans les commentaires d’un afficionado ça n’a aucun intérêt. Un toro boîtait, le public sifflait. Quand j’ai sû que c’était les organisateurs et non le toro qui étaient visés par ces sifflets (le toro doit être en pleine forme avant d’entrer dans l’arène) ça m’a fait vraiment plaisir.

      Je sais néanmoins que je préfèrerais vivre comme un toro qu’un boeuf d’élevage industriel (très peu de contact avec l’homme, en extérieur).
      Et qu’autant de battage sur les corridas pendant qu’on meure encore par millions chaque année de faim et de maladies c’est, de mon point de vue et sans vouloir être démago, assez indécent.

      Greg

      • Anonyme

        Quel rapport entre les tortures de taureaux et la faim dans le monde ?
        La putain de race humaine qui légitime la barbarie au nom de traditions débiles.
        c’est parce qu’il y a des corridas qu’il y a autant de misères et de violences dans le monde.
        Comment peut-on apprendre à des enfants à torturer des animaux.Que deviendront-ils lorsqu’il seront grands ?
        Des Pinochet, des Hitler, des Pol Pot.
        Ne doit-on pas plûtot leur enseigner le respect de la vie ?

        Gulli

         
        • framboaz
          framboaz
          artiste peintre, entre autre
          • Posté à 15h34 le 12/09/2007
          • Internaute 15223
            artiste peintre, entre autre

          oui. Le respect de la vie tout simplement. D’ailleurs les amérindiens savent que

          ce que l’Homme fait à la Terre il le fait à l’Homme - Ce que l’Homme fait à la Nature, il le fait à lHomme CE QUE L’HOMME FAIT A L’ANIMAL, IL LE FAIT A L’HOMME.

        • Anonyme

          ta naïveté serait touchante si elle n’était pas porteuse, en filigrane, d’une bonne conscience à gerber, d’un respect de la vie qui sent la sacristie, d’un bon sens à la brigitte bardot, d’une rebellion à la renaud, autant dire si elle n’était pas porteuse, en filigrane donc, de la volonté inconsciente de légitimer toutes ces « horreurs », à seule fin de s’en proclamer le pourfendeur.

          va nettoyer la céramique blanche des couloirs de la mort pour boeufs, je vais pour ma part enfiler ma chemise rouge, allumer une cigarette, et jouir à la vue d’une belle corrida où le toro sera magnifiquement mis à mort, au soleil, devant tout le monde.

          cache ton hypocrite dégoût, peine à jouir.

        • pablico
          pablico
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h07 le 12/09/2007
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          eh ben moi, j’ai respecté la tauromachie, le jour ou je me suis mis devant une vachette landaise. Et là j ai compris.
          devant une vachette landaise il faut en avoir, alors devant un tauro je pense qu’il faut en avoir bien plus !

          Messieur les torero je vous respecte !

          • Anonyme répond à pablico

            né et vivant en Camargue , je partage ton sentiment .
            un vieil adage : les gens du sud se mettent devant les taureaux , les gens du nord sous les vaches

        • Anonyme

          5+4= 9 ....mais je suppose que Gulli, vu son inculture, cf/ son commentaire sur la corrida... ne doit même pas savoir que 5+4=9.....
          Pauvre sotte ête-vous.
          Il faut vous instruire mon petit.

        • Anonyme

          Aucun des personnages cités ne vient d’un pays où il y ait des corridas. Il serait donc raisonnable d’affirmer le contraire : la corrida adoucit les moeurs.
          On peut même rappeler que Himmler était tombé dans les pommes en assistant à une corrida. Trop de sang !
          Il faudrait aussi cesser de confondre l’homme et l’animal.
          Qui peut sincérement croire que l’abolition de la corrida entraînerait un monde meilleur ? Si vous voulez un monde meilleur, luttez pour l’obtenir. Les causes ne manquent pas. Mais ne cachez pas votre haine de la corrida et surtout de ses adeptes sous des bons sentiments. La haine est toujours un sentiment négatif.
          J’ai souvent l’impression que les anti-corridas veulent surtout se faire remarquer, que l’on parle d’eux. Ils sont à larecherche de la minute warholienne.

        • Anonyme

          Que de violence dans votre discourt. Hitler aficionado ? Et pourquoi pas torero tant que vous y êtes.
          Des raccourcis, une ignorance totale, mais la certitude de détenir une vérité qui vous place au dessus des autres et vous autorise à imposer votre loi. Ne serait ce pas cela la dictature ?
          La connaissance vous conduira peut être un jour à la tolérance...

        • Anonyme

          Il n’y a jamais eu de tradition tauromachique en Allemagne et cela n’a pas empêché l’avènement du nazisme.
          Il n’y a strictement aucun lien de cause à effet entre le corrida et la violence de l’Homme envers l’Homme.
          Les supporters de foot s’entretuent parfois mais jamais les spectateurs de corrida.
          Vos assertions sont totalement dénués de fondement.

        8 autres commentaires
      • k_reno
        k_reno
        Voyageur
        • Posté à 18h22 le 11/09/2007
        • Internaute 15813
          Voyageur

        En lisant plusieurs des commentaires, on a l’impression qu’il est important de choisir un camp, de savoir si l’on est pour ou contre les corridas.

        Au nom de quoi est-il important de prendre position sur un spectacle à vocation artistique spécifique à la culture de certains peuples, et d’ailleurs parfois ancré très profondément dans ces cultures ?

        Ce n’est jamais simple d’appréhender une culture de l’extérieur. Est-ce qu’il est étonnant de constater qu’en Espagne une activité donne lieu à des « arrangements » alors que l’on sait que dans les cultures mériodionnales les rapports interpersonnels sont plus développés qu’ailleurs ?

        J’ai vu quelques corridas, et le spectacle peut être très violent, pas seulement quand c’est le toro qui est blessé. Mais si l’on commence à faire le tri, il faudrait songer à interdire de nombreuses formes d’élevage, d’autres spectacles comme la boxe, le rugby, le foot, et pourquoi pas la malnutrition et la guerre ?

        Ce que j’ai du mal à comprendre en revanche, c’est que des corridas soient organisées en France en l’enracinement culturel est franchement discutable. Dans ces conditions, laissons les Espagnols tranquilles.

         
        • Anonyme répond à k_reno

          Je suis aficionado, mais pas sectaire pour autant

          je vois des corridas en Espagne et en France ( entre 10 et 15 par an) , la tauromachie fait partie de ma culture et est ancrée dans ma façon de vivre, mais je cultive le respect de la différence, et lorsque je ne connai pas ... je ne juge pas.
          POur moi la corrida est de l’art, elle sublime la mort, et c’est le seul spectacle qui ne triche pas. Personne n’est obligé d’aller aux arênes, que ceux qui n’aiment pas la corrida restent chez eux.
           » qu’est ce que la vétité du monde, sinon une arêne, ou un taureau va se jouer la vie et ou un matador va devoir répondre.. »

          • leo.artaud
            leo.artaud
            homme de l'être
            • Posté à 05h49 le 14/09/2007
            • Internaute 14765
              homme de l'être

            perso je n’aime ça. Je n’ai pas d’avis du style pour ou contre... Peu-être si le torero affrontait seul le taureau... Je ne sait pas... Mais il y aune chose pour laquelle j’ai un avis : la sublimation de la mort n’a rien d’artistique !
            Sauf dans les oeuvres d’art ! ! !
            Parler d’art de vivre me paraît plus adequat ! !

            Maintenant tradition ? ? ? Je connais des espagnols, des basques et des béarnais anti-corridas... comme il y avait des romains anti jeux du cirque ! !

          • Anonyme

            Je vous plains.
            L’Humanité devra encore drôlement souffrir avant que les valeurs de paix ne triomphent.
            Pauvre type.

          • Anonyme

            Je vous plains.
            L’Humanité devra encore drôlement souffrir avant que les valeurs de paix ne triomphent.
            Pauvre type.

        4 autres commentaires
      • Anonyme

        Regarder ailleurs pour ne jamais se poser de question c’est ça la solution ? Il ne suffit pas de botter en touche pour avoir raison. Se repaître de cruauté, y compris à l’égard d’animaux, est une honte pour l’humanité .
        La corrida c’est avant tout une affaire de gros sous et on ferait mieux de consacrer tout cet argent à soulager le monde de ses misères qu’à se pavaner dans des arènes pour voir un spectacle dégradant. On glousse, « il est beau le torero avec ses paillettes ». Mettez-lui le tablier taché de sang du boucher des abattoirs et ce sera la débandade dans les gradins. Assez d’hypocrisie ! Les snobs sont capables de tout pour se faire remarquer, y compris prendre des vessies pour des lanternes, et les organisateurs de corridas l’ont bien compris, ils jouent sur du velours.
        De l’art ? ce spectacle dégueulasse ? c’est vraiment n’importe quoi !
        Dénoncer la corrida c’est se battre pour le respect de nos valeurs, et si nous voulons faire régresser les guerres et la violence il faudrait commencer par le début : arrêter de considérer hypocritement un spectacle sanglant comme de l’art et arrêter aussi de se masturber le cerveau pour justifier l’injustifiable.
        Léa

    • framboaz
      framboaz répond à pikasso02
      artiste peintre, entre autre
      • Posté à 14h34 le 13/09/2007
      • Internaute 15223
        artiste peintre, entre autre

      la tradition n est pas synonyme d intelligence ni d humanisme. Elle est repond par la barbarie aux peurs ancestrales, issues de l ignorance. D ailleurs au nom du respect des traditions, certains defendent le droit a l excision et autres maltraitances sur les femmes principalement, mais aussi la chasse d especes en voie de disparition, etc ... la liste est trop longue.

  • Anonyme

    pas la peine de vous fatiguer les méninges, de rapport entre corrida et philosophie, il n’y en a aucun, « le combat provoque en lui une sorte d’excitation jouissive qui compense la souffrance » ! quelle connerie ! c’est pour ça alors que tous les abrutis vont jouir dans des combats qu’ils inventent ?

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 15h19 le 11/09/2007
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Ne pas le voir, c’est ne rien comprendre au thème de la corrida.
    Comme le mentionne si bien le premier message, cela ne date pas d’hier.
    Fouillons un peu dans le passé. La Crète, le Minotaure ça vous dit rien ?
    Se mesurer au taureau.....dans un costume qui se nomme « traje de luces »....la lumière contre la bête.
    Et cette danse, danse de la mort, n’y a t’il pas une profonde philosophie derrière ?
    Bon, ceci dit, la corrida ne devient valable que s’il y a un risque.....les deux participants doivent être égaux face au risque.
    Le problème de la corrida moderne est que depuis 1926, ou un peu avant, on a interdit à une race de taureau de participer. Pourquoi ? Il y avait trop de Matadors qui en étaient victimes. Et tout est la....on a minimisé le risque, et par la même occasion cette danse n’a gardé que le coté spectacle.
    La corrida moderne ne veut plus rien dire.

    • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

      il n’y a aucun rapport entre la corrida et la philosophie, sauf si la philosophie tue et torture et massacre les animaux, alors oui la corrida, c’est le meurtre d’innocents, et devrait être puni comme le meurtre d’un enfant, l’homme et l’animal sont pareils, ce qu’on fait aux hommes et qui est interdits cela devrait être pareil pour les animaux, alors stop aux assassins,et qu’ils soient punis comme un meurtre humain, gratuit pour leur seul plaisir c’est epouvantable et ecoeurant, il faut que cela cesse ! !

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor
        - Gone fishing !
        • Posté à 14h13 le 13/09/2007
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        Vous etes en plein délire......tuer un enfant est pareil a vos yeux que de tuer un animal ? En l’occurence un animal de 1000kg comme un taureau ?
        Vous êtes bien sur de ça ?
        Il faut en effet que ça cesse.......
        Il existe maintenant une panoplie extraordinaire de médicaments....je ne veux pas faire de pub, mais votre psy pourra certainement vous en proposer plusieurs....n’hésitez pas, suivez ses conseils.

      • Anonyme

        lE RESPECT DES ANIMAUX : vat-on laisser proliférer les sauterelles qui dévastent le sahel pour arrêter le massacre des animaux ? Ayant reçu une culture taurine dés ma prime enfance, d’ailleurs mon frère est éleveur de taureaux, je m’insurge contre le mot torture, le taureau n’est pas attaché et il vient de lui-même au picador et il retourne de lui-même. vous transposez « votre sentiment de douleur » au monde animal. La majorité des ant-corridas sont des citadins avec des contacts anesthésiés avec le monde animal. N’infligez vous pas une torture morale en élevant un chien en appartement ? En attendant demain pour aller voir la corrida de « toros braves » de l’élevage MIURA, je vais plus sovent voir des corridas en fonction de la qualité de l’élevage que de celle des toréos ! Olé

    • notica
      notica répond à Lemmy_Nothor
      • Posté à 20h12 le 11/09/2007
      • Internaute 16471

      les deux participants doivent être égaux : c’est bien là le problème.
      Est-ce pour égaliser les chances que l’on fait subir au taureau toutes sortes de « préparations » avant l’entrée dans l’arène ?
      Le taureau qui entre dans l’arène est affaibli, aveuglé, fou de douleur.

      • Anonyme répond à notica

        c’est exactement ça : le taureau bien « préparé » a peu de chances contre toutes ces tapettes en collant rose !

        Lien

        dommage : j’aurais bien aimé voir un de ces toréadors encorné et agonisant la bouche ouverte.

         
        • Anonyme

          A S S A S S I N ! C R I M I N E L ! Pauvre Imbécile.

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à notica

        Avant de dire des obscénités comme celles que vous affirmez, il faudrait peut-être se renseigner davantage et parler de chose que l’on connaît.
        Cordialement,
        Tom

         
        • Anonyme

          justement = je milite contre la corrida et connais bien ce milieu de mafieux.
          salut.

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

      Bonjour. Aficionado éclairé et connaisseur je reste pantois à la lecture de votre affirmation : « On a interdit à une race de taureau de participer... ». Ah bon ! Et laquelle ? Et d’où tenez-vous ça ? Les rumeurs infondées demandent à n’être même pas écoutées et encore moins colportées. Il y avait à Nîmes le 14/09 le retour en France des toros de Miura (ceux qui ont effectivement blessé mortellement ou tué le plus de toreros)et je peux vous affirmer, pour y avoir assisté qu’ils étaient porteurs de cette sauvagerie originelle qui demande aux hommes qui se mettent devant, autant de bravoure, de courage et d’intelligence que face à la puissance destructrice d’un cataclysme.Viva el toro bravo !

  • Anonyme

    Histoire et Tauromachie
    de Lascaux à nos jours

    Pierre Dupuy - ed. Cairn - mars 2006

    ––––––-
    comme musique j’aurai choisi
    « Ouverture de 1812 »

  • lyones
    lyones
    grand-mère en colère
    • Posté à 18h37 le 11/09/2007
    • Internaute 15046
      grand-mère en colère

    Se désinteresser de la soufrance animale n’a jamais fait arretter les massacres d’humains ; l’argument est éculé.Que font les defenseurs de la corrida contre les souffrances humaines ! et militent-t- ils pour l’arret des élevages en batterie ? l’un n’excuse pas l’autre, je crois que l’indécence est dans la négation de la soufrance où qu’elle soit d’où qu’elle vienne ; la corrida n’est qu’un massacre livré à la jouissance de sadiques . La philosophie à bon dos et au nom de la soi- disant culture on tolère n’importe quoi.

  • Anonyme

    « Quel rapport entre la corrida et la philosophie ? » Le sophisme. Le sophisme, que M. Wolff a puisé dans la seconde pour tenter - non sans habileté - de justifier la première.

    NB : contribution tout à fait pertinente de Lemmy NOTHOR (voir plus haut).

    • edenarose
      • Posté à 12h01 le 23/09/2007
      • Internaute 12732

      Oui, vous avez raison.
      Oui c’est un sophiste. Il ne manipule que les idiots et ses collègues en torturtoromanie , mais pas les philosophes.
      Cf mon blog à ce sujet.
      Lien

  • René B.
    • Posté à 22h43 le 11/09/2007
    • Internaute 8952

    Chers amis, vous avez le droit de ne pas aimer la corrida, voire de la condamner. Mais dire que le taureau entre dans l’arène « fou de douleur », que la corrida moderne » n’a plus de risque », est faux. Ce n’est pas une question d’avis ou d’interprétation mais de contre-vérité.
    Je ne me lancerai pas dans un plaidoyer en faveur de la tauromachie, cela ne m’intéresse pas. Mais condamner la corrida sur un mensonge ou une ignorance est dangereux et conforte le fonctionnement trouble de cette société qui pour laver plus blanc fait pas mal d’impasses sur la vérité. Attention que la corrida ne devienne pas le bouc-émissaire à une artificielle santé morale. Et prenons garde à ne pas cacher nos barbaries si nombreuses derrière une passe de cape et un toro qui saigne.

  • Popaul
    • Posté à 22h51 le 11/09/2007
    • Internaute 5241

    Francis Wolff apparaît comme la caution philosophique à la mode des aficionados.

    Loin de moi l’idée de contester aux aficionados le droit de chercher des cautions. Mais force est de reconnaître qu’elles ne sont pas toujours à la hauteur du paradoxe qui fonde leur passion. Si l’anthropologue Jean-Pierre Digard, passionné de tauromachie, sait développer un argumentaire documenté qui peut susciter la réflexion, il en va tout autrement de Francis Wolff. Car il ne suffit pas d’être directeur de département à l’ENS pour présenter une thèse cohérente, sauf à se contenter de l’argument d’autorité.

    Sa référence, que vous soulignez, à Juan Carlos Illera del Portal, prof de médecine vétérinaire à Madrid, est tout à fait illustrative de la « rigueur » de M Wolff dès lors qu’il ne se contente pas de se payer de mots. Il parait donc que « le taureau libère, pendant son combat, une quantité exceptionnelle de bêta-endorphines qui ont pour effet de bloquer les récepteurs de la douleur, en sorte que le combat provoque en lui une sorte d’excitation jouissive qui compense la souffrance »
    A la base de cette affirmation, une « étude » dont les « résultats » ont circulé dans le mundillo en février dernier, et qui relève de la légende urbaine plus que de la science. Il s’agit de la thèse d’un nommé Fernando Gil-Cabrera supervisée donc par Juan Carlos Illera del Portal, dont les résultats tels qu’exposés par ce dernier (une interview dans la revue « 6Toros6 » de janvier 2007 faisait référence) sont un non-sens scientifique. Arguer de dosages d’hormones ou de neuro-transmetteurs pour en conclure ex cathedra ce qu’éprouve un animal suscite au mieux un sourire chez quiconque est familier de la biologie animale. On est déjà parfaitement incapable de le dire chez l’homme, qui lui pourtant est à même d’exprimer ce qu’il ressent.
    On ne trouve d’ailleurs trace de cette « étude », dont pourtant les résultats ont été exposés dès 2005, dans aucune revue sérieuse. Et le brave Pr Illera del Portal semble incapable d’apporter les précisions qu’on lui demande, que ce soit sur la méthodologie de l’étude ou sur les « conflits d’intérêts » des auteurs. Si vous en savez plus, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

    Ce qu’éprouve le taureau reste un no man’s land. Pour paraphraser Nagel, personne ne sait « qu’est ce ça fait d’être un taureau ? » Et il est probable, pour paraphraser Wittgenstein, que « si un taureau pouvait parler, nous ne le comprendrions pas ».
    Si l’anthropomorphisme comporte à l’évidence sa part d’erreur, et si chacun convient que le concept imprécis d’« animal » comporte plus de questions que de réponses, le bon vieil anthropocentrisme qu’en dernière analyse M Wolff défend n’apporte pour sa part que des solutions circulaires. Si la compassion ne saurait à elle seule tenir lieu de morale, il y a lieu de penser que le taureau se balance pas mal du « respect » ou de la « loyauté » qu’il met en avant.

    Car si vous avez lu « Hemingway, Leiris, Marmande, Manuel Vicent », et donc Francis Wolff, ce dernier a manifestement oublié de prendre connaissance de Tom Regan, Peter Singer, Elisabeth de Fontenay ou Jacques Derrida, pour ne citer que quelques noms reconnus. Il pourra se rattraper en lisant « Ethique animale », à paraître aux PUF d’ici six mois sous la plume du philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer.

    Ceci étant, tant que Francis Wolff brode sur la morale stoïcienne ou l’éthique agonistique, je n’ y trouve rien à redire. On peut construire des éthiques ad hoc pour tout. On peut construire une éthique pour mettre en oeuvre des massacres au nom de ses convictions religieuses. On peut construire une éthique justifiant les relations sexuelles avec des enfants de moins de douze ans. Chaque éthique a sa cohérence, qui n’a de compte à rendre ni à la morale dominante ni aux lois, tout est permis dans le monde des idées.

    On peut construire tant qu’à faire éthique des combats de gladiateurs, au moins elle aura une base phénoménologique moins aléatoire. Et si l’esthétique tauromachique revêt pour Francis Wolff une importance incontournable, on peut demander aux rétiaires de porter des bas roses, aux mirmillons de se mouler les fesses dans une taleguilla, et aux secutors d’arborer une toque en forme d’oreilles de Mickey.

    Bien à vous.

    • Nestor Romero
      Nestor Romero répond à Popaul
      Ancien enseignant
      • Posté à 23h26 le 11/09/2007
      • Expert 5556
        Ancien enseignant

      Merci beaucoup pour cette contibution, brillante. Je ne sais pas si F. Wolff, à son tour, se mettra au clavier, je le souhaite. Quant à moi, après vous avoir lu attentivement, comme après avoir tourné la dernière page du livre de Wolff, silence... ( comme a dit quelque part Wittgenstein, justement). Et puis l’envie qui vient d’écouter à nouveau Camaron, « por bulerias » maintenant. Bien cordialement. N.

  • Anonyme

    Putain, mais aujourd’hui on met de la philo partout !
    Va expliquer au taureau qu’il participe à une oeuvre philosophique !
    Il va être vachement heureux !
    Torturer puis mettre à mort devant le public (dont des enfants !) un être dont la force fait peur, c’est philosophique ?
    Pour s’octroyer le droit de parler de philosophie, il faudrait d’abord se mettre à la place du taureau !
    Il est terrorisé et ne comprend rien.
    Sûr que s’ils voient ça de là haut, les extra-terrestres réfléchiront avant de venir chez nous !
    Demandez l’avis du taureau.
    S’il ne répond pas, foutez lui la paix et allez jouer ailleurs.
    Christian

  • Anonyme

    Les aficionados des corridas nous affirment que lors d’un combat le taureau et le toréro sont à « égalité » de chance. Si ils sont à égalité, pourquoi le combat est-il arrêté dès que le taureau encorne le toréro, que les organisateurs laissent le combat se dérouler jusqu’au bout.
    Après tout il n’est pas normal que dans un combat à « égalité », seul le toréro ait droit aux oreilles et à la queue de l’adversaire.

    Olivier

  • Succédané
    Succédané
    Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
    • Posté à 10h02 le 12/09/2007
    • Internaute 13938
      Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

    Tout est politique et aussi tout est philosophique.
    Malheureusement remonte en l’homme la mémoire du temps de l’âge de pierre. Quand on dispose d’une armée c’est bombarder un autre pays, plus modestement on peut aussi bien s’amuser avec une kalachnikov et quand on n’a rien de tout cela il y a quand même la boxe,la corrida sans oublier les combats de coqs, de chiens, de chameaux, de buffles, de poissons, de mangoustes et cobras et d’autres encore.
    J’ai voulu assister à une corrida c’était au Portugal, le taureau souffre c’est évident la seule « philosophie » que j’en ai tiré est l’opposition entre taureau animal sauvage et cheval animal dressé (pose des banderilles à cheval), opposition entre courage du taureau et courage des hommes qui le stoppent et le font se coucher. J’étais près de l’entrée des toreros et j’ai lu dans leurs regards une peur évidente.
    Du pain et des jeux ! !

  • Anonyme

    Sans en rajouter, je pense que derrière les arguments soldés par F.Wolff aux aficionados, car recyclés tous les ans (esthétisation de la violence, domestication de la mort, animalité...) qui feraient pleurer un collégien devant sa copie de français, il y a surtout le refus d’assumer un déséquilibre affectif (et sexuel ?).

    Prendre du plaisir à voir un toro souffrir dans une arène, à voir du sang couler à gros bouillon, c’est limite pathologique.
    _______________________________________________
    Lien

  • Anonyme

    A propos de taomugaia

    Il y a peu de temps il m’a insulté sur son blog disant que j’étais :
    sadique, tortionnaire de ma femme, tueurs d’animaux, et que je bandais en matant les bêtes qui crèvent, bien qu’il ne me connaisse pas.
    Et depuis il supprime tout commentaire qui ne lui convient pas.
    je rappelle ceci pour préciser que les anti-corridas sont souvent violents, au moins verbalement, et souffrent d’un manque d’ouverture d’esprit flagrant.
    Ce manque d’ouverture d’esprit peut en mener certains au terrorisme.
    Sur le blog de ce monsieur vous lirez qu’il se réjouit systématiquement des blessures et de la mort de ceux qui ne lui plaisent pas.

    En fait le principal problème des anti-corridas est bien ancien et Pascal l’avait déjà mentionné :
    « Qui veut faire l’ange fait la bête »

    Toto84, qui ne désire pas s’inscrire

  • Anonyme

    Il y a quelque chose qui m’a toujours fait rèver chez les anti-corrida, c’est leur obstination à faire des affirmations péremptoires sur l’origine du plaisir que peut éprouver un aficionado.

    Je le dit et le répète : la majorité des aficionados ne vont pas voir la mort d’un animal, mais le combat ( inéquitable certe ) entre le taureau et l’homme. Certain admire la bravoure du taureau, d’autre le geste de l’homme mais il n’en est aucun à ma connaissance qui attende avec impatience la mort du taureau.
    La preuve ? il arrive qu’un taureau trop peu combatif ou malade soit renvoyé hors de l’arène et soit envoyé à l’abattoir, hors du spectacle donc.Celui la ne sera JAMAIS tué dans l’arène ; si c’était ce spectacle qui réjouissait le public, cela serait fait.

    Quant à ceux qui disserte sur la souffrance de l’animal, je les prierai d’aller faire un tour dans les abattoirs, afin de voir comment souffre l’animal qui atterit dans leur assiette.
    N’oublions de plus pas que , que nous le voulions ou non, la souffrance est naturelle ; Que ce qui n’ont jamais vu un guépard attraper à la gorge un impala me jette la première pierre.On pourra trouver cela primaire de trouver le combat beau, mais, à ce moment là, comme dit plus haut, interdisons la boxe, voire même interdisons au chat de chasser les oiseaux...

    M.Balussou, amateur, mais pas passionné, de Corrida.

  • Anonyme

    L’article, ou plutôt le livre dont il traîte est dans le vrai, c’est argumenté, construit... d’un point de vue philosophique comme son titre le souligne.

    Mais, ne vivons nous pas dans un monde avant tout juridique ? C’est parfois un peu triste mais la philo est bien trop subjective pour qu’elle puisse légitimer quoi que ce soit.

    Le fond du problème est que ce genre de tortures est totalement interdit, puni par la loi sauf dans le cadre d’une tradition locale... Et quand la tradition prend le dessus sur la loi, il y a un je-ne-sais-quoi de malsain et de rétrograde.

  • Anonyme

    Coucou,
    La loi Grammont a été votée avec effectivement l’exception pour les régions pouvant justifier d’une tradition locale et ininterrompue.
    C’est donc bien l’intention du législateur.
    les juges, devant souvent arbitrer les plaintes de la SPA, font leur métier.
    Nous sommes tout à fait dans le cadre d’un état de droit.
    Votre remarque est nulle d’un point de vue juridique, et ne sert qu’à essayer de jeter l’opprobre sur une pratique.
    Nous sommes dans le même registre de vocabulaire que taomugaia :
    « déséquilibre affectif et sexuel »
    « pathologique »
    « malsain »
    « rétrograde »
    Tout cela démontre le manque d’arguments valables et donc le recourt à l’injure.

    Cordialement,

    toto84, qui ne désire pas s’inscrire.

    • Anonyme

      ps : quant à mon usage des mots « rétrogrades » et « malsains » ils concernaient le fait de faire passer une tradition avant la loi bien que selon ma sensibilité (prenons des pincettes :
      _« rétrogrades » indique un retour en arrière, après des luttes contemporaines pour un minimum de respect des animaux ce n’est pas tout à fait un contressens
      _« malsains » : depuis quand associe-t-on les blessures et la mort à la santé ? ? ?

      bon j’arrête désolée je vais encore me faire incendiée...

  • Anonyme

    Je me suis peut être mal exprimée, désolée. Tout ce que je voulais dire est qu’en faisant expception, la loi sous-entends donc bel et bien que ce sont de mauvais traitements envers les animaux ce qui peut, en tout cas pour nombre d’entres nous, heurter la sensibilité.

    Peut être sommes nous durs dans nos mots mais cela ne reflète que la forte émotion que suscite chez nous le spectacle de la mise à mort d’un animal.

    Je suis peut être « cul-cul » mais vous ô grands philosophes devriez comprendre quels genre de ressentiments cela peut provoquer. Et, votre plaisir à voir ces executions est-il plus important que notre peine à imaginer que nos législations le permettent ?

    Personne ne peut répondre, bien entendu, mais étant du Nord j’attends avec impatience le lien entre philosophie et combats de coq !

    à suivre !

    LN

  • Anonyme

    Chère LN,

    Je ne suis pas grand philosophe, je n’incendie personne, je faisais juste remarquer que la corrida est légale.

    Je comprends parfaitement que l’on soit révolté par la souffrance, je suis d’accord pour la limiter au maximum (expérimentations animales, abattoirs etc.).

    Je suis du midi et pour moi les jeux taurins font parti de ma culture.

    Je serais prêt à abandonner la corrida quand toutes les souffrances humaines et animales auront été reconnues et prises en comptes, bref dans un monde idéal. (ceci dit je n’assiste à des corridas qu’exceptionnellement)

    D’ici là malheureusement je me sens plus prêt de ceux qui cherchent à défendre les hommes, même imparfaits, que de ceux qui font de la défense des animaux une doctrine.

    Je ne supporte pas la mauvaise foi de certains et je pense que l’on frise bien souvent l’intégrisme, en tous cas je constate l’impossibilité de toute discussion.

    Je respecte vos idées mais je souhaite conserver des traditions, une culture dont la corrida fait partie.

    Sans rancune j’espère, et cordialement de ma part,

    Toto84, qui ne désire pas s’inscrire.

  • Anonyme

    Au fait l’homme n’a jamais été l’égal du taureau, c’est l’homme qui l’élève, le fait vivre.
    Il ressent simplement le besoin de l’affronter.
    Au razet dans les courses camargaises,
    à l’esquive dans les courses landaise,
    jusqu’à la mort dans les corridas.
    Il y a 40 ans l’argument des anti-corridas c’était la misère qui poussait les espagnols à devenir des gladiateurs pour l’oligarchie.
    Maintenant que l’Espagne est riche l’argument ne tiens plus.
    Qu’est-ce-qui pousse un jeune à risquer sa vie, son intégrité physique dans l’arène ?
    Qu’est-ce-qui a poussé Alain Montcouquiol à se pendre car il ne pouvait plus toréer ?
    Le sadisme ? L’attrait de l’argent si l’on réussit ? Ou quelque chose de plus, de transcendantal, un vieux rite païen qui se joue encore de nos jours ?
    Je ne vous convaincrai pas, je le sais, mais essayez d’éviter le manichéisme, s’il vous plait.

    Toto84 qui ne veut toujours pas s’inscrire.

  • Anonyme

    Je serai particulièrement d’aller idolâtrer un taureau qui aura, dans l’étable », épinglés les oreilles et la queue des tous les toréros qui se disent « à armes égales »...

    Enfin, une fête royale, et digne d’un vrai spectacle ! ...

    Pour la psychologie, on verra après, si les commentaires sont les mêmes ! ...

  • Anonyme

    Merci de ton intervention, elle corrobore parfaitement ce que j’ai essayé d’expliquer : pas d’argument, des insultes, des menaces, tu es un parfait exemple, au fait tu te prends pour un animal ?

    toto84 etc.

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