Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Crise : après les saisons 1 et 2, vous adorerez la saison 3

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 02/06/2011 à 15h20

Bref rappel des épisodes précédents :

  • saison 1 : crise des subprimes (c’est en quelque sorte le « pilote » de la série), mise en faillite « pour l’exemple » de la banque Lehman Brothers, capilotades en cascade des banques de par le monde, sauvetage en catastrophe du « système » par l’injection massive d’argent public à la fois pour éviter l’effondrement des dites banques et la récession généralisée. Ouf !
  • saison 2 : les banques sont sauvées, les gouvernements respirent, les marchés financiers se redressent, les profits augmentent (business as usual), le chômage et la précarité aussi, les déficits publics se creusent à mesure que les bénéfices des banques et les bonus de leurs dirigeants et des traders se gonflent. Les grandes entreprises et leurs dirigeants ne sont pas en reste ;
  • saison 3 : les marchés financiers, via les fameuses agences de notation, font les gros yeux : il faut combler au plus vite tous ces déficits publics, austérité budgétaire, amputation des traitements des fonctionnaires, coupes dans les budgets sociaux (retraites, indemnités pour les sans-emplois...), le chômage reste à haut niveau, la précarité s’accroît, le niveau de vie stagne, la croissance rechute.

Vous avez aimé les épisodes précédents ? Vous adorerez ceux qui sont en cours de tournage. Mais, à vrai dire, les scénaristes hésitent entre deux versions.

1

Quand l’indignation fait tache d’huile

Dans la première, l’épisode suivant se nomme « l’indignation fait tache d’huile ». Dans la foulée des manifestations d’Athènes, de Lisbonne, de Madrid, ce sont la plupart des pays européens qui s’embrasent. Seules l’Allemagne et l’Autriche restent un peu à la traîne avec moins de chômage, plus de croissance et des comptes publics moins dégradés.

A la surprise presque générale, c’est à Londres que les choses vraiment sérieuses commencent. En réaction à la répression sévère des manifs d’indignés de Birmingham (5 blessés graves, 250 arrestations) la capitale britannique est le lieu de la plus importante manifestation qu’ait connu le Royaume-Uni aux cris de « libérez nos camarades ». Tout le centre de Londres est paralysé. La famille royale prend sur le champ ses quartiers d’été à Windsor.

A Paris, à Rome, à Bruxelles, des places symboliques (celle de la Bastille à Paris) sont occupées jour et nuit par des milliers de personnes, beaucoup de jeunes, mais aussi des familles et un nombre conséquent de retraités... Aucun gouvernement n’ose plus utiliser la force.

A l’initiative de Daniel Cohn-Bendit, Stéphane Hessel et Edgar Morin, une coordination européenne des indignés où sont présents les délégués de quinze pays européens se réunit à l’abbaye de Royaumont et après plusieurs jours de discussion animée, se constitue en Comité européen de résistance (CER). Lequel comité est chargé de rédiger un programme, le désormais fameux « programme du CER » qui sera soumis – pour lui être imposé – au Conseil des ministres européen réuni exceptionnellement le 4 août... En attendant les occupations continuent.

2

Le chantage des banquiers

Dans l’autre version, les marchés mènent le bal : après avoir baissé la note de l’Italie, Standard & Poors vient le même jour de dégrader celle de l’Espagne et de mettre sous surveillance négative la note de la Belgique, tandis que, au même moment, Moody’s et Fitch diminuent encore celles de l’Irlande et de la Grèce. Les cours de l’euro plongent.

Réunis d’urgence à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro chargent Jean-Claude Juncker – président de l’eurogroup – d’une mission « visant à l’étude d’une restructuration ou d’un rééchelonnement éventuels des dettes des pays plus vulnérables de la zone ».

La formule alambiquée ne trompe personne. Surtout pas les grandes banques françaises et allemandes qui ont en portefeuille plusieurs centaines de milliards d’euros de prêts à l’Etat grec. Les dirigeants des grandes banques allemandes (Commerzbank, Deutsche bank, Postbank) et françaises (Société Générale, BNP Paribas, Crédit agricole) se réunissent en urgence à Baden-Baden dans une suite luxueuse de l’hôtel Steigenberger Europäischer .

Par la voix de Martin Blessing, le président du directoire de Commerzbank (qui à elle seule détient près de 3 milliards d’euros de dette grecque), les banquiers européens déclarent « déplorer solennellement les décisions de l’eurogroup sur tout rééchelonnement des dettes souveraines qui risquerait de replonger le système bancaire dans la crise et menacent de tirer toutes les conséquences nécessaires. Ils exigent des pays débiteurs qu’ils accentuent leurs efforts de remise en ordre de leurs comptes et de leurs économies ». Une sorte de chantage !

Voilà. Les coscénaristes se retrouvent dans quelques jours pour arbitrer entre les deux scénarios, voire pour les articuler l’un l’autre. La balle est dans le camp des peuples.

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  • chaix
    chaix
    degouté
    • Posté à 15h34 le 02/06/2011
    • Internaute 119788
      degouté

    oui la balle est dans notre camp et profitons-en pour arréter la cupidité sans vergongne de nos amis banquiers, l’argent est moyen d’échange et non un produit.
    il est tout de même curieux que l’argent manque quand il déguoline chez certains, tous ces banquiers, traders et consorts sont des aspirateurs qui avalent tout sans rien remettre dans le commerce.
    l’histoire de l’Homme nous montre que seuls les peuples de commerçants ont survécu, les autres se sont entretués ou on simplement disparus avec leurs montagnes d’argent qui ne servaient plus à rien.
    Courage !

    • 22decembre
      22decembre répond à chaix
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 15h57 le 02/06/2011
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Il n’y a pas que commerce ou banque...

      • fredgg84
        fredgg84 répond à 22decembre
        • Posté à 17h19 le 02/06/2011
        • Internaute 92172

        Vivre au dessus de ses moyens avec l’aide des crédits ça ne dure qu’un temps.Tôt ou tard les crédits vous rattrapent et les créanciers avec,puis arrivent les emmerdes.C’est valable pour les particuliers comme pour les communes ou les états.
        La légère reprise économique que l’on connait actuellement n’est qu’une bulle financée par les états pour éviter la catastrophe,elle pourrait nous éclater en pleine tronche comme les précédentes.

         
        • 22decembre
          22decembre répond à fredgg84
          Social-libéral... C'est pas (...)
          • Posté à 17h55 le 02/06/2011
          • Internaute 137595
            Social-libéral... C'est pas (...)

          J’ai pas dis qu’il nous faut vivre au dessus de nos moyens. Je serais au contraire pour des règles budgétaires un peu plus recta...

          J’ai dis qu’outre une société de marchants et une société de banquiers, il y a peut être d’autres modèles à chercher.

          • pablico
            pablico répond à 22decembre
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 20h54 le 02/06/2011
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            comment expliquer aux électeurs, que ce ne sont plus les ouvriers, les employés qui travaillent en plein emploi ?

            Que c’est l’argent..qui travaille jour et nuit sans se reposer, sans congés, sans grèves, sans maladie, et sans vie...

            tu ne gagneras ton argent qu’à la sueur de ton front,

            cette phrase commandement est prohibée... en ce moment.

            il serait temps de s’indigner... si vous n’aimez pas ce mot servez vous de ses synonymes :

            crier, fulminer, gronder, maudire, pester, protester, s’emporter, s’insurger, s’irriter, s’offenser, se fâcher, se hérisser, se scandaliser, tonner, vitupérer.

            • 22decembre
              22decembre répond à pablico
              Social-libéral... C'est pas (...)
              • Posté à 21h00 le 02/06/2011
              • Internaute 137595
                Social-libéral... C'est pas (...)

              Excusez-moi deux secondes là...

              J’y comprends que pouic ! Pourquoi me parlez-vous d’argent qui dort ? Pourquoi dites vous que je ne saurais m’indigner pour quelque cause ? Ça fait 10 ans que je m’indigne dans le noir et l’indifférence la plus totale...

        • n°5
          n°5 répond à fredgg84
          Amen !
          • Posté à 07h40 le 03/06/2011
          • Internaute 156966
            Amen !

          C’est vrai, nous avons vidé le porte monnaie pour sauver les banques qui spéculaient avec notre argent, nous avons arrêté de demander aux riches de participer à l’effort national en mettant de l’argent dans le porte monnaie commun, nous avons vendu les services publics au privé qui en a profité pour augmenter les prix et nous mettre au chômage.
          Résultat le porte monnaie est vide et ce sont les français qui ont voté pour les politiques qui l’ont vidé !

          Ce serait comique si ce n’était pas si triste.

        4 autres commentaires
    • Alkali
      Alkali répond à chaix
      déboucheur surpuissant de (...)
      • Posté à 19h33 le 02/06/2011
      • Internaute 121880
        déboucheur surpuissant de (...)

      Nos « amis » les banquiers ? ? ? ? amis ? vous êtes sûr ? ? ?

    • D-503
      D-503 répond à chaix
      U topos
      • Posté à 23h37 le 02/06/2011
      • Internaute 116654
        U topos

      « l’histoire de l’Homme nous montre que seuls les peuples de commerçants ont survécu »
      Je ne connaissais pas cette version du darwinisme social. Spencer, Gobineau et Galton n’ont même pas émis cette idée. Ceci dit, creusez camarade, creusez...

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 15h38 le 02/06/2011
    • Internaute 25391
      Flat4


    La balle est dans le camp des peuples.

    • mel ting pot
      mel ting pot répond à I.P
      ingénieur
      • Posté à 16h30 le 02/06/2011
      • Internaute 77400
        ingénieur

      Lien

      pour mieux comprendre incompréhensible

    • fabien2b
      fabien2b répond à I.P
      Contrediseur chronique
      • Posté à 21h27 le 02/06/2011
      • Internaute 118140
        Contrediseur chronique

      Meeeeuuuuuh j’ai pas vu la saison 1 moi c’est quand qu’elle repasse ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 15h57 le 02/06/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Panique en cours
    Les « banques systémiques », c’est-à-dire les plus grandes banques multinationales dont la faillite créerait un risque majeur de perturbation pour l’ensemble du système financier ont été soumises aux fameux tests de stress sensés rassurer les investisseurs. Or que dire de ces tests de stress
    L’express du 24/07/10
    « le FMI a jeté le doute sur ces tests, en regrettant le manque de rigueur de l’exercice et sa relative opacité. Il faut dire qu’il existe d’importantes limites méthodologiques à l’exercice. D’abord les critères choisis - les trois scénarios envisagés- seraient trop modérés, selon les analystes. Ils sont nombreux à regretter qu’aucune hypothèse ne retienne le cas d’un défaut de paiement pur et simple d’un pays.. comme cela avait été imaginé pour la Grèce. “
    La Grèce est le talon d’Achille du système et son défaut de paiement devient une haute probabilité, or dans ce cas les banques systémiques seront exposées en France et en Allemagne, mais aussi ailleurs qu’en Europe.
    La chute des bourses européennes et américaines, la dépréciation de l’Euro , ainsi que le haut niveau du cours de l’or, valeur refuge en cas de crise, révèlent plus que tout qu’une nouvelle crise est à venir.
    Sommes nous prêts , nous contribuables et citoyens, à remettre de l’eau dans le tonneau des Danaïdes qu’est devenu le système financier international ?

    • PhiLyon
      PhiLyon répond à padiran
      In tartiflette we trust !
      • Posté à 16h13 le 02/06/2011
      • Internaute 2729
        In tartiflette we trust !

      individuellement, je pense que nous répondrions tous non à votre dernière question. Mais que vaut encore notre point de vue ? et je vois guère d’hommes ou de femmes politiques qui osent reprendre ce non…

      • padiran
        padiran répond à PhiLyon
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 16h25 le 02/06/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        L’individu n’est pas concerné ici, à moins de s’appeler Carlos Slim Helu, Bill Gates, Warren Buffett ou Bernard Arnault, la réponse ne peut être que collective et ne dépendra certainement pas des hommes et femmes politiques actuel(le)s

         
        • PonG
          PonG répond à padiran
          rationaliste fondamentaliste à (...)
          • Posté à 12h44 le 04/06/2011
          • Internaute 14407
            rationaliste fondamentaliste à (...)

          C’est la plus parfaite des évidences. Les politiques (comme ils en ont pris l’habitude), ne feront que suivre. La seule question est : qui suivront-ils ? Les peuples ou les banques ? Leurs électeurs ou leurs mentors ?
          La réponse tient au rapport de force entre les deux. Et donc en grande partie, au nombre de gus qui iront user leurs semelles sur les places des grandes villes européennes.

          • Emma T.
            Emma T. répond à PonG
            Camille est sur SeXpress
            • Posté à 13h37 le 04/06/2011
            • Internaute 40366
              Camille est sur SeXpress

            « Qui suivront-ils ? »

            Bien contente de lire ce matin que la question peut encore se poser...

          • padiran
            padiran répond à PonG
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 10h37 le 05/06/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Tout est dans le rapport de force. Les citoyens s’apercevront bientôt, comme en Grèce, que l’alternance droite/gauche par temps calme, c’est à dire hors crise financière et en pleine croissance économique est un petit jeu démocratique pour détendre les tensions sociale, car les programmes ne se différencient qu’a la marge. Quand il y a tempête sur l’économie, ceux qui écopent le bateau pour ne pas qu’il coule et mettent des pinoches dans la coque pour éviter le naufrage sont toujours les mêmes.
            Le jour où le rapport de force sera suffisant, une autre politique sera peut être mise en place, pour remplacer le besoin de profits de quelques uns par la nécessité de bien être de tout le monde

            • PonG
              PonG répond à padiran
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 11h00 le 05/06/2011
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              Rien à ajouter.

        4 autres commentaires
  • PhiLyon
    PhiLyon
    In tartiflette we trust !
    • Posté à 16h10 le 02/06/2011
    • Internaute 2729
      In tartiflette we trust !

    Je ne sais pas vous mais j’ai le sentiment que les deux scénari pourront coexister en deux épisodes distincts de la même saison. Après, j’aimerais mieux que le 2 passent avant le 1…

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 16h22 le 02/06/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Scénario n°3, on peut rêver :

    L’économie officielle étant paralysée par son échec, les économies alternatives deviennent de plus en plus crédibles.

    Des monnaies parallèles apparaissent, par associations progressives de Systèmes d’Échanges Locaux.
    Peu à peu, les besoins sont fournis par des coopératives locales qui échappent davantage aux besoins en énergie de transport.
    Des sociétés naissent sans emprunt, l’apport en capital se faisant en heures de travail converties en parts.
    Les chômeurs de longue durée enseignent dans des universités populaire l’art de la sobriété de consommation et la pratique des réseaux de compétences.
    Un gouvernement de transition prend deux mesures immédiates :
    - Passage de la TVA à 45%, pour financer un revenu universel et le remboursement de la TVA sur le premier SMIC gagné ou perçu en allocation. Fin du dumping fiscal et du travail clandestin.
    - Impôt sur le foncier correspondant à 5% de la valeur du marché, pour financer le plan de création de logements. Cet impôt décroit au fur et à mesure du nombre de logements créés.

    • Biloo
      Biloo répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Citoyen éveillé.
      • Posté à 16h27 le 02/06/2011
      • Internaute 141342
        Citoyen éveillé.

      Domage que seul les mots revenu universel soient crédibles dans votre scénario.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Biloo
        non connue
        • Posté à 17h25 le 02/06/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        Oui bon, j’avais prévenu au début..

        Je ne crois pas aux scénarios de rupture. Les choses évoluent plutôt en passant d’un équilibre à un autre.
        Mais dans ce sens, il ne faudrait pas bouger grand chose pour que la toute puissance de la finance se dégonfle : Il « suffit » de s’en passer partiellement, et les appétits seront revus à la baisse.
        Or, on capitalise les entreprises sur de l’argent qui n’existe pas vraiment, puisque sa valeur est flottante. Que vaut vraiment le dollar ?
        Et capitaliser l’entreprise par des heures de travail me semble finalement moins hasardeux, dans la mesure où une heure de travail représente bien une valeur ajoutée réelle. Une promesse de gain, au même titre qu’une action.

    • yabon
      • Posté à 17h56 le 02/06/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      « - Passage de la TVA à 45%, pour financer un revenu universel »

      Je miserai plutôt sur une taxe sur les transactions bancaires, ce serait plus cohérent.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à yabon
        non connue
        • Posté à 18h02 le 02/06/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        Oui, seulement ça n’est jouable qu’au niveau européen, au minimum.

         
        • yabon
          • Posté à 18h25 le 02/06/2011
          • Internaute 98602
            Klingon

          « Oui, seulement ça n’est jouable qu’au niveau européen, au minimum »

          Ah bon ? Et pourquoi ? La politique fiscale des pays de l’UE est commune et harmonisée ?

          Sarkozy a créé au moins une demi-douzaine de taxes nouvelles. Il a demandé l’accord de l’UE à chaque fois ?

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            A déménagé le 02-02-2012-2 répond à yabon
            non connue
            • Posté à 18h38 le 02/06/2011
            • Internaute 82025
              non connue

            C’est une question de dumping fiscal, il n’y a pas plus volatile que les capitaux.

            Il est très facile pour un investisseur de changer de pays européen. En revanche, il lui est difficile de faire l’impasse sur toute l’Europe, qui est plus stable que les USA.

            • yabon
              • Posté à 18h55 le 02/06/2011
              • Internaute 98602
                Klingon

              « En revanche, il lui est difficile de faire l’impasse sur toute l’Europe, “

              Je comprends bien. Si c’est fait au niveau européen, tant mieux. Mais on peut commencer chez nous, ça donnera des idées aux autres.

              Une taxe de 0,1% ne dissuadera jamais un investisseur éclairé qui en attend un retour de 20%.

        3 autres commentaires
    • D-503
      • Posté à 23h41 le 02/06/2011
      • Internaute 116654
        U topos

      Pourquoi la TVA ? Alors que c’est un impôt injuste et non redistributif ?

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à D-503
        non connue
        • Posté à 00h13 le 03/06/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        Parce que c’est le seul impôt qui résiste au dumping fiscal, et qui met sur un pied d’égalité la production de chaque pays par rapport aux contributions sociales.

        Il n’a qu’un défaut : Il est injuste socialement.

        Il suffit de le rendre juste socialement (en versant son équivalent pour tout salaire versé jusqu’à un SMIC, et pension également) et on a l’impôt parfait.
        Ça incite alors à déclarer ses gains, et ça lutte contre les revenus clandestins.

    • nanabel
      nanabel répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      1ère version
      • Posté à 07h55 le 03/06/2011
      • Internaute 97292
        1ère version

      « Des monnaies parallèles apparaissent, par associations progressives de Systèmes d’Échanges Locaux. »

      Ça existe déjà ! 3 pays (la Russie, l’Inde et la Chine) ont décidé d’un commun accord de ne plus utiliser le dollar dans leurs échanges. Par exemple, le gouvernement indien a déclaré officiellement que, dorénavant il achèterait son pétrole iranien en roupies.

      2 Etats des USA ont supprimé le dollar dans leurs échanges locaux pour le remplacer par l’or et l’argent. Les habitants sont donc autorisés à payer leurs commerçants, médecins, taxis, avec des bijoux en or ou en argent. Une petite cuiller en argent peut donc servir à payer ses courses chez l’épicier.

      En Espagne plusieurs communes ont créé leur propre monnaie échangeable au crédit municipal. Les espagnols peuvent échanger leurs euros contre des chèques de même valeur à utiliser chez les commerçants. Les intérêts versés par le rachat des chèques se substituent aux taxes locales que versaient les commerçants. L’argent ainsi collecté sert à financer l’économie locale. Le crédit municipal se transforme en banque locale un peu comme la Nef.

      Ces initiatives pourraient très bien s’implanter chez nous. Rien ne s’y oppose. C’est une question de volonté des élus locaux. Les gens pourraient ainsi se passer des banques.

      • chaviro
        chaviro répond à nanabel
        pour tout ce qui est contre les (...)
        • Posté à 16h28 le 04/06/2011
        • Internaute 74015
          pour tout ce qui est contre les (...)

        Créer une économie libérée des marchés, ce n’est pas une question des élus locaux, c’est une question d’initiative citoyenne qui pourra éventuellement être soutenue par des élus locaux particulièrement engagés et intègres.
        Tout doit venir de la base.

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 16h25 le 02/06/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Le problème c’est que le scénario 1 laisse place à la saison 4 mais le scénario deux a tout d’un épisode final de la série...
    A choisir je prends donc le 1.

  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 16h32 le 02/06/2011
    • Internaute 50606
      Gracchus

    La balle du camp du « peuple » : la v’la !

  • Nurbs
    Nurbs
    Crash JP Morgan, buy silver
    • Posté à 16h28 le 02/06/2011
    • Internaute 88089
      Crash JP Morgan, buy silver

    Il est important de garder à l’esprit que les grandes banques ont bien plus a gagné avec un défaut de paiement grec qu’ avec un remboursement, en effet toutes les grandes banques ont massivement pariée contre la Grèce et espère la voir chuter pour toucher leur gain qui seront bien supérieur aux pertes du au défaut. La où celà va se compliquer est le moment ou les états vont devoir renflouer une nouvelle fois les assureurs de crédits pour qu’ils puissent effectuer les paiements des paries. C’est la merveille du système actuel, une banque gagne plus et plus vite en vous prêtant et en pariant sur votre défaut qu’avec le paiement des intérêts.

    • TienTien
      TienTien répond à Nurbs
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 17h06 le 02/06/2011
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      D’esprit ouvert, je suis prêt à vous croire, même si je ne comprends pas le processus. Pourriez-vous expliquer ou donner un lien ? Merci d’avance.

      • Nurbs
        Nurbs répond à TienTien
        Crash JP Morgan, buy silver
        • Posté à 19h46 le 02/06/2011
        • Internaute 88089
          Crash JP Morgan, buy silver

        C’est relativement simple, je vous prête disons 10mds à 8%, je transforme ce crédit en un CDO ( un titre représentant votre dette ) que je revends à un investisseur ( un fond de pension le plus souvent ). Vous pensez donc avoir un crédit dans ma banque or celui ci n’est déjà plus en ma possession, au passage j’empoche une première conséquente commission. En vous faisant ce prêts, je savais déjà que vous étiez insolvable et que vous ne pourriez le remboursé, je vais donc voir un assureur de crédit type AIG et je lui dit ceci ( tout le monde peux assurer le prêts de n’importe qui même si il ne l’a pas émis ) : je vous paye 500 000 par mois jusqu’à échéance du dit prêt, par contre si il y a un défaut de paiement, vous me donnerez 1mds. J’ai donc toute intérêts à ce que vous ne puissiez rembourser ( j’ai déjà touché une commission sur la vente du CDO et je vais toucher une importante prime quand vous ferez défaut ).

        La crise grecque quand à elle remonte à l’entrer de celle-ci dans l’eurozone. Tout le monde a oublié qu’à cette époque le déficit publique grec était incompatible avec une entrée dans l’euro, nos élites ont donc envoyés les experts de Goldamnn Sachs arranger cela de la manière suivante : ils ont titrisé les revenues de l’état grec ( je crée un titre représentant les recettes pendant disons 10 ans ) puis les ont revendus sur les marchés. La Grèce a donc comme par miracle réussi à résorber son déficit. Bien sur tout cela n’est qu’un jeu d’écriture comptable puisque vous recevez en une fois ce que vous auriez du recevoir en 10ans, vous n’êtes donc pas plus riche qu’avant.

      • nanabel
        nanabel répond à TienTien
        1ère version
        • Posté à 10h31 le 03/06/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        Nurbs a raison, mais si vous voulez bien comprendre ces produits dérivés que sont les Cdo, Cds et leurs bébé Subprime, il faut comprendre pourquoi ces produits ont été créés par les banques.

        Une loi internationale interdit aux banques de prêter plus d’argent qu’elles en disposent. C’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas prêter plus que le montant de leur garantie en capital. Dans les années 70, des petits génies en mathématiques financières, inventent un moyen pour permettre à leur banque de prêter à d’autres banques d’affaires sans toucher au capital de la banque, ce sont les Cdo.

        Comment cela fonctionne ?

        Par exemple, vous voulez prêter 1000 euros, vous ne les avez pas. Vous allez voir un investisseur et vous lui dites que vous lui verserait un loyer de 5 % tous les mois jusqu’à ce que votre client ait rembourser les 1000 euros que vous lui avez prêter, mais si jamais le client ne rembourse pas c’est l’investisseur qui devra payer les 1000 euros. Vous mettrez en avant que votre client ne peut pas être en défaut de paiement, puisqu’il s’agit d’une banque d’affaires notait triple A par les agences de notation. Le placement est donc sans risque.

        Vous avez donc prêter au delà de votre capital, en dépensant que 5% de frais. L’investisseur, lui, a perçu un loyer sans avoir débourser un centime. Le risque d’un défaut de paiement est quasi nul.

        Cette pratique n’est pas interdite, puisqu’elle se fait de gré à gré, c’est-à-dire en dehors des places boursières. Toutes les banques d’affaires se sont mises à créer des Cdo, qui se transforment en Cds chez l’investisseur (les Crédits Défaults Swaps ne sont que des assurances contre les risques d’impayés, déguisés en produits bancaires et donc non soumis à la réglementation des assurances).

        Ces produits dérivés n’auraient jamais dû quitter leur milieu. Mais voilà que, dans les années 80, la direction de la JPMorgan doit faire face à une concurrence agressive et demande à ses géniaux chercheurs en mathématiques financières, de trouver un produit dérivé innovant et révolutionnaire qui fermerait le bec à tous ses concurrents. L’équipe se met au travail et sort les Subprimes. Produit miracle, qui va rapporter des milliards à la banque. En fait le Subprime c’est un Cds pour particulier. La JPMorgan avait trouvé le moyen de supprimer le risque du défaut de paiement pour tous les clients des banques.

        Toutes les banques du monde (et je dis bien toutes) se sont mises à produire des Subprimes dans tous les domaines et à tous leurs clients, puisque le risque d’impayés avait disparu. Et tout ça sans toucher au capital de la banque. Et grâce aux supers calculateurs, il n’y avait plus besoin d’opérateurs, les transactions s’échangeaient automatiquement en moins de 22 secondes.

        Les traders touchaient leurs bonus, qui se transformaient vite en supers bonus, juste en regardant leurs écrans d’ordinateurs. Ils pensaient avoir trouvé la pierre philosophale, un moyen de transformer du papier en billets de banque. C’était miraculeux !

        Le plus consternant dans tout ça, c’est qu’en réalité personne ne savait comment ces produits, extrêmement complexes, fonctionnaient. A vrai dire personne de se posait la question, l’argent rentrait à flot et c’était le principal pour ces traders, complétement inconscients et crétins qu’ils étaient.

        Ils n’avaient pas compris qu’en mélangeant les crédits triples A avec des crédits triples C (100 % d’impayés) dans le même Cds, ils s’engageaient à payer à la place du client de la banque, émettrice de Cdo.

        La JPMorgan avait calculé qu’en mélangeant les bons et les mauvais crédits, le risque d’impayés ne serait pas effectif avant 50 ans. Ils avaient juste oublié d’intégrer dans leurs équations la variable des délocalisations d’entreprises. En fait les fermetures massives d’entreprises aux Etats-Unis a jeté des millions d’américains dans la pauvreté. Les pauvres ne pouvaient plus rembourser leurs crédits.

        Lehman Brother a été la première banque à faire faillite, toutes les autres ont suivi et les Etats n’ont pas eu d’autres choix que d’organiser un sauvetage in-extrémis. Ce sont donc les populations qui remboursent le défaut de paiement des banques. Il faut aux Etats-Unis 55 milliards de milliards de dollars pour rembourser les conneries de leurs banquiers. Pour trouver cet argent, la Fed s’est mise à photocopier des billets de banque de manière illimitée. Elle en est à sa 3ème planche à billets, le dollars subit une baisse telle, qu’il n’a plus de valeur, provoquant une guerre internationale des monnaies. On en est là aujourd’hui.

         
        • TienTien
          TienTien répond à nanabel
          impavide devant les ruines de (...)
          • Posté à 10h43 le 03/06/2011
          • Internaute 86881
            impavide devant les ruines de (...)

          Un grand merci pour toutes ces explications. Bonne journée !

        • Nurbs
          Nurbs répond à nanabel
          Crash JP Morgan, buy silver
          • Posté à 11h40 le 03/06/2011
          • Internaute 88089
            Crash JP Morgan, buy silver

          « Cette pratique n’est pas interdite, puisqu’elle se fait de gré à gré, c’est-à-dire en dehors des places boursières. Toutes les banques d’affaires se sont mises à créer des Cdo, qui se transforment en Cds chez l’investisseur (les Crédits Défaults Swaps ne sont que des assurances contre les risques d’impayés, déguisés en produits bancaires et donc non soumis à la réglementation des assurances »
          Ce n’est pas tout à fait ça, un CDO est un titre représentant une dette : je titrise l’emprunt de votre maison ( disons que la somme totale des intérêts est de 100k euro pour 250k ), je vais sur le marché et je le revends 50k. Je gagne donc 50k dans l’opération.
          Un CDS est l’assurance sur ce titre que va prendre l’acheteur du titre sur le CDO, il va payer un assureur de crédit se prémunir contre votre défaut, disons 1k euro par an, qui garantie le paiement du solde en cas d’impayé. Ainsi, la banque émettrice a éliminé le risque et l’ investisseur qui a acheté le titre aussi.
          Ce dont je parle dans mon post au dessus ne parle pas de CDS mais bien de parie contre votre défaut. Je suis la banque émettrice et je sais que vous allez faire défaut, donc je vais voir le même assureur de crédit et je m’engage a lui versé 2k jusqu’à votre défaut, mais en cas de défaut l’assureur devra me verser 100k. C’est comme cela que la crise a éclaté, par la non liquidité des assureurs de crédits car quand ils ont du verser les primes de parie plus les CDS, ils se sont retrouvés le bec dans l’eau ( bien sur AIG n’avait absolument rien provisionné puisque le système devait atteindre les étoiles ). La première entité a avoir été renfloué a été AIG pour que celle ci puisse payé GS sur les paris qu’elle avait fait contre ses propres CDO.

          • nanabel
            nanabel répond à Nurbs
            1ère version
            • Posté à 12h16 le 03/06/2011
            • Internaute 97292
              1ère version

            Merci de vos précisions. Je suis bien d’accord avec vous sur les raisons du sauvetage de AIG.

            Mais il y a quand même quelque chose que je n’arrive pas à comprendre.... Si nous, simples citoyens sans compétence d’économiste, avons compris les réelles causes de la crise financière, comment il se fait que les dirigeants politiques n’ont pas compris avant nous (et pour certains n’ont toujours pas compris) les graves dérives qu’aller engendrer la dérégularisation des marchés ?

            Comment peut-on faire confiance à un banquier ? Cela reste un mystère pour moi. Je constate que les Etats tentent de rattraper leurs erreurs, mais sont victimes de leur lenteur. Le temps que les pays se mettent d’accord sur des lois internationales, les banques d’affaires ont déjà trouvé la parade. Elles ont toujours un train d’avance sur les Etats. Je constate aussi qu’aucun pays ne veut réellement reprendre le pouvoir aux banques, comme s’ils étaient impuissants.

            • Nurbs
              Nurbs répond à nanabel
              Crash JP Morgan, buy silver
              • Posté à 14h27 le 03/06/2011
              • Internaute 88089
                Crash JP Morgan, buy silver

              La réponse est dans la composition du staff économique US : Larry Summers, Tim Geitner, Ben Bernake etc.. Ceux qui ont créent le système actuel sont précisément ceux chargés de le sauvé, la collusion d’intérêt est total dans ce gouvernement. Les états ne pourront agir qu’efficacement qu’en reprenant la création monétaire dans leur prérogative régalienne or aucun n’ose ouvrir cette boîte de pandore car ils ont parfaitement connaissance des forces en présence. Il suffit de regarder les tractations en cour pour placer un ancien de GS à la tête de la BCE pour comprendre que le mouvement va plutôt dans l’autre sens, pour l’instant.

              • nanabel
                nanabel répond à Nurbs
                1ère version
                • Posté à 15h00 le 03/06/2011
                • Internaute 97292
                  1ère version

                Tout cela nous laisse peu d’espoir pour l’avenir.

                Golmand Sach à la tête de la Bce ! Autant dire que l’on est condamné à mort pour un crime que l’on n’a pas commis.

                Quand on sait que la politique du Fmi pour l’Eurogroupe a été confié à un dirigeant de la JPMorgan, on est pas étonné que les politiques d’austérités, consistent uniquement à vendre tous les biens publics aux banques américaines, qui ont pour principal souci de renflouer leurs caisses suite au crash de 2008.

                Remarquez qu’en Europe, nous avons la banque Rottchild qui participe au massacre avec la complicité des ministres des finances de l’Eurogroupe. Par exemple Christine Lagarde, avant d’être ministre, elle travaillait bien pour un cabinet d’avocat américain, dont la banque anglaise était le principal client.

              • nanabel
                nanabel répond à Nurbs
                1ère version
                • Posté à 15h08 le 03/06/2011
                • Internaute 97292
                  1ère version

                Ah ! ben tien, mon poste a été dupliqué par Rue89 pour cause de mise à jour. Ils me suggèrent en s’excusant de la gène éventuelle, de prendre un abonnement pour le mensuel papier. Etonnant, non ?

                • Nurbs
                  Nurbs répond à nanabel
                  Crash JP Morgan, buy silver
                  • Posté à 15h53 le 03/06/2011
                  • Internaute 88089
                    Crash JP Morgan, buy silver

                  Amusant en effet de s’excuser en vous proposant un abonnement, c’est ma fois du marketing de base, on ne peux pas trop en vouloir à la Rue pour celà.

                  • nanabel
                    nanabel répond à Nurbs
                    1ère version
                    • Posté à 16h43 le 03/06/2011
                    • Internaute 97292
                      1ère version

                    Je ne leur en veut pas.... Ils sont juste ridicules ! ; -) /i>

        8 autres commentaires
    • Anonyme répond à Nurbs

      « Il est important de garder à l’esprit que les grandes banques ont bien plus a gagné avec un défaut de paiement grec qu’ avec un remboursement »

      Certes à condition que l’assureur paie (cf AIG qui devait rembourser GS) ou que l’État ne le renfloue (l’État américain, dirigé par GS, qui devait renflouer AIG)

      Peut-être que les États ne vont plus marcher dans la combine :
      L’Islande a déjà fait défaut, et ne s’en tire pas moins bien que l’Irlande ou la Grèce.
      L’Irlande annonce aux banques qu’elle ne paiera que 20% de ses dettes.
      Quant a la Grèce, son défaut est une question de mois.

      Les gros investisseurs risquent de morfler,
      Peut-être qu’on repartira sur des bases saines avec une économie régulée.

      • Nurbs
        Nurbs
        Crash JP Morgan, buy silver
        • Posté à 19h04 le 04/06/2011
        • Internaute 88089
          Crash JP Morgan, buy silver

        Tant que nous sommes dans le QE2, il n’y aura pas de défaut d’un assureur de crédit, mais il se finit dans 4 semaines, c’est à ce moment là que les choses sérieuses vont commencer.

  • Ruben Global Economics
    • Posté à 17h18 le 02/06/2011
    • Internaute 156719
      économiste

    j ai écouté Christian Noyer ce matin sur BFM le scénario 2 a les faveurs de la BCE et de la BRI, toute restructuration serait catastrophique il l’a dit, répété, et n’en démord pas.
    Bravo à l’auteur de n’avoir pas cité la France comme pays potentiellement menacé par les agences de notations car on l’oublie trop souvent la situation du du budget d ela France n’est pas aussi mauvais qu’on veuille le croire (la dette française rapportée au PIB est même inférieure à celle de l’Allemagne, sisi je vous assure).
    Ajouté à cela la France semble de toute façon décidé à continuer à réformer l’Etat providence en diminuant les dépenses (éducation, santé, défense, ? si c’est la droite) et à augmenter les impots si c’est la gauche...
    et dire qu’elle a assez d’épargne en son sein pour dépenser plus et mieux dans un projet commun avec les Français pour redynamiser la croissance en faisant des grands emprunts/investissements...

    Lien

    • yabon
      yabon répond à Ruben Global Economics
      Klingon
      • Posté à 18h18 le 02/06/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      « la dette française rapportée au PIB est même inférieure à celle de l’Allemagne, sisi je vous assure. »

      Ah bon ?

      2010
      France : 84.252%
      Allemagne : 79.994%

      Mais ce fût le cas en effet (pour mémoire 2000) :
      France : 57.334%
      Allemagne : 59.744%

      (source FMI, « General government gross debt, percent of GDP » :

      Lien )

      A partir de là, même pas la peine d’écouter Woerth, il est nettement plus compétent en enveloppes krafts et pour les histoires d’hippodromes.

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