Signes et contre-signes

Le blog de la sémiologue Mariette Darrigrand.

Carla et Ségolène aux sources de l'imaginaire humain

Mariette Darrigrand
Sémiologue
Publié le 07/02/2008 à 10h20

La parité existe, TF1 l’a rencontrée. Dans le 20 heures de samedi 2 février, à propos de l’événement du jour -non pas la rébellion tchadienne mais le mariage présidentiel- la parité était à l’honneur. La nouvelle première dame de France était présentée comme la croqueuse d’hommes qu’elle-même dit être, caractéristique bien normale depuis la parité.

La parité, donc. Tiens, on n’avait pas remarqué…
Depuis certaines alarmes médiatiques lancées en 2005 par quelques plumes réactionnaires dénonçant le grand déclin, la grande débandade, la tsunamique féminisation de la société, le cadre idéologique s’est sensiblement revilirisé. L’élection de 2007 a été gagnée sur des valeurs « viriles » : rupture avec l’immobilisme mou, ordre juste et musclé, promesse de redresser la France et même de la tirer vers le haut…

Une mauvaise utilisation de la féminité

Ségolène a perdu pour de multiples raisons, parmi lesquelles une mauvaise utilisation de sa féminité. A la fois trop féminine : le glam ne peut pas protéger les citoyens, même si, dans un premier temps, il les séduit. Et insuffisamment, car n’explorant pas le féminin au sens d’Autre de la norme. La société est violente : soyons pour la paix. La société produit toutes sortes de déchirements et de ruptures : produisons de la continuité, du durable…

La tâche évidemment était difficile et la tenter nécessitait d’oser délaisser les stéréotypes de magazines - « Les Hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus », gros succès au pays de Simone de Beauvoir -pour descendre dans les profondeurs des archétypes : sources universelles de l’imaginaire humain.

Carla, logiquement, en reste aux clichés, dont deux principaux : celui de la femme émancipée (désir calqué sur celui des hommes) et celui de l’artiste (seule condition censée être intéressante).

Le week-end précédant l’union présidentielle, on a pu penser que Ségolène avait atteint la profondeur des images fondamentales. Invitée de Michel Drucker le dimanche 27 janvier, tout de noir vêtue comme une veuve méditerranéenne, elle était la femme trahie, la femme délaissée.



Grandeur tragique, noblesse des sentiments intenses, Ségolène incarnait enfin une vraie héroïne : Ariane à Naxos.

La femme quittée, figure à succès.

Souvenons-nous. Ariane, le fil… Elle l’aide, son Thésée, comme la bouchère, le boucher, l’éditrice, l’écrivain, l’énarquesse, l’énarqueux… Elle le guide jusqu’à ce qu’il triomphe du Minotaure, qu’il se libère du Labyrinthe… Oui, mais voilà, la parité n’a qu’un temps, c’est connu depuis trente siècles. Une fois qu’il a gagné, le beau guerrier quitte la Crète emportant celle à qui il doit le succès, mais à la première île venue (Naxos), il l’abandonne.

La femme quittée, sublime dans ses pleurs, est une figure à succès. La littérature féminine en est pleine. Voir récemment le récit qu’a fait Justine Lévy de son abandon par Rafaël Enthoven au profit d’une certaine Carla…

Bien sûr, les femmes quittent aussi, l’indépendance financière les rend moins soumises, la cruauté est équitablement répartie entre les sexes. La question, pour qui regarde le spectacle politique actuel, n’est pas de cet ordre psychologique, mais concerne le langage collectif, les représentations dominantes.

A droite, la Dame reste la femme du Dominus.

Devant quoi sommes-nous ? A gauche, l’échec du couple paritaire. L’homme et la femme sont formés à la même école, elle l’aide puis c’est à lui de le faire. Echange des rôles, parfaite réciprocité. Belle théorie mais le cas de figure reste rare. Hollande-Royal ont échoué. Les Clinton sont à la peine.

A droite, la recolorisation du couple traditionnel. La Dame -comme dans première dame- reste la femme du Dominus. Celui qui donnera le Dom -comme dans Dom Juan- est le chef de la Domus, la maison latine désignant l’ensemble des personnes vivant sous le même toit. Certes, au temps où les identités se multiplient, où les avatars prolifèrent, la Dame peut être dominatrice à ses heures (Domina), ou conduire de main de maîtresse des scènes de ménage : Mrs Smith est armée…

L’histoire de notre pays dira prochainement si cette nouvelle dame peut faire avancer d’un cran la parité qu’on lui prête. Va-t-elle faire bouger les lignes de la domination ? Qu’a-t-elle à sa disposition de plus qu’une Ségolène ? Carla est une « artiste » au sens jet set de ce terme. Nicolas, qui de toute évidence rêve pour lui-même de ce nouveau statut aristocratique, va-t-il, sous la force de cette créatrice, descendre du piédestal de metteur en scène qu’il aime s’allouer, pour ne plus être qu’un simple inspirateur ? Suspense haletant que nous suivrons bien sûr, mais avec un certain septicisme car la langue nous donne un indice. Un indice en forme de vide sémantique. Avez-vous remarqué que le mot Muse n’a pas de masculin ? ► Rien de grave de Justine Lévy - éd. LGF, coll. Poche, 2005 - 220p., 5,54€.

Ségolène et François de Cécile Amar et Didier Hassoux - éd. Privé, 2005 - 284p., 18€.. De la rivalité à l’intérieur du couple socialiste.

Le Film de Doug Liman, avec Brad Pitt et Angelina Jolie (2005) mettant en scène un couple apparemment banal et en réalité d’espions employés par des organisations ennemies, qui finissent par se tirer dessus à la kalachnikov dans leur cuisine.

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  • thierry reboud
    • Posté à 10h31 le 07/02/2008
    • Internaute 20923

    Bonjour Machinchose (parce que je ne doute pas de votre survenue prochaine ; -)).

    Mariette Darrigand, puisque vous êtes sémiologue, peut-être serait-il intéressant que vous vous penchiez sur cette manie contemporaine de parler de femmes (plus ou moins politiques) en les désignant par leurs prénoms. Parce qu’il me semble qu’il s’agit bien d’une affaire de signes...

    J’ai bien entendu que, pour certain(e)s, il s’agit de marquer une sympathie (salut à ceux-là). Pour autant, je ne suis pas tout à fait convaincu (et ça n’est rien de le dire).
    Il me paraît bien plus qu’on trouve dans ce trait d’époque une façon subreptice d’infantiliser ces intervenantes. Or, indépendamment de leurs qualités propres (sur lesquelles je refuse de me prononcer, vous m’entendez, Machinchose ?), ces femmes sont des adultes pleinement resposables de leurs actes, lesquels actes devraient être mesurés à la même aune que ceux de n’importe qui.

    En se réfugiant derrière des « Carla », « Cécilia » ou « Ségolène », il me semble en effet, comme Darrigand le fait remarquer, qu’on fait du féminisme à la mode Mars-et-Vénus. Bonjour les dégâts...

    • Camille D
      Camille D répond à thierry reboud
      www.tsubaki.ouvaton.org
      • Posté à 10h52 le 07/02/2008
      • Internaute 7885
        www.tsubaki.ouvaton.org

      Il y a effectivement quelque chose de remarquable dans cette manière de prénommer les femmes et de nommer les hommes. Le prénom permet la familiarité et souvent la condescendance.
      Peut-être que l’une des raisons de ce signe est qu’une femme n’a pas de nom. D’abord son père lui prête le sien, puis elle reçoit celui de son mari.
      Mari dont elle est la femme, mais lui n’est pas son homme, sauf à changer de registre. Père dont elle est la fille quand son frère est un fils ET un garçon. (En français du moins, d’autres langues sont plus riches.)

      • thierry reboud
        • Posté à 10h59 le 07/02/2008
        • Internaute 20923

        Tout à fait d’accord avec vos remarques sémantiques, Camille (qui, au passage, est pseudo remarquablement dépourvu de genre [mais est-ce un pseudo ? ; -)]).
        La question du PATROnyme est centrale, en effet.
        Reste que, du point de vue de l’état-civil, Royal, Ciganer ou Bruni (voire Le Pen fille ou Clinton épouse et Rodham fille), ces femmes répondent à et de ce patronyme. Et que les réduire à leur prénom me paraît, sinon méprisant, du moins dévalorisant.
        A part se choisir un nom, je ne vois pas...

         
        • Camille D
          Camille D répond à thierry reboud
          www.tsubaki.ouvaton.org
          • Posté à 11h22 le 07/02/2008
          • Internaute 7885
            www.tsubaki.ouvaton.org

          Cela peut être en effet une solution...

        • Compte supprimé le 3 janvier 3
          • Posté à 13h11 le 07/02/2008
          • Internaute 10904
            in angulo

          « Camille (qui, au passage, est pseudo remarquablement dépourvu de genre »...

          Qu’entendre, queer, qu’ascoutiquer ? ...

          Salut thierry,

          J’ai du mal à imaginer qu’en écrivant cela tu n’ait pas pensé, ne serait-ce qu’un instant, à l’étrange Camille transgenre interprétée par Jean Yanne et dont voici les paroles :

          J’ai connu des tas de filles
          Des tas de garçons aussi,
          Mais quand j’ai connu Camille
          Ah quel trouble dans ma vie !
          Camille n’est pas très fille,
          N’est pas très garçon non plus,
          Comment expliquer Camille
          A ceux qui ne l’ont jamais vu ?

          Camille est assez spécial
          Il ou elle, je ne sais plus,
          Ressemble à une amygdale
          Aux extrémités fourchues.
          Certains trouveraient atroces
          Son corps cave un peu partout
          Où il devrait y avoir des bosses,
          Chez Camille il y a des trous !

          Gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia
          gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia !

          Comment décrire Camille
          Qui n’a ni cul, ni seins, ni dos ?
          On dirait une chenille
          Ou un dessin de Picasso
          C’est comme un intestin grêle
          Avec une tête au milieu,
          Un gros triangle isocèle
          Boursoufflé jaune et visqueux !

          Chaque nuit avec Camille,
          Je m’envole vers les cieux,
          Je suffoque et m’écarquille,
          Je plane, je suis heureux.
          C’est vraiment l’apothéose
          Des voluptés de l’amour
          Mais la meilleure des choses
          Ne peut pas durer toujours !

          Gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia
          gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia !

          Quand le premier soleil brille,
          Venant mettre un point final
          A l’étrange cérémonial
          De mon bonheur avec Camille,
          Quand le petit jour évince
          La nuit de mon bonheur nuptial,
          Je prend Camille avec des pinces,
          Et la remet dans son bocal !
          Je prend Camille avec des pinces,
          Et la remet dans son bocal !

          PS : Nous vivons des temps délétères, aussi je tiens tout de même à préciser que ceci n’est pas un scud à l’attention de Camille D.

          • Camille D
            Camille D répond à Compte supprimé le 3 janvier 3
            www.tsubaki.ouvaton.org
            • Posté à 13h36 le 07/02/2008
            • Internaute 7885
              www.tsubaki.ouvaton.org

            Je connaissais déjà la chanson et pour tout dire... c’est tout moi ! ; -)

          • thierry reboud
            • Posté à 00h16 le 08/02/2008
            • Internaute 20923

            Bonsoir Brogilo.
            Heureusement que Camille connaissait cette chanson (et plus heureux encore, que ce soit tout elle et lui), parce que moi pas. Tu ne voudrais me la chanter, par hasard ?
            (Ah oui, j’allais oublier... magnifique, ton utilisation du queer.)

            • Compte supprimé le 3 janvier 3
              • Posté à 09h00 le 08/02/2008
              • Internaute 10904
                in angulo

              Merci du compliment Thierry, venant de toi cela me fait plaisir.
              Pour ce qui est de te chanter « Camille », j’ai trop le sens de l’intérêt général pour ajouter encore à la pollution sonore de notre environnement...
              Aussi n’y compte pas.

        5 autres commentaires
    • meg
      meg répond à thierry reboud
      • Posté à 12h53 le 07/02/2008
      • Internaute 12017

      Je suis aussi intrigué par la manie de parler presque systhématiquement des femmes dans le contexte du couple en tant que « femme de ».

      Les exemples donné dans cet article vont tous dans se sense, Royal, Clinton, Bruni, « Cécilia » (j’utilise le prénom vu que je ne connais pas son nom) ou Marine Le Pen pour « fille de ». On a même eu « maitresse de » avec Mme Cresson qui s’en est pris plein la gueule pour pas cher.

      Par exemple Bayrou est peut-etre le mari de quelqu’un, ou le fils de quelqu’un mais personne n’en a rien à faire. Le cas Sarko est un peu particlulier puisqu’il instrumentalise sa vie privée, sans qu’on lui ai rien demandé. En passant Cécilia et Bruni ne sont pas des femmes politique et la comparaison entre ces deux femmes et Mme Royal, Clinton, Le pen est sans interet.

      J’ai l’impression que cette manie de « femme de » et « fille de » c’est comme si on ne pouvait pas envisager une femme hors de la sphère privée-familliale et qu’on s’efforcait par ce moyen de ramener (réduir ?) à ce cercle les femmes qui essayeraient de s’occuper de la sphère publique. C’est peut etre aussi parfois les femmes politiques elles-même qui utilisent ce ressort pour se donner une légitimité ou rassuré les gens qui n’imaginent pas réelement qu’une femme puisse sortir due son rôle traditionnel.

      ––––––

      Hier dans un JT je ne sais plus lequel, j’entend que le gouvernement à convoqué les femmes ministre pour rendre un hommage à Mme Veil. Je ne suis pas contre un hommage à Mme Veil, mais pourquoi convoquer seulement les femmes à cet « hommage » ? Mme Veil ne s’est elle occupé que des femmes dans sa carrière politique ? Est-ce que les politiques hommes ne s’occupent-ils que des citoyens mâles ? Est-ce que les avancées vers l’egalité ne concerne que les femmes ? Est-ce que pour un hommage à un homme politique masculin on aurait l’idée de n’y inviter que les mâles ministres ?

      ––––––

      Je me demande si l’on pourrait faire des comparaisons d’hommes politiques entre eux sur le critère de la masculinité. On compare ouvertement Mme Royal, Clinton, Le pen sur le prisme de leur « féminité » (en ajoutant des people qui n’ont rien à voire dans l’affaire sur le seul critère de possession d’uterus) et jamais les hommes sur celui de leur « masculinité ou “virilité”, comme si la question ne se posait pas ou n’existait pas.

      • pablico
        pablico répond à meg
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 13h49 le 07/02/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        effectivement, on dit toujours Madame Veil et jamais Simone...

        heureusement qu’on ne porte pas le voile, ni obligation de porter la jupe.
        Là la femme serait vraiment considérée, juste comme un complément (de l’homme) et non pas un sujet (à part entière).
        Déjà que c’est presque le cas.

        Pour ma part je rêve d’un monde où il y aurait deux sujets (homme-femme) en coordination.

        Mais ce n’est pas prêt d’arriver. On peut toujours faire des propositions grammaticales : -(

    • machinchose
      • Posté à 13h20 le 07/02/2008
      • Internaute 8651

      à vrai dire je n’avais pas grand chose à dire ici.J’ai trouvé l’article interessant et votre remarque en plus tout à fait pertinente... Ici et je lis.

      (au moins ce commentaire peu utile me servira à suivre les « nouveautés » de ce débat)

      • thierry reboud
        • Posté à 13h23 le 07/02/2008
        • Internaute 20923

        Alors là, Machinchose, vous me la coupez !
        A la prochaine ?

        (Au passage, toutes mes excuses à Mariette DarrigRand pour avoir écorché son nom deux fois...)

         
        • machinchose
          • Posté à 13h45 le 07/02/2008
          • Internaute 8651

          bien sur. Je viens de me relire et je constate qu’on pourrait me lire moqueur. C’est qu’entre le « ici » et le « je lis » il y a un « et » de trop que d’ailleurs je m’explique mal. Vos remarques sont pertinentes souvent ici ET ailleurs. Je voulais juste dire qu’ici, dans ce cas, je me contente de lire... (et voilà maintenant que j’écris)

        1 autres commentaires
    • Alice77
      Alice77 répond à thierry reboud
      • Posté à 18h30 le 07/02/2008
      • Internaute 11594

      Le féminisme n’est pas une classe sociale.
      Les femmes sont des hommes comme les autres.
      Les hommes sont des femmes comme les autres.

      Ce qui compte, c’est le contenu, pas le contenant. (Politique évidemment).

    • ART MONIKA
      • Posté à 19h43 le 07/02/2008
      • Internaute 10855

      Bravo Thierry Reboud !

      Moi cet article me gêne. Voir dans S. Royal habillée en noir une veuve éplorée d’avoir été trompée est d’un réductionnisme ! Ah, que ce mot a été commenté et re-commenté... alors qu’un autre, plus intéressant, est toujours passé sous silence : « je n’accepte pas la bigamie »... On relève la trahison, pas la résistance. C’est un peu primaire, non ?

      Je trouve plus digne de reconnaître qu’on a dû affronter la tromperie et de dire qu’on refuse les petites trahisons... que de fermer sa gueule comme H. Clinton et de faire semblant.

      Trop femme et mère pour les uns, trop castratrice pour les autres... S. Royal aura tout entendu. Pendant que l’« autre », tout fier de sa petite mâlitude, a été tranquillement élu.

      Quant à C. Bruni, je ne trouve rien à en dire. Du vent....

    • bidule
      bidule répond à thierry reboud
      • Posté à 22h00 le 07/02/2008
      • Internaute 25967

      Que d’efforts pour ne rien dire !

      • Alice77
        Alice77 répond à bidule
        • Posté à 14h26 le 08/02/2008
        • Internaute 11594

        C’est fou ! Que d’efforts ! Pour dire moins que rien !

    • cyberneteek
      • Posté à 23h02 le 07/02/2008
      • Internaute 30815

      Dans un autre article (le MODEM à Lyon), l’ancien ministre Azouz Begag est lui aussi appelé par son prénom.

      Sans parler des cas de Rachida, Fadela et Rama, couramment « prénommée » ...

      A mon sens tout cela reflète une forme de racisme et/ou de sexisme insidueux.

      • thierry reboud
        • Posté à 00h14 le 08/02/2008
        • Internaute 20923

        Parfaitement d’accord avec vous.
        Le pire, sur ce coup, est que cette forme insidieuse de racisme et/ou de sexisme est souvent portée par les sympathisants mêmes de ceux ou celles qui en sont victimes.

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à thierry reboud
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 16h41 le 09/02/2008
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          J’en profite pour dire que je suis d’accord sur le fond.

          Ça doit vous épater, non ? (Oui,cette fois-ci je confirme, on en avait déja parlé à propos du blog d’ Aurelie Filippetti.)

          P.S.

          Que penser du Ché, fallait il dire M. Ernesto Rafael Guevara de la Serna pour être à l’abri du politiquement non correct ? Si j’avais su, zut alors.

        1 autres commentaires
  • citoyensly
    • Posté à 10h37 le 07/02/2008
    • Internaute 24690

    je crois que le sujet principal de cette info et que la politique, qui se doit d etre excessivement rigoureuse sérieuse, se transforme en un spectacle jet seter gling gling qui ravit les médias mais fait du tord à lanotre pays !
    On se moque de savoir si segolene si carla.. c est du domaine de la vie privée , ce qui est essentiel de la part d un politique c est l action que celui ci mene pour la nation !
    retrouvez des infos censurées sur Lien

  • Gringo
    • Posté à 10h39 le 07/02/2008
    • Internaute 24805

    Et quel avenir pour Marine Le Pen dans tout ça ?

    • SiDi
      SiDi répond à Gringo
      En état de choc
      • Posté à 11h26 le 07/02/2008
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Et Arlette alors ? : o

      • Gringo
        Gringo répond à SiDi
        • Posté à 11h30 le 07/02/2008
        • Internaute 24805

        En fait, ma question vient plutôt du fait que déjà Papa se plaignait et du temps de parole qui lui était accordé et de l’image qu’on donnait de lui...

        De plus, il me semble (je ne fréquente pas ces gens, et quand celà arrive, ça ne dure en général pas longtemps) que les élécteurs FN ont une image très ancrée du « pater familias », seul apte à diriger et prendre des décisions.

      • Gringo
        Gringo répond à SiDi
        • Posté à 11h42 le 07/02/2008
        • Internaute 24805

        Qui plus est, à la LCR, par exemple, nombre de militants, sur les forums ou lors des meetings appelent Besancenot par son prénom et lui même signe ses messages OB.

  • sev
    sev
    • Posté à 10h42 le 07/02/2008
    • Internaute 10374

    La féminité ne permet pas de gagner des élèctions, mais « la virilité » ne permet pas visiblement de garder une opinion favorable. Le prisme de l’identité sexuelle porteur de valeurs fortes est en train de se fissurer au profit de valeurs intermédiares, voire communes à tous, comme l’intégrité, la sincérité...

    • all
      all répond à sev
      • Posté à 11h09 le 07/02/2008
      • Internaute 9005

      ça c’est vrai ! Je m’imagine bien avoir une relation sexuelle avec Ségolène, mais jamais voter pour elle.

  • ras-la-patience
    • Posté à 10h51 le 07/02/2008
    • Internaute 10027

    doit-on considérer comme « artiste, créatrice » une femme qui se borne à murmurer des chansonnettes sur trois accords de guitare ?
    il me semble qu’un(e) artiste ou créatrice(teur) c’est tout de même autre chose.
    pour l’usage des prénoms (@ thierry Reboud)je me pose la question, pourquoi celles-la et pas les autres ? je ne me vois pas appeler par leur prénom : mesdames : Veil, alliot-marie, lagarde, aubenel, aubry etc... (toutes prises au hasard) peut-être arlette (laguiller) et encore !
    alors pourquoi cela semble aller de soit pour ces trois là ?

    • SiDi
      SiDi répond à ras-la-patience
      En état de choc
      • Posté à 11h29 le 07/02/2008
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Je vois ça comme ça, dans mon cas :

      Arlette c’est parce que je l’aime bien.
      Ségolène, c’est parce que Royal ça fait Royaliste !
      Cécilia et Marine, c’est parce qu’un homme politique porte le même nom et qu’il est bien plus connu ?
      Et la Bruni... ben je l’appelle la Bruni ! Pas assez de respect pour le rôle qu’elle joue pour la nommer de façon polie (ce qui ne veut pas dire que j’en aie pour Le Pen ! : @).

    • Gringo
      Gringo répond à ras-la-patience
      • Posté à 11h34 le 07/02/2008
      • Internaute 24805

      Et de la même façon, pourquoi « Sarko », « Chichi », « VGE » ou « DSK » ?

  • ras-la-patience
    • Posté à 10h52 le 07/02/2008
    • Internaute 10027

    doit-on considérer comme « artiste, créatrice » une femme qui se borne à murmurer des chansonnettes sur trois accords de guitare ?
    il me semble qu’un(e) artiste ou créatrice(teur) c’est tout de même autre chose.
    pour l’usage des prénoms (@ thierry Reboud)je me pose la question, pourquoi celles-la et pas les autres ? je ne me vois pas appeler par leur prénom : mesdames : Veil, alliot-marie, lagarde, aubenel, aubry etc... (toutes prises au hasard) peut-être arlette (laguiller) et encore !
    alors pourquoi cela semble aller de soit pour ces trois là ?

    • ras-la-patience
      • Posté à 10h53 le 07/02/2008
      • Internaute 10027

      fausse manoeuvre, excusez le doublon.

    • Gringo
      Gringo répond à ras-la-patience
      • Posté à 11h09 le 07/02/2008
      • Internaute 24805

      Je suis plutôt d’accord avec votre propos, ceci dit, pour la précision, ici à Lille, Madame le Maire est régulièrement dénommée « Martine » lors des discussions entre lillois.
      Etant tellement moins publique que les personnes citées dans l’article, celà ne s’en ressent pas à l’échelle nationale.
      Je pense pour ma part que le fait d’appeler les femmes politiques par leur prénom relève d’une culture populaire (ainsi arlette, exemple pertinent) voire, le cas échéant, incitée par le journalisme bas étage que l’on qualifie de people...

      • SiDi
        SiDi répond à Gringo
        En état de choc
        • Posté à 11h50 le 07/02/2008
        • Internaute 24795
          En état de choc

        C’est amusant, car j’appelle la mienne Mandroux, et tout le monde en fait autant ! Sans doute ne s’est-elle pas encore assez imposé dans les esprits ?

    • Putt Bill
      • Posté à 11h58 le 07/02/2008
      • Internaute 30603

      A cause, peut-être, de l’originalité du prénom associé au fait qu’elles culminent dans les hauts (sic) sommets de l’actu ?

      Simone (Veil), Martine (Aubry) Christine (Lagarde) etc, sauf à défrayer la chronique ne sont pas des repères... Et encore.. !

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 10h54 le 07/02/2008
    • Internaute 16256

    Le mariage étant de notoriété, désormais, publique arrangé, Carla finira dans l’oubli avec sa voix de faussette et ses appétits de mante religieuse.

    Honnêtement, elle est déjà momifiée sous la poussière des étagères depuis « la bague la même que Cecilia », « les français sont des minables » et le texto « si tu reviens j’annule tout ».

    Vous aurez beau dire et beau faire pour nous la vendre, on a les mêmes chez nous, plus aimables, non refaites et sans accent.

  • ras-la-patience
    • Posté à 11h02 le 07/02/2008
    • Internaute 10027

    sa sœur mérite plus notre estime, bonne actrice, cinéaste de talent, ne crachant pas sur les habitants du pays ou elle vit et travaille et ne nous saoulant pas avec sa vie amoureuse.
    d’ailleurs il ne nous viendrait pas à l’idée de l’appeler Valéria, pourquoi ?

  • all
    all
    • Posté à 11h03 le 07/02/2008
    • Internaute 9005

    Tsunamifiant !

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 11h08 le 07/02/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    La parité, l’égalité... Quel débat chiatique.

  • Incorrect
    • Posté à 11h12 le 07/02/2008
    • Internaute 27464

    à la belle et subtile sémiologue ; une petite précision pour faire simpliste et grossier, me contentant de n’être qu’un imbécile heureux qui observe le jeu cruel du monde politique au travers de ses codes et signes.
    A gauche, posture de la femme trompée et bafouée, Ségolène revenant d’un voyage triomphal et mythique au Chili, apprend l’infidélité de son compagnon. Elle conservera cette posture de la féminité blessée , elle en jouera et en abusera mais sans grand succès.
    A droite, scénario inverse avec une Cécilia dominante et castratrice imposant à Nicolas, en pleine campagne électorale, l’humiliation publique de son infortune. Rebelote avec Carla, miroir de Cécilia encore plus violent, flamboyant et révélateur de cette posture de la femme fatale . N’a-t-elle pas déjà déclaré : « les hommes, je les castre... ».

    Alors in fine, parité pour parité, ne vaut-il pas mieux pour l’homme d’être de gauche ?

  • jtombeur
    jtombeur
    pamphlétaire-chômiste banato- (...)
    • Posté à 11h17 le 07/02/2008
    • Internaute 31209
      pamphlétaire-chômiste banato- (...)

    On pourrait croire que la sémiologie consiste souvent à ne parler pour ne rien dire. Là, il semble surtout qu’il s’agisse de sauver la sémiologie en dépit des évidences et de conforter les clichés les plus éculés faute d’avoir une réflexion personnelle.
    D’une part, faire de Ségolène-Marie chez Drucker une Ariane à Naxos, c’est vraiment farce. Elle était aussi en blazer noir devant Pujadas le 11 juin 2007 et particulièrement pugnace. Par ailleurs, François Hollande et elle-même, depuis des années, ne se voyaient que les dimanches dénués de cérémonies aux monuments aux morts de leurs circonscriptions respectives, d’inaugurations, de rubans à couper ou à accrocher à des boutonnières. Et c’est plutôt François Hollande qui s’est retrouvé à Naxos, non ? S.-M. Royal assume son choix de longue date, point.

    Mais il est plus simple de s’appuyer (et de conforter) les poncifs lesquels sont prémâchés, beaucoup plus faciles à assimiler.

    Bref, faire du pipeule déguisé, c’est plus peinard.

    L’histoire du féminisme abonde en femmes brillantes et cultivées ayant choisi de s’adjoindre des êtes falots ou insignifiants ou bien clinquants et superficiels afin de mener leur barque comme bon leur semblait. Ce n’est pas peut-être pas le cas de ces dilettantes que sont Mesdames Cecilia Ciganer-Albaniz ou Carla Bruni-Tedeschi qui ont choisi de s’adjoindre un paonneau pour mieux jouer les dindes en Prada et Dior ou pulls cachemire ou à d’autres fins, mais on ne peut l’exclure. Les décrire ainsi n’est d’ailleurs pas insulter leur intelligence. Leurs choix sont sans doute plus conscients que ceux de leur consort. Pour Mme Bruni, après avoir mis Emily Dickinson, Christina G. Rossetti, ou encore Dotty Parker, en musique, remettre Nicolas Sarkozy à sa place de faire-valoir est peut-être une manifestation d’humour caustique.

    Votre argumentation est tout aussi dirimante que la rumeur voulant que Mme Bruni ait souhaité une cérémonie de mariage spectaculaire. En serait-elle la source que cela ne renseignerait en rien sur ses motivations. De même, vos formules interrogatives, votre scepticisme affiché, vos conditionnels ne nous renseignent guère sur la réalité mais vos procédés nous donnent un indice car avec des pygmalions tels que vous, le spectaculaire-marchand se trouve conforté. Les électrices, espérons-le, s’en amuseront sans s’en faire les dupes.

    • Albufera
      Albufera répond à jtombeur
      Observateur.
      • Posté à 12h11 le 07/02/2008
      • Internaute 29241
        Observateur.

      Merci d’ avoir ainsi réagi à la vacuité et à la prétention d’ un billet dont l’ auteur se recommande de la sémiologie -le pauvre Barthes ! - pour au mieux enfoncer des portes ouvertes, au pire écrire n’ importe quoi. PS : pourquoi reprendre le vilain travers pédant des psychanalystes qui consiste à recourir à la mythologie pour illustrer ou expliquer tel ou tel comportement sinon pour remplir de l’ espace quand on à rien à dire ?

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 11h20 le 07/02/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Pfff...

    Je voulais dire des choses intélligentes, en rapport avec les archétypes littéraires, la parité opposée à l’égalité, Pygmalion, l’appropriation par l’usage du prénom...

    Mais tout s’embrouille dans ma tête, j’ai du trop regarder TF1 ces derniers temps.

    Lien

    • guerzit-
      guerzit- répond à DidierB63
      Incomprenant majeur
      • Posté à 11h39 le 07/02/2008
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Pareil. Je crois qu’on parle de nos jours...

  • Marc
    • Posté à 11h34 le 07/02/2008
    • Internaute 5828

    « Suspense haletant que nous suivrons ? » dites vous.... j’ai plut^tot l’impression d’une république à l’agonie où le débat démocratique semble être désormais un élément de trop.

    Lien

  • aissachris
    aissachris
    techelec s/of
    • Posté à 11h57 le 07/02/2008
    • Internaute 29395
      techelec s/of

    Mariette, votre reflexion est arbitraire, votre profession peu connue et le sujet trop d actu people.

    Femme, vous avez le culot d exiger la parité lors que si vous etes au niveau des hommes, vous appuyez votre dominance en vous posant victime.

    • meg
      meg répond à aissachris
      • Posté à 13h51 le 07/02/2008
      • Internaute 12017

      « Homme, vous avez le culot d’exiger la parité alors que si vous etes au niveau des femmes, vous appuyez votre dominance en vous posant victime. »

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h37 le 07/02/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Tout les pretextes sont bons pour qu’ on ne parle plus de la lutte des classes ..

  • léo solo
    • Posté à 14h08 le 07/02/2008
    • Internaute 2483

    Madame Darrigrand,
    la sémiologie ne servirait qu’à écrire des articles de cette eau ?

    La concierge de Barbery fait vraiment beaucoup mieux, oui, beaucoup.

    Pour aller voir aux source de l’imaginaire humain, je vous conseille de faire un petit tour du côté des livres de G Durand
    « origines anthropologiques de l’imaginaire »

    Par les temps qui courent votre légèreté relève de quoi au fait...
    Ah, oui, de la vanité
    c’est ça le mot que je cherchais « vacuité ».
    C’est ma muse qui me le souffle à l’oreille.

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