Livres d'espoirs

Nouvelle édition du Salon du Livre! La 29e. Avec cette année une profusion de nouvelles thématiques à découvrir et à débattre. L’Agence Reporters d’Espoirs s’invite dans la course et aborde quelques uns des grands enjeux qui occupent auteurs, éditeurs, libraires et tous ceux qui travaillent de près ou loin dans le monde du livre.

Après le café, place au « Livre équitable »

Cécile Cailliez
Reporters d'espoirs
Publié le 13/03/2009 à 10h05

L’Alliance des éditeurs indépendants a mis en place un label « Livre équitable » qui récompense l’édition solidaire. Un procédé qui s’inscrit dans une démarche globale de promotion de la « bibliodiversité ».

Un label « équitable » dans les rayons de sa bibliothèque ? On connaissait le chocolat, le café ou encore le riz, c’est au tour de la littérature de s’engager sur la voie des pratiques responsables. Le but de ce label, créé en 2004 par l’Alliance des éditeurs indépendants (AEI) est de promouvoir les auteurs du Sud et adapter le prix des ouvrages selon les pays.

Un constat simple est à l’origine de l’initiative : les auteurs des pays en développement sont irrésistiblement attirés vers le Nord. Une fois édités, leurs livres reviennent au pays à un prix majoré des coûts de transport, des taxes de douane, des frais d’importation et de la marge du libraire. Un tarif bien supérieur à l’original et inabordable pour le public local.

De leur côté, les éditeurs du Sud peinent à assurer aux écrivains la reconnaissance que leur garantissent les prestigieuses institutions occidentales.

« Dans certains pays, notamment en Afrique, il est vraiment très difficile d’imprimer, explique Gilles Colleu, cocréateur des éditions Vents d’ailleurs et membre de l’AEI. Les ouvrages s’adressent souvent à un public étroit et sont donc tirés à peu d’exemplaires, ce qui entraîne des coûts de réalisation beaucoup trop élevés pour les petites maisons d’éditions. »

Défendre le livre et la lecture comme ouverture sur le monde et non comme un produit consommable, tel était le projet de Vents d’ailleurs. C’est pourquoi Gilles Colleu a rejoint très tôt l’AEI, association fondée en 2002 et basée à Paris.


Essai sur l’oeconomie de Pierre Calame - éditions Charles Léopold Mayer, Livre équitable 2009 (DR).

Organisée en réseaux, elle s’attache à faciliter des accords commerciaux solidaires entre ses 75 membres en soutenant des projets éditoriaux communs. Depuis 2004, les coéditions, Nord-Sud mais également Sud-Sud, jugées les plus « solidaires » sont récompensés par le label « Livre équitable ».

Sur le modèle du commerce équitable, il permet aux éditeurs les moins favorisés de supporter des coûts très inférieurs à ceux pris en charge par les autres éditeurs participant à l’opération. De même, ces derniers peuvent ensuite adapter le prix de vente du livre aux réalités de leur marché.

Vendu 15 € en France, un ouvrage pourra être vendu 8 € au Maroc et 5 € au Cameroun. « Cela symbolise cette solidarité entre éditeurs, solidarité qui mobilise aussi indirectement les lecteurs : c’est parce qu’il est vendu 25 € en France que le même livre peut être acheté moitié moins cher en république de Guinée », résume Etienne Galliand, directeur de l’association.

Défendre la « bibliodiversité »

Le label, officialisé avec la parution de « La Vie n’est pas une marchandise » de Vandana Shiva, publication commune de huit éditeurs, concerne aujourd’hui une dizaine de titres sur les soixante coéditions de l’Alliance.

« La labellisation se fait au cas par cas, ajoute Etienne Galliand. Elle doit rester souple et prendre en compte les réalités de chaque projet. »

Cet outil encore expérimental s’inscrit dans la démarche plus globale de l’AEI : promouvoir la « bibliodiversité » face aux mouvements de concentration du secteur, dominé par les grands groupes occidentaux.

Directement calquée sur la notion de biodiversité, la « bibliodiversité », terme apparu à la fin des années 90, entend défendre la diversité culturelle et la diffusion des idées. « On peut parler d’un certain contrôle de la pensée dans le monde de l’édition aujourd’hui, reprend Gilles Colleu. Quand un auteur se présente avec un projet de fond ou une pensée moins courante, il n’est pas forcément accueilli à bras ouverts. »

Ce combat a fait l’objet de plusieurs déclarations des éditeurs indépendants, à Dakar (2003), à Guadalajara (2005) et à Paris (2007). En 2006, une « Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » a été adoptée par l’Unesco.

Elizabeth Beyer, de la maison d’édition Actes Sud, signataire de la Charte, estime l’AEI absolument indispensable aux auteurs du Sud et pour développer les marchés nationaux. Actes Sud lui a d’ailleurs cédé les droits du chef-d’oeuvre du Nigérien Ken Saro-Wiva, « Sozaboy » ainsi que ceux de « L’Ombre d’Imana », de l’Ivoirienne Véronique Tadjo.

« Ces deux ouvrages ont fait l’objet de deux rééditions qui sont en fait des coéditions 100% africaines », explique-t-elle. L’ombre d’Imana, édité à 5 500 exemplaires a ainsi pu être vendu 1 500 francs CFA (2,30 euros) dans l’ensemble des huit pays africains coéditeurs, contre 6,50 euros en France.

Un modèle éditorial viable

Ces publications sont souvent couronnées de succès. En Côte d’Ivoire, « L’Ombre d’Imana » a ainsi été épuisé très vite. De même, et malgré trois réimpressions, le livre « À quand l’Afrique ? » de Joseph Ki-Zerbo est désormais introuvable au Burkina Faso.

« Dans les pays les plus pauvres, acheter un livre peut parfois revenir à dépenser un salaire mensuel, rapporte Nathalie Philippe, rédactrice en chef de la revue Cultures Sud, dédiée à la promotion de la littérature des pays en voie de développement. Les actions de l’Alliance prouvent que le public du livre est bien présent. Il s’agit avant tout d’une question de coût, pas de manque d’intérêt pour la lecture. »

L’Alliance a aujourd’hui réussi à se faire une place dans un secteur encore peu exploité.

« Ce qui est intéressant, explique Frédéric Bouilleux, directeur de la langue française et de la diversité culturelle à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), c’est qu’elle mêle un discours à la fois économique et culturel, tout en sortant du dialogue Nord-Sud en favorisant des coopérations Sud-Sud. »

Le réseau compte susciter des dynamiques éditoriales durables et des modèles de coéditions viables qui assurent la souveraineté culturelle.

« L’alliance est encore un mouvement périphérique dans le monde de l’édition mais en renforçant le poids des éditeurs indépendants dans tous les pays et dans toutes les langues, c’est la diversité culturelle qu’on appuie », renchérit le directeur de l’AEI. Une initiative jugée comme pionnière et remarquable par nombre d’éditeurs.

Photo : « Essai sur l’oeconomie » de Pierre Calame - éditions Charles Léopold Mayer, Livre équitable 2009 (DR).

Aller plus loin
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  • Guy MASAVI
    Guy MASAVI
    citoyen dessinateur pour de rire
    • Posté à 11h13 le 13/03/2009
    • Internaute 55858
      citoyen dessinateur pour de rire

    Dans une démarche autre, un site permet une littérature équitable et en a fait, même, sa devise :

    InLibroVeritas est une maison d’édition fondée en 2005 qui a pour vocation le partage et l’échange démocratique, universel et fraternel du savoir et la culture. Créateur de la Littérature Équitable, InLibroVeritas permet à tous de lire, d’écrire et de publier librement et gratuitement toute littérature sous licences libres ou ouvertes.

    Lien

  • pfff
    • Posté à 11h18 le 13/03/2009
    • Internaute 3614

    belle initiative la culture enfin abordable, à quand un label de musique équitable ?

  • Manu de la bas
    Manu de la bas
    Altermondialiste light
    • Posté à 11h35 le 13/03/2009
    • Internaute 44679
      Altermondialiste light

    Est ce que ce concept s’accompagne de l’école équitable ?

    En France il semblerait que ce concept soit en passe de disparaitre ...

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 12h30 le 13/03/2009
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    wxcddwxcvwxc

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 13h05 le 13/03/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    et voila je suis equitable moi aussi avec moi m^m
    Lien
    et vraiment pas cher aussi

  • Al nasr al tair
    Al nasr al tair
    L'aigle en vol...
    • Posté à 13h45 le 13/03/2009
    • Internaute 69210
      L'aigle en vol...
  • melina nilles
    melina nilles
    poétesse et écrivaine
    • Posté à 14h25 le 13/03/2009
    • Internaute 63072
      poétesse et écrivaine

    ILV, la Littérature Equitable : un concept unique au monde :

    « Le livre à la carte In Libro Veritas
    Achetez votre propre livre, à la carte

    Choisissez, parmi les oeuvres disponibles sur In Libro Veritas, celles que vous souhaitez ajouter à votre livre. Un bouton Ajouter à votre livre est présent dans le cadre de présentation de l’oeuvre lorsque l’auteur a autorisé la vente de son oeuvre sur papier.

    Vous pouvez ajouter plusieurs oeuvres, de plusieurs auteurs différents à votre livre, jusqu’à 1000 pages par livre. (vous pouvez créer plusieurs livres)(...) »
    Lien

    « ILV-Edition, l’édition comme vous ne l’avez jamais vue
    Editez votre livre en trois étapes (...) »
    Prestations ILV détaillées (...)
    voir :
    Lien

    les auteurs d’ILV :
    Lien
    Lien
    Lien

    Un site très interactif, où l’on se sent chez soi (même un peu trop quelquefois ! ! !).
    Et vraiment, je tiens à remercier Mathieu Pasquini, l’éditeur, de nous offrir gratuitement cet espace de liberté, et de ne pas lésiner sur les moyens d’atteindre son objectif de Littérature Equitable...
    Lien

    pour ce qui concerne la musique, voici une suggestion :
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    Jamendo est pour les musiciens l’équivalent d’ILV
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    faire un petit tour par ici :
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    *la culture équitable, cela existe et reste à développer...
    loin des affairistes.

    Lien

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    (liste non exhaustive ! ! !)

  • Utilisateur désinscrit à sa demande
    • Posté à 21h09 le 13/03/2009
    • Internaute 70482
      nc

    Au fait, en parlant de livre équitable...

    Aujourd’hui je viens de toucher un petit chèque de droits d’auteur de la SOFIA ( Lien ), et comme plusieurs éditeurs me doivent des sous depuis des années (Albin Michel, 6 Pieds sous Terre, Baleine), je me disais que la première chose à faire serait de s’occuper des écrivains archi-sous-payés et continuellement arnaqués par leurs éditeurs.

    Parce que non seulement on doit mendigoter pour être publiés – plus moi : je suis libre écrivain du Net depuis des années –, mais en plus il nous faut tendre la main comme des gueux pour qu’on nous balance à la gueule comme à des chiens notre misérable pitance.

    Le commerce équitable, dans le livre, c’est 25% minimum du prix de vente hors-taxes pour les écrivains. Tout le reste n’est que blabla de salonnards.

    Pour ceux qui l’ignorent, on touche entre 5 et 10%, en moyenne.

  • asso.astucesdvpt
    asso.astucesdvpt
    association pour le (...)
    • Posté à 21h34 le 13/03/2009
    • Internaute 66186
      association pour le (...)

    Très bonne initiative, à encourager ! ! !
    continuez à en parler.

    Merci à ceux qui ont lancé ce projet.

    Association pour le commerce équitable et le développement durable à Toulouse : association Astuces :
    Lien

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 21h54 le 13/03/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    C’est tout simplement génial !

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 22h30 le 13/03/2009
    • Internaute 71957
      nc

    Ouais, encore une initiative qui va contribuer à l’augmentation de la quantité de conneries de gauche en circulation...

    • dulconte
      dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 22h44 le 13/03/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      ben les écrivains de droites ont déjà la publication à compte d’auteur ça équilibre.

      Bon sinon on essaye de faire avancer le débat pour une fois qu’on s’amuse pas avec les âneries du Serraf ?

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 23h22 le 13/03/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Ok.

        Donc si j’ai bien compris, il s’agit de demander à un français de payer quelques euros de plus un bouquin pour qu’un burkinabe puisse l’avoir à moins cher.

        Moi, j’ai pas de problème avec ça. Je suis un gros con de droite, je gagne bien ma vie, quelques euros de plus, c’est comme quand j’achète de la bouffe équitable ou que je vais chez le boucher au lieu du supermarché. Quoique quand même, j’achète beaucoup de livres.

        Maintenant, un français au RSA va peut être renacler un peu non s’il faut qu’il paye cinq euros de plus son bouquin ?

        Parce que en plus, il n’a pas le choix. Si on ne veut pas acheter le café équitable à 3,5 euros, il y a le café inéquitable à côté pour 3 euros, qui aura le même goût.
        Alors que s’il ne peut pas acheter ce livre, il ne l’aura pas, point barre.

         
        • dulconte
          dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 01h52 le 14/03/2009
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          Tu mets effectivement le doigt sur le nœud du problème le commerce équitable actuellement n’est équitable que de nom, puisque les intermédiaires continuent allègrement à se gaver, ce qui provoques un prix final supérieur aux produits ordinaires.

          Les produits équitables ne devraient pas être plus cher que les autres (sauf raison de qualité), la part du producteur restant de toute façon faible par rapport au prix final (toujours 40% pour le vendeur final de toute façon).

          L’autre truc c’est que le commerce équitable même s’il permet aux producteurs de vivre mieux maintient le problème principal des pays du tiers monde (c’est le terme qui est utilisé dés qu’on sort des pays occidentaux) c’est à dire produire des matière premières non transformées pour l’export et acheter des produits finis. De plus la production est faite pour l’export et non pour le marché intérieur qui de ce fait reste famélique et argent, pouvoir et terre restent entre un nombre très restreints de main.

          Pour les bouquins une personnes au RSA ne peut de toutes façon en acheter beaucoup. Reste qu’il me semble absurde que celui qui produit soit celui qui gagne le moins, cela est particulièrement vrai sur un livre ou un disque.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 02h02 le 14/03/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Pour un livre, « celui qui produit », c’est à dire l’auteur, est celui qui gagne le plus.
            Il gagne environ 10% du prix final. Les 90% restants font intervenir une multitude de personnes physiques qui toutes, individuellement, vont gagner très peu de choses sur le livre.

            Ceux qui gagnent plus que ces 10%, ce sont des personnes morales, des entreprises. Mais dans une entreprise, pour que le livre existe et soit vendu, il y a pas mal de monde d’impliqué.

            • dulconte
              dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
              Mordu par un fachogarou
              • Posté à 02h24 le 14/03/2009
              • Internaute 250
                Mordu par un fachogarou

              tu joues un peu sur les mots, l’entité qui touche le plus sur la vente d’un livre c’est le libraire avec environ 40% du prix du livre, que ce soit un libraire indépendant ou la FNAC ou Virgin.

              Le livre reste un objet qui est cher à fabriquer et implique de nombreux corps de métiers.

              Dans le cas d’un disque un petit groupe va gagner au mieux 1 euros, 1,5 euros, là on est plutôt en dessous des 10%. En comptant le fait que la maison de disque doit vendre entre 1500 à 2000 disques pour rentabiliser la production, il y a des marges assez gigantesques qui son réaliser sur le dos des artistes, quand le prix du disques atteints 15 à 20 euros, alors que sans eux, pas de musique...

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 02h40 le 14/03/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                Je suis toujours un peu dubitatif là dessus : les taux de marge avant impôt des groupes d’édition de livres ou de musique ne sont pas faramineux (rien à voir avec Microsoft par exemple). Ca fait dans le 5-10% de profit.
                Et par ailleurs, il ne me semble pas non plus qu’ils versent des salaires fondamentalement différents de ceux d’autres industries.

                C’est quoi le profit moyen sur un livre vendu 20 euros ? 1 euro environ non ?

                J’appelle pas ça se gaver...

                On pourrait reconnaître que toute la chaîne coûte cher, et que en effet, la simplification de la chaîne logistique que permet le web devrait permettre aux auteurs/créateurs de mieux être rémunérés en supprimant quelques intermédiaires - mais en en ajoutant d’autres (hébergeurs, pub online, etc...)

              • Utilisateur désinscrit à sa demande
                • Posté à 12h04 le 14/03/2009
                • Internaute 70482
                  nc

                Françoise – notre amie libraire – se fait une marge brute d’à peine plus de 30%, comme tous les librraires.

                Ce qui bouffe le plus de pognon, c’est la ditribution .

                Si elle ne vendait pas de papeterie, elle n’aurait pas de quoi payer ses charges.

                Tout comme les musiciens, les écrivains mangent, et ont souvent des familles qui mangent, aussi.

                Écrire un livre ne peut pas se faire à mi-temps, en dilettante : c’est un métier exclusif, qui happe son bonhomme entièrement.

                Si les lecteurs veulent une littérature de qualité, il faut que les écrivains soient payés à plein temps ; sinon on aboutit à la situation présente, à savoir une débauche de pâte à papier encrée dont le seul but apparent est d’alimenter la broyeuse du pilon.

                D’autre part, un écrivain de doit qu’écrire. C’est ma devise.

                Contrairement à un musicien, un écrivain n’a pas de scène ; ou ne désire pas y monter pour parler dans un micro et parler à son public. Or actuellement, la plupart des écrivains ne font pratiquement plus que ça : aller de salon en salon et vivoter des frais de déplacement, qui sont nettement plus juteux que les minables à-valoir versés par leurs éditeurs.

        5 autres commentaires
  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 00h34 le 14/03/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    Belle initiative !
    Il n’y a pas encore de télé équitable mais il y en a des libres.
    Lien

  • chinchilla1967
    • Posté à 08h32 le 14/03/2009
    • Internaute 50756
      plate

    C’est nawak vos equitable partout : rien de tel que ces micro-excuses que se donnent de pauvres consommateurs alors qu’ils votent pour des gouvernants sanguinaires, racistes etc. Foutez-vous les au cul vos produits équitables !

    • melina nilles
      melina nilles répond à chinchilla1967
      poétesse et écrivaine
      • Posté à 11h51 le 14/03/2009
      • Internaute 63072
        poétesse et écrivaine

      toujours quelqu’un pour faire débat, hein ! ! ! !
      Mais c’est quoi votre action citoyenne à vous , en dehors d’insulter publiquement des gens propres ?

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