Livres d'espoirs

Nouvelle édition du Salon du Livre! La 29e. Avec cette année une profusion de nouvelles thématiques à découvrir et à débattre. L’Agence Reporters d’Espoirs s’invite dans la course et aborde quelques uns des grands enjeux qui occupent auteurs, éditeurs, libraires et tous ceux qui travaillent de près ou loin dans le monde du livre.

Don de livres : le débat au fond de la poche

Frédérique Sauvée
Reporters d'espoirs
Publié le 18/03/2009 à 13h04


Livre Volant (Olsson Shadows/OIF).

Le livre n’est pas une marchandise comme une autre. Il est à la fois un objet économique et culturel. On l’achète, on le prête, on le donne, toujours dans le but de partager et de découvrir.

Si certains souhaitent qu’il passe de mains en mains pour véhiculer cultures et savoirs à travers le monde, d’autres pensent qu’il appartient à chacun de pouvoir choisir ses propres lectures, ses propres outils de connaissance.

Un débat d’idées qui ne peut laisser indifférent autour d’un bien commun que tout le monde peut avoir dans sa poche.

Le livre globe-trotter

Albert-Louis Mathieu fait partie de ceux qui souhaitent donner une nouvelle vie aux livres abandonnés. Sa passion, c’est la langue française. Une langue dont il déplore, au fil du temps, l’oubli et le manque de considération dans le monde entier.

Cet amoureux de littérature a donc décidé, en 2003, de fonder un réseau de promotion du français par le biais de l’association Le Bouquin Volant. Pourquoi « volant » ? Parce qu’il passe de mains en mains : du particulier qui le donne, à l’association qui le récupère et le confie au voyageur, qui le transmettra à de nouveaux lecteurs des pays du Sud.

« Nous récoltons une moyenne de 10 000 livres par mois de la part de gens qui n’en ont plus l’usage », explique Albert-Louis Mathieu, à la tête d’une équipe de 50 bénévoles. Récupérés les dimanches sur des marchés de Paris et des Hauts-de-Seine, les livres, de l’ouvrage littéraire au manuel scolaire, sont triés par thématique et par intérêt linguistique, puis stockés.

Embarqués par un voyageur ou une association, ils sont ensuite déposés dans une école ou une bibliothèque du pays de destination. Le Bouquin Volant a distribué 238 000 livres depuis sa création, dont une majorité dans les pays francophones (Cameroun, Liban, Madagascar, Sénégal) ainsi que dans des universités qui enseignent le français (Bulgarie, Chine, Inde).

Une aide qui peut bien souvent s’avérer très utile comme le témoigne Flore Bénard, coordinatrice des partenariats à l’Alliance française :

« Les étudiants sont très nombreux à apprendre le français, mais ils n’ont souvent même pas de dictionnaire à leur disposition. Les dons de l’association leur apportent au moins les moyens de suivre correctement leurs études. »

Un don polémique

Plein de bonne volonté et d’ingéniosité, Albert-Louis Mathieu s’est lancé dans une initiative qui ne fait pourtant pas l’unanimité. En particulier auprès des pays receveurs, qui ne voient pas toujours d’un très bon œil l’arrivée en grande quantité de livres « occidentaux » dans leurs écoles et leurs bibliothèques.

Michel Choueiri, président de l’Association internationale des libraires francophones (AILF), nuance l’apport de ces envois :

« Donner, c’est bien. Donner le choix, c’est mieux ! »

Car, ce qui est souvent reproché aux associations des pays du Nord, c’est d’envoyer du matériel sans prendre en compte la culture locale, ni les attentes réelles des pays destinataires. Certains se montrent même très hostiles.

« Faut-il continuer à parler de fraise, de raisin, de Blanche Neige, à des enfants qui vivent sous des manguiers, vendent et achètent des oranges, cultivent des noix de karité ? », s’insurge Béatrice Gbado, fondatrice de la maison d’édition béninoise pour enfants Ruisseaux d’Afrique.

Elle tempère cependant :

« Pour qu’un enfant se construise, il faut d’abord qu’il comprenne la culture de son pays, ses propres racines. Ce n’est qu’après qu’il pourra s’ouvrir aux autres cultures et à leur littérature. En plus, ces dons de livres déstabilisent l’économie locale. »

Cette dernière conséquence est particulièrement redoutée par les éditeurs locaux qui craignent de ne plus vendre les livres de leurs auteurs, déjà peu nombreux à être publiés.

Ce débat qui entoure le don de livres fait finalement apparaître la nécessité de développer un partenariat Nord-Sud raisonné et réfléchi. Dans cette logique, l’Unesco a souhaité structurer le système en rédigeant une « charte du don de livres ».

En une vingtaine d’articles, le document recommande aux associations de procéder à un don « de qualité et non de quantité ». Les livres fournis doivent répondre à la demande des organismes receveurs et correspondre aux besoins du public, le tout sans nuire à l’économie de l’édition locale. Le but est donc d’inscrire la relation donneurs-receveurs sur la base d’une véritable coopération.

Une alternative durable

Pour apporter une réponse aux problèmes d’accès aux livres dans les pays du Sud sans avoir recours aux dons, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a, quant à elle, développé depuis 1986 des Centres de lecture et d’animation culturelle (les Clacs).

Mené dans dix-huit pays francophones du Sud (Afrique, océan Indien, Caraïbes et Proche-Orient), ce programme permet de renforcer ou de créer des structures publiques culturelles. L’intérêt de l’initiative repose en fait sur une étude préalable des conditions d’implantation des centres et des attentes de la population.

« Contrairement aux idées reçues, la pénurie de livres dans les pays du Sud ne peut justifier l’envoi d’ouvrages issus d’invendus ou mis au rebut par les bibliothèques des pays nantis, s’alarme Eric Weber, responsable du programme à l’OIF. Avant de fournir en livres un Clac, nous étudions par exemple le système éducatif de la région pour identifier les ouvrages adaptés aux programmes scolaires. »

Les Clacs sont destinés essentiellement aux jeunes. Ils regroupent une bibliothèque ainsi qu’une salle polyvalente équipée de matériel audiovisuel. L’OIF, qui achète les livres, favorise des ouvrages neufs édités localement, en français ou en langues nationales. Chaque Clac gère ainsi un fonds d’ouvrages spécifique à son pays, voire à sa région.

Pour Eric Weber, l’objectif, au-delà de combler un manque évident de matériel, est d’inciter les gouvernements des pays du Sud à mettre en place de vraies politiques nationales de lecture publique :

« Cette dynamique a été enclenchée à Madagascar, Haïti ou l’Ile Maurice suite à l’action des Clacs. Nous espérons que ces pays permettent à leur population d’accéder durablement aux livres et à la culture, des enjeux majeurs pour la démocratie et le développement. »

Tous ces propos montrent la teneur du débat. Si l’on ne peut condamner le don de livres, qui répond à un besoin évident des populations des pays du Sud, on comprend qu’il doive être encadré de manière à ne pas compromettre le marché local de l’édition et à respecter la culture du pays.

Tant qu’il n’y aura pas une mobilisation forte des pouvoirs publics et du monde de l’édition pour consolider le marché du livre dans les pays en développement, le don reste utile. L’important est que le livre réponde à sa fonction première : satisfaire celui qui le découvre.

Photo : Livre Volant (Olsson Shadows/OIF).

Aller plus loin
  • 13104 visites
  • 18 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 13h21 le 18/03/2009
    • Internaute 18202

    C’est vrai qu’il faut donner mais, pour quel choix ? Oui, offrir un livre comme celui de Pétré Grenouilleau poserait problème en Afrique.

    A défaut, on peut leur demander d’écrire, avec le mépris qui va avec, comme Benoît XVI notamment.

    Lien

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 13h37 le 18/03/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    Depuis plus de deux ans dans mon immeuble nous avons mis dans l’entrée un meuble dans lequel chacun dépose ou prend les livres mis à disposition.
    où partent-ils ensuite ? personne ne le sait... vive la liberté.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h10 le 18/03/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Un livre ça se prête, à la rigueur on peut l’offrir, mais seulement aux personnes dont on connait très bien les goûts, mais ça ne se donne pas à un inconnu. Ça se garde, ça s’entrepose dans sa bibliothèque, pour les relire des années plus tard et que les gens en qui on a confiance (c’est à dire pas ceux qui perdent ou abiment les livres) puissent les emprunter.

    Par contre je trouve que les mecs abusent de faire la fine bouche et de vouloir choisir ce qu’on leur offre.
    Belle mentalité que de ne vouloir que les auteurs de chez soi. Heureusement que je ne m’arrête pas à ça sinon je n’aurais pas lu plus de vingt livres dans ma vie.
    Je sais ce qu’est une noix de karité alors pourquoi un béninois n’aurait pas le droit de savoir ce qu’est une fraise ?
    Le propre du livre est d’être un véhicule qui nous fait visiter moult mondes imaginaires et réels sans bouger de sa chambre.

    Et si ce n’est que pour des raisons économiques, ils pourraient profiter de cette relation pour faire vendre leurs auteurs en Occident. Si leurs bouquins sont bons, ils trouveront preneur.

    • Hippopotable
      Hippopotable répond à Keldan
      Honnête homme
      • Posté à 14h18 le 18/03/2009
      • Internaute 22179
        Honnête homme

      Votre réaction est justifiée quand il s’agit d’individus, mais il s’agit ici de voir l’impact de dons massif sur des collectivités ou des pays. Comme à chaque fois qu’il s’agit d’humanitaire, que ce soit pour des dons de nourriture, de vêtements, de matériel, il est essentiel de prendre en compte les besoins des populations et surtout d’évaluer les effets négatifs de dons sans contrepartie.
      Le don est parfois utile, mais il ne doit pas devenir systématique et s’installer dans la durée, l’idéal c’est qu’il soit inscrit dans une réflexion plus large et qu’il ait vocation à être remplacé par un système où on ne place pas systématiquement les populations en position de débiteur moral et d’assisté.

      • compte sup le 26.08.09
        • Posté à 15h21 le 18/03/2009
        • Internaute 58250

        Oh bonjour Hippopotable,

        Excusez mon aparté les riverains, ce bonjour n’a rien à faire ici mais je me suis étonnée de voir Monsieur Hippopotable et j’ai la joie et le rire expansif alors je m’expands =) & j’aime beaucoup aller faire une balade sur les pub anciennes ! ! ! il y a quelques perles que j’adore ! ! !

        Bonne balade dans les rues du 89,
        on se recroisera peut être =)

         1 autres commentaires
  • gilles.roezau
    • Posté à 17h56 le 18/03/2009
    • Internaute 73344
      ()

    D’autres alternatives existent, j’ai donné mes livres à recyclivre qui les revend et reverse une partie de son chiffre d’affaires à des associations qui luttent contre l’illettrisme. Comme ça mes livres servent à financer des programmes directement utiles aux populations concernées.

    • 3880
      3880 répond à gilles.roezau
      ancien étudiant, nouvel employé (...)
      • Posté à 19h16 le 18/03/2009
      • Internaute 3880
        ancien étudiant, nouvel employé (...)

      Autre alternative :
      Ce que je ne comprends pas, pour envoyer des livres en Afrique c’est un coup. J’en ai envoyé deux fois, une fois avec un 4x4 d’un ami (pour le Burkina Faso) et l’autre fois pour le Bénin (par Bateau).

      Avec l’argent de l’envoi, pourquoi ne pas acheter des livres Africains, que l’on distribue dans les bibliothèques locales. Peux de pollutions, beaucoup de développement local. (Je n’y avais pas fait à l’époque, car je ne m’étais pas posé de question avant de lancer le projet).

      Et si vous faites de l’humanitaire, juste pour déculpabiliser d’être un riche touriste Européen en voyage dans un pays pauvre.
      Je vous invite à partir, et sur place acheter des livres d’auteurs locaux que vous ramènerez dans les Bibliothèques Françaises.

      Dans tout les cas, Bonne lecture ou Bon voyage

  • James Bond
    James Bond
    /pour vous servir.
    • Posté à 18h49 le 18/03/2009
    • Internaute 64803
      /pour vous servir.

    Le livre est la nourriture de l’esprit. Il n’est qu’imaginer les autodafés de livres pour me mettre dans des colères folles. Un livre est un cadeau. Nourrir un homme c’est le geste primaire, nourrir son esprit est le geste ultime pour en faire un Homme.

    • Hippopotable
      Hippopotable répond à James Bond
      Honnête homme
      • Posté à 20h45 le 18/03/2009
      • Internaute 22179
        Honnête homme

      Jolie formule, mais que dire des romans Harlequin, des SAS, des Guy des cars, des manuels de français obsolète ou des mauvais albums pour enfants qui encombrent bien souvent les dons de charité ?

  • Maxfrerot
    • Posté à 19h06 le 18/03/2009
    • Internaute 23114

    Hors sujet, mais...

    « Le livre.. » , comme le mp3, « ...n’est pas une marchandise comme une autre. Il est à la fois un objet économique et culturel. On l’achète, on le prête, on le donne, toujours dans le but de partager et de découvrir. »

    C’est comme le mp3.
    De Hadopi à fahrenheit 451, la route n’est pas si longue. Surtout avec N.S. Restons vigilants.

    • Hippopotable
      Hippopotable répond à Maxfrerot
      Honnête homme
      • Posté à 20h48 le 18/03/2009
      • Internaute 22179
        Honnête homme

      A la différence que le livre est un objet physique, qui a un coût, un poids, qui consomme du papier, qui se dégrade, et n’est pas reproductible à l’infini.

  • mah
    mah
    • Posté à 20h34 le 18/03/2009
    • Internaute 64660

    Il y a quelques années La france a offert quelques mètres linéaires de livres à une médiathèque d’Afrique.
    Oui, aux mètres linéaires ! ! ! ! ! !
    du n’importe quoi.
    Mais la directrice de la médiathèque en question, a engagé des étudiants pour faire le tri et d’écarter les livres les plus inutiles pour elle.
    En ce qui concerne le don sur les marchés, les gens se débarassent des livres qui ne les interessent pas (pas tous j’espère)

    • Hippopotable
      Hippopotable répond à mah
      Honnête homme
      • Posté à 20h46 le 18/03/2009
      • Internaute 22179
        Honnête homme

      Cela me rappelle l’anecdote d’une amie qui travaillait à la Fnac il y a quelques années. Une cliente vient la voir et lui commande « trois mètres linéaire de Pléïade » pour garnir ses nouvelles étagères.

  • Apeloig
    Apeloig
    observateur
    • Posté à 01h36 le 19/03/2009
    • Internaute 43585
      observateur

    Dans Paris il existe une organisation menée par des bénévoles, qui s’appelle « Circul livres ».
    À certains emplacements, dans différents quartiers de Paris, les samedis matin, souvent, sur des tréteaux, sont proposés gratuitement des livres.
    N’importe qui peut emprunter un ou plusieurs livres, sans aucune formalité.
    Ensuite, cette personne peut le (ou les) rapporter ou pas. Elle peut aussi, donner elle-même des livres.
    Voici une initiative intéressante, puisqu’elle pratique le principe du partage, sans mettre en avant une quelconque charité.
    Il en va autrement avec le « don » de livres écrits en langue française, fait dans des pays franophones, certes, mais qui ont leur propre culture et quelquefois, leur propre littérature.
    Le livre est une œuvre culturelle, mais c’est aussi un produit commercial. Et je suis d’accord pour penser que le « don » de livres, venant de France peut léser économiquement l’édition locale.
    En revanche, si au cours d’un voyage touristique dans un de ces pays, et que le hasard des rencontres vous fait connaître une ou plusieurs personnes qui vous font part de leur manque de livres écrits en français, et, qu’ensuite, revenu chez soi, on envoie des livres à cette (ou ces) personne, c’est différent. Là encore le principe détestable de charité n’existe pas.
    Un cadeau n’est pas un don. Et souvent, le don comporte dans son intention une propension à être une action charitable, supposant ainsi que « le riche donne au pauvre », conduisant ce dernier à devoir tendre la main.
    Il n’existe pas plus indigne, ni plus négateur pour l’homme de devoir tendre la main.
    Si nous acceptions que les richesses du monde, naturelles ou produites, doivent être partagées, pas nécessairement en quantité égale, mais de façon à ce que le plus pauvre possède, au moins le minimum pour ne pas avoir faim et un toit pour s’abriter.

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 08h30 le 19/03/2009
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    Un peu en marge du livre, les dons de dicos, extrêmement précieux : on demande régulièrement aux libraires -mais tout le monde peu en donner aussi bien sûr- des dictionnaires adultes et pas trop périmés ( !) , des dictionnaires jeunesse, des Dokéo pour les primaires. Et tant mieux.

    Mais que deviennent les stocks monstrueux d’invendus retournés aux éditeurs : le pilon ?

    Ça, ce serait vraiment scandaleux, n’est-ce pas ?

  • jacquelinel
    jacquelinel
    soignante
    • Posté à 12h23 le 19/03/2009
    • Internaute 72016
      soignante

    Tout comme pour les vêtements donnés aux associations : il est indispensable de donner des livres que nous serions, nous-mêmes,heureux de recevoir.
    C’est le moindre des respects à avoir vis-à-vis des personnes concernées par notre action.
    Penser, également, au « plaisir » de la lecture, qu’elle soit un véritable vecteur de connaissance et qu’elle « parle » aux lecteurs..
    Les Nouvelles Editions Africaines, par ex., sont un vivier de lectures à partager.
    Quand j’entends les mots : flamboyants...fufu...paspalum...fula-fula...bougainvillées.....polar ou primus....matiti...karibu(bienvenue>>quel joli mot) cancrelat (c’est moins drôle !) ...je suis transportée « la-bas » où une partie de mon coeur se trouve. Je crois vraiment que cet accès à la littérature qui parle de ce qui est notre environnement est importante. On doit pouvoir comprendre ce qu’on lit. Qu’en pensez-vous ?
    Cordialement. jl

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 18h39 le 19/03/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    On peut aussi libérer un livre et le laisser maitre de son destin !

    Tel est le principe du bookcrossing, un site internet permet de donner à un livre une BCID (BookCrossing ID), avant de le relâcher, l’abandonner dans un café, une gare, un aeroport par exemple. La BCID permet à ceux qui trouveront ce livre de le retrouver sur internet, le commenter, de connaitre son « itinéraire ». Le concept permet l’aventure merveilleuse de rendre sa liberté à un livre et se rendre compte des mois plus tard qu’il a fait le tour du monde et lire les commentaires des lecteurs dont il fût « passager ».

    Lien

    site miroir en français :
    Lien

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.