Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Pour les marchés, ce n'est qu'un début, continuons le combat !

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 08/08/2011 à 22h34


Un gant de boxe (M Glasgow/Flickr/CC).

Il n’y a vraiment pas de quoi rire, ni même sourire, cet été 2011 aura rendu visible ce que l’on pressentait depuis un moment, les marchés financiers, les détenteurs de capitaux pris dans leur globalité, ont pris le pouvoir sur le monde. Ne parlons plus de mondialisation mais de financiarisation généralisée.

Autrement dit, désormais, il suffit qu’ils fassent les gros yeux pour que les gouvernements obéissent. Plus récente illustration en date, l’objurgation adressée par la Banque centrale européenne (BCE) à Berlusconi d’avoir à raidir encore un peu plus son plan de rigueur et notamment de procéder à de nouvelles privatisations, et de réformer le marché du travail, on devine dans quel sens. Et pour quel noble motif ? pour rassurer les marchés.

Rassurer, rassurer, rassurer

Le message devait rester discret. Il a été révélé par le Corriere de la Serra, et donc adressé au gouvernement de Berlusconi en contrepartie de la décision de la BCE de racheter des obligations du trésor italien. Il a été envoyé, avec l’approbation implicite de Sarkozy et de Merkel, qui d’un commun accord, ont appuyé publiquement, dimanche, les initiatives de la BCE. Pour quelle belle raison ? pour rassurer les marchés.

Certes Berlusconi n’est pas un ange et son avenir à la tête du gouvernement italien fait partie des incertitudes pesant sur l’avenir de l’économie italienne. Mais pour le coup, on est tenté de se dire qu’après tout il a été porté à son poste par des élections démocratiques, ce qui est loin d’être le cas de Jean-Claude Trichet l’actuel Président de la BCE ou de Mario Monti son successeur désigné qui auraient cosigné le message au gouvernement italien.

Nul doute que des « préconisations » de politique économique du même acabit ont été faites à l’adresse du gouvernement espagnol. A qui le tour ?

Rassurer les marchés. On n’en finit pas d’entendre cette rengaine. Mais les marchés n’ont nul besoin d’être rassurés. Tout juste ont-ils en tête de faire fructifier les capitaux des opérateurs qui s’y trouvent. Et plus les gouvernements et les institutions qu’ils ont créées comme la BCE, font des pas pour les « rassurer », plus ces opérateurs les contraignent à en faire de nouveaux. Et c’est ainsi que les pays membres de la zone euros sont poussés à la roue pour en faire toujours plus. Déjà l’accord « historique “ de Bruxelles, conclu voici à peine deux semaines, doit être remis en chantier.

Dans la foulée des agences de notation qui dégradent à tout va, les bourses, partout dans le monde, baissent depuis quelques jours, avec peu de transactions il est vrai, vacances obligent. Ce n’est qu’un signal adressé aux gouvernants :

‘Nous voulons davantage de rigueur. Toujours plus d’austérité budgétaire. Encore des privatisations.’

Les marchés boursiers ne sont pas là pour indiquer des tendances ou pour prédire l’avenir. Ils n’ont pas d’états d’âme. Leur fonction, dans le droit fil du capitalisme libéral, est de faire fructifier les capitaux qui leur sont confiés. ‘ Les arbres ne descendent jamais jusqu’au sol ’ dit-on volontiers dans les milieux boursiers. Manière de se dire qu’après la pluie, le beau temps... les beaux jours de la cote reviendront.

L’ennui c’est que les opérateurs de ces marchés -notamment des marchés boursiers- raisonnent souvent faux. Car à force de prôner la rigueur, c’est la croissance -qui est en définitive leur vrai gagne-pain qu’ils risquent d’étrangler. Pourquoi ? parce qu’à court terme, faire monter de quelques points les taux d’intérêts sur les emprunts des Etats endettés rapporte d’avantage. Toujours ce syndrome de la myopie qui condamne l’avenir au nom du lendemain immédiat.

D’un bricolage à l’autre

Alors face à ces forces quasi-telluriques manipulées par la finance mondiale, les gouvernements, y compris celui de l’hyper-puissance américaine, semblent ne concevoir d’autre choix que de se mettre au garde-à-vous et de renoncer ainsi peu ou prou à leur fonction qui est de gouverner pour le bien des citoyens qui les ont élus.

De bricolage en bricolage ces gouvernements se condamnent eux-mêmes à donner ainsi régulièrement au moloch financier sa ration de rentabilité à court terme.

Jusqu’à quand cela peut-il durer ? Jusqu’où peuvent aller ces dénis de démocratie ? On peut imaginer différents scénarios.

  • Celui de la contagion de l’indignation, de la Grèce à l’Espagne, de l’Espagne à l’Italie...
  • Celui d’une prise de conscience des gouvernants pour qui, à un moment donné, ‘ trop ce sera trop ’, mais on n’est guère parti pour.
  • Celui d’un revirement de ces fameux marchés qui sauront jusqu’où ne pas aller, mais ne rêvons pas.
  • Celui enfin d’un basculement général dans la récession. Les détenteurs de capitaux s’en mordront certes les doigts. Mais ce ne seront pas, tant s’en faut, les premières victimes.
Aller plus loin
  • 23693 visites
  • 257 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 22h47 le 08/08/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    Il serait en effet souhaitable que la main invisible du marché cesse de s’ adonner exclusivement à l’ onanisme.

    • padiran
      padiran répond à Fantomax
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 23h04 le 08/08/2011
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      C’est de la masturbation boursière, c’est bon pour le redressement de .....la cote.

      • pablico
        pablico répond à padiran
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 00h26 le 09/08/2011
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        masturbation bourse et cote raide ; -) ... ce n’est que masturbation....

        ce n’est pas la bourse qu’il faut regarder, c’est l’économie..

        la bourse ne peut vivre que si il y a une économie..comme du gui sur une branche de chêne.

        comme un chien chien, elle ne mange que parce qu’il y a une économie...QUI LA NOURRIT.
        donc comme un chien chien, elle reviendra se coucher au pied de l’économie...

        ce n’est que de la connerie tout cela..... le bateau ne coulera pas.. on nous amuse, le toutou après son caprice viendra lécher la main de son maitre.....

         
        • padiran
          padiran répond à pablico
          Chroniqueur Grolandais
          • Posté à 09h41 le 09/08/2011
          • Internaute 5159
            Chroniqueur Grolandais

          « ce n’est pas la bourse qu’il faut regarder, c’est l’économie.. »
          C’est de moins en moins vrai et c’est là le problème de la bulle qui est en train de se créer.
          Les entreprises se portent bien, alors que les valeurs boursières, notamment celles des banques sont obèses. La bourse est de plus en plus déconnectée du réel, la prise de risques pour des profits rapides et importants à partir de produits financiers sophistiqués qui n’ont rien à voir avec l’économie va faire exploser la marmite.

          • zorbeck
            zorbeck répond à padiran
            • Posté à 07h50 le 10/08/2011
            • Internaute 9110

            Oui, mais le probleme que vous decrivez ne se limite pas a la bourse, il est meme bien pire ailleurs, je songe aux produits derives et aux marches dits OTC, qui brassent des milliers de milliards en speculations a court terme (CDS & Co), et qui ne subissent pas les controles auxquels sont soumises les bourses. Ce sont ces marches la qui sont les veritables moteurs de la crise, et que personne n’ose reguler, pour differents raisons...

            Disons qu’en Europe, vouloir reguler ces marches serait contraire aux interets des grosses banques qui l’alimentent, et comme ces grosses banques sont aussi les banques d’epargne du citoyen ordinaire, le pouvoir politique n’ose pas s’y attaquer via la principe du « too big to fail ». En d’autres termes, la prise de risque pour profits rapides dont vous parlez, c’est la qu’elle se trouve, et les risques ne sont pas pour ceux qui les prennent, mais pour le citoyen lambda qui financera le tout pour renflouer la banque en cas de probleme. Pour affronter le probleme, il faudrait une volonte politique forte au niveau europeen, cad autre chose que les gesticulations du nain elyzeen qui de toute facon est l’homme des banques...

            • padiran
              padiran répond à zorbeck
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 12h12 le 10/08/2011
              • Internaute 5159
                Chroniqueur Grolandais

              Votre commentaire ne fait que compléter le mien. On pourrait parler aussi des dark pools, autorisé depuis 2007 en Europe par la Directive européenne sur les marchés d’instruments financiers et qui permettent les transactions financières en tout anonymat, c’est à dire en toute discrétion hors bourses
              En parlant de too big to fail, le dernier stress test effectué sur les banques systémiques en Europe ne prenait pas en compte le défaut de paiement d’un pays, étonnant non ? pas vraiment, il ne faut pas affoler les hedges fonds et les fonds souverains

            • vraisvie-
              vraisvie- répond à zorbeck
              retraité
              • Posté à 20h18 le 10/08/2011
              • Internaute 112414
                retraité

              Augmenter les fonds propres des banques par exp ce qui commence deja à ce faire

              • ddpetit
                ddpetit répond à vraisvie-
                Entrepreneur
                • Posté à 08h55 le 12/08/2011
                • Internaute 124061
                  Entrepreneur

                Eh oui ! Beaucoup de Lien pour au final pas grand chose. Les mesures sont toujours pour réagir à court terme et non sur le long terme. Les choses vont mal ...
                Les politiques réagissent avec les marchés financier.

                C’est comme si un bricoleur découvre avec stupéfaction qu’on lui a fait 10 trous dans son mur. Un autre arrive et lui dit : regardes le gros trou, si tu ne le répares pas dès qu’il va pleuvoir l’eau va rentrer dans ta maison. Le premier bricoleur va réparer le trou. Sauf que il en reste une dizaine à réparer et qu’en plus de l’eau, l’air peut s’engouffrer !

        • Ash31
          Ash31 répond à pablico
          • Posté à 16h13 le 09/08/2011
          • Internaute 157549

          Je rejoins ce qu’à dit Padiran c’est de moins en moins vrai. Aujourd’hui la bourse fonctionne quasiment en autonomie, d’ailleurs elle ne sert quasiment plus à lever des fonds, mais à distribuer des dividendes.

          Après oui elle vie grâce à l’économie réelle, mais le problème vient du mode de gouvernance actionnariale. En l’occurrence c’est l’actionnaire qui dicte la loi à l’économie réelle, et non l’inverse. C’est pour ça que je serais quand même plus pessimiste que vous quant à un éventuel retour du chien chien pour lécher la main de son maitre. Car les rôles sont inversé, le chien c’est l’économie réelle, le maitre ce sont les actionnaires (enfin plus largement les fonds de pensions.)

        6 autres commentaires
    • El Houlqo-
      El Houlqo- répond à Fantomax
      Gros con de droite
      • Posté à 23h37 le 08/08/2011
      • Internaute 164683
        Gros con de droite

      Ces propos blasphématoires sont odieux. Il y a de la fatwa dans l’air, méfiez-vous.

      • Fantomax
        Fantomax répond à El Houlqo-
        escroc
        • Posté à 11h13 le 09/08/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Tu la veux sur la g..., ma main invisible du marché ?

        ( cette familiarité inappropriée n’ est liée qu’ au respect de la formule consacrée, il va sans dire qu’ elle ne se reproduira plus )

    • kestucroa
      kestucroa répond à Fantomax
      • Posté à 07h32 le 09/08/2011
      • Internaute 111844

      Excellent...
      Au-delà du bon mot, on touche là au vrai problème : la financiarisation de l’économie.

      L’homme n’est pas une marchandise comme une autre (Nicolas Sarkozy)

      • ben voillon
        ben voillon répond à kestucroa
        journaliste
        • Posté à 16h03 le 09/08/2011
        • Journaliste 89842
          journaliste

        « L’homme n’est pas une marchandise comme une autre »

        Mais si, mais si. La preuve, les « directeurs du personnel » d’antan ont été remplacés par des « directeurs des ressources humaines ». Quelle différence entre une marchandise et une « ressource » ?

         
        • kestucroa
          kestucroa répond à ben voillon
          • Posté à 16h36 le 09/08/2011
          • Internaute 111844

          Merci de ces précisions, mais j’étais déjà dans l’ironie

          • ben voillon
            ben voillon répond à kestucroa
            journaliste
            • Posté à 17h07 le 09/08/2011
            • Journaliste 89842
              journaliste

            A vrai dire je m’en doutais un peu. Mais je tenais à enfoncer le clou ; -)

        2 autres commentaires
      • arenzano
        arenzano répond à kestucroa
        ça vous regarde pas
        • Posté à 09h35 le 10/08/2011
        • Internaute 95775
          ça vous regarde pas

        « L’homme n’est pas une marchandise comme les autres »
        j’adooore !
        il aurait pu dire :
        « l’homme n’est pas une marchandise »
        non, il a dit :
        « L’homme n’est pas une marchandise comme les autres »

        Donc il considère l’homme comme une marchandise, différente, mais une marchandise quand même....

    • Edac75
      Edac75 répond à Fantomax
      Chroniqueur
      • Posté à 17h21 le 10/08/2011
      • Internaute 111032
        Chroniqueur

      D’accord avec vous mais ...

      çà va être dur de faire marche arrière !

      TABLEAU DE LA SPHÈRE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE MONDIALE (en 2002)

      - Transactions sur les produits dérivés : 699 000 milliards de $us

      - Transactions sur les changes : 384 400 milliards de $us

      - Transactions financières (bourses, etc.) : 39 300 milliards de $us

      - Transactions sur les biens et services (PIB mondial) : 32 300 milliards de $us

      TOTAL : 1155 000 milliards de $us

      Ce tableau met en lumière une réalité stupéfiante :

      les transactions financières relatives à l’économie réelle (pour les échanges de biens et de services) ne comptent que pour 32 300 milliards du total de 1 155 000 milliards de $US des transactions financières mondiales, soit 2,8%.

      Au chapitre des transactions sur les changes, seulement 8% de celles-ci sont effectuées pour des fins commerciales ou touristiques, ce qui représente un peu plus de 2% du total des transactions.

      On peut donc affirmer qu’environ 95% de toutes les transactions financières mondiales consiste en des opérations de spéculation, pour un total de 1 100 trillions ou 1 100 000 milliards de dollars en 2002.

      Lien

      A ce jour, la spéculation financière représente 14 fois le PIB mondial ! ...

      Bon, et on fait quoi maintenant ? ? ?

      • Fantomax
        Fantomax répond à Edac75
        escroc
        • Posté à 23h51 le 10/08/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Un krach.

         
        • Edac75
          Edac75 répond à Fantomax
          Chroniqueur
          • Posté à 10h15 le 11/08/2011
          • Internaute 111032
            Chroniqueur

          Un krach dites vous ! ...

          hum ! ...

          Celui de 1929 nous a amené la seconde guerre mondiale dix ans plus tard ! ...

          et ce sera toujours l’économie réelle qui en pâtira, donc nous tous, vous et moi compris ! ...

          Êtes vous partisan de tuer le « patient » quand on ne sait plus le « soigner » ? ? ?

          Taxer toutes les transactions financières spéculatives pour alimenter un fonds monétaire international (indépendant de tous les états) serait déjà un bon début pour se sortir de cette crise, non ? ? ?

        1 autres commentaires
  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h02 le 08/08/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Trichet poussé par Merkel et Sarkozy va sortir son pistolet à bouchons pour effrayer le mammouth de la spéculation. Le FSE, fonds de solidarité européenne est de 440 milliards d’euros, le plan pour « sauver » la Grèce est de 110 milliards d’euros, il n’est pas encore voté par les 27 parlements européens et de plus il faut que les banques participent au sauvetage, c’est pas gagné. Si l’Italie ou l’Espagne sont attaqués par la vérole, il n’y a déjà plus d’antibiotiques.
    B. Obama n’avait pas terminé son discours pour rassurer les marchés que le Down Jones plongeait de 5%
    E. Cohen, interrogé ce soir sur France 2 n’écarte pas une récession mondiale.
    Moralité, les politiques du G8, du G20 ou du G197 sont impuissants pour maitriser le monstre de la spéculation qu’ils ont mis sur les fonds baptismaux et qu’ils ne peuvent plus contrôler, parce que dans le panthéon libéral, le marché régule tout à part....les krachs boursiers.

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à padiran
      indocile heureux
      • Posté à 00h05 le 09/08/2011
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      Malgré tous leurs discours lénifiants et leur foi aveugle dans le libéralisme, il serait temps que nos dirigeants réalisent que les spéculateurs, les vrais, ont autant d’ états d’ âme que Bachar El Assad ou Kadhafi, ou Poutine ou Pol Pot, pour n’ en citer que quelques uns, et qu’ ils sont prêts à écraser les peuples avec les chars des dettes qu’ ils ont initiées, pour (peut-être !) comprendre un jour que sans peuples, sans travailleurs payés, sans retraités ayant de quoi vivre dignement, etc..., ils n’ auront plus personne à qui vendre ce qui fait leur fortune, plus personne à qui prêter de l’ argent pour s’ enrichir !
      Syndrome du scorpion et de la grenouille, ils iront jusqu’ au suicide collectif, jusqu’ à l’ anéantissement final, le leur compris, parce que c’ est « dans leur nature » !

      • padiran
        padiran répond à bloozmarch
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 09h34 le 09/08/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Eh oui, les banques investissent en bourse dans le virtuel du spéculatif à haut risque et haut rendement en lieu et place d’investir dans le productif. La morale de cette histoire ? ben c’est qu’il n’y a plus de morale.

         
        • decodeur
          decodeur répond à padiran
          libéral
          • Posté à 11h22 le 09/08/2011
          • Internaute 100449
            libéral

          et ce n’est pas du libéralisme,ça,pas même du capitalisme . C’est la jungle sans fois ni lois , c’est celle uniquement du prédateur !

          • padiran
            padiran répond à decodeur
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 13h19 le 09/08/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Non c’est pas la loi de la jungle, c’est la gestion des fonds souverains et des hedges funds, ceux qui comme les nuages de sauterelles s’abattent sur les champs de blé et s’envolent lorsqu’il n’y a plus rien à bouffer.

        • Meta-William
          Meta-William répond à padiran
          Métaphore
          • Posté à 11h35 le 09/08/2011
          • Internaute 163592
            Métaphore

          Mais pourquoi vouloir arrêter des métiers qui procurent tant de joies ?

          Lien

          • padiran
            padiran répond à Meta-William
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 13h25 le 09/08/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Il faut les envoyer faire leur numéro dans un cirque et les mettre dans la même cage que les lions ?

        4 autres commentaires
  • chris 2
    chris 2
    Artiste
    • Posté à 23h10 le 08/08/2011
    • Internaute 87831
      Artiste

    Si nous analysons la situation, il est clair que nous assistons à l’écroulement de tout le système financier mondial.

    Paul Jorion fait en ce moment une analyse excellente de la situation sur son blog avec la complicité active des contributeurs invités. Il faut aller le lire. Son travail entrera dans l’Histoire, c’est clair. Blog de Paul Jorion Lien

    L’intimidation des marchés financiers en pleine bérézina mondiale- marchés qui ne recouvrent qu’une poignée de noms bien connus dans l’organigramme capitaliste - est une énième « razzias » sur les peuples qui n’en peuvent déjà plus , via les gouvernements laquais à la botte de leurs donneurs d’ordres.

    Qu’on dresse la liste des noms qui sont derrière les dits
    « marchés financiers “ et les peuples jugeront. On verra bien si ces derniers acceptent de se sacrifier pour la jouissance exclusive de quelques familles de prédateurs pourries gâtées jusqu’à l’os au delà de toute mesure et raison.

    La colère gronde à Tunis, au Caire, à la Puerta Del Sol jusqu’à Tottenham en passant par Athènes et Tel Aviv. Qu’on se le dise !

    Oui, c’est heureux ! Car nous connaissons bien tous ces acteurs cyniques qui grouillent au sein des dits ‘marchés financiers’, ceux-là même qui n’ont pas hésité hier à pousser à la roue les divers gouvernements occidentaux à la ruine. Les dits ‘ marchés financiers et les quelques familles prédatrices qui les composent n’ont pas hésité à déclencher dans le passé deux guerres mondiales et à sacrifier des millions de personnes vouées à la mort.

    Il est temps pour tous les peuples du monde de se fédérer et d’agir de façons coordonnées. La révolution mondiale est aujourd’hui non plus une fantaisie idéologique mais bien une nécessité pratique. Il échoie aux peuples de s’autonomiser, de s’organiser sans attendre et de coordonner les actions politiques à grande échelle :

    Même jour, telle heure , telle action - dans la mesure du possible et des fuseaux horaires.

    Il en va de la vie cette fois-ci de milliards de personnes. Nous sommes au XXI ° siècle et l’heure est grave.

    • divial
      divial répond à chris 2
      • Posté à 11h17 le 09/08/2011
      • Internaute 4379

      le gouvernement de sarko y pense aussi ...
      Depuis le 1er juillet, la police peut tirer à balles réelles sur les manifestants en France
      Pourquoi le gouvernement se donne-t-il aujourd’hui le droit de tirer à balles réelles sur les citoyens qui manifestent ?

      Pourquoi un tel arrêté maintenant ?

      La Nation est-elle en péril, en guerre civile ? .

      Ou bien les gouvernants et autres « dilapideurs » prévoient-ils après d’autres pays d’Europe, la « faillite » (comme ils disent ) de la France, et craignent-ils des révoltes sociales, des émeutes ?
      Ne voient-ils pas trop de pays où les citoyens se révoltent contre un pouvoir abusif ?
      Ne voient-ils pas, en France même, trop de citoyens en rupture avec un système qu’ils cherchent à maintenir coûte que coûte et qui est en train de s’effondrer ?
      En tous cas, un tel arrêté mériterait, pour le moins, une question au gouvernement ( ce qui ne semble pas avoir été la cas), et le lancement d’une pétition réclamant son abrogation immédiate !
      voir lien ci dessous
      Lien

      • Herostrate
        Herostrate répond à divial
        mal barré...
        • Posté à 12h00 le 09/08/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        C’est pas depuis le 1 juillet, mais depuis bien plus longtemps que la police peut tirer sur un manifestant.
        La police peut d’ailleurs tirer sur tout ce qui a une arme a feu, manifestation ou pas.
        Cette histoire de 1 juillet c’est bidon...

      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à divial
        journaliste, auteur
        • Posté à 01h01 le 10/08/2011
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Lire aussi Frédéric Lordon, et pour ceux que les analyses économiques strictes rebutent, commencer par « d’un retournement l’autre », comédie en alexandrins sur la crise financière, qui dit tout avec style et humour ravageur !

    • Buck Ofama
      Buck Ofama répond à chris 2
      Procrastinateur
      • Posté à 19h09 le 09/08/2011
      • Internaute 165995
        Procrastinateur

      « Repentez-vous, pécheurs ! Car vous avez fauté ! » C’est ce message de Savonarole de comptoir, ou de Scientologue, qui parvient à mes oreilles.
      « La révolution mondiale est aujourd’hui non plus une fantaisie idéologique mais bien une nécessité pratique. Il échoie aux peuples de s’autonomiser, de s’organiser sans attendre et de coordonner les actions politiques à grande échelle ». Concrètement : remplacer les traders par des oligarques dûment labellisés « révolutionnaires » ? On nous a déjà fait le coup avec les Komsomols et les Gardes Rouges, qui roulent aujourd’hui en Rolls.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 23h38 le 08/08/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Faute de mieux, la peur gouverne le monde. C’est le chantage ultime, sans noblesse mais d’une efficacité inébranlable.
    Là-bas, la terreur tombe et fait tomber ploutocrates, escrocs et despotes.
    Mais ici, la peur douce jusqu’à l’accoutumance, celle de la frustration devant les vitrines, est plus difficile à vaincre.

  • dijou
    dijou
    Esclave d'une SSII
    • Posté à 23h51 le 08/08/2011
    • Internaute 803
      Esclave d'une SSII

    Je lisais il y a peu sur un site boursier
    « La Bourse de Paris fait toujours preuve d’une grande nervosité vendredi, au sortir de deux semaines de baisse ininterrompue, dans l’attente d’un rapport sur l’emploi américain présenté comme ’crucial’ »
    Derrière cette phrase c’est toute la contradiction d’un système schizophrène qui apparait où les investisseurs attendent reprise et emplois alors qu’ils poussent les entreprises à rationaliser leur gestion au maximum, délocaliser et détruire des emplois, jouer sur la masse salariale comme variable d’ajustement.
    En gros donc, être toujours plus profitable mais flinguer l’emploi et les salaires.. D’un côté se plaindre que la consommation baisse et précariser à fond le marché du travail et renflouer la dette avec l’argent de ceux qui n’en ont plus... Bel effort...
    Par ailleurs consommer toujours plus dans l’autre sens pour aller où ?
    Bref J’espère pour ma part que les marchés financiers explosent. Au moins ils crèveront avec nous.

    • kestucroa
      kestucroa répond à dijou
      • Posté à 07h27 le 09/08/2011
      • Internaute 111844

      Mouais...
      Louis Vuitton ou Hermès semblent avoir encore de beaux jours devant eux.

      Les autres vitrines c’est les gondoles des hypers où les produits de première nécessité ont pris 10% et plus et où le reste est constitué par de la vacherie chinoise qu’on continue d’acheter, mais pour encore combien de temps ?

    • jino83
      jino83 répond à dijou
      citoyen curieux
      • Posté à 10h57 le 09/08/2011
      • Internaute 159282
        citoyen curieux

      Vous avez oubliez une variable ( qui ne fonctionne plus non plus ) , de la captation de l’argent du travail par la finance , il en a découlé les crédits profusions pour maintenir une consommation et masqué un système voué a l’échec .

      Le plus grave dans l’histoire c’est que les politiques et les financiers sont au courant mieux que nous de cette situation , ils ne peuvent pas ne pas voir le mur qui ce dressent devant nous , depuis 2008 rien a changé , et les politiques persiste et suivent la finance . Nos politiques sont des truands ont devrait les traiter comme tel .

      • nanabel
        nanabel répond à jino83
        1ère version
        • Posté à 11h39 le 09/08/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        « Nos politiques sont des truands ont devrait les traiter comme tel. »

        Qui va porter plainte contre le gouvernement pour manquement à ses obligations, mise en danger de la société avec préméditation, association de malfaiteurs, détournement d’argent public, propagande en vue d’intérêts personnels, connivence avec une intelligence étrangère,.....

        Malgré toutes ces accusations aucun électeur ne remettra en cause le résultat d’une élection présidentielle.

         
        • simplementhumain
          simplementhumain répond à nanabel
          marche ou crève ...
          • Posté à 13h09 le 09/08/2011
          • Internaute 143812
            marche ou crève ...

          Pas assez de courage pour et encore je dis n’importe quoi, la vrai question serait ... Qui voudra bien se mouiller pour prendre cette plainte ? En tout cas, peu importe ce qu’on dit on a le gouvernement qu’on mérite... 2012 ... soit les gens bougent leur cul, soit nada ... on suis la même ligne directrice depuis 30 ans et on arrête de se plaindre. J’ai moins de 30 ans, je ne compte pas laissé ce pays dans l’état qu’il est à mon gosse, c’est clair. Et je ne compte pas payé pour ceux qui pendant longtemps n’ont pas pensé à l’avenir de leur gosse, parce que si rien n’est fait maintenant, c’est nos enfants qui le paieront plus tard ... Comme ceux d’avant, nous on laissé leur merde, ce qui fait qu’on paie aujourd’hui ce qu’ils n’ont pas voulu, ou eut le courage de faire par le passé. Faut que les gens prennent conscience que le plus important ca n’est pas eux, mais l’avenir de leur gosse ou futur gosse. Se projeter dans l’avenir, c’est ce qui fais qu’on avance non ? Au risque d’être victime de ma naïvité ... Personnellement cela m’a choqué d’entendre à la radio qu’un enfant qui né de nos jours s’endette de 25 000€ ... Mais où allons nous ? Pourquoi ils ont laissé faire ça ... Pourquoi ?

          • nanabel
            nanabel répond à simplementhumain
            1ère version
            • Posté à 13h56 le 09/08/2011
            • Internaute 97292
              1ère version

            « ... 2012 ... soit les gens bougent leur cul, soit nada ... »

            Pourquoi ? Il se passera quoi en 2012 ? Vous avez arrêté une date pour bouger votre cul ? Attendons, alors.

            Si vous croyez qu’il suffit de glisser un bulletin dans une urne tous les 5 ans pour agir sur la politique de votre pays, alors c’est qu’effectivement, vous êtes naïf.

            « Comme ceux d’avant, nous on laissé leur merde, ce qui fait qu’on paie aujourd’hui ce qu’ils n’ont pas voulu, ou eut le courage de faire par le passé. »

            Depuis quand ce sont les français qui décident de la politique européenne ? Mais les générations précédentes on fait exactement comme vous, à chaque élection elles ont mis leurs bulletins dans l’urne en étant persuadées que cela allait changer leur vie. Elles ont même opté plusieurs fois pour l’alternance.

            A quel moment vous êtes-vous révolté quand le Traité de Lisbonne a été adopté par l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Parlement Européen ? Quelle organisation française a appelé à la rébellion ? Et quel syndicat a appelé à la grève générale lors de la réforme sur les retraites ?

            Il y a les rêves, et puis la réalité. Parce que les ploutocrates l’ont décidé, nous serons traités comme les grecs, les portugais, les irlandais, les espagnol et les italiens. Depuis 2008, aucun de ces pays ne s’est révolté, aucun gouvernement n’a été renversé.

            Après les élections présidentielles, hé ben, on attendra les législatives. Après on fera grève, on continuera de gueuler sur le Net, et puis quand il commencera à faire trop froid, on rentrera se mettre au chaud et on fera nos achats de noël.... Voilà, comme les grecs, je vous dis.

            • simplementhumain
              simplementhumain répond à nanabel
              marche ou crève ...
              • Posté à 18h37 le 09/08/2011
              • Internaute 143812
                marche ou crève ...

              « Pourquoi ? Il se passera quoi en 2012 ? Vous avez arrêté une date pour bouger votre cul ? Attendons, alors. “

              Non, ne voyant aucun moyen d’agir ... J’attends. Je pense qu’on est beaucoup dans ce cas.

              ‘ Mais les générations précédentes on fait exactement comme vous, à chaque élection elles ont mis leurs bulletins dans l’urne en étant persuadées que cela allait changer leur vie. Elles ont même opté plusieurs fois pour l’alternance.

              Effectivement, mais ca ne change pas le fait qu’ils ont laissé faire pour gardez leur acquis en mettant les générations futures dans la merde, ne pas le voir relève du déni de réalité, Ne pas remettre à plus tard ce qu’on peut faire le jour même, par exemple les USA viennent de faire pareil reculé leur dette jusqu’au prochaines élections, mais qui paiera les pots cassé aggravé par un certain homme élu et ces lubies, Vous, eux, moi, nous le savons déjà tous ... Je ne pense pas que le changement de gouvernant me changera la vie, je pense qu’il faut voter ... mais autre chose ... Quoi ... Je n’en sais rien. Au pire je me dis que je ne voterai pas , mais qu’est ce que ca changeras ? Rien ( ou c’est ce qu’on essaie de nous faire croire ) ... et je suis loin de prôner la violence ... Révolution, tête sur des piques etc ... Eh oui je fais parti de ceux qui veulent changer les choses en se bougeant mais par où commencer ? C’est bien beau de parler ... Mais comment faire ?

              A quel moment vous êtes-vous révolté quand le Traité de Lisbonne a été adopté par l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Parlement Européen ? Quelle organisation française a appelé à la rébellion ? Et quel syndicat a appelé à la grève générale lors de la réforme sur les retraites ?

              Révolté, je le suis tout le temps, mais c’est pas en étant ce que je suis ... Un citoyen lambda que je ferais peur à qui que ce soit, mon seul moyen de montrer cette révolte c’est d’en parler autour de moi au risque de me faire taxer de négationniste, révisionniste etc ...

              Il y a les rêves, et puis la réalité. Parce que les ploutocrates l’ont décidé, nous serons traités comme les grecs, les portugais, les irlandais, les espagnol et les italiens. Depuis 2008, aucun de ces pays ne s’est révolté, aucun gouvernement n’a été renversé.

              Après les élections présidentielles, hé ben, on attendra les législatives. Après on fera grève, on continuera de gueuler sur le Net, et puis quand il commencera à faire trop froid, on rentrera se mettre au chaud et on fera nos achats de noël.... Voilà, comme les grecs, je vous dis.

              Tout a fait d’accord mais j’en viens toujours aux mêmes questions. Vous ne l’avez pas compris, mais comme beaucoup je suis perdu dans cette masse d’information et de désinformation ( c’est pour cela que je prends le temps de lire les commentaires afin de croiser les informations ). Cela fait bien longtemps que j’ai les yeux ouverts et je reste malgré tout parfois victime de ma naiveté ( on ne peut pas tout savoir ou avoir le temps de ) ... Vous vous trompez cruellement sur mon compte. Je ne suis pas le genre de ceux qui attendent que les autres agissent pour se bouger, c’est juste que je ne vois aucun moyen d’agir et je cherche toujours ...

        • jino83
          jino83 répond à nanabel
          citoyen curieux
          • Posté à 18h03 le 09/08/2011
          • Internaute 159282
            citoyen curieux

          Jusqu’au jour ou ont ce sentiras nous citoyens en guerre contre nos politiques et la finances . Des émeutes ou des révolutions jusqu’au jour ou certain irons chercher les problèmes ou ils sont pour leur faire payer , comme a l’Élysée , a la bourse de paris , les sièges de banques , de dépouiller des villas de milliardaire au lieu de saccager des boutiques .
          La violence finiras par les touché au plus prêt , et quand ça arrive l’histoire nous dit qu’a ce moment des têtes peuvent rouler par terre .

        4 autres commentaires
  • had-the-mad
    had-the-mad
    lui-même
    • Posté à 23h59 le 08/08/2011
    • Internaute 119237
      lui-même

    Le capitalisme entre dans la phase finale de son histoire. La machine financière est devenue si incontrôlable et imprévisible qu’aucun modèle ne peu plus l’expliquer ou en prédire les évolutions. C’est la « condition chaos » de Spinrad, mais qui s’appliquerait à la finance plutôt qu’au climat.

    La dissolution du système dans une anomie plus ou moins violente semble inévitable. Les puissances financières essaient de tirer toute la moelle qu’ils peuvent de la disparition des états comme entités politique - mise en évidence par une « Règle d’or » qui consisterait à imposer une vision politique dans la constitution, et je dis cela hors de toute considération sur l’opportunité de la rigueur.

    La main invisible du marché, s’est révélée n’être pas plus réelle que les autres divinités qui l’ont précédée, et la Nomenklatura capitaliste n’être qu’un énième avatar de l’aristocratie pré révolutionnaire.

    Et je ne parle pas des patrons de PME, mais bien des grands patrons du cac 40 qui se reproduisent entre eux et des financiers déconnectés qui ne voient le monde qu’a travers des probabilités.

    Les années à venir seront cruciales, on sait que les temps de crises amènent souvent une montée du Malthusianisme, qui se traduit alors par l’exclusion de l’autre, du gitan, du juif, de l’arabe, etc...

    Avec la baisse de la note des USA, la Chine s’impose comme nouveau leader économique mondial, donnant à la grande guerre idéologique du 20ème siècle sa conclusion : c’est l’hybride des deux systèmes, celui qui a pris le pire des deux systèmes qui a vaincu.

    Alors, peut-être verra-t-on le modèle chinois ce rependre, ou alors naitra une vrai démocratie, probablement en Europe ou en Amérique du sud, basée sur le tirage au sort et le fédéralisme.

    Qui vivra verra.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 00h12 le 09/08/2011
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Pourquoi n’y aurait-il pas de quoi rire ?
    Ce n’est pas « depuis un bon moment » qu’on supposait que ce système se casserait la figure un jour ou l’autre, mais depuis de nombreuses décennies.
    Le système n’était déjà pas « socialement » viable quand il était presque « raisonnable » (c’est à dire que les capitalistes réinvestissaient dans le développement des outils de production une partie des profits qu’ils tiraient de l’exploitation du prolétariat et qu’il existait une marge de manœuvre dans le « déversement de l’emploi ») ; mais depuis que chacun se mêle de boursicoter contre son voisin de pallier (à fortiori sur des marchés à terme) et de planquer ses bénéfices dans des paradis fiscaux, on se doutait bien que la machine à produire virtuellement des sous (et non du « progrès », du « développement ») finirait par tourner à sec.
    N’en déplaise à nos éminents « experts », la base de l’équilibre économique (écologique et social) : c’est le troc et certainement pas leurs nébuleux espaces « géopolitiques ».
    Que ce troc supporte une marge de « frais de gestion » du fait que ses champs d’intervention se sont considérablement élargis géographiquement et temporellement n’est pas absurde (il aurait été préférable de le faire gérer par des états ayant vocation à se fédérer afin de parler le même langage), mais y avoir inclus la règle de « l’offre et de la demande » était le pas qu’il ne fallait pas franchir vers cette économie « virtuelle » qui nous éloigne des fondamentaux.
    Des individus -probablement hermétiques aux données fondamentales de la cosmologie- y ont retrouvé leur compte à plus ou moins court terme (à l’échelle des temps géologiques) en se constituant des patrimoines colossaux qu’ils vont s’empresser de convertir en or du fait qu’ils n’ont plus confiance dans les monnaies ; j’attends (sans impatience) le jour où je dégusterai un de ces homards que je sais pêcher de mes mains pendant qu’ils se morfondront devant ces pile(s) de lingots que personne ne voudra plus leur échanger contre une assiette de haricots du jardin tellement les produits alimentaires seront devenus rares.
    Ce jour là, je ne rirai plus... parce qu’ils me feront pitié.
    Et il faudra que, ce jour là, en les invitant à partager ce que la nature voudra encore bien nous fournir, je passe beaucoup de temps à leur expliquer que ce n’est pas à chacun selon ses « mérites » (réels ou supposés), mais à chacun selon ses besoins...

    • vas y
      vas y répond à Boutauvent
      là-bas
      • Posté à 09h03 le 09/08/2011
      • Internaute 83899
        là-bas

      ....naturels et nécessaires a ajouté Epicure.

    • El Piardo
      El Piardo répond à Boutauvent
      Eternel Stagiaire
      • Posté à 13h39 le 09/08/2011
      • Internaute 84878
        Eternel Stagiaire

      Aaah enfin un commentaire plein de bon sens : ca fait du bien :)

    • walkiner
      walkiner répond à Boutauvent
      Amoureux égocentrique
      • Posté à 17h36 le 09/08/2011
      • Internaute 159610
        Amoureux égocentrique

      « La capacité porteuse (ou capacité de charge, ou capacité limite) en écologie est la taille maximale de la population d’un organisme qu’un milieu donné peut supporter. »

      Je crois que le milieu naturel de l’économie est arrivé au maxima et ne peut plus soutenir de prédateur financier supplémentaire...

      Merci pour votre commentaire éclairé Boutauvent

    • nyves
      nyves répond à Boutauvent
      Pôliste désabusé
      • Posté à 05h59 le 10/08/2011
      • Internaute 118521
        Pôliste désabusé

      « ...mais depuis que chacun se mêle de boursicoter contre son voisin de pallier... »

      Ho oui ! Mais combien de donneurs de leçons, ici même, s’y refusent... Ah SICAV et autres quand vous nous tenez.

      Merci pour cette intervention, claire et ho ! combien lucide.

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à nyves
        Testeur de temps libre
        • Posté à 09h51 le 10/08/2011
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Le plus attristant est d’imaginer qu’ils croient faire œuvre de philanthropie quand ils nourrissent le dragon le plus insatiable !

  • Gaëtan.L
    • Posté à 01h20 le 09/08/2011
    • Internaute 165998

    Les citoyens sont les victimes du libéralisme, on va payer leurs ravages en supprimant les acquis sociaux pour maintenir leur niveau de vie, mais la perversité de ce modèle ne s’arrête pas là puisque maintenant nos dirigeants financiers nous imposent des nouveaux diktats néolibéraux sous couvert de période de crise (leur crise) et de récession. Il est temps de mettre un terme à cette dictature des marchés financiers, ce n’est pas à eux de faire les lois.
    C’est pas avec nottre gouvernement néolibéral et conservateur qu’on endiguera ce problème, eux qui ont déjà cédé à la privatisation, aujourd’hui la nationnalisation des banques semble primordial.

    • vas y
      vas y répond à Gaëtan.L
      là-bas
      • Posté à 09h31 le 09/08/2011
      • Internaute 83899
        là-bas

      Dernier paragraphe : c’est pas avec NOS gouvernements libéraux.... En France les grandes privatisations ont commencées en 1986 sous Chirac premier ministre, Mitterrand président. Puis continué droite gauche, gauche droite, cohabitation où pas, même philosophie. Le but pour l’Etat ? .....financer le déficit en vendant le patrimoine pour renflouer les caisses. Souvenez vous Rocard a été le seul ces trente dernières années à créer une loi sociale de grande envergure, le RMI…..il c’est fait viré car il aggravé le déficit ! Aujourd’hui, l’Etat n’a plus de patrimoine à vendre, il tape sur le budget de fonctionnement en se débarrassant de ses fonctionnaires. Tout cela pour satisfaire les financiers et aussi leurs sbires, les politiques qui vivent bien et ne craignent pas le chômage…ce sont le mêmes qui se représentent.

    • chris 2
      chris 2 répond à Gaëtan.L
      Artiste
      • Posté à 15h19 le 09/08/2011
      • Internaute 87831
        Artiste

      Les Libéraux et le gouvernement UMP ont même décidé de privatiser les routes nationales.

      Privatiser les routes nationales ! Il fallait y penser afin que les pauvres ne puissent même plus circuler librement ( Péage sur les routes nationales ) et qu’ils restent parqués dans des zones contrôlables :

      Lien

  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 6
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.