StorItalia

A la rencontre de nos voisins transalpins à travers leurs coups de gueule et coups de blues, leurs objets fétiches, leurs péchés gourmands... Parce que au fait aujourd'hui, ça veut dire quoi être italien ?

Italie : le grand bordel politique profite à Berlusconi

Flora Zanichelli
Journaliste
Publié le 28/02/2013 à 16h03

Que celui qui a compris ce qu’il se passe en Italie lève le doigt ! Quel casse-tête ces législatives... Grosse prise de tête déjà, la veille des élections, quand il a fallu se pencher et se repencher sur cette absurde loi électorale : la loi porcellum, qualifiée de « merde » par son géniteur (Silvio B.).

Une loi qui donne une prime de majorité au parti arrivant en tête à la Chambre des députés (jusque là tout va bien), mais qui se complique au Sénat. Dans cette sacro-sainte chambre haute, le parti qui obtient le plus de voix n’obtient pas forcément le plus de sièges, car ces derniers sont attribués proportionnellement à la taille des régions.

Parmi lesquelles la Lombardie, la Vénétie, la Campanie, la Sicile et les Pouilles. Il nous aura créé des sueurs froides ce porcellum. N’avons-nous pas tous cru que le parti de B. obtiendrait le plus de sièges ? Une impression restée fugace.

Jamais veille d’élection n’a ressemblé autant à une vente aux enchères. Qui gagne, qui a gagné, qui est sur le point de gagner ? La gauche seule, la gauche avec Monti, la gauche terrassée par la droite... C’était au plus offrant.


Pierluigi Bersani, Silvio Berlusconi et Beppe Grillo (SIPA)

Un Parlement ingouvernable

Une pagaille angoissante où les reporters étaient censés connaître les résultats des votes à un tiers des dépouillements, et où les envoyés spéciaux en direct disparaissaient, happés par leurs collègues en quête désespérée de réactions politiques.

Mais où personne n’avait prévu le coup Grillo, un mouvement impossible à ranger à droite ou à gauche, et recasé sous l’étiquette « anti-système ». Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Tout aurait pu se clarifier une fois les résultats connus. Mais c’était sans compter :

  • la gauche de Pierluigi Bersani (29,55 % à la chambre des députés, et 31,63 % au Sénat) ;
  • la droite de Silvio Berlusconi (29,18 % à la chambre et 30,72 % au Sénat) ;
  • le M5S de Beppe Grillo (25,54 % à la chambre et 23,79 % au Sénat).

Traduction : un Parlement sans majorité, un Parlement ingouvernable, la gauche ne disposant pas d’une majorité nette au Sénat.

Silvio B., grand arbitre de la situation

Quel sera le futur de l’Italie ? La situation reste incompréhensible entre :

  • un président de la République favorable à une coalition droite, gauche et centre ;
  • une gauche qui veut gouverner sans en avoir les moyens ;
  • un Silvio Berlusconi qui attend, tel un loup dans sa tanière, l’improbable proposition de collaborer avec la gauche ;
  • un Grillo qui, fidèle à ses promesses, refuse toute alliance et souhaite une discussion « point par point » concernant le programme du mouvement.

En attendant de résoudre le schmilblick électoral, tout le monde est sur le coup : les politologues, les journalistes, les politiques – déchus ou pas. C’est à qui dira son mot sur la question, interprétera le phénomène Grillo, fera son mea culpa... Pendant ce temps, les Italiens, eux, attendent la formation (salvatrice ?) d’un gouvernement.

Et le seul à tirer son épingle du jeu, pour l’instant, c’est Silvio B. Profitant de la confusion générale, le voilà qui s’est posé en grand arbitre de la situation, pour « le bien et l’équilibre du pays ». Pour le bien des électeurs italiens qui lui ont renouvelé leur confiance. Pour le bien aussi, de ceux qui ont hésité à lui donner et qui pourraient faire marche arrière en cas de retour au vote.

Ah, enfin une chose dont on peut être sûr : il faut toujours se méfier d’un Cavaliere qui dort.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h19 le 28/02/2013
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Italie : le grand bordel politique profite à Berlusconi »

    Pour être plus clair, le merdouillage politique en Italie profitera toujours
    à celui qui, de toute évidence, est le plus habitué aux « bordels » !

    • pablico
      pablico répond à Yvon le Zébulon
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h26 le 01/03/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Ce n’est pas du bordel, c’est le signe avant coureur de ce qui nous attend en Europe.
      C’est le début de la prise de conscience du Bilan. La prise de conscience du blocage, de l’impuissance de l’Europe telle qu’elle a été construite.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à pablico
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h34 le 01/03/2013
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « La prise de conscience du blocage, de l’impuissance de
        l’Europe telle qu’elle a été construite
         ».

        Comment faire désormais pour la rebâtir ! ... et avec qui ?
        Il faudrait tout démolir, et recommencer depuis les fondations.
        ( ça risque de poser plus de problème que ça n’en résoudra )

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 16h30 le 28/02/2013
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    70% des italiens vomissent Berlu, mais 30% des parlementaires lui donnent le pouvoir de nuire. Les derniers rebondissements ne militent pas en sa faveur ici
    Espérons que la gauche italienne cesse d’être ambidextre comme le PS français, et que les 5 étoiles soient vraiment honnêtes, désintéréssés et pragmatiques (rires contenus) , qui croire....

    • pablico
      pablico répond à Joseph Gratteur
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h21 le 01/03/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Ce n’est pas un bordel. Ce sont juste les prémisses de ce qui attend l’Europe..surtout celle du sud dont nous.
      L’Allemagne en est responsable.
      Elle a transposé ses paramètres, ses algorithmes , sur les autres pays sans les adapter.

  • amarré
    • Posté à 16h35 le 28/02/2013
    • 174877

    Pour l’instant cela ne profite à personne comme la politique d’austérité voulue par l’UE ne profite pas aux Italiens. Dire que l’on refuse la politique d’austérité est encore autorisé non ? et SB n’a pas obtenu 50 % des voix que je sache !

  • Henri.D
    Henri.D
    enviable
    • Posté à 16h36 le 28/02/2013
    • Internaute 194688
      enviable

    « car ces derniers sont attribués proportionnellement à la taille des régions. »

    Ce qui est curieux quand on connait son géniteur c’est qu’il n’ait pas proposé une proportionnalité à la taille du sexe du candidat.

    Un petit manque de confiance du Cavaliere ou la peur d’être taxé de sexisme ?

  • VeniVidiSouriri
    VeniVidiSouriri
    Présent
    • Posté à 16h45 le 28/02/2013
    • Internaute 198950
      Présent

     : (
    Et je ne suis pas le seul à lever le doigt, c’est à se poser des questions Flora !

    • Flora Zanichelli
      Flora Zanichelli répond à VeniVidiSouriri
      Journaliste
      • Posté à 16h54 le 28/02/2013
      • 176407
        Journaliste

      c’est une vraie galère... quelles sont vos questions ?

      • VeniVidiSouriri
        VeniVidiSouriri répond à Flora Zanichelli
        Présent
        • Posté à 17h42 le 28/02/2013
        • Internaute 198950
          Présent

        Je n’ai pas de questions sur ce sujet politique et italien, Flora, si ce n’est concernant votre acuité pour le traiter.

        Ne m’en voulez pas pour ce petit coup de grisou. Mais sans le vouloir probablement vous jouez le jeu ici de ceux qui veulent effrayer les braves gens.

        Or je crois qu’il faut au contraire les rassurer, et bien faire comprendre que cette « crise » qui inquiète notez le bien les marchés et leurs amis politiciens (dont on connait la valeur et le sens de l’intérêt général !) est une opportunité pour les peuples en général de cette UE dictatoriale et de leurs relais au sein des media de masse et des parlements nationaux, et une opportunité pour le peuple italien et la jeunesse en particulier.

         
        • Flora Zanichelli
          Flora Zanichelli répond à VeniVidiSouriri
          Journaliste
          • Posté à 18h02 le 28/02/2013
          • 176407
            Journaliste

          Oui, mais vous dites cela car vous vous avez cette sensibilité... Je rapporte ici ce qu’il se passe en Italie. Hier soir encore, j’étais avec des amis, et les gens s’inquiètent. Tout le monde se demande si un gouvernement va être formé. Et je peux vous dire qu’hier, la seule phrase sensée et rassurante que j’ai entendu venait de Berlusconi qui est en train de récupérer le conflit. Beaucoup de gens pensent encore à lui. Vous n’entendrez peut-être jamais qqun le dire directement mais c’est malheureusement le cas. Je dis juste : le risque est là... Après, ce n’est pas moi qui trouve une solution pour clarifier la situation.

          • PTrelawney
            PTrelawney répond à Flora Zanichelli
            Dans le brouillard
            • Posté à 19h43 le 28/02/2013
            • 178593
              Dans le brouillard

            Si nos amis les italiens ont peur, qu’ils aillent demander conseil auprès de nos amis les belges. Ils sont restés plus d’un an et demi sans gouvernement. Et pour y avoir vécu, cela ne leur a pas été contraignant. Bien au contraire.

            Je rejoints VeniVidiSouriri dans son commentaire. En pensant qu’un pays qui a des régions aussi disparates que la Lombardi et la Sicile ne peut vivre sans majorité politique définie, vous faites le jeu des marchés qui ont besoin de cette courroie de transmission, qu’est le gouvernement, pour imposer la rigueur communautaire à toute l’UE.

            • Flora Zanichelli
              Flora Zanichelli répond à PTrelawney
              Journaliste
              • Posté à 20h59 le 28/02/2013
              • 176407
                Journaliste

              Mais enfin, déjà est-ce que j’ai écrit ça ? Ma note revient sur l’hypothèse d’un retour de Berlusconi qui est en train de se poser en modérateur dans toute cette histoire... et les profits qu’il pourrait en tirer.
              Ensuite, je n’ai pas pris position sur la couleur que devait avoir le gouvernement italien. J’ai même précisé entre parenthèses « formation salvatrice ? »... La question est plus que jamais ouverte au contraire. Seulement ce serait bien d’arriver à un consensus non ?

              • PTrelawney
                PTrelawney répond à Flora Zanichelli
                Dans le brouillard
                • Posté à 10h56 le 01/03/2013
                • 178593
                  Dans le brouillard

                Vous basez votre argumentation sur un principe érigé en « dogme » (comme l’endettement limité à 3% du PIB) qu’un pays ne peut fonctionner sans gouvernement. Si la souveraineté d’un pays se définie par une constitution et chef d’état, la représentation électorale se fait au niveau des campagnes et des régions.
                « les Italiens, eux, attendent la formation (salvatrice ?) d’un gouvernement. »
                En êtes-vous certaine ?
                Je pense que les italiens qui dans toutes les catégories sociales ont souffert et souffre encore de la crise économique, n’attendent rien d’un gouvernement et se fichent de connaitre la couleur politique de ce gouvernement.
                Il est certain que si le désordre politique persiste, les italiens devront traiter les affaires courantes au niveau des régions. C’est ce qu’ont fait les belges pendant un temps. Si les italiens le font, ils s’apercevront très vite que pour ce qui concerne, les transports, la santé, l’énergie, l’eau, l’éducation et la police, la gestion, sans pouvoir central, de ce qui les concerne directement, ne leur posera pas de problème.
                Il n’en est pas de même pour le traitement de la dette et la mise en place d’une politique d’austérité qui limitera leur endettement. Pour gérer ces deux problèmes, il faut que se dégage une majorité gouvernementale. Mais ces deux problèmes concernent au premier chef, les marchés financiers qui veulent récupérer tout ou partie de ce qu’ils ont prêtés et l’union européenne qui par l’intermédiaire de la BCE est solidaire de la dette italienne. Ce dont les italiens se contrefichent à raison.
                En résumer : Avec ou sans Berlusconi, l’union européenne et les marchés financier attendent avec impatience la formation d’un gouvernement. Les italiens n’espèrent plus rien.

          • VeniVidiSouriri
            VeniVidiSouriri répond à Flora Zanichelli
            Présent
            • Posté à 21h25 le 28/02/2013
            • Internaute 198950
              Présent

            Flora, tant pis si vous vous vexez, mais malgré vos à peine 30 ans, vous parlez comme une vieillarde.
            Vous regardez trop la télévision et lisez trop les mainstream, à mon avis, et êtes très manipulable.

            Réveillez vous, journaliste !

            • Flora Zanichelli
              Flora Zanichelli répond à VeniVidiSouriri
              Journaliste
              • Posté à 10h10 le 01/03/2013
              • 176407
                Journaliste

              Non je ne me vexe pas. J’attends au contraire votre analyse de la situation !

              • VeniVidiSouriri
                VeniVidiSouriri répond à Flora Zanichelli
                Présent
                • Posté à 10h42 le 01/03/2013
                • Internaute 198950
                  Présent

                Ouf, vous n’êtes pas vexée Flora :)

                Mon analyse ? Disons que pour 75euros je fais un feuillet pour Rue89, mais je ne suis pas certain du tout que Rue89 soit prêt à diffuser une analyse de ce type, acérée et libre, d’essence démocratique, dans ses colonnes.

                Car Rue89 fut...

                Mais je vous en prie Flora, pour le bien des italiens et des français qui vous lisent, prenez du recul par rapport à la terreur que tentent d’instiller ceux qui sont à la manoeuvre dans les media de masse et au sein des partis, celui de Berlusconi ce vieil homme à bout de course y compris.

                Ce qui va être intéressant, c’est de voir comment i grillini se comportent en chambres, et si vraiment ils se comportent comme le voudraient probablement ceux qui ont voté pour eux, à savoir sans concession vis à vis des partis habituels, dont ils sont dégoutés, et il y a de quoi n’est ce pas.

                Vous nous tenez au courant ?

                Bonne fin de semaine.

                • Flora Zanichelli
                  Flora Zanichelli répond à VeniVidiSouriri
                  Journaliste
                  • Posté à 11h01 le 01/03/2013
                  • 176407
                    Journaliste

                  Mais oui bien sûr ! ! ! ! Je suis totalement d’accord avec vous : on met la charrue avant les boeufs, si vous me permettez ! ! Mais j’ai bien dit qu’on attendait la formation du gouvernement, seulement cette formation se fait dans la pagaille générale, c’est juste le climat actuel ici, enfin celui que l’on crée peut-être ! Vous savez, quand on est aux premières loges, ce n’est pas toujours facile de prendre du recul et je pense que c’est le sentiment de beaucoup d’Italiens ! Aux grillini de faire leurs preuves et aux partis de mettre de l’eau dans leur vin ! Eh oui, je vous tiendrai au courant !

                  PS : et je n’ai pas encore trente ans !

        8 autres commentaires
    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à VeniVidiSouriri
      Working class bléro
      • Posté à 17h13 le 28/02/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Ce n’est pas ce doigt là qui convient pour Berlu.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Joseph Gratteur
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h39 le 01/03/2013
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Désolé de ce qui ressemble à un plagia :
        J’ai posté mon commentaire avant de lire le votre.

        ( pas grave en fait : nous disons exactement la même chose )

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à VeniVidiSouriri
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 12h37 le 01/03/2013
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Ce n’est pas ce doigt là que tu devrais lever !
       ; -))

  • helios33
    • Posté à 17h34 le 28/02/2013
    • Internaute 33580

    Berlusconi montre la voie à suivre aux autres politiciens.
    Il s’est montré plutot anti-européen et anti-euro pendant la campagne électorale. C’est à mon avis ce qui lui a permis de faire un bon score. S’il ne l’avait pas fait Grillo aurait encore bien plus triomphé.

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 17h41 le 28/02/2013
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    Je pense que cela ne profite à aucun des 3 candidats, mais à un quatrième, non candidat, qui est l’Europe.
    Vu que le pays est ingouvernable, il est à prévoir que chaque tentative de gouvernement sera un échec, par conséquent c’est l’austérité qui règnera...
    La Grèce a connu un sort identique, jusqu’à revoter pour un gouvernement qui suive les divines solutions européenne... et sans broncher !

  • Elliot147
    Elliot147
    gauchiste non repenti
    • Posté à 17h59 le 28/02/2013
    • Internaute 190330
      gauchiste non repenti

    Les électeurs italiens ont tranché.
    Avec sans doute quelque raison ils n’ont pas été enthousiasmés par la Gauche profil bas.
    Berlusconi est sorti du tombeau et se retrouve en position d’arbitre dès lors que le Mouvement 5 Stelle anti-système adopte la seule position logique pour lui : ne rien faire pour prolonger l’agonie du régime.
    Néanmoins en ces temps où désabusés et ronchons traînent leur ennui et leur résignation et exorcisent leur vague à l’âme dans de vaines imprécations sur le pelé, le galeux qu’on leur donne à haïr, il faut aussi retirer du score improbable et pourtant bien réel du mouvement de Beppe Grillo des raisons d’espérer.
    Ainsi donc comme à l’aube de la démocratie, la politique a repris possession de l’agora : ce ne sont pas des affidés comme chez les partis traditionnels qui se sont déplacés aux réunions de Grillo mais des hommes sans arrière-pensée clientéliste ni plan de carrière.
    Alors après tout ne boudons pas notre plaisir et voyons la bouteille à moitié pleine.
    Réjouissons-nous de ce sursaut d’orgueil qui a porté 25% des électeurs italiens à suivre le « bouffon “ Grillo et à partager son indignation et sa dénonciation des élites corrompues ou inféodées à Bruxelles, quand elles ne cumulent pas les deux tares..
    Le péché de populisme ne serait-il pas tout simplement la révélation d’une vérité crue qui donne le pouls de l’état de l’opinion publique, le signe précurseur de l’implosion de la société qui menace si rien ne change.
    En tout état de cause, à ce populisme - qui dénonce une charlatanerie institutionnalisée - ne semblent guère s’opposer des forces de propositions reconnues et porteuses d’avenir.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 19h21 le 28/02/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Impossible à ranger Grillo, je veux bien, mais s’il a des propositions écologiques (qui n’en a pas ?), il en a aussi d’autres plutôt surprenantes, comme le maintien de l’interdiction du droit du sol pour les enfants d’immigrés. Ou des propos ambigus, comme cette invitation faite à un militant de Casa Pound de rejoindre le M5S. Ou cette déclaration « je veux un Etat qui ait des couilles. Eliminons les syndicats qui sont une structure vieille comme les partis. ».
    Maintenant le parti de Berlusconi, par rapport à 2008, 6 millions de voix en moins quand même (-46%). Le Parti Démocrate, 3,5 millions de voix en moins (-28,4%). La Ligue du Nord 50% en moins. Alors effectivement Grillo a pris des voix en peu partout. Enfin... plus ou moins.

    C’était ma petite contribution au foutoir italien auquel je n’entrave que pouic.

  • diviendres
    diviendres
    ex-tradé
    • Posté à 19h27 le 28/02/2013
    • Internaute 75133
      ex-tradé

    « Beppe Grillo, y’en a qui disent qu’il serait un peu antisémite, alors j’sais pas, faut voir “.

    jean michel aphatie. Canal+, 27/02/13.

    C’est vrai ? En Italie aussi on piétine ce que l’on ne comprends pas ? Ces rumeurs sont réelles ?

    • Majesté
      Majesté répond à diviendres
      ex-spermatozoïde
      • Posté à 09h00 le 01/03/2013
      • Internaute 77564
        ex-spermatozoïde

      En langage diplomatique, « antisémite » est le premier niveau pour dénigrer quelqu’un qui ne se coule pas dans la doxa.
      Le stade suivant, si vraiment il refuse de redevenir « raisonnable », c’est « terroriste ».

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à diviendres
      Dans le brouillard
      • Posté à 12h08 le 01/03/2013
      • 178593
        Dans le brouillard

      « Beppe Grillo, antisémite, jean michel aphatie. Canal+, “

      Ces rumeurs sont réelles ? Vous avez tous les éléments de réponse !

  • Mac Fan
    Mac Fan
    Région Ultra Périphérique
    • Posté à 19h29 le 28/02/2013
    • Internaute 67196
      Région Ultra Périphérique

    les médias francais télévisés ont titrés sur « les clowns populistes de la politique italienne » en renvoyant dos à dos les programmes anti europe des Berlusconi et Grillo.

    Il me semble qu’on voit bien la différence maintenant, avec un Berlusconi toujours aux abois pour un peu de pouvoir et ne pas être rattrapé par les affaires. il s’est lancé dans sa fronde anti Monti, pour susciter des élections qu’il pouvait encore espérer gagner ou qui retardent à tout le moins les échéances judiciaires, si je ne me trompe ?

    Le mouvement 5* semble quant à lui avoir un porte parole mais pas un leader politique. Plus proche d’un mouvement des indignés qui aurait saisi les élections pour se faire entendre mais ce qui ne fait pas un programme « commun » pour autant ?

    Pendant ce temps les médias francais se lamentent « ah la la l’italie va nous foutre par terre notre beau plan de sauvetage,.. qu’on était déjà pas parvenu facilement à mettre au point à nous tous, mais là.. ca va être la pagaille... et qui va trinquer , vous les pauvres francais ! ! »
    Le bourrage de crane continue, aucune reflexion sérieuse, la Tele n’est pas là pour cela, heureusement il ya les blogs ; -)

    merci donnez nous encore plus d’apercu de la situation avec votre perception sur place

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h07 le 01/03/2013
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    « le grand bordel politique profite à Berlusconi »
    ITALIE. L’Europe redoute le retour de Berlusconi
    C’est justement ce qui inquiète Bruxelles en général et les allemands en particulier, parce que s’il met à exécution sa promesse faite aux citoyens de leur rembourser une taxe foncière, mise en place en 2012, très impopulaire en Italie, cela remet en cause non seulement les efforts mis en place par Monti, après tout pourquoi pas parce que la rigueur en Italie a touché indistinctement tous les citoyens mais aussi la stabilité de la zone euro à travers la vigueur de l’euro par rapport aux autres monnaies, vigueur qui est très appréciée de Merkel à défaut de l’être par les pays qui sont dans la récession. Italie, mais aussi Espagne, Grèce, Portugal et.....France.

  • hervé fell
    • Posté à 09h07 le 01/03/2013
    • Internaute 4007

    viva Italia

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 09h52 le 01/03/2013
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    Je m’en souviens qu’à l’époque où Berlusconi a été évincé par Monti et les banquiers, certains ici se sont offusqué de son eviction par l’Europe des banquiers.

    Bien sûr, ce ne sont pas des fans du Cavalière qui s’étaient exprimé ainsi, il ne suscite d’ailleurs guère de sympathie chez les riverains de rue89.

    Par contre, et à juste titre, ils ont remarqué avec une certaine pertinence qu’après tout, Berlusconi avait été réélu à l’époque par le peuple italien et son ejection par Monti relevait du coup d’état... Et en plus, cela donnait à Berlusconi une invraisemblable posture de victime ! Et il en a forcément joué pour les éléctions du week-end dernier.

    Quant au désordre qu’engendrerait ce manque de majorité, je doute que ce soit pire que le désordre existant à savoir la précarité et l’appauvrissement d’une partie du peuple italien provoqué par le remède de cheval prescrit par le banquier de Goldman Sachs Monti...

    Et je pense que les électeurs de 5 stelle ont voulu par ras le bol provoquer cette instabilité gouvernementalel et à leur place, franchement je me dirais « au point où nous en sommes... »

  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
    • Posté à 11h40 le 01/03/2013
    • Internaute 197242
      Ami de Crackity Jones

    Tant que la Loi de l’argent perdurera les obscurantistes régneront.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Paco Picopiedra
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 12h41 le 01/03/2013
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Maintenant que le Pape a démissionné, il n’y a plus qu’un seul Dieu :
      LE FRIC !

      • Paco Picopiedra
        Paco Picopiedra répond à Yvon le Zébulon
        Ami de Crackity Jones
        • Posté à 19h54 le 03/03/2013
        • Internaute 197242
          Ami de Crackity Jones

        et partout ses serviteurs dans tous les médias de masse pour essayer de nous rendre encore plus accrocs, encore plus cons !

  • Seingalt
    Seingalt
    amateur professionnel
    • Posté à 16h02 le 01/03/2013
    • Internaute 166244
      amateur professionnel

    Le Sénat italien, c’est un énorme plat de lasagne au cavaliere. Très indigeste.

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 18h28 le 01/03/2013
    • 174584
      serial lecteur

    N’est-ce pas logique ? Ici comme ailleurs, il y en a qui seraient prêts à élire n’importe qui du moment que MES impôts à MOI baissent. Berlusconi n’avait qu’à promettre. (Evidemment, ce sont les mêmes qui enragent contre les déficits et exigent des « réformes » « courageuses », là, tout de suite, mais MOI MOI MOI, pas question que je paie un centime, c’est bon pour les autres.)

  • Humain
    • Posté à 11h15 le 02/03/2013
    • Internaute 21387

    Du coté du grand n’importe quoi politique, nous sommes servis !
    Et pas que depuis un an.

    En Europe, entre ce que l’on fait subir à la Grèce, à l’Espagne et autre, que doiven donct faire les électeurs ?

    L’Italie et les autres pays doivent-ils donc ré-élire inlassablement les émissaires de Bruxelles.

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