Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Haro sur la démocratie au nom de l'euro : le train est lancé

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 27/11/2011 à 23h45

« Échangerions sauvetage de l’euro contre braderie de la démocratie ? » Tel est le texte de la petite annonce lancée urbi et orbi par le nouveau trio de choc européen Sarkozy-Merkel-Monti à l’issue de leur mini-colloque à Strasbourg jeudi dernier.

Cette petite annonce -qui pourrait se traduire en un nouveau projet concret dès cette semaine- remporte un certain succès, relayée depuis lors par tous les médias et journalistes bien-pensants prompts à broder sur le thème « l’Europe a toujours un temps de retard sur les marchés… il faudrait un vrai patron qui ait les mains libres pour réagir ». Si la prémisse de la sentence est exacte, la conclusion qui en est tirée est radicalement dangereuse.

Une offensive qui vient de loin

L’offensive pour une prise en main centralisée des économies de la zone euro vient de loin.

  • Juin 2010 : le Conseil européen, au détour d’une phrase du communiqué final, donne son accord à une proposition de la Commission sur « la nécessité de renforcer la coordination des politiques économiques des États membres ».
  • Septembre 2010 : la Commission présente ce qu’on a appelé un « paquet relatif à la gouvernance économique », autrement dit un ensemble de dispositions visant à lui donner la haute main sur les politiques économiques et notamment budgétaires des budgets des pays européens et plus particulièrement de ceux qui sont dans la zone euro
  • Juin 2011 : A quelques mois de la fin de son mandat à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet se prononce à grand fracas pour l’institution d’un ministre des finances de l’Union en charge de « la surveillance des politiques budgétaires et des politiques en matière de compétitivité » des pays de la zone euro
  • Juillet 2011 : les ministres des finances de la zone euro paraphent un traité pour l’établissement du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) dans l’indifférence générale, et sans grande publicité. Ce MES – qui, pour devenir opérationnel, demande à être ratifié par les Parlements des 17 Etats membres de la zone – prévoit explicitement un abandon de souveraineté économique des pays endettés au profit des instances européennes (BCE et Commission)

Le Parlement européen s’y

met

  • Septembre
  • 2011, le Parlement européen se prononce (en première lecture) sur les propositions de la Commission émises un an plus tôt et vote à une courte majorité (de droite) un « paquet sur la gouvernance » aussi appelé « paquet de six » parce qu’il comporte six textes, six règlements. Pour faire court, il s’agit effectivement d’octroyer à la Commission européenne la charge de surveiller les économies des pays membres, d’examiner leurs projets de budget et d’y imposer les modifications jugées nécessaires. Et, cerise sur le gâteau, de prescrire des mesures de redressement et de fixer des amendes importantes en cas de statistiques falsifiées relatives aux déficits et à la dette ou si « un État membre n’agit pas selon les recommandations proposées pour corriger le déséquilibre macroéconomique ». Notons au passage que les élections au Parlement européen se sont déroulées pays par pays sans aucun débat, que l’on sache, sur la « gouvernance économique » de l’Europe. Ces règlements doivent encore recevoir l’aval du Conseil européen
  • 23 Novembre 2011 : José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse sur le sujet, tire une nouvelle salve de propositions qui s’apparentent , encore et toujours, à une volonté de prise de pouvoir sur les économies de la zone euro : citons en vrac, la présentation à la Commission des projets de budget avant leur adoption par les parlements nationaux et la possibilité donnée à ladite commission de « donner son opinion et de demander des changements », une « surveillance étroite de la Commission, en lien avec la Banque centrale européenne » des pays jugés les plus fragiles ou les plus aidés par les dispositifs européens… avec la possibilité de leur prescrire, impérativement , des programmes d’ajustement, bref une véritable mise sous tutelle comme c’est déjà le cas pour la Grèce.
  • 24 novembre 2011 : ce sont donc Sarkozy, Merkel et Monti qui s’y attèlent en envisageant carrément une révision des traités européens, mais attention, pour ne pas peiner l’Allemagne sans toucher aux statuts controversés de la BCE.

Un Pacte de stabilité renforcé à l’étude

Le train est donc lancé et à grande vitesse. A l’horizon très proche, un nouveau traité à trois (Allemagne, France, Italie, les principales économies européennes) ou à dix-sept (les membres actuels de la zone euro) ou à l’échelle de toute l’Union européenne ? On ne sait trop.

Le fait est que Berlin et Paris travailleraient sur un texte qualifié pudiquement de « pacte de stabilité renforcé ». Mais qui impliquerait -sauf tour de passe passe carrément anti-démocratique- une révision des traités.

Heureusement, toute révision de cette nature passe par les Parlements nationaux voire par les peuples eux-mêmes via des référendums. Mais on peut s’attendre au chantage suivant : ou bien vous votez pour donner le pouvoir économique et budgétaire à Bruxelles, ou bien direction la Grèce.

Jusqu’au dernier renouvellement du Sénat en France, Nicolas Sarkozy pouvait compter faire passer ce projet par la voie parlementaire en débauchant quelques votes dans l’opposition. Avec une gauche majoritaire au Sénat c’est devenu inenvisageable pour lui. Seule la voie référendaire reste ouverte – et encore à condition qu’un texte soit voté dans les mêmes termes par les députés et les sénateurs. Se lancer dans une telle procédure relèverait d’un sacré coup de poker pour le Président à quelques mois de l’élection présidentielle. Mais sait-on jamais.

Une certitude dans ce contexte : c’est sur la manière de gérer la crise de l’euro que se jouera une grande partie de la campagne de l’élection présidentielle. On vient de voir où veut nous entraîner le Président candidat. Il en dira davantage, paraît-il, jeudi 1er décembre

A la gauche maintenant, à François Hollande, de définir un autre chemin qui permette certes de faire face à la spéculation des marchés (taxe sur les transactions financières, eurobonds, interventions en dernier ressort de la BCE) mais qui sauvegarde aussi la marge de manœuvre économique et budgétaire de chaque Etat. Bref qui s’efforce de sauver l’euro sans sacrifier la démocratie.

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  • kisepeu
    kisepeu
    ingénieur
    • Posté à 17h56 le 28/11/2011
    • Internaute 148487
      ingénieur

    Qu’est-ce que la démocratie ? Est-elle uniquement française ou pourrait-elle être européenne ?
    A vous lire, il y a un relent de LePen.

    • Biloo
      Biloo répond à kisepeu
      Citoyen éveillé.
      • Posté à 11h14 le 29/11/2011
      • Internaute 141342
        Citoyen éveillé.

      La démocratie, vous n’en avez jamais fait l’expérience. Elle n’existe pas aujourd’hui sur terre. Vous vivez au sein d’un régime de gouvernance représentative, ce qui n’est pas une démocratie. Alors française ou européenne, la démocratie, nous l’attendons toujours.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à kisepeu
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h24 le 29/11/2011
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ kisepeu

      Voici ce que je disais il y a plus de deux ans :

      Jackie Cha lance un ballon

      ... et ce vers quoi je crois qu’on se dirige.

      La fin du faire semblant

      De toute façon, il n’y a pas de vraie démocratie en UE, c’est un leurre

      Pierre JC Allard

      p.s Et que diable vient faire Le Pen dans ce débat ?

      • mauser
        mauser répond à pierrejcallard
        • Posté à 17h06 le 29/11/2011
        • Internaute 4683

        Il y a 10 ans le glissement était perceptible lors d’un milipol sorte de salon de l’auto pour les forces de police. l’on est passé du bâton de sergent de ville au lance grenade automatique monté sur un véhicule blindé pourquoi à votre avis

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à pierrejcallard
        sociopathe
        • Posté à 22h45 le 30/11/2011
        • Internaute 81504
          sociopathe

        L’adoption du traite de Maastricht avait deja suffit a demontrer que les europeistes etaient prets a tout pour realiser leur « reve ». Les danois l’avaient rejete. On les a fait revoter jusqu’a ce que la reponse soit la bonne.Cette ignominie a elle seule aurait du ouvrir les yeux des europeens. Il leur a fallu 20 ans quand meme !

    • dilettante non mélomane
      dilettante non mélomane répond à kisepeu
      En stand-by
      • Posté à 17h34 le 01/12/2011
      • Internaute 107984
        En stand-by

      La démocratie n’est pas un état de fait. C’est un projet utopique et uchronique.
      L’Etat français s’éloigne doucement et simplement des conditions pratiques de la réalisation de cet idéal.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h44 le 28/11/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    en tant que démocrates il faut se poser des questions de base.

    les marchés sont-ils élus ?
    les banquiers sont-ils élus ?
    les boursiers sont-ils élus ?
    les grands possédants sont-ils élus ?
    les fonctionnaires européens qui pondent des directives, sont-ils élus ?
    les patrons de la banque de France, de Navarre, et d’Europe sont-ils élus ?

    il n’y a pas grand monde d’élus qui sont la contre partie de nos élus...

    de là à se demander si l’on ne vit pas dans un monde parallèle alors qu’on croit être dans un monde démocratique, il n’y a qu’un pas, qu’un rêve....schizophrénique bien sûr.

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à pablico
      On attend des actes
      • Posté à 11h09 le 29/11/2011
      • Internaute 136986
        On attend des actes

      Ah bon ?

      • Lume
        Lume répond à Le Renifleur
        Fainéant chronique
        • Posté à 20h49 le 29/11/2011
        • Internaute 95358
          Fainéant chronique

        C’est un cours de seconde ? Non parce que je suis d’accord avec lui, mais elle est où l’argumentation ?

    • Biloo
      Biloo répond à pablico
      Citoyen éveillé.
      • Posté à 11h16 le 29/11/2011
      • Internaute 141342
        Citoyen éveillé.

      Les démocrates, n’élisent personne. Il se battent pour l’égalité politique dont le seul moyens connu pour la satisfaire est le tirage au sort des représentants.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à pablico
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h29 le 29/11/2011
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Publico

      Je suis heureux qu’il y ait enfn une prise de conscicence. Pas trop tôt !

      Elle est où, la démocratie ?

      PJCA

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à pablico
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 10h18 le 30/11/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Sir George Bernard Shaw prix Nobel de littérature en 1925 a prononcé la petite phrase suivante :
      « Les hommes politiques et les couches
      doivent être changés souvent et pour les mêmes raisons. »

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h56 le 28/11/2011
    • 173412
      expatrie

    Pourquoi ne pas taxer le revenu dans son integralite quelque soit la maniere dont il est obtenu comme ca les riches qui veulent tout mettre dans les paradis fiscaux devront aussi y vivre et s’y faire soigner et payer des taxes sur tout revenus provenant d’ailleurs.
    La maniere actuelle de faire des budgets est intenable, emprunter pour payer des salaires mirobolants a nos dirigeants pourquoi ne pas payer d’abord l’essentiel la sante et l’education, le logement et si il reste quelque chose un salaire aux politiciens-

    • pateris
      pateris répond à the ghost
      serial lecteur
      • Posté à 10h58 le 30/11/2011
      • 174584
        serial lecteur

      La grande différence entre la dette US et la Française est que la première vient des particuliers, qui ont emprunté pour maintenir leur train de vie face à une propagande abrutissante sur le thème « achetez ! Achetez ! Maintenant, là, tout de suite ! » — après tout, après le 11 septembre, Bush leur a bien conseillé d’avant tout, continuer d’aller au supermarché comme de bons petits — tandis que notre dette est d’état. En France, je, tu, nous, il économise ET on achète. On nous sortira régulièrement des ménages surendettés pour dire que « vous voyez, z’est pas bien, là, vilain, vilain » (alors que not’président ventait les zentils Américains qui s’endettaient contrairement aux meuchants Français), histoire de plaire aux autoflagellants franchouillards. La vérité est plutôt que moi (et je, tu, nous, il), qui n’ai jamais pris le moindre crédit, vais entendre en boucle que je suis un méchant qui s’est gobergé et que je dois rembourser ma dette. A savoir payer la note parce que Sarko a voulu se payer un Air Beauf One, des voyages somptueux, transformer chaque ville où il se rend en place-forte, filer des subventions aux copains assistés-caviar du CAC40 et des centaines de « conseillers » pour lécher les bottes des politicard. Y’a comme un kiwi dans le couscous…

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 19h02 le 28/11/2011
    • Internaute 156689
      aconforme

    Démocratie ?

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h53 le 28/11/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    le pire ce sont les dépèches de l’afp sur les commentaires des agences de notation.
    les agences de notation (autoproclamées) ne font pas que noter (et oublier de voir la crise des subprimes arriver) maintenant elles commentent le cout du programme du ps sur le nucleaire, et ce que edf pourrait perdre si on abandonnait l’epr ou si on ne prolongeait pas les centrales pour des dizaines d’années
    ça va etre quoi le prochain sport à la mode ? shooter dans les couilles des agents de notation ! ! ! ! ça soulagera un max

    • jino83
      jino83 répond à jyeden
      citoyen curieux
      • Posté à 02h23 le 01/12/2011
      • Internaute 159282
        citoyen curieux

      Oui les agences de notations ce permettent de plus en plus d’intervention , normal puisque l’Europe leur a donner plus de possibilité pour donner leur avis tout récemment .

      Le plus marrant avec ces agences c’est que vous l’avez rappeler , tous le monde a vite oublier leur incompétence lors des subprimes .
      Aujourd’hui rien a changé , ils ont jeter l’huile et allumé le feu sur la dette des états en oubliant qu’ils allaient faire bruler tous ce qui va avec . L’économie entière .
      De toutes les grandes multinationales qui présente encore des chiffres affolants en terme de bénéfice . Combien pourront continuer a payer leur dettes aussi faramineuse que leur bénéfices pour beaucoup d’entre elles ?
      Le pouvoir d’achat qui c’est évaporer , le chômage en augmentation , la récession annoncée ...
      Ça veut dire baisse des bénéfices , qui dit baisse des bénef , dit investisseur pas content . Si investisseurs pas content , ça veut dire baisse sur les marchés .
      Et baisse sur les marchés ça veut dire plus assez d’argent pour payer les dettes alors ont liquide les filiales .

      Ou alors j’ai rien compris : -)

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 21h46 le 28/11/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Le démocratie française a été violée par Sarkozy le 8 février 2008.

    L’UMP et la majorité du PS lui a maintenu les jambes écartées.

    Je n’oublierai pas. Jamais.

    • trouble fêtes
      • Posté à 23h25 le 28/11/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      La démocratie dont vous parlez est un fake.
      Les démocraties contemporaines sont issues d’une forme de gouvernement que ses fondateurs opposaient à la démocratie. L’usage nomme « démocraties représentatives » les régimes démocratiques actuels. Cette expression, qui distingue la démocratie représentative de la démocratie directe, fait apparaître l’une et l’autre comme des formes de la démocratie. Toutefois, ce que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de démocratie représentative trouve ses origines dans les institutions qui se sont progressivement établies et imposées en Occident à la suite des trois évolutions modernes, les
      révolutions anglaise, américaine et française. Or, ces institutions n’ont nullement été perçues, à leurs débuts, comme une variété de la démocratie ou une forme de gouvernement par le peuple.
      Rousseau condamnait la représentation politique par des formules péremptoires qui sont demeurées célèbres. Il dépeignait le régime anglais du XVIIIe siècle comme une forme de servitude ponctuée par de brefs instants de liberté. Rousseau voyait une immense distance entre un peuple libre se donnant à lui-même sa loi et un peuple élisant des représentants pour faire la loi à sa place. Mais il faut noter que les partisans de la représentation, même s’ils faisaient un choix opposé à celui de Rousseau, apercevaient également une différence fondamentale entre la démocratie et le régime qu’ils défen-
      daient, régime qu’ils nommaient « gouvernement représentatif » ou encore « république ». Deux acteurs dont le rôle a été décisif dans l’établissement de la représentation politique moderne, Madison et Sieyès, soulignaient ainsi en des termes très proches le contraste entre le gouvernement représentatif
      ou républicain et la démocratie. (...) » (La suite est passionnante.)
      « Principes du gouvernement représentatif » de Bernard Manin (Champs Flammarion), ici pages 11 à 18.

      • Le Renifleur
        Le Renifleur répond à trouble fêtes
        On attend des actes
        • Posté à 11h23 le 29/11/2011
        • Internaute 136986
          On attend des actes

        Non seulement vous avez raison...

        Mais en plus, le hold-up des banksters a démarré il y a plus d’un siècle lors de l’abracadabrante création de la Federal Reserve !

        Voir Ici

      • SEB_B
        SEB_B répond à trouble fêtes
        intermittent
        • Posté à 23h25 le 29/11/2011
        • Internaute 164798
          intermittent

        Excellent livre !

    • lolcat
      lolcat
      nette
      • Posté à 05h10 le 29/11/2011
      • Internaute 159928
        nette

      Vous faîtes partie de ceux qui croient qu’elle a survécu au viol.

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 10h16 le 30/11/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Le démocratie française a été violée par Sarkozy le 8 février 2008.
      L’UMP et la majorité du PS lui a maintenu les jambes écartées.

      La France à un président en circuit fermé qui ne cherche qu’a écarter tous les éventuels prétendants au pouvoir,écraser ceux qui brille trop,étouffer l’intelligence...

  • islands
    islands
    Ilien
    • Posté à 07h26 le 29/11/2011
    • Internaute 151030
      Ilien

    Oui, c’est tristement juste ce que vous dites la.
    Et il est interessant de voir a quel point tout le monde ignore royalement le sujet. Pour nos diverses formations politiques, il est beaucoup plus interessant de « fustiger » a tour de bras pour reprendre un terme a la mode. Le niveau du debat politique en est a peu pres a la cour d’ecole maternelle, ce qui donne toute lattitude au joli trio de tete, ainsi qu’aux divers acteurs economiques qui decident bien plus qu’on le voudrait, de prendre des decisions en toute impunite.
    Il y a bien longtemps que j’en suis convaincu : nos partis politiques ne tiennent plus leur role en democratie. Leur vision va rarement au dela de la prochaine echeance electorale.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 09h21 le 29/11/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Ce coup ci la démocratie a vécue.On peut en parler au passé,.Dès que ce principe fondamental du fonctionnement des sociétés est remis en question, c’est la dictature qui parle.
    Non , mais franchement, peut on faire confiance en des gens comme Merkel, $ pour redresser l’Europe, eux qui ont prouvé leur gestion désastreuse des pays qu’ils gouvernent - récession-chômage-corruption avec un système inégalitaire et j’en passe.

    • pateris
      pateris répond à vieilanarfatigué
      serial lecteur
      • Posté à 11h05 le 30/11/2011
      • 174584
        serial lecteur

      Le NY Times d’aujourd’hui (pas vraiment la seconde colonne des bolcho-gaullistes pourris français, hein, si les ricains le disent, c’est vrai) explique sans détour que c’est la psychorigidité Merkelienne, due surtout à des raisons électorales intérieures, qui coule le bateau. Il y aurait assez d’argent à la BCE si elle cessait de devoir passer par des banques privées qui se goinfrent en intermédiaire. On pourrait rétablir les pays en difficulté pour les laisser assainir leur économie sans avoir à aller pleurer auprès de la Chine (et se ridiculiser au passage) et sans engraisser des spéculateurs. Un meilleur contrôle éviterait trop d’écarts. Grèce comme Italie et le reste ont les possibilités : sinon, l’Allemagne coulera comme le reste (lorsque la rigueur coulera le marché interne européen) et Merkel, à la carrière politique de girouette, sera certainement virée par les électeurs l’an prochain. Il suffirait de vouloir, mais ils ne veulent pas, et l’Europe a tout à sa disposition, sauf le temps. Et il y aura toujours assez de larbins franchouillards aplatis devant leur « modèle » pour crier « Deutschland Uber Alles »…

  • ccr
    ccr
    volatile
    • Posté à 10h07 le 29/11/2011
    • Internaute 132341
      volatile

    Il restera le vote de julien contre megane dans les merveilleuses aventures du loft de tf1

    Ca va pas faire de mal à cette societe d’endormis de regagner sa democratie, mais il faudra etre un peu curieux et moins paresseux intellectuellement

  • Mac Manus
    • Posté à 11h32 le 29/11/2011
    • Internaute 147431

    Il n’y a pas 50 chemins pour sortir de la crise et je ne vois pas pourquoi Hollande devrait « définir un autre chemin qui permette certes de faire face à la spéculation des marchés ».
    Si Sarkozy a raison sur le choix d’une solution il faut savoir le dire, le soutenir et ne pas se borner à rester dans le contre permanent juste pour nourrir des ambitions électoralistes. Le pays passe avant le candidat, non ?

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Mac Manus
      aconforme
      • Posté à 13h29 le 29/11/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      No alternative est votre (enfin, votre ?) leitmotiv ?

      • Mac Manus
        • Posté à 10h52 le 30/11/2011
        • Internaute 147431

        Sarko a proposé que la BCE joue son rôle de financeur pour états surendettés. Solution quasi-unanimement reconnue par la classe des éconos. Merkel a refusé.
        On verra ce qu’ils proposeront par la suite mais il n’est pas impossible que Merkel revienne sur sa décision quand elle verra que son pays va aussi être touché par la crise. Et Sarko en sortira renforcé.

        Dans tous les cas j’attends la proposition du Mou avec impatience.

         
        • pateris
          pateris répond à Mac Manus
          serial lecteur
          • Posté à 11h09 le 30/11/2011
          • 174584
            serial lecteur

          Terrible, tout de même, pour une fois que Sarko avait discutablement raison (tout comme— et là, AMHA — il avait raison face à Cameron, le roquet d’Eton et sa haine de classe.)
          Actuellement, la BCE se contente de filer de l’argent à bas prix au banques pour qu’elles prêtent à haut prix aux états. Soit les mettre sous perfusion constante avec nos sous. Les assistés-caviar se portent bien, merci…
          Moi non plus, je ne peux pas sentir le nain et préfèrerais crever plutôt que voter pour lui, mais il faut reconnaître ce qui est…

          • trouble fêtes
            trouble fêtes répond à pateris
            aconforme
            • Posté à 13h01 le 30/11/2011
            • Internaute 156689
              aconforme

            il faut reconnaître ce qui est…

            Qu’il est en train de vous greffer en retour.
            A moins que vous le soyez déjà inconsciemment ?

            En musique de fond, les politiques français de droite et de gauche, de Sarkozy à Hollande, mais jusqu’à Mélenchon cette fois, les économistes de toutes obédiences (et même une proportion non négligeable d’économistes critiques) ont trouvé la solution miracle : il faut « monétiser la dette ». Autrement dit, il faut autoriser la BCE à racheter, à un taux raisonnable, les obligations des Etats attaqués. « Yaka » sortir le gros bazooka de la BCE : tel est aujourd’hui le discours unique, la pensée unique française.
            ...

        2 autres commentaires
  • Funkabeat
    Funkabeat
    Grooviste incurable
    • Posté à 16h33 le 29/11/2011
    • Internaute 133395
      Grooviste incurable

    Sur l’Irelande et l’Europe : Lien

  • SEB_B
    SEB_B
    intermittent
    • Posté à 23h16 le 29/11/2011
    • Internaute 164798
      intermittent

    Pardonnez-moi mais auriez-vous l’honnêteté de remplacer chaque occurrence du mot démocratie par gouvernement représentatif ?
    Appellons un chat un chat.

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à SEB_B
      aconforme
      • Posté à 13h02 le 30/11/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      Merci !

    • dilettante non mélomane
      dilettante non mélomane répond à SEB_B
      En stand-by
      • Posté à 17h29 le 01/12/2011
      • Internaute 107984
        En stand-by

      Ou « projet démocratique », pour ménager les susceptibilités, ou au pire empêcher que l’illogisme « la fin de la démocratie =>.la démocratie n’était pas viable » ne prospère...

      • trouble fêtes
        • Posté à 08h28 le 02/12/2011
        • Internaute 156689
          aconforme

        Repetere :

        La démocratie dont vous parlez est un fake.
        Les démocraties contemporaines sont issues d’une forme de gouvernement que ses fondateurs opposaient à la démocratie. L’usage nomme « démocraties représentatives » les régimes démocratiques actuels. Cette expression, qui distingue la démocratie représentative de la démocratie directe, fait apparaître l’une et l’autre comme des formes de la démocratie. Toutefois, ce que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de démocratie représentative trouve ses origines dans les institutions qui se sont progressivement établies et imposées en Occident à la suite des trois évolutions modernes, les
        révolutions anglaise, américaine et française. Or, ces institutions n’ont nullement été perçues, à leurs débuts, comme une variété de la démocratie ou une forme de gouvernement par le peuple.
        Rousseau condamnait la représentation politique par des formules péremptoires qui sont demeurées célèbres. Il dépeignait le régime anglais du XVIIIe siècle comme une forme de servitude ponctuée par de brefs instants de liberté. Rousseau voyait une immense distance entre un peuple libre se donnant à lui-même sa loi et un peuple élisant des représentants pour faire la loi à sa place. Mais il faut noter que les partisans de la représentation, même s’ils faisaient un choix opposé à celui de Rousseau, apercevaient également une différence fondamentale entre la démocratie et le régime qu’ils défen-
        daient, régime qu’ils nommaient « gouvernement représentatif » ou encore « république ». Deux acteurs dont le rôle a été décisif dans l’établissement de la représentation politique moderne, Madison et Sieyès, soulignaient ainsi en des termes très proches le contraste entre le gouvernement représentatif
        ou républicain et la démocratie. (...) » (La suite est passionnante.)
        « Principes du gouvernement représentatif » de Bernard Manin (Champs Flammarion), ici pages 11 à 18.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 10h13 le 30/11/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Bref qui s’efforce de sauver l’euro sans sacrifier la démocratie...

    L’ Europe ? ? Envoyez moi un faire-part.........

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 11h43 le 01/12/2011
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    « (...)voire par les peuples eux-mêmes via des référendums. »

    J’ai beaucoup ri en me rappelant la façon dont le dernier référendum a été écouté.

  • dilettante non mélomane
    • Posté à 17h23 le 01/12/2011
    • Internaute 107984
      En stand-by

    La minute désespérée :
    Les personnes qui dénoncent, dans divers secteurs socio-professionnels, les échecs du projet démocratique français en ont tellement marre d’être conspuées et ignorées par diverses parties de la population du même pays, sans parler des haines cultivées outre-nation, qu’elles semblent avoir la rage ou jeter l’éponge...
    Deux solutions potentiellement catastrophiques...

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