Pourquoi il ne faut pas se réjouir d'un Mondial de rugby « propre »

Publié le 28/11/2007 à 16h35

Les Sud-Africains fêtent leur victoire en finale au Cap (Howard Burditt/Reuters).

Aucun contrôle antidopage positif n’a été enregistré durant la Coupe du monde de rugby 2007, selon l’International Board (IRB). Pour nous, ce résultat doublement négatif des analyses et de l’efficacité de la détection des substances devrait inciter les responsables de l’IRB à présenter leur démission illico, et non à crier victoire.

« Le programme antidopage de la Coupe du monde de rugby 2007 a été le plus large jamais mis en place dans un tournoi de rugby, et a prouvé qu’il était un succès massif » n’a pas hésité Tim Ricketts, responsable de la lutte antidopage de l’IRB, dans un communiqué diffusé le 14 novembre.

Qui peut croire un seul instant qu’aucun rugbyman professionnel ne consomme des drogues de la performance ? En vérité, si tous les rugbymen ne se dopent pas, tous peuvent le faire sans se faire prendre. Et ce de trois façons :

  • prendre des substances interdites indécelables ou non sanctionnables (hormone de croissance, transfusions autologues, ACTH, EPO biosimilaires, insuline, IGF-1, etc.)
  • prendre des substances « borderline », qui sont utilisées comme des dopants pour soigner la performance, mais qui ne sont pas interdites et donc recherchées (Néoton, Actovégin, hormones thyroïdiennes etc.)
  • utiliser des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), souvent détournées en traitements abusifs autorisés avec des substances prohibées.

Marion Jones, 160 tests négatifs... et pourtant dopée

En réalité, un observateur impartial et indépendant ne peut, dans le sport de haut niveau, qu’assimiler un contrôle négatif à la très probable preuve du contraire.

Le cycliste américain, septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong ne met-il pas en avant ses 300 contrôles sans nuage, tout comme l’athlète américaine Marion Jones s’appuyait depuis des années, jusqu’à ses récents aveux, sur ses 160 tests « complètement » négatifs ? Il y a aussi le CA Brive-Corrèze, vainqueur de la Coupe d’Europe 1997 et vice-champion en 1998, qui se targuait d’avoir passé cette année-là, avec succès, 28 contrôles.

De même, Patrick Lefévère, le puissant manager de l’équipe cycliste Quickstep, mais aussi président de l’Association internationale des groupes cyclistes professionnels, pour se défendre des accusations de dopage de son équipe en juillet 2007, ne met-il pas en avant les 361 contrôles antidopage négatifs subis par ses coureurs depuis le 1er janvier 2003 ? Hormone de croissance : seuls les « athlètes stupides » se font prendre

Ce ne sont pas les tests sanguins ajoutés à l’arsenal antitriche pendant le Mondial qui vont impressionner les pros de la dope. De même que l’IRB met en garde ses ouailles en leur signalant qu’à la fin de l’année, la prise d’hormone de croissance pourra également être décelée de manière rétroactive, ne va pas fondamentalement impressionner les adeptes de cet anabolisant.

Le dopage par hormone de croissance (hGH) peut se faire en toute impunité et seuls « les athlètes stupides » seront confondus, a dénoncé jeudi sur la BBC le Pr Peter Sönken, professeur britannique d’endocrinologie, spécialiste de l’hGH. « Comme il n’y a pas de test fiable, ils (les athlètes) n’ont pas à s’en faire. Ils doivent juste s’assurer de ne pas se faire épingler avec le produit dans leur sac », a-t-il ajouté.

Afin de contrecarrer les insuffisances de tests urinaires, souvent décriés à juste titre, et de démontrer que le rugby est un sport propre, depuis le début de l’année 2000, la Ligue nationale de rugby (LNR) a mis en place un suivi biologique longitudinal.

Dans le quotidien Sud Ouest du 7 août 2006, Jean-Claude Peyrin -le médecin responsable de la commission médicale- détaillait qui était concerné par ce suivi :

« Depuis cinq ans, les joueurs du Top 14 subissent trois prises de sang par saison, et les internationaux dans le cadre d’autres procédures en sont à quatre, voire cinq. La pro D2 connaît ça depuis quatre ans, les joueurs en sont à deux prises de sang annuelles.

Il ajoutait dans la même interview que : “Le rugby français est propre grâce au suivi biologique longitudinal.”

Les limites du “suivi longitudinal” : les athlètes s’organisent

Malheureusement, cette “profession de foi” est contredite par d’autres spécialistes et surtout par les faits. Par exemple, Serge Simon, ancien international en 1991 et double champion de France en 1991 et 1998 mais aussi médecin, ne croit pas que le suivi longitudinal va régler le problème du dopage.

En tout cas, c’est dans ce sens qu’il s’exprimait dans le Quotidien du Médecin, en janvier 2001 :

“Pour une raison au moins : dans toute problématique, la répression ne peut être qu’un abord du problème. A moins que vous ne disposiez d’une méthode infaillible pour que rien ne passe au travers. Le suivi longitudinal est une pièce parmi d’autres.

‘Jérôme Chiotti, ancien champion du monde de VTT en 1996, qui a rendu son maillot de champion du monde après avoir avoué s’être dopé, racontait que, pendant trois ans, il a subi 55 contrôles antidopage et un suivi longitudinal biologique. Il n’a jamais été contrôle positif alors qu’il prenait de la testostérone, des amphétamines, de la cortisone, de l’ÉPO. J’en passe et des meilleures.’

Quelques années plus tard, en 2004, le cycliste Philippe Gaumont racontait dans Le Monde, le 16 mars, comment il se jouait du suivi longitudinal :

‘Les anomalies que révèle le suivi longitudinal sont largement sous-évaluées car, à chacune des quatre étapes, nous disposons de trois mois pour faire notre prise de sang. Les coureurs ont donc largement le temps de s’y préparer. On choisit toujours d’y aller dans une période où l’on ne prend pas grand-chose.

Personnellement, je ne suis jamais allé au contrôle longitudinal en ayant pris de l’EPO la veille ! Je choisis toujours une période où j’ai laissé un peu mon corps au repos. Et pour le taux de cortisone, par exemple, s’il est effondré [ce qui dénote la prise de cortisone], il suffit de prendre un cacher d’hydrocortisone avant le contrôle et de boire trois litres d’eau, et l’affaire est réglée...’

La lutte contre le dopage est aussi efficace que la ligne Maginot

Les limites du suivi longitudinal sont apparues au grand jour lors des Championnats du monde d’athlétisme à Osaka en août dernier. Le directeur technique national (DTN) Franck Chevallier, après la cascade d’affaires de dopage dans le demi-fond et à la veille de l’ouverture du rendez-vous mondial japonais, n’hésitait pas dans L’Equipe du 24 août à proclamer ses certitudes :

‘Moi, j’ai l’intime conviction, par rapport au suivi longitudinal et à celui des médecins fédéraux, que cette équipe est propre. Il n’y a pas de raison de penser qu’il y a des gens qui trichent. On a fait le ménage. C’était la volonté de la Fédération, des entraîneurs et des athlètes.’

Manque de chance, le seul contrôlé positif pendant cette compétition qui réunissait la fine fleur du gratin mondial de l’athlétisme, fut le Français Naman Keita qui avait, bien sûr, passé avec succès les différentes étapes du suivi longitudinal.

Rappelons que ce type d’examen peut éventuellement mettre en évidence une perturbation liée à la prise d’hormones mais certainement pas l’utilisation de nombreuses substances interdites non hormonales, notamment les stimulants qui, eux, ne sont pas recherchés.
De même, les produits borderline sont ignorés par le suivi longitudinal.

Au final, les possibilités de passer à travers les larges mailles du contrôle s’apparentent au franchissement de la fameuse ligne Maginot au début de la Seconde Guerre mondiale. Le constat est simple, le nouveau président de l’Agence mondiale antidopage, l’Australien John Fahey, a du pain sur la planche et doit, sans temps mort, se retrousser les manches pour qu’enfin les tricheurs ne soient plus labellisés propres par les contrôles.

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  • Anonyme

    C’est un peu facile, ça : « En réalité, un observateur impartial et indépendant ne peut, dans le sport de haut niveau, qu’assimiler un contrôle négatif à la très probable preuve du contraire. » Bref, plus besoin de faire de contrôle, puisque positif ou négatif, le résultat montre qu’il y a dopage ! ! C’est bien, on va pouvoir faire des économies sur les structures anti-dopage car il vient d’être prouvé qu’elles ne servent à rien...

    La seule solution serait donc... de supprimer le sport de haut niveau ! C’est évidemment totalement inenvisageable, ne serait-ce qu’en raison des conséquences économiques. Ce qui est d’ailleurs regrettable.

    Pour intéressant qu’il soit, cet article me parait donc un peu démagogique et facile.

    Et pour ceux qui disent, « le sport amateur, y a que ça de vrai », sachez qu’on se dope aussi en amateur (voir la récente série d’articles sur le sujet publiée par Rue89).

    • Anonyme

      Ta réponse est pleine de bon sens. J’approuve ta critique sur le côté « démagogique et facile ». D’autant plus que l’on apprend pas grand chose de nouveau dans cet article.

      Bruno

      • Anonyme

        Tout à fait Bruno. C’est vraiment un mauvais papier.

  • Anonyme

    Et bien c’est la première fois que je vois ce genre d’article ! Normalement, on se contente de sous-entendre ou d’effleurer le sujet. Ca fait du bien...

    Il y a aussi un autre phénomène : le contrôle anti-dopage non révélé. Un exemple, au moment où sont sortis les premiers contrôles anti-dopages positifs au canabis dans le Hand, Peguy (Montpellier) s’est fait prendre et pas Richardson... qui avait prévenu : « Jamais je n’arrêterai de fumer pour le Hand »

    Au Rugby, un ami d’une personne de l’encadrement d’un club m’expliquait que plusieurs contrôles anti-dopage avaient été révélés positifs, mais qu’aucun n’avait été révélé.

    Bon, ce ne sont jamais que des rumeurs comme dirait l’autre... Je connais les sources mais bon...

    Lien

  • Anonyme

    Enfin , c’est bien connu , la dope n’existe que chez les cyclistes et cas très très exeptionnel chez quelques politiques éternellement agités

    • Anonyme

      politiques éternellement agités, dites vous ? Mais à qui pensez-vous ?

  • Anonyme

    les controles anti dopage c’est comme la peche a la sardine avec un filet anti requin ! ! ! !
    ça c’est comme LES AFFAIRES une de découverte 50 qui passent a travers .

  • Anonyme

    Le sport de haut niveau et l’amateur quasi-professionnel fabriquent de plus en plus de vilains petits vieux quand ils arrivent vieux. Et pourtant la médecine a fait des progrès gigantesques.
    Travailler plus pour gagner plus fait là aussi des ravages...
    Voir les âges de décès dans les principales disciplines..

  • Anonyme

    S’il est si facile de se doper, pourquoi autant se font prendre alors qu’ils baignent pour certains (cyclistes, sprinteurs) dans une culture du dopage ?
    De toute évidence il ne faut pas etre naif, mais avec une telle vision, le constat parait un peu exagéré :
    Si certains sont pris : ils sont tous dopés
    Si personne n’est pris : tous dopés mais intelligent !
    Moralité, ne nous réjouissons de rien, le cynisme est de rigueur !

  • Anonyme

    Merci pour cet article qui remet brillamment les pendules à l’heure !

  • Anonyme

    Comment rétablir un cercle vertueux, telle est la question ? Logique financière et exigence de performance primeront donc toujours sur l’éthique ? A quand un « altermondial » sportif ?

  • Anonyme

    du sport j’en fait, un max et pas des sports faciles. Et bien je vous le dis c’est pas facile tous les jours de se lever le matin pour aller au boulot. Ha oui je parle de sports amateurs ; -). Ben oui c’est crevant ! alors les proteines fortement dosées en « vitamines », les anti-douleurs ou les anti-inflammatoires c’est la base de l’alimentation de base des sportifs. Et puis il faut dire que cela ne s’arrange pas avec l’age, faut suivre les petits jeunes etc, etc... du coup, je rigole de voir a quel point cela pose véritablement un problème moral que tous les sportifs de haut niveau ont forcement recourt à des solutions encore plus radicales. Sans parler de leur seconde vie « sociale » qui les poussent à sortir en boites ou à des événements « mondains » où ils font parfois pour certains usage d’autres types de dopants à d’autres fins ; -). Quelle ironie créé de toute pièces pour amuser les foules que de se poser la question de savoir si ils se dopent ou pas ? combien ? Au final la seule question qu’il faudrait qu’on se pose tous c’est « MERITENT-ILS LEURS MEDAILLES ? ». Je crois que oui ! j’en suis même certain ! prenez le premier pequenot du coin ! allez non, par soucis d’objectivité ; prenons notre exemple plutôt dans la crème du sport universitaire et balancez le dans le monde pro ! bourrer ou pas de toutes les substances interdites de la planète ; il ne montera jamais sur un podium ! ces mecs là et ces nanas là c’est des bêtes de courses. C’est comme les ferrari 500 chevaux tous les quatre matins au garage. c’est du fragile et c’est assuré pour des millions. les guibolles pour les uns et les seins pour les autres mais c’est pareil. Donc ILS LES MERITENT ! et hop

    • Anonyme

      Mais nous en sommes conscient, se sont des métiers d’une extrème exigence. Mais vous savez aussi bien que moi que ce n’est pas uniquement au nom de l’effort et de la difficulté de la pratique que le dopage se généralise...

    • Anonyme

      Les camps se dessinent, entre les drogués à notre société du spectacle et du doux nuage du « oui-oui » qui peut les bercer,qui souhaitent justifier les nouveaux opiums et croire à la propreté possible d’une société sale et les hurleurs dans le désert qui ont le droit aussi de dire que le sport EST DOPE, le mérite et doit l’être, comme produit essentiel de notre société de spectacle, de performance, vitrine et moyen consensuel d’intégration et représentation... sponsorisé par les hymnes nationaux...
      Nos plus beaux poêmes n’ont-ils pas été écrits dans quelques états hallucinés ? Les plus beaux bâtiments issus de « charrettes » infernales ? Nos plus « beaux » contrats arrosés de saké ou champagne etc..
      Pourquoi pas de dépistage sur les lieux de travail ? Bureaux, usines etc...
      Ah ! le rendement, travailler plus pour gagner plus...

  • Anonyme

    Supprimons les contrôles. Un athlète ne peut pas être dopé à son insue. Donc il prend ses responsabilités vis à vis de sa santé. Quand à nous spectateurs, n’oublions pas que le sport de haut niveau n’est que spectacle dans l’arène, et que les participants sont forcément conscient de cela.
    Après, il y a ceux qui pratique une activité sportive pour garder la santé. Chacun aura fait son choix en toute connaissance de cause.

    • Anonyme

      Je suis sur la même ligne que le CA de 21h39. Distinguons le sport et le spectacle sportif et traitons différemment leurs participants respectifs.

  • Anonyme

    Concernant le rugby, que les petits gars soient tous négatifs est tout à fait possible. Aucun produit dopant ne vous rendra jamais plus abile à transformer les essais, à éviter les fautes de mains, et à calculer les opportunités tactiques sur un terrain. Bref le talent ne se dope pas.
    Le dopage n’est rentable que si la performance est directement proportionnelle aux capacités physiques (cyclisme, course à pied, haltères, triathlon...). Je vous mets donc au défi de me trouver quelqu’un de positif au hasard chez les surfeurs (le chichon ne compte pas), les voileux, dans l’escalade, ou les sports de combat.

    Attention à ne pas coller l’étiquette de « sport » sur toutes les pratiques appelant au physique et donc de faire l’amalgame « sportifs » de haut niveau = potentiellement dopé.

    • Anonyme

      grossière erreur , on se dope au golf , au billard ,( meilleur concentration , limitation du stress ) et chez les voileux aussi : certaines dopes permettent de rester éveillé à la barre 24 heures voire 48 heures ou plus (moi il me faut mes 8 heures de sommeil par jour )
      Déjà , lors de la dernière guerre mondiale les produits dopants permettaient aux pilotes d’avions allemands ( les autres nations aussi )de tenir éveillé 3 jours consécutifs lors de combats primordiaux. Votre méconnaissance du sujet mérite de profondes recherches personnelles . Quand à la musculation des joueurs de rugby , et à l’absence de douleur .....je me marre. Là ou un joueur de foot se tord de douleur les rugbysuperman repartent la fleur au fusil

      • Anonyme

        mais si je suis d’acord avec vous, ecrivant que chaque sport a son dopage, parce que chaque sport a ses contraintes. ne nous laissons pas croire que le dopage a pris le dessus sur le jeu.

        pourquoi les joueurs de foot se tordent de douleur au moindre bobo et que le rugyman reste à tout prix sur le terrain ?
        le footeux a tout intéret à jouer la victime, une partie non négligeable de son boulot est d’apprendre à se jeter par terre dans la surface...
        au rugby, le rapport de force face à l’adversaire force le joueur à ne surtout pas faire aveu de faiblesse pour la suite du match. la douleur fait partie du jeu, et un bon placage remet simplement les compteurs à zero.

        le rugbyman amateur que je suis espere meme vous laisser croire à son absolue insensibilité de mec forcement dopé...

  • Anonyme

    « Démagogique et facile », certainement pas.
    Et à ceux qui disent qu’ils savaient déjà tout, je dirai que je ne vous crois pas.
    Voilà un article parfaitement clair et articulé, exactement ce qu’il faut écrire encore et encore pour qu’on ait une chance de faire comprendre que le dopage, personne n’a réellement envie de le combattre : Virenque est resté populaire, on s’arrange pour ne pas prêter l’oreille aux très forts soupçons pesant sur d’anciens joueurs français de la Juve (hématocrites sans équivoque), et un Armstrong, grandissime cynique et véreux quasi-avéré, s’en est tiré comme une fleur. Si c’est ça le sport, alors ça m’emmerde.
    Que Rue 89 continue à faire de tels articles et on pourra espérer que le reste de la presse s’y mettra aussi avant qu’on en soit au stade des Etats-Unis (voir le base-ball).

  • Anonyme

    Et moi alors ? Je suis allé courir 50 mn - par ce froid de bête ! - avec juste qq carrés de chocolat et personne ne salue la perf’ ? C’est pas juste !

  • Anonyme

    quelle est la différence entre un sportif et un dealer ? ? ? l’un des deux est subventionné ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    ennuyeux quand même de conclure que le rugby se dope... au motif que tous les controles sont négatifs.
    Si tous les controles sont négatifs on ne peut qu’en conclure... que tous les controles sont négatifs. ni + ni - !
    La revue Sport et Vie, très au dessus de la moyenne de ce qui se publie sur ces questions, consacre un dossier au dopage dans le rugby ( S&V sept-oct 2007 n° 104).
    De mémoire ils ne déduisent de leur enquête ni la culture d’un dopage répandu ou banalisé, ni l’inexistence de pratiques. N’ayant plus le numéro sous la main je préfère ne pas tenter de décrire les interrogations qu’ils posaient tout de même (Sport & Vie n° 104 : au dessus de la mélée. Lien)

    à +

  • Anonyme

    Jusqu’a ce que l’on trouve un Rugbymen dopper un observateur independant qui connait son code de la procedure penal se doit de reconnaitre que le Rugby est un sport propre comparer au Cyclisme et a l’athletisme, sports individuels ou la seul performance physique et non aucune strategie ou jeu d’equipe compte.

    Quel que soit le nombre de produit dopant, un joueur n’arrivera pas a passer au travers de quatre pilier qui se jette sur sa figure, alors que les dixieme de secondes gagner au cent mettre font la difference entre gagner et perdre.

    Ici niveau journalisme de caniveau, c’est la demission de l’auteur qui est exigible.

    • Anonyme

      La stratégie compte autant dans le cyclisme contrairement à ce que vous dites. Ne soyez pas partial... D’autre part avez vous déjà essayer de faire courir 90 kilos de muscles pendant 1 heures (pas du footing tranquille hein) du sprint, des chocs, des coups, des chutes, des baffes. Certes la stratégie est fondamentale, le talent aussi mais l’effort est énorme et même avec de l’entraînement c’est mortel. Rajouter à cela des pays participants plus laxistes sur les normes anti-dopage, la pression médiatique, le star systeme, même la pression politique dans certain cas. Il faut bien un petit snif pour faire passer la lecture de la lettre de Guy avant un match d’ouverture ; -). Après ce n’est plus seulement un pb entre le sportif et sa passion ou sa santé. c’est un business et là les enjeux financiers sont énormes et comme dans tout business certains pensent que la fin justifie les moyens. Je ne voudrais pas faire déraper le débat mais vous savez c’est probablement pareil dans tous les métiers ou la pression et la concurrence supposent une disponibilité physique et morale au top en permanence, type commerciaux, managers, politiques, métiers à risques,...
      Et puis combien de français se dopent aux anti-dépresseurs, anti-douleur, alcool, clopes, café, coke, buz pour simplement pouvoir supporter leur vie et allez au boulot tous les jours ? ? Il parait que la France est plutôt bien placée dans la course aux médoc « assistant de vie » non ?

    • Anonyme

      Et pour l’orthographe de caniveau, c’est quoi, la sanction ?

    • Anonyme

      he... si un joueur de rugby se retrouve à devoir « passer au travers de quatre pilier(sic) qui se jette(re-sic) à sa figure », je ne sais pas s’il est dopé, mais à mon avis, l’a du pas mal picoler pour voir double comme ça...
      Piere

    • gibolin
      gibolin
      Châlons-en-Champagne
      • Posté à 10h03 le 01/12/2007
      • Internaute 2117
        Châlons-en-Champagne

      Une question : comment se fait-il que depuis plusieurs saisons, les joueurs de rugby ont les masséters (les muscles releveurs de la mandibule)hyperdéveloppés ? S’entraînent-ils à broyer des coquilles de noix entre leurs molaires. Manque de bol, les produits destinés à augmenter la masse musculaire ont des effets un peu trop voyants un peu partout !
      Jean-Pierre de Mondenard n’est pas un journaliste, mais un des médecins les plus qualifiés au monde pour dire des choses sensées au sujet de ce problème capital, qui, on doit le rappeler, est annuellement la cause de décès d’un certain nombre d’athlètes un peu partout dans le monde.
      Votre avis est manifestement de défendre une pratique qui relève non seulement de l’entorse à l’éthique du sport, par votre absolution de la tricherie, mais aussi de faire fi de la santé des pratiquants des différentes disciplines sportives concernées par ce fléau.
      J’ai eu l’occasion d’évoquer ce sujet avec un responsable (médical) des contrôles anti-dopage : il ne détecte, à l’échelon régional, que des adolescents qui ont fumé du cannabis. Pourtant, il sait très bien comment les sportifs tricheurs s’y prennent pour être négatifs aux contrôles. J’ai même eu l’explication de la fuite incompréhensible d’une ancienne championne olympique française lors de Jeux Olympiques il y a quelques années... Ce n’est pas triste, mais pas rassurant du tout lorsqu’on s’aperçoit que des gens comme vous absolvent des pratiques non seulement insoutenables mais également très dangereuses pour la santé, voire la vie, des pratiquants.

  • Anonyme

    Qui croit encore qu’il n’y a pas de dopage ni dans le Rugby ni dans le foot ball.

    Contrôle positif dans ces deux sports NEANT et on est prie d’y croire

  • Anonyme

    Le seul et unique moyen de supprimer le dopage dans le sport, c’est de supprimer l’argent dans le sport. Fin de l’argent = fin du « sportif professionnel ».

    Le sport aurait du rester amateur et ne jamais permettre à quiconque d’y gagner sa vie.

    Aujourd’hui, dans notre société,pour un jeune, si tu bosses à l’école pour avoir un métier, t’es un con.Pour gagner beaucoup d’argent, les modèles légaux sont désormais des joueurs de foot surpayés et sous éduqués, des adolescents de la star ac qui passent à la Télévision Le rugby a juste gagné le droit de faire comme le foot.

    • Anonyme

      Il y a aussi du dopage dans le sport amateur. Il n’y a pas que l’argent, certains seraient prêts à tout pour gagner, qu’il y ait beaucoup d’argent à la clef ou non.

  • Anonyme

    Pour en remettre une couche : les joueurs français de la Juve dont je parlais sont bien connus et champions du monde. Eux non plus n’ont jamais été contrôlés, ou du moins, les contrôles révélant des taux bizarres ont été mis sous le tapis.
    Quoi qu’il en soit, quand la presse mentionne les propos de Johnny H. racontant qu’il avait croisé Zidane dans une clinique suisse en 2003, elle se garde bien de conclure, « elle ne fait que rapporter », mais on sait ce qu’on doit entendre. Et pourquoi, à votre avis ?
    Peut-être parce qu’ils reçoivent des infos de gens qui ne peuvent pas se permettre de les donner au grand jour (au hasard : médecins hospitaliers spécialistes en orthopédie et à même d’avoir accès aux données les plus précises...), et ne peuvent donc prouver leurs dires sous peine de procès.
    A l’arrivée, il reste un faisceau de présomptions difficile à convertir en faits avérés, sauf contrôle incontestable ou aveu.
    C’est pourquoi, je le répète, de tels articles ont une fonction pédagogique mais permettent aussi de maintenir la pression.
    Quand on voit la vague d’aveux en Allemagne et au Danemark, on peut rêver à l’enclenchement d’un mouvement de ce genre chez nous.

  • Anonyme

    Alors la, je ne comprend pas. Le titre ferait penser a du dopage durant le fabuleux événement qu’a été la coupe du monde de rugby. J’ai donc cliqué sur le lien pour en savoir plus ! Et la, surprise !
    Le raisonnement absurde de celui-ci est le suivant :
    - il n’y a eu aucun controle anti-dopage positif durant la coupe du monde
    - Donc ca cache quelque chose
    - Donc les rugbymen sont dopés
    - Donc tous les sportifs de haut niveau sont dopés...

    Voila comment je l’ai percu.
    Simpliste ? oui c’est sur, résumé comme ca c’est assez simpliste. Une question me taraude... Qu’a-t-on appris de plus en lisant cet article ? Y’a t-il des chiffres, des événements nouveaux ?
    Pourquoi attirer le lecteur avec un titre évoquant du dopage durant la coupe du monde de rugby pour au bout de 15 lignes bifurquer sur l’athlétisme ou le cyclisme ?
    Difficile a comprendre...
    On dirait un titre du style « Lorie et sa double vie » pour un article hyper intéressant sur sa vie privée et sa vie professionnelle... Evidemment c’est une double vie...

    Bon je m’égare. En espérant ne plus lire d’articles aussi idiots sur ce site.

    Ps : désolé s’il manque des accents, clavier qwerty oblige... Je le dis pour ceux que ca amuse de poster un messsage pour ca.

  • Anonyme

    Cher CA de 15h19,
    Ce que dit l’article, c’est juste que les contrôles négartifs ne signifient pas qu’il n’y a pas de dopage, et comme l’auteur est informé (c’est un fait avéré, ou alors, il faut prendre Christian Prudhomme comme consultant médical et boucler sa ceinture), il nous dit par l’exemple pourquoi, et pourquoi il y a lieu de s’inquiéter.
    Quand dans les années 80, certains parmi les athlètes et les médecins se doutaient que non seulement Johnston ou Griffith, mais aussi des « purs » à la Lewis étaient chargés, on faisait mine de ne pas remarquer, « faute de preuves »
    Pourtant, tout comme Mondenard ici, on connaissait lesproduits disponibles, les protocoles, les indicateurs et par exemple on ne pouvait ignorer ce que signifiait de voir arriver, pile au même moment, quatre sprinters du même club californien équipés d’appareils dentaires tout neufs (dois-je traduire ? Hormone de croissance, déchaussement des dents, etc. ?).

  • Anonyme

    jonah LOMU le grand rugbyman de l’équipe des All Blacks , il est victime dejà depuis quelques années d’une « longue maladie rénale » , une longue maladie qui n’est pas due à un excès de boisson. Grand dieu , mais c’est bien sûr , ce n’est pas du au dopage ; la preuve il n’a jamais été controlé positif . Plus blanc que blanc les rugbymen et oui juré craché le rugby est un jeu tactique pour habile donc pas besoin de dopage. Et pour les entraineurs c’est valable aussi ........même pour les affaires

  • Anonyme

    Indurain et Nadal, eux ils sont propres...

  • Djob
    • Posté à 00h25 le 30/11/2007
    • Internaute 20626

    Pourquoi interdire le dopage ? Autorisons-le et tous les sportifs seront sur un pied d’égalité ; ils le savent bien qu’ils risquent leur vie, mais ils sont responsables de leurs décisions. Que l’on fasse comme avec les clopes et que l’on inscrive hypocritement sur les seringues : ’se doper tue’. Et ceux qui ne veulent pas se doper ? Eh bien ils n’auront pas de médaille. C’est injuste ? Oui, mais la situation est déjà injuste et même encore plus parce que ceux qui se font piquer sont les plus bêtes ou les plus pauvres, et pas forcément les plus chargés.
    De toute façon quelqu’un qui se lance dans le sport de haut niveau perd en moyenne 10 ans d’espérance de vie vu les eforts qu’il fait subir à son corps quotidienement pendant une quinzaine d’années ; interdit-on le sport de haut niveau pour autant ?
    Ceux qui sont choqués peuvent toujours lire Astérix aux jeux Olympiques, il refuse de prendre de la potion magique... mais c’est une bande dessinée...

  • Anonyme

    je suis tout à fait d accord sur la légalisation du dopage, au moins la politique de l autruche sera définitivement enterrée ! !
    Ainsi, peut être que les spéctateurs seront moins exigents, de même que les sponsors finiront peut être par financer des performences humaines non dopées ?

  • Anonyme

    dire que les athlètes contrôlés négatifs sont dopés, c’est un peu facile. autant dire que tous nos politiques piquent tous dans la caisse, même ceux qui n’ont jamais été mis en cause !
    la vraie question est celle de l’équité sportive : prendre des substances pour encaisser les efforts de sportifs de haut-niveau, c’est une chose ! mettre en avant la beauté d’un sport pour se faire choper chargé comme une mule, c’est autre chose !
    je reste nostalgique de mes sentiments de petit garçon qui, après avoir regardé l’étape du jour, sautait sur son vélo pour faire « comme si j’étais Indurain ». quelle déception rétrospectivement !
    le sport est grand et noble, mais que deviendra-t-il quand il ne fera plus briller les yeux des enfants ?

  • Anonyme

    Les camps se dessinent, entre les drogués à notre société du spectacle et du doux nuage du « oui-oui » qui peut les bercer,qui souhaitent justifier les nouveaux opiums et croire à la propreté possible d’une société sale et les hurleurs dans le désert qui ont le droit aussi de dire que le sport EST DOPE, le mérite et doit l’être, comme produit essentiel de notre société de spectacle, de performance, vitrine et moyen consensuel d’intégration et représentation... sponsorisé par les hymnes nationaux...
    Nos plus beaux poêmes n’ont-ils pas été écrits dans quelques états hallucinés ? Les plus beaux bâtiments issus de « charrettes » infernales ? Nos plus « beaux » contrats arrosés de saké ou champagne etc..
    Pourquoi pas de dépistage sur les lieux de travail ? Bureaux, usines etc...
    Ah ! le rendement, travailler plus pour gagner plus...

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