Dopage : non, l'argent n'est pas le premier coupable

Publié le 02/03/2008 à 10h32

Tous les observateurs indépendants des médias, des organisateurs et des dirigeants du sport de haut niveau, ont bien identifié depuis des lustres que les deux principaux activateurs du dopage, étroitement liés, sont la compétition au sens large (contre des adversaires ou contre soi-même) et la médiatisation.

L’argent joue bien sûr, un rôle, mais seulement comme potentialisateur. Chaque fois qu’il y a débat sur le dopage, on nous ressort l’argument éculé de l’argent comme responsable numéro un du fléau !

Pourquoi se dope-t-on ? La hiérarchie des « forces du mal »
1. Compétitions (gagner contre des adversaires ou améliorer ses propres performances)

2. Médiatisation (presse écrite, parlée, audiovisuelle et spectateurs)

3. Encadrement (entraîneurs ou directeurs sportifs -ex-athlètes de haut niveau-, médecins, soigneurs, clubs)

4. Lutte antidopage insuffisante (facile de passer à travers)

5. Cadences infernales, efforts surhumains

6. Potientialisateurs : argent, dirigeants (Comité international olympique, Fédération internationale de football, Union cycliste internationale…), messages « mous » du milieu (dirigeants, organisateurs, sponsors…), milieu, nationalisme, organisateurs, reconnaissance officielle (médailles olympiques, athlètes de l’année), légion d’honneur, pression des employeurs et des sponsors (obligation de résultats)

C’est, bien sûr, comme nous l’avons déjà démontré, la compétition entre les ego des humains qui déclenchent la recherche du coup de pouce chimique pour tenter de faire la différence. Conséquence : les drogues de la performance, en raison de leur efficacité, poussent elles-mêmes au dopage des autres… car ces derniers ne veulent pas être distancés. Personne ne voulant figurer dans le bas d’un classement ou dans les « et caetera », et cela vaut aussi pour les pratiquants des sports loisirs le week-end.

Dans l’aviron, pas d’argent sous la pelle, et pourtant

Rappelons que dans certaines spécialités sportives, mis à part le baiser et les fleurs remis par la miss locale et la poignée de main de l’officiel, il n’y a pas de monnaie à prendre. Il y a quelques mois, dans une émission consacrée au dopage, un médecin présenté comme expert du sujet (mais lui-même avait admis dans une interview parue dans Le Nouvel Observateur qu’il n’était pas un spécialiste) affirmait tout de go que dans l’aviron, le dopage n’existait pas en raison de l’absence de retombées financières.

Effectivement, avec ce genre d’argument, cet « expert » a raison de se cataloguer comme non-spécialiste Signalons à ce médecin que le fléau existe de façon importante même dans les sports où il n’y a pas de grosses coupures à engranger, tels que l’alpinisme, la course camarguaise, les fléchettes, l’haltérophilie, la lutte, le ski de fond, le canoë et… l’aviron ! Tout récemment, en janvier 2008, trois nouveaux rameurs russes ont été disqualifiés pour infraction à la réglementation antidopage. En une année, cela porte à sept le nombre de Russes épinglés. De même, dans l’haltérophilie, un sport particulièrement confidentiel, télévisé uniquement au moment des Jeux olympiques, où l’enrichissement n’est pas la principale motivation des athlètes, on retrouve régulièrement les leveurs de fonte en tête des bilans des sportifs testés positifs.

Un canoéiste sanctionné pour un dopage « lourd »

Autre sport confidentiel par excellence, le canoë ; pourtant le dopage est là aussi présent. Ainsi en septembre 2005, le canoéiste australien Nathan Baggaley a été testé positif au stanozolol, le même stéroïde anabolisant que le sprinter canadien Ben Johnson, et à la métandiénone (un autre stéroïde anabolisant très prisé par les stars de la musculation), lors d’un contrôle antidopage.

Baggaley, qui devait participer au Championnat du monde à Perth, a été testé positif sur un échantillon lors d’un contrôle hors compétition effectué le 13 septembre par l’Agence sportive antidopage australienne. Ces produits sont faciles à identifier par les analyses actuelles mais, programmés sous forme de cure arrêtée suffisamment à l’avance en prévision d’une compétition, sont indécelables le jour de l’épreuve.

Seule parade pour les contrôleurs : pratiquer un test hors compétition. c’est ce qui s’est passé pour Nathan Baggaley. Consommer des stéroïdes anabolisants, de l’EPO, de l’hormone de croissance en vue d’une performance, impose la préméditation alors que la prise de stimulants le jour ou la veille d’une course peut être un dopage accidentel pris sous la pression de l’évènement pour ne pas décevoir.

Dans le cas du canoéiste, ce n’est pas un dopage anecdotique comme pour le tennisman argentin Mariano Puerta avec la prise de l’étiléfrine -un simple stimulant- qui n’a pas dû être absorbé dans l’espoir de remporter Roland Garros, mais un dopage « lourd », programmé pour tricher.

Seule solution : supprimer la compétition ?

Pierre Chany, l’un des journalistes les plus reconnus de la presse cycliste, avait bien analysé le comportement de l’homme placé dans une enceinte sportive : « Si vous ne voulez plus de dopage, supprimez la compétition ! “ En admettant, et nous sommes de cet avis, que les joutes athlétiques sont bien la cause numéro un du dopage, il ne faut pas mésestimer en tout premier lieu l’influence potentialisatrice des médias mais aussi l’extension des calendriers, de l’argent, des honneurs, des pressions des employeurs.

En ce qui concerne le ‘nerf de la guerre’, rappelons que pendant des années, dans certaines spécialités sportives, avant d’atteindre un réel niveau de rentabilité, il faut attendre une décennie au cours de laquelle le sportif ne gagnera pas grand-chose, et pourtant il sera déjà contaminé par le dopage.

Curieusement, et c’est le seul sport qui met en avant un tel argument, plusieurs spécialistes du rugby (internationaux ou dirigeants médecins) défendent l’image propre du ballon ovale en expliquant que le prix de la dope serait un obstacle rédhibitoire pour les joueurs du Top 14. Qui peut les croire ? De même, Sylvain Jouty, écrivain et ancien rédacteur en chef d’‘Alpinisme et randonnée’ s’imagine asséner un argument massue en expliquant à ses lecteurs que c’est l’absence du ‘nerf de la guerre’ qui fait que la montagne n’est pas polluée par les drogues de la performance. C’est dans ce sens qu’il s’exprime dans son ouvrage ‘Montagne. Les grandes premières’ (éd. Sélection du Reader’s Digest, 2000, p 149) :

‘Aujourd’hui, ce sont les formes les plus sportives et les plus intenses (escalade ou ski-alpinisme de compétition) qui sont les plus sujettes au dopage. Heureusement, elles demeurent marginales et les enjeux, notamment financiers, restent modestes.’

Silence dans les rangs

Lorsqu’on pose la question à n’importe quel quidam -évangélisé par le milieu médiatique du sport, le plus performant pour diffuser à grande échelle étant le petit écran- ce dernier répond invariablement que le ‘le dopage dans le sport est forcément la conséquence des sommes extraordinaires mises en jeu’. Les ‘spécialistes’ aussi sont nombreux à faire la relation : ‘C’est parce qu’il y a une montée des enjeux économiques qu’il y a expansion du dopage’, explique Patrick Mignon, un sociologue de l’Insep (le Temps, 02.02.1999).

Dans le même registre, Denis Masseglia, un ancien président de la Fédération française des sociétés d’aviron, explique à des juges : ‘Il n’y a pas de dopage dans l’aviron parce qu’il n’y a pas d’argent’ (Tribunal de grande instance de Paris, 10.09.1996).

Or, c’est faux ! L’argent vient peut-être comme amplificateur du problème au même titre qu’un nationalisme exacerbé. Mais le vrai moteur du sportif reste la compétition d’autant plus qu’elle est médiatisée, comme l’attestent ces quelques témoignages.

Lucien Bailly, directeur technique national du cyclisme français de 1980 à 1993 :

‘Je ne suis pas sûr que ce soit le haut niveau où le dopage soit le plus normalisé, ce n’est aucunement une affaire d’argent. On a connu des courses de gentlemen, des cyclosportives où des gens responsables, parfois médecins, parfois avocats, sont encore plus dopés que des professionnels. Cela, c’est le comble de la bêtise humaine et il n’est pas prêt d’être réglé.’
[Cyclisme International, 1997, n° 142, septembre, p. 41]

Ben Johnson, athlète exclu pour dopage des JO de 1988 :

‘Enfant, je voulais battre mes camarades pour être le plus fort. Cela n’a rien à voir avec l’argent, la gloire. Lorsqu’on vient d’où je viens, il faut se battre pour vivre, donc être le plus fort.’ [L’Équipe, 19.10.1994]

Jean-Marie Leblanc , directeur du Tour de France de 1989 à 2005 :

‘Je suis de ceux qui, depuis toujours, pour avoir été petit champion et petit coureur, affirment que l’argent n’est jamais la motivation première. Je ne connais pas un coureur cycliste qui, la veille d’un championnat de France, n’ait rêvé d’être champion de France ; qui, à la veille d’un Paris-Roubaix, n’ait rêvé de gagner Paris-Roubaix.

Et on ne rêve pas de gagner Paris-Roubaix pour les 50 000 francs qui sont à la clef, on rêve de gagner Paris-Roubaix pour avoir son nom dans le journal, pour passer à la télévision, pour avoir des admirateurs.’ [in ‘L’institution ambulante’. – Les Cahiers de Médiologie : la bicyclette, 1998, n° 5, avril, pp 223-238 (p 233)]

‘Ce n’est pas non plus une question d’argent, on sait très bien que les culturistes se dopent alors qu’il n’y a pas d’argent en jeu dans leur sport. Pour moi, le dopage est lié à l’esprit de compétition exacerbé, au doute qui envahit parfois un athlète qui ne marche pas ou qui considère qu’un autre marche mieux que lui. Quand il y a doute, il y a souvent faiblesse et tentation. C’est inhérent à l’esprit sportif exacerbé.’ [La France Cycliste, 11.06.1999]

Greg LeMond, cycliste professionnel de 1981 à 1994 :

‘Certains coureurs pensent que je fais du cyclisme pour gagner de l’argent. Ridicule. Quand je grimpe Superbagnères ou que je me vide complètement dans un contre-la-montre, je ne pense pas que ça va me rapporter dix mille francs de plus.

Quand je suis arrivé en Europe à dix-neuf ans, je ne savais même pas qu’il y avait de l’argent à gagner et je ne me suis pas dit : ’Greg, tu vas faire fortune là-bas ! ’ Dans la famille, nous sommes tous fous de vélo. Et je m’étais mis en tête de devenir le meilleur coureur du monde.’ [Le Figaro, 28.07.1986]

‘Et croyez moi, quand je monte un col ou que je souffre dans un contre-la-montre, je ne pense pas à l’argent, mais seulement à la victoire.’ [Télé 7 Jours, 04.08.1990]

Marc Madiot, directeur sportif de La Française des Jeux depuis 1997 :

‘Ce n’est pas l’argent qui provoque le dopage. Dans certains sports, il n’y a pas d’argent et il y a du dopage. Dans le vélo, avant, il n’y avait pas beaucoup d’argent et on connaissait déjà des problèmes de dopage.’ [L’Humanité, 02.02.1999]

Erwann Menthéour, cycliste professionnel de 1994 à 1997 :

‘Pour moi, l’exigence de performance était un problème d’ego, pas d’argent. Je voulais devenir une star. Mais dès que tu montes une marche, tu es prisonnier de ta progression. Personne ne veut redescendre.’ [L’Humanité, 21.05.1999]

Est-ce l’arrivée massive de l’argent dans le sport qui a induit ces pratiques ? ‘Même pas ! regardez aux Jeux olympiques pour handicapés. Certains ont triché. Or, ils gagnent trois fois rien.’ [Figaro Magazine, 07.07.2001]

Cristian Moreni, cycliste professionnel depuis 1998, exclu du TDF 2007 pour contrôle positif :

Question : Eric Boyer, le manager de Cofidis, dit ne pas comprendre votre geste, surtout dans son équipe où vous êtes bien payé, sans obligation de résultats.

‘D’ accord, ils me paient bien, ils ne me mettent pas la pression mais je suis professionnel. Pourquoi mettre une ligne d’arrivée et faire un classement s’il n’est pas nécessaire de gagner ? Je fais tout pour arriver sur une course dans les meilleures conditions. Pour gagner, parce que c’est mon métier.’ [Le Journal du Dimanche, 12.08.2007]

Véronique Renties, championne de France du 800 m et du 1 500 m en 1979 et 1980 :

‘Le sport lui a procuré gloire et victoires. Aujourd’hui, elle en ’paie le prix. Mais quand on est jeune, on n’y pense pas, on veut gagner, on fonce’. Notons qu’à l’époque, elle courait juste ’pour avoir son nom dans le journal’ et non pour l’argent.’ [Libération, 27.11.2000]

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  • enzo2A
    enzo2A
    surfeur
    • Posté à 11h04 le 02/03/2008
    • Internaute 24907
      surfeur

    Chez les surfeurs , en grande majorité , on utilise surtout de l’herbe ... et ça se passe super bien car on sait tous que l’on ne fait pas le poids face à l’eau , l’air ou la neige !

    • sinclair
      sinclair répond à enzo2A
      • Posté à 11h15 le 02/03/2008
      • Internaute 2580

      Et puis c’est écologique. Par contre dans les sports ou il y beaucoup d’argent comme le foot ou le tennis on ne se dope pas. lollll ! ! :)
      Pour moi c’est EPO eau pastis olives

  • dalun
    • Posté à 11h21 le 02/03/2008
    • Internaute 29964

    excelent article ,docteur . il fut un temps pas si lointain ,ou votre avis était difficile à entendre et lire dans un média ..vous faites un super boulot ..il est utile également de comprendre votre travail pour le replacer dans la vie quotidienne de chacun ...le sport est bien la vitrine de la société dans laquelle je vis ... titre de libé de samedi : LE FOOT OTAGE DU RACISME ..suivent les mots : incidents ,sanctionner ,débordements , surveillance ... ! ! ..je crois que libé est HORS SUJET ...libé regarde la vitrine ! ! ! ! vous faites un vrai travail d’analyse ..parce que , semble t’ il ,vous AIMEZ LES GENS , sportifs ou non,et vous connaissez vos limites..MERCI.

    • Compte supprimé le 3 janvier 3
      Compte supprimé le 3 janvier 3 répond à dalun
      in angulo
      • Posté à 13h16 le 02/03/2008
      • Internaute 10904
        in angulo

      Bonjour Dalun,

      Attention tout de même à l’effet placebo* de la « basse flatterie » sur les performances futures de notre JPdM sur Rue ! !
      Aussi, un suivi longitudinal de l’état de ses chevilles ne me semble pas superflu...

      Totalement d’accord avec votre commentaire, en fait, Dalun.
      Ce monsieur, avec son air de ne pas y toucher, remet les pendules à l’heure.
      Il faut l’en remercier et vous faîtes bien.

      Je vous souhaite une bonne journée.

      *placebo = « je plairai »

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 11h24 le 03/03/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Autre élément favorisant l’usage de drogues - notre capacité à sombrer dans l’addiction ; Notre amour de la came, qu’elle qu’elle soit.

    A ce titre, le sport est une drogue dont on ne peut peut se passer, au-delà d’un certain niveau de pratique, et qui met bas la rationnalité et la réflexion.

    La came n’est dès lors plus qu’un élément parmi d’autres d’un mode de fonctionnement monomaniaque, égo-centré, hors du monde, celui du sportif de haut niveau.

    En outre, la charge de travail des ces sportifs est telle que je n’imagine pas les voir parvenir à tant d’efforts sans boostants divers.

    • sccber
      sccber répond à guerzit-
      • Posté à 00h43 le 05/03/2008
      • Internaute 27851

      En fait c’est tout le contraire : une bonne partie de l’effet recherché dans le dopage, c’est de pouvoir supporter une charge plus importante de travail pour progresser (meilleure récupération notamment).
      De même, je ne pense pas que ce soit l’amour de la came ( ?) qui pousse au dopage. Par contre, les thérapeutes ont souvent constaté une sur-représentation statistique des anciens sportifs dopés parmi les usagers de drogues dures.

  • voyageur71
    voyageur71
    victime de l'etat
    • Posté à 07h02 le 04/03/2008
    • Internaute 34490
      victime de l'etat

    il a ceux qui font du sport pour le loisir et dans cette catégorie certains veulent a titre personnel augmenter leur score comme un defi, ces gens ne se dopent pas puisqu’il n’a pas d’enjeu si ce n’est tricher contre soit meme , mais il a des tricheurs aussi, mais la on parle de cons nuance !

    Chez les professionnels, la pression médiatique, des sponsors et les pratiques normalisées conduisent a des dérapages, leur ego c’est de gagner a tout prix quelque soit les moyens, ils oublient un detail le plus dur n’est pas d’arriver en haut du podium car en competition tout est possible, le plus dur c’est de rester le premier et c’est la que tout derape dans l’éthique et le cerveau ( tellement conditionné qu’il ne supporte plus les echecs)

    etre Winneur ! pas looser !

    prenez Asterix, sans sa potion magique ? l’exemple stupide inculqué a nos enfants...

    Prenez le TDF,l’argent il en faut, les soigneurs, le matériel (velo de rechange, pour la montagne, pour le contre la montre), directeurs des courses, entraineurs etc etc... tout çà faut bien que le « champion “ gagne !
    je vois mal nos champions avec un velo de 20 kg (et un seul velo !) et tout le matos pour reparer comme au bon vieux temps de grand papa et sans sponsor, croyez vous qu’il aurait beaucoup de candidats ?

    • sccber
      sccber répond à voyageur71
      • Posté à 00h59 le 05/03/2008
      • Internaute 27851

      Vous avez peut-être raison pour Asterix. Pour le reste, non : J-P de Mondenard a raison de dire que le dopage n’est pas lié à l’argent. J’ai connu un médecin il y a quelques années que me racontait avoir plusieurs fois été sollicité par des sportifs « du dimanche » désireux de participer au marathon de Paris sans trop de préparation et qui cherchaient sous divers prétextes à se faire prescrire des amphétamines. De même, lors de l’introduction des premières puces électroniques sur les marathons on a découvert des tricheurs (ils ne cherchaient pas le podium, mais simplement à gagner quelques milliers de place au classement).
      Lisez Jean-Pierre de Mondenard : il a montré dans de nombreux articles très documentés que le dopage dans le cyclisme existait dès le départ, notamment dans les premiers Tours de France (avec des vélos très lourds).

  • le corvidé
    le corvidé
    En mission expiatoire
    • Posté à 20h06 le 05/03/2008
    • Internaute 34937
      En mission expiatoire

    Un chose est sûre, le sport tel qu’il est pratiqué n’est pas très bon pour la santé. Pire, il la détruit !
    Comment s’étonner de la bêtise des sportifs à ce propos ? Dès l’école, les enfants sont plongés dans la compétition. Pour ceux qui pratiquent en club, toute l’éducation « sportive » est tournée encore et toujours vers la compétition.
    De même il faut croire que le public préfère la laideur d’un course cycliste ou d’un match de football ou l’on peut voir la souffrance des concurrents (c’est le fond de commerce de la course cycliste « Paris-Roubaix par exemple - d’ailleurs, la caméra de France2 s’arrête toujours très longuement sur les chutes comme si la vue du sang est quelque chose de jouissif).

    Le sport tel qu’il pratiqué actuellement n’est sain ni pour le corps, ni pour l’esprit.
    Par contre, il est préférable d’avoir une pratique sportive plus saine et qui dure le plus longtemps possible dans la vie car tournée vers la conservation du corps et de l’esprit plutôt que de continer à s’enfoncer dans la bêtise de la compétition.

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