StorItalia

A la rencontre de nos voisins transalpins à travers leurs coups de gueule et coups de blues, leurs objets fétiches, leurs péchés gourmands... Parce que au fait aujourd'hui, ça veut dire quoi être italien ?

Berlusconi, Mussolini et cette Histoire qui ne passe pas

Flora Zanichelli
Journaliste
Publié le 01/02/2013 à 10h30

Le quartier de l’Eur à Rome et son architecture fasciste (Flora Zanichelli)

Tiens Berlusconi a encore fait parler de lui. Et pas pour rien cette fois. Non, pour une affirmation plus que douteuse :

« Mussolini a fait de bonnes choses. »

Scandale dans la presse, scandale parmi les élites européennes, scandale tout court. De la part du Cavaliere, ce type de phrases n’est pourtant pas si surprenant que ça. Ses accointances avec la part sombre de l’Italie sont loin d’être neuves.

Faut-il juste rappeler que les ex-membres du Mouvement social italien pullulent dans les rangs de la droite italienne ? Faut-il encore rappeler que la petite-fille de Benito Mussolini, Alessandra, briguait il y a peu la place de Berlusconi à la tête du Peuple de la liberté en vue de primaires jamais tenues ?

« Remercions Berlusconi d’avoir ouvert la voie aux nostalgiques du fascisme », écrivait l’historien Marco Revelli dans la Repubblica, peu après que ce dernier a été élu en 2008, faisant référence à l’alliance entre le Cavaliere et le parti Forza Nuova.

L’Italie et son passé noir

Rappelons enfin qu’en la matière, Berlusconi n’en est pas à son coup d’essai : dans une interview donnée au journal anglais The Spectator en 2003, le même disait :

« Mussolini n’a jamais assassiné personne et envoyait les gens en vacances à la frontière. »

L’Italie a un rapport ambigu avec son passé noir. « Mussolini est celui qui a envoyé ma grand-mère à l’école », ai-je déjà entendu dire. Pour ma part, il est celui qui a fait émigrer mon grand-père en France.

Le sujet est épineux. Avant-hier, Alessandra Mussolini traitait d’ailleurs de « tête de con » un journaliste de La7 ayant déclaré n’avoir « aucun respect » pour Benito Mussolini.

Si vous venez à Rome, allez donc faire un tour dans le quartier d’affaire de l’Eur. Dans le sud du Lazio, traversez Latina, ville bâtie sur d’anciens terrains marécageux. Des pans entiers qui font de Mussolini une légende. Splendeurs et misères du Duce.

Regardez aussi à ce propos le webdocumentaire de Samuel Picas et Cyril Bérard sur Predappio, la ville où est né Benito Mussolini. Le groupe de fascistes qui vient en pèlerinage tous les ans et le poids du passé versus le combat du maire de gauche pour faire de sa commune une leçon de l’Histoire. Eternel duel.

  • 8014 visites
  • 49 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 11h35 le 01/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Connais pas grand chose de l’Italie de cette époque.
    Mais le bonhomme a tout de même été au pouvoir, disons, de 1922 à 1945.

    Ça laisse le temps de boucler une ou deux réformes potables (en dehors de toutes les saloperies). Je veux dire, statistiquement, sur un intervalle de temps aussi long, ça doit finir par se produire.

    Après, il est clair que Berlusconi a voulu donner un sens beaucoup plus large à « Mussolini a fait de bonnes choses »...

    • Flora Zanichelli
      Flora Zanichelli répond à J-B
      Journaliste
      • Posté à 12h26 le 01/02/2013
      • 176407
        Journaliste

      Non je ne crois pas que Berlusconi ait voulu donner un sens plus large. C’est ce que j’ai voulu expliquer avec les exemples de Latina où des grands parents qui ont pu aller à l’école. Le problème c’est que de nombreuses personnes s’en servent pour dédouaner les actions du Duce (lois raciales, déportations, dictature).

      Certains Italiens sont toujours dans l’entre-deux. Latina, par exemple, est une ville qui a été construite sur d’anciens marécages assainis par Mussolini sur lesquels on cultivait des céréales. Ce genre d’histoire participe au mythe de l’homme fort qu’incarnait Mussolini. Cest un petit « clin d’oeil » de Berlusconi à cette période. Peut-être une manière de dire : « Ecoutez on peut faire des conneries mais bon être quand même un type bien ». C’est grave.
      L’Histoire a-t-elle à ce point servi à rien ? Berlusconi fait appel au bon souvenir de Mussolini ? Scandale. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas que 19 ans après, avec je ne sais pas combien de procès sur le dos, un non respect assumé de la démocratie et des Italiens, Berlusconi soit encore dans la course aux élections ?

      • Nyarlathotep
        Nyarlathotep répond à Flora Zanichelli
        A bas la calotte !
        • Posté à 12h41 le 01/02/2013
        • Internaute 192275
          A bas la calotte !

        Qu’il y ait des nostalgiques c’est certain et une relation ambiguë chez beaucoup, parmi les plus vieux également.
        C’est toujour le télescopage entre la petite et la grand histoire, une question de focale en quelque sorte.
        Mon histoire familiale, c’est un père et des oncles qui ont pu aller à l’école et pour la première fois de leur vie avoir des vacances.
        C’est aussi les mêmes obligés de se cacher pour éviter d’être envoyés en Russie avec les troupes Allemandes et qui dénoncés,...
        En conclusion je dirais « Ecoutez, on peut être un salaud accompli et avoir fait quelques bonnes choses ».

         
        • Flora Zanichelli
          Flora Zanichelli répond à Nyarlathotep
          Journaliste
          • Posté à 12h45 le 01/02/2013
          • 176407
            Journaliste

          Dira-t-on cela de Berlusconi ?

          • Nyarlathotep
            Nyarlathotep répond à Flora Zanichelli
            A bas la calotte !
            • Posté à 12h56 le 01/02/2013
            • Internaute 192275
              A bas la calotte !

            Aujourd’hui je vous dirais non et mille fois non.
            Pour autant, dans dix, vingt, voire trente ans, n’y aura-t-il pas une voix pour dire le contraire ?
            Toujours le décalage entre petite et grande histoire.

            J’ai adoré votre article (je viens de le découvrir) sur le bouillon qui m’a replongé quelques années en arrière, dans les gnocchis de ma nonna. Merci,
            Je viendrai vous lire plus souvent.

            • Flora Zanichelli
              Flora Zanichelli répond à Nyarlathotep
              Journaliste
              • Posté à 13h15 le 01/02/2013
              • 176407
                Journaliste

              Merci ! Je ferai d’autres articles plus doux sur l’Italie ! Vivement le 26 février que ces élections soient passées. Elles me mettent une « ansia »...

        • huutaa
          huutaa répond à Nyarlathotep
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 13h02 le 01/02/2013
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          L’article retrace l’histoire des livres de lecture courante dans les écoles primaires sous le fascisme, en la mettant en parallèle avec l’évolution du régime. Il montre que ces manuels suivirent une trajectoire discontinue : pendant les premières années du gouvernement mussolinien, sous l’influence de la pédagogie idéaliste, ils connurent un renouveau ; après la mise en place de la dictature, ils furent progressivement assujettis aux visées du régime. En 1929, une loi institua les « livres d’État », et les transforma en supports des valeurs, représentations et modèles fascistes. Ces livres de lecture d’État, édités de 1930 à 1943, furent modelés au fil des années par les objectifs de la politique intérieure et internationale. Lien
          Ecole et madrassas c’est pas la meme chose.
          Mon histoire familiale c’est un grand père anarchiste et la fuite vers la France.

          • Flora Zanichelli
            Flora Zanichelli répond à huutaa
            Journaliste
            • Posté à 13h24 le 01/02/2013
            • 176407
              Journaliste

            Tiens, je vais aller farfouiller dans les livres d’histoire des jeunes Italiens aujourd’hui pour voir comment on enseigne cette matière ici.
            Merci pour le lien ! Ce que je ne donnerai pas pour avoir mon grand-père sous la main. Le vôtre vous a raconté son histoire ?

            • huutaa
              huutaa répond à Flora Zanichelli
              Même pas avec des pincettes.
              • Posté à 13h38 le 01/02/2013
              • 183774
                Même pas avec des pincettes.

              Non il est mort j’avais une douzaine d’années, il reste la légende familiale, mais comme il était le seul anar ou plitiquement engagé dans la famille, les histoires sont plus proches de dom camillo qu’autre chose.
              Mais il faisait des raviolis, j’en pleure encore..

              • Flora Zanichelli
                Flora Zanichelli répond à huutaa
                Journaliste
                • Posté à 15h53 le 01/02/2013
                • 176407
                  Journaliste

                Je suis désolée. Je n’ai pas connu le mien mais j’aurais beaucoup aimé. C’est curieux pour un homme de cuisiner des raviolis ;). Si vous avez la recette et que ce n’est pas secret-défense, je la prends avec plaisir : j’ai aussi un blog plus léger où je partage musique, ciné, bouquins et recettes venant d’Italie (Lien).

                • huutaa
                  huutaa répond à Flora Zanichelli
                  Même pas avec des pincettes.
                  • Posté à 16h25 le 01/02/2013
                  • 183774
                    Même pas avec des pincettes.

                  Je suis désolé aussi.
                  Et non il est mort avec la recette, c’était des raviolis larges et une farce mouarf.
                  Je crois que ma grand mère n’était pas très au point, ca doit etre pour ca, De mon coté j’essaie un peu de rebatir une culture culinaire italienne avec les recettes que je peux trouve `ä droite et gaucher.

                  Mille mercis pour lien,je réserve.

                  • Flora Zanichelli
                    Flora Zanichelli répond à huutaa
                    Journaliste
                    • Posté à 16h30 le 01/02/2013
                    • 176407
                      Journaliste

                    Ah l’amatriciana ! Vous avez des origines romaines ? ;)

                    • huutaa
                      huutaa répond à Flora Zanichelli
                      Même pas avec des pincettes.
                      • Posté à 16h39 le 01/02/2013
                      • 183774
                        Même pas avec des pincettes.

                      Piemontaies, mais par miracle j’ai une bonne épicerie à coté de chez moi, le patron est romain et je suis allé sur votre blog
                      Ou je suis c’est plutot biere saucisses.

                      • Flora Zanichelli
                        Flora Zanichelli répond à huutaa
                        Journaliste
                        • Posté à 16h50 le 01/02/2013
                        • 176407
                          Journaliste

                        J’adore l’amatriciana ! Je mettrai une recette tiens ! Ah le Piémont, le pays de la truffe et du gianduja ! Le paradis !

          • Nyarlathotep
            Nyarlathotep répond à huutaa
            A bas la calotte !
            • Posté à 15h24 le 01/02/2013
            • Internaute 192275
              A bas la calotte !

            Vous avez raison, pour abonder dans votre sens, les livres sur l’histoire de France de cette époque n’étaient pas exempt de critique non plus.

            Sinon, merci pour le lien. Je ne connaissais pas ce site.

        12 autres commentaires
    • Horas
      Horas répond à J-B
      éternel étudiant
      • Posté à 13h39 le 01/02/2013
      • Internaute 96908
        éternel étudiant

      Oui mais a ce rythme la, Hitler aussi a fait de bonnes choses. La coccinelle, les autoroutes etc...

      • pateris
        pateris répond à Horas
        serial lecteur
        • Posté à 14h40 le 01/02/2013
        • 174584
          serial lecteur

        Ça va venir. « Ces histoires de camps, c’était bien triste, ma brave dame, mais bon, en ce temps-là, les Allemands mangeaient à leur faim, l’industrie tournait à fond et les officiers SS laissaient leurs places aux dames dans le métro »…

         
        • Tadorne
          Tadorne répond à pateris
          Ingénieur
          • Posté à 23h49 le 01/02/2013
          • Internaute 52463
            Ingénieur

          Moi j’ai connu un vieux con qui disait : « au moins sous Franco il y avait moins de trafic de drogue »

          PS : quand je dis « vieux con » ce n’est pas une question d’âge, lui il aura été un vieux con toute sa vie.

          • pateris
            pateris répond à Tadorne
            serial lecteur
            • Posté à 09h40 le 02/02/2013
            • 174584
              serial lecteur

            Oui, il y a de moins en moins d’âge pour ça, maintenant que la « nostalgie » frelatée est dès la trentaine…
            Suffisait de voir l’article sur Berlin « envahie » par les branchouilles dans Le Monde : Mon Dieu, il n’y a plus de dealers et les entrepôts pourris sont remplacés par des galeries d’art, c’était mieux avant…

        2 autres commentaires
  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 13h12 le 01/02/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    l’antisémitisme d’État mis en place par le fascisme italien à partir de 1938.

    2Longtemps, en effet, le souvenir de l’occupation italienne dans le sud-est de la France a contribué à faire écran à une analyse de cet antisémitisme à l’italienne. Si le régime a refusé jusqu’en 1943 de seconder son allié dans sa politique d’extermination, une législation antisémite était en vigueur en Italie depuis 1938 et la République sociale italienne a activement collaboré, après le 8 septembre 1943, à la mise en œuvre de la « solution finale ». L’Italie a pourtant largement bénéficié dans l’après-guerre, dans l’historiographie comme dans l’opinion, de l’image d’un pays favorable aux juifs.

    le totalitarisme fasciste traversait, après la guerre d’Éthiopie, une phase de stase. Cherchant alors à « relancer la machine », Mussolini vit dans la campagne antisémite l’occasion de vérifier l’obéissance de la population italienne à ses directives, mais également de renforcer la cohésion nationale autour d’un nouveau combat et d’accélérer l’avènement d’un homme nouveau italien « dur », « volontaire » et « guerrier ». Toujours plus fasciné par le nazisme et sa capacité à mobiliser les foules, Mussolini en décidant le tournant antisémite de 1938 ne cédait toutefois pas à des pression allemandes. M.-A. Matard-Bonucci reprend sur ce point des thèses déjà défendues par R. De Felice. Elle souligne néanmoins que « l’installation du nazisme en Allemagne [avait depuis 1933 contribué] à donner un caractère d’évidence et de nécessité au lien entre fascisme et antisémitisme » : « Dans l’Europe non démocratique la norme [était] l’adoption de politiques antijuives. »

    8Une politique purement cynique et instrumentale, donc. L’interprétation s’avère extrêmement convaincante et permet de rendre compte des changements de cap successifs du régime en matière d’antisémitisme. Reste toutefois que, si l’on admet sans peine l’impossibilité de faire appel à l’héritage de l’antijudaïsme catholique et subsidiairement au terreau eugéniste et raciste pour rendre compte du tournant de 1938, on peut s’interroger sur le rôle de cette culture du mépris dans le cynisme et l’indifférence avec lesquels une grande partie de population italienne accueillit la promulgation de la législation « raciale ».Lien

    • Tadorne
      Tadorne répond à huutaa
      Ingénieur
      • Posté à 00h06 le 02/02/2013
      • Internaute 52463
        Ingénieur

      Votre analyse est intéressante.
      Il est amusant de voir qu’avant 1938 Mussolini était très critique envers la politique antisémite d’Hitler, ce n’est que plus tard quand les armées italiennes ont subi des suites de déculottées et ont dû faire appel au « grand frère » allemand que Mussolini s’est rallié à Hitler sur ce point.
      Peut-être que cette absence initiale d’antisémitisme chez Mussolini est une sorte de reconnaissance car on dit que la prise de pouvoir par Mussolini a été en partie financée par quelques riches familles juives italiennes. Ils ont dû se mordre les doigts par la suite...

    • Deamon7
      Deamon7 répond à huutaa
      Petit agité
      • Posté à 07h13 le 02/02/2013
      • 49273
        Petit agité

      Au début des années 30 l’Italie et l’Allemagne ne marchaient même pas encore main dans la main, la France et l’Angleterre avaient même dans l’idée d’en faire un allié éventuel contre l’Allemagne. En plus au début Mussolini n’aimait pas du tout Hitler.

      C’est lors de la campagne d’Abyssinie que la rupture fut complètement consommée et que la condamnation de la SDN et les réprobations timides de l’Angleterre (pendant que la France était occupée à se débattre avec son anarchie parlementaire du moment) poussèrent définitivement Mussolini dans les bras d’Hitler.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 13h19 le 01/02/2013
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Hitler aussi a fait construire de belles autoroutes, hein !

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Mon-Al
      Petit agité
      • Posté à 06h05 le 02/02/2013
      • 49273
        Petit agité

      Et il a lancé le grand combat vertueux contre le tabac.

      Hasard ? Je ne pense pas.

    • LienRag
      LienRag répond à Mon-Al
      • Posté à 09h44 le 02/02/2013
      • Internaute 34767

      Et ses amis ont inventé la notion de ressources humaines...

  • Tcube
    Tcube
    En zazen
    • Posté à 08h57 le 02/02/2013
    • Internaute 196794
      En zazen

    En ce qui concerne cette période historique ma référence ne serait pas le témoignage d’un politicien guignol du XXI siècle tel que Berlusconi mais un écrivain contemporain : Kurt-Erich Suckert ( acronyme Malaparte).

    Dans son livre publié « Technique du Coup d’Etat » (Grasset - les Cahiers Rouges) on peut se rendre compte de l’attrait puis du dégoût progressif de la politique de Mussolini par les italiens

    Curzio Malaparte fut souvent un peu affabulateur dans ses récits.
    Il n’empêche ce livre - tellement sincère et juste - faisait partie de la liste des livres autodafés en Allemagne par le régime en place.

  • snipe
    snipe
    boubours
    • Posté à 17h06 le 01/02/2013
    • Internaute 195878
      boubours

    quand on es con est con n’est riche personne vous le dis mais quand tes pauvres on ne se gène pas
    si la richesse étais basé sur l’intelligence
    on en verrais des gens perdre leur job dans la seconde !
    moi je dis n’est pas riche qui peut sa c’est une certitude

    • Saba
      Saba répond à snipe
      • Posté à 18h58 le 02/02/2013
      • Internaute 9356

      Quelqu’un a compris ?

  • non renseigné
    non renseigné
    ici et maintenant
    • Posté à 17h17 le 01/02/2013
    • Internaute 188652
      ici et maintenant

    Pol Pot était anti-colonialiste, d’une certaine manière. Staline était sympa, dans ses bons jours. Hitler avait un chien.
    Si on dédouane tous les salauds pour avoir fait quelques bonnes choses, alors il faut aussi condamner à l’infamie toutes les bonnes personnes qui ont commis un jour une erreur, hein.

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 19h23 le 01/02/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    Toujours aussi frais le rafistolé de partout.

    Savoir qu’un mec comme ça pourrait revenir au pouvoir fait douter parfois de la démocratie.

    Entre affaires politiso-financières, copinages, mafia, proxénétisme, autocratie, contrôle des juges et des médias...

    La démocratie, avec ça à la t^te du pays, on voit mal où elle se trouve...

    A part au fond des chiottes. Poutine lui passera peut-^tre son flingue...

  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 21h40 le 01/02/2013
    • Internaute 195244
      Prout

    S’il n’y avait que Berlu... Lien

  • Tadorne
    Tadorne
    Ingénieur
    • Posté à 23h54 le 01/02/2013
    • Internaute 52463
      Ingénieur

    Une petite histoire à propos de Berlu :

    Le pape Benoit 16 sentant sa mort prochaine demande à Sarko et Berlu de venir en urgence à son chevet. Tous les 2 arrivent et le pape les fait placer de part et d’autre de son lit, et il leur dit :
    Voilà, je vais mourir et je veux mourir comme Jésus : entre deux brigands !

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 06h57 le 02/02/2013
    • 49273
      Petit agité

    Étonnamment j’ai déjà entendu quelques Italiens pas particulièrement fascistes dirent la même chose, de manière assez décomplexée.

    D’ailleurs en France il y a quelques initiatives de Vichy qui sont toujours en vigueur aujourd’hui et qu’on croit avoir toujours existé, notamment concernant les corporatismes et l’organisation du travail, mais pas que : fête du Travail, comités d’entreprise, médecine du travail, salaire minimum, accouchement sous X, Ordre des médecins, etc.

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Deamon7
      Merde à l'or
      • Posté à 10h27 le 02/02/2013
      • Internaute 78672
        Merde à l'or

      Tandis que la IIIème République était appelée république des professeurs par Albert Thibaudet. Vichy marque aussi l’entrée en politique des hauts fonctionnaires, la technostructure d’état.
      Ils se sont bien acclimatés depuis....
      Beuve-Méry, fondateur du Monde est passée par l’Ecole des cadres d’Uriage. laquelle école a servi de modèle à l’ENA

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 10h30 le 02/02/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Nous avons nous aussi, des nostalgiques des années 40-45, des gens qui excuseront le Maréchal ou lui trouveront quelques bienfaits par ci par là. Idem chez nos voisins d’Allemagne. Les lois racistes et antisémites ? Les camps ? Les déportations ? La mise à mort systématique de quelques minorités ? Les opposants enfermés ou fusillés ? Un petit mal pour un grand bien voyons... C’est d’un cynisme.

  • greg0rsamsa
    greg0rsamsa
    Rauque star
    • Posté à 14h07 le 02/02/2013
    • Internaute 124563
      Rauque star

    L’architecture fasciste y a des gens qui aiment, moi perso j’accroche pas du tout, c’est froid, pompeux, écrasant, ça manque d’air.

    L’Eur à mes yeux c’est le quartier le plus laid de Rome (et de très loin), j’y préfère par exemple le quartier Garbatella tout proche, où on trouve notamment le salvateur centre social occupé et autogéré La Strada.

  • Joaozim
    Joaozim
    Doctorant
    • Posté à 23h37 le 02/02/2013
    • Internaute 192985
      Doctorant

    C’est marrant, on cause Italie, politique, fascisme et pas un mot, pas un seul, sur Casapound... Omission volontaire ou simple ignorance ?

    • greg0rsamsa
      greg0rsamsa répond à Joaozim
      Rauque star
      • Posté à 00h41 le 03/02/2013
      • Internaute 124563
        Rauque star

      « La notte nera » : couv du Manifesto, printemps (sic) 2008.

    • Flora Zanichelli
      Flora Zanichelli répond à Joaozim
      Journaliste
      • Posté à 12h08 le 03/02/2013
      • 176407
        Journaliste

      Omission volontaire. C’est encore autre chose et je n’ai pas envie d’en parler sur ce blog. ça mérite bien plus. j’y travaille pour un sujet bien plus long. si jamais j’arrive à le faire, je vous dirai.

      • Joaozim
        Joaozim répond à Flora Zanichelli
        Doctorant
        • Posté à 20h19 le 03/02/2013
        • Internaute 192985
          Doctorant

        Ok ,merci pour votre réponse. Casapound mérite effectivement que l’on s’y intéresse... tenez-nous au courant lorsque votre projet verra le jour.

  • Charlotte Passage
    Charlotte Passage
    De quoi je me mele
    • Posté à 15h52 le 03/02/2013
    • Internaute 186210
      De quoi je me mele

    Ciao Flora,
    Merci pour cet article très juste sur l’Italie, et sur cette ambiguïté qu’ont beaucoup d’italiens vis à vis de Mussolini, qui est presque le Napoléon de l’Italie plutôt que son Hitler. Mon ex-petit ami vivait à EUR, je trouve que ce quartier illustre bien le rêve fou de Mussolini de vouloir recréer un empire romain, peut-être qu’il est finalement le dernier homme politique à avoir donné des rêves de grandeur et de gloire aux italiens, d’où la fascination toujours vivante chez les jeunes...
    Comment est l’ambiance en Italie avant les élections, que disent les personnes autour de toi sur le petit manège des politiques ?
    Au plaisir de lire tes nouveaux articles prochainement j’espère ! :)

    • Flora Zanichelli
      Flora Zanichelli répond à Charlotte Passage
      Journaliste
      • Posté à 19h28 le 03/02/2013
      • 176407
        Journaliste

      Ciao Charlotte ! J’aime bien le colosseo quadrato à l’Eur et oui, ce quartier est assez fou. L’ambiance n’est pas top je trouve à moins d’un mois des élections. Je ne vois pas de flamme dans les yeux des Italiens. Il faut dire que je n’en fréquente pas des ultras-politisés (y’en a-t-il encore ici d’ailleurs ?). Je suis effrayée parfois par le détachement des gens par rapport à la chose publique. Tu connais la complexité de ce pays. Voyons du côté de Beppe Grillo et de ses fidèles. Comme le disait en substance un journaliste de Panorama qui les a suivis pendant un moment : ce n’est pas top mais c’est le seul qui me donne l’espoir que les choses peuvent changer. (Mon dieu...) Si tu veux en parler, voici mon twitter : @FloraZanichelli A presto !

      • Charlotte Passage
        Charlotte Passage répond à Flora Zanichelli
        De quoi je me mele
        • Posté à 00h17 le 04/02/2013
        • Internaute 186210
          De quoi je me mele

        Moi non plus par le biais des discussions que j’ai avec des copains je ne sens pas de flamme comme tu dis. Je connais surtout des jeunes venant de terminer leurs études et je les sens très amers, très découragés, presque tous sont à l’affut de la moindre opportunité de travail à l’étranger. Tu me diras tous les italiens sont un peu comme ça mais en ce moment j’ai l’impression que c’est encore pire. Pour les élections on vera bien ce qui en sortira mais j’ai peur que Berlusconi fasse un bien meilleur score que prévu, les gens sont épuisés des taxes de Monti.

         
        • Flora Zanichelli
          Flora Zanichelli répond à Charlotte Passage
          Journaliste
          • Posté à 12h27 le 04/02/2013
          • 176407
            Journaliste

          Effectivement, Berlusconi remonte régulièrement dans les sondages. Je mettrai le résultat de la7 ce soir sur twitter. Il y a un manque de confiance en la politique effrayant qui, combiné à un fatalisme tout italien, rend difficile une voie de sortie. Je suis curieuse des résultats qui sortiront fin février.

          Je crois malheureusement que, pour beaucoup de gens, la politique (au moins les partis traditionnels) a perdu son sens. L’Italie retrouve la notion de citoyenneté à travers son action civile : il y a tout un réseau d’associations qui tentent de se réapproprier leur territoire. Mais ce genre d’action qui s’exprime au niveau local le plus souvent, marque aussi le fractionnement du pays. A l’heure où les Italiens doivent choisir ceux qui les gouverneront...

        1 autres commentaires
  • Olivier Favier
    Olivier Favier
    On ne dormira jamais
    • Posté à 02h17 le 04/02/2013
    • Internaute 138854
      On ne dormira jamais

    J’attire votre attention sur cet épisode qui a concerné l’Institut culturel italien de Paris.

    • Flora Zanichelli
      Flora Zanichelli répond à Olivier Favier
      Journaliste
      • Posté à 19h04 le 04/02/2013
      • 176407
        Journaliste

      Episode très « instructif » en effet... Je vous remercie pour votre éclairage. Au plaisir !

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.