Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

TVA sociale réchauffée, les consommateurs vont encore trinquer

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 01/01/2012 à 18h32

Que cela fut dit avec délicatesse, et même avec une franche pudeur, Nicolas Sarkozy veut réformer la protection sociale en affirmant la nécessité « d’alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché. »

Qui ne serait d’accord au moment où « produire français » devient très tendance et où la mondialisation comme l’Europe a si mauvaise presse ? Comme par magie, selon le scénario élyséen, à niveau de protection sociale inchangée, le coût du travail baisserait et donc le prix hors taxe des produits made in France qui deviendraient du coup plus compétitifs.

Une opération blanche... en théorie

Pour les produits fabriqués en France, les baisses de prix rendraient indolore, disons neutre, le relèvement du taux de TVA, tandis que les produits importés frappés du nouveau taux relevé de TVA verraient leurs prix flamber.

En effet les importations, par définition fabriquées ailleurs, ne supportent aucune charge sociale en France, mais en revanche sont soumises à la TVA comme n’importe quelle production française.

A l’arrivée donc, une meilleure compétitivité pour le « made in France », une pénalisation du « made in ailleurs » et une opération blanche pour les consommateurs.

Incohérences... en réalité

En apparence, ou en pure théorie, cela paraît évident, mais si jamais ce mécanisme devait être mis en place (on parle d’un projet de loi voté à la va-vite en février) on se rendrait vite compte de ses incohérences :

  • Les prix des produits fabriqués en France ne baisseraient pas ou si peu. Rien ne garantit, bien au contraire que la baisse des charges soit répercutée sur les prix hors taxes. Tout au contraire. Les entreprises auraient sans le moindre doute tendance à garder pour elles la majeure partie du produit de cette baisse. Ce qui s’est passé avec la diminution de la TVA sur la restauration est éloquent de ce point de vue : l’essentiel est allé dans la caisse des restaurateurs face à peu d’embauches et peu, très peu, de baisses des prix. Il y a, c’est bien connu, une rigidité des prix à la baisse, ce que les économistes appellent « l’effet de cliquet » : les prix augmentent facilement et ne diminuent que très difficilement.
  • Tous les prix à TVA majorée augmenteraient. Pour cette même raison, on peut être certain que le relèvement de la TVA serait répercuté sur les prix de détail. Ce serait même quasiment automatique. Que ce soit sur les produits fabriqués en France ou importés. Au total ce seront bien les consommateurs qui auraient à supporter le poids de cette réforme.
  • Le dispositif renforcerait encore les inégalités de revenus. Ces consommateurs ne sont d’ailleurs pas égaux vis-à-vis de la TVA. Selon un rapport de la très sérieuse Cour des comptes, elle pèse aujourd’hui de 11,5% sur les revenus des 10% les plus pauvres et de 5,8% sur ceux des 10% les plus aisés. Et pour cause, ces derniers épargnent –hors de toute TVA- une part non négligeable de leurs revenus.

Un accomodement doucereux

Il faut appeler un chat un chat, le plat que nous a réchauffé le chef de l’Etat lors de ses vœux porte un nom : c’est un nouvel accommodement, tout doucereux, de la désormais insubmersible TVA sociale, une sorte de serpent de mer, décidément.

En l’évoquant au soir du premier tour des législatives de 2007, Jean-Louis Borloo, éphémère ministre de l’Economie, avait, dit-on, fait perdre quelques dizaines de sièges de députés à l’UMP.

Et de temps à autre voici qu’on nous la ressert : le MEDEF s’y dit extrêmement favorable -on comprend pourquoi-, Jean-François Copé, tout comme Hervé Morin en font leur oriflamme et même Manuel Valls avait cédé à cette vilaine sirène lors des débats de la primaire socialiste.

Plutôt la CSG que la TVA

En soi ; vouloir diminuer les charges sociales payées par les entreprises n’est pas une mauvaise idée, mais les remplacer par de la TVA supplémentaire relève d’une incompréhension très technocratique de la réalité économique.

Et si l’on tient à reporter sur un impôt, à « fiscaliser » ces charges sociales, il est un mécanisme fiscal qui porte sur tous les revenus –travail et capital- et qui est proportionnel aux dits revenus : cela s’appelle la CSG, contribution sociale généralisée. Chiche.

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  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 18h46 le 01/01/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    Il faut bien comprendre que l’UMP est sans arrêt au pouvoir seulement parce qu’elle est soutenue puissamment par l’oligarchie financière afin de se protéger, avant 2007 on connaissait cette volonté de sarkozy de servir les riches et d’enfoncer les pauvres, certes les journalistes ignorants n’ont surtout pas rapporté ce fait mais pourtant en allant chercher l’information elle était facile à trouver... Donc ils feront tout pour éviter de toucher aux revenus des riches qui eux augmentent sans arrêt et s’ils repassent en 2012 les pourris ben nous aurons une politique ouvertement thatchérienne, à moins bien entendu que les journalistes se mettent enfin à faire leur travail...

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à Bernardo Zorro
      Sur Mars
      • Posté à 18h52 le 01/01/2012
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      Ouais, faisons un rêve...

      • Bernardo Zorro
        Bernardo Zorro répond à Sixpatte-
        Il était une fois dans le Sud- (...)
        • Posté à 19h55 le 01/01/2012
        • 176980
          Il était une fois dans le Sud- (...)

        On sait jamais puis c’est la seule action autorisée par la world company, enfin parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement pour le moment...

    • Jardidi
      Jardidi répond à Bernardo Zorro
      • Posté à 19h18 le 01/01/2012
      • Internaute 39516

      Non, c’est le PS qui perd les élections parce qu’il est insupportable. Comme la droite est devenue folle, le PS a à nouveau ses chances.

      • pablico
        pablico répond à Jardidi
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h36 le 01/01/2012
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        l’ump a de plus en plus de mal en crédibilité à dire que c’est la faute au Ps si tout marche mal depuis 10ans..
        on nous ressort les vieilles 60 années pour la retraite, les vieilles 35 heures, etc.. etc.. des dettes d’il y a 10 ans (pas celles d’après)
        la faute à la crise.

        enfin pour régénérer leur argumentation future, il va falloir que la gauche gagne..ce coup ci...

         
        • Bernardo Zorro
          Bernardo Zorro répond à pablico
          Il était une fois dans le Sud- (...)
          • Posté à 20h01 le 01/01/2012
          • 176980
            Il était une fois dans le Sud- (...)

          « enfin pour régénérer leur argumentation future, il va falloir que la “gauche” gagne..ce coup ci.. »

          C’est exactement cela, en fait les socialistes servent uniquement à donner des raisons à la droite d’afficher leur haine en les désignant comme responsables de tous les maux de la terre et les français sont tellement campés sur leurs peurs qu’ils avalent avec perversité les paroles haineuses de la droite...

        • pateris
          pateris répond à pablico
          serial lecteur
          • Posté à 20h44 le 01/01/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Soit dit en passant, on accuse les 35 heures tout en se pignolant sur le kurzarbeit allemand, preuve que ce sont des surhommes qui doivent dominer le monde. Contradiction ? Quelle contradiction ?

          • pablico
            pablico répond à pateris
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 20h48 le 01/01/2012
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

             ; -)

        3 autres commentaires
      • Bernardo Zorro
        Bernardo Zorro répond à Jardidi
        Il était une fois dans le Sud- (...)
        • Posté à 20h03 le 01/01/2012
        • 176980
          Il était une fois dans le Sud- (...)

        La droite a toujours été « folle », la seule différence avec la droite décomplexée c’est que cette dernière affiche sa bêtise, sa corruption et son incompétence au grand jour, tandis que les anciens, plus raisonnables, le cachaient.

        Mais leur mentalité prônant la réussite financière les pousse à se glorifier de l’inadmissible...

         
        • AnarchoStalinien
          AnarchoStalinien répond à Bernardo Zorro
          Messie C'est Possib !
          • Posté à 23h11 le 01/01/2012
          • Internaute 171029
            Messie C'est Possib !

          « les anciens, plus raisonnables, le cachaient. »
          Rendons grâce à la bêtise décomplexée de nous permettre de savourer les propos de Nadine Médrano...

        1 autres commentaires
  • tontonleon
    tontonleon
    retraité
    • Posté à 18h59 le 01/01/2012
    • Internaute 60745
      retraité

    Qui s’intéresse encore aux bavotis du gnome ?

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 19h12 le 01/01/2012
    • Internaute 38946
      retraité

    Notre Saigneur a été parachuté sur fond de promesses et de tas de fric pour détruire le pays, agriculture et industries comprises, et bien, il tient ses promesses à ceux qui l’ont envoyé et le payent pour ça : il détruit...

    Et il a quatre mois pour rendre ses dégâts irréparables, et en faire un maximum d’autres...

    Démolir en se gavant... vite... vite... ! ! !

  • kestucroa
    • Posté à 19h15 le 01/01/2012
    • Internaute 111844

    Comment surveiller que les prix n’augmenteront pas si l’on suuprime un fonctionnaire sur deux ?
    On doit faire confiance à la grande honnêteté des producteurs, distributeurs, détaillants. Autant dire à personne
    On pourra même pas boycotter ceux qui ne joueront pas « le jeu » car ils nous auront sur les conditionnements et le packaging.... comme les restaurateurs qui ont changé leur carte pour opacifier leurs tarifs.
    Désolant

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 19h16 le 01/01/2012
    • Internaute 77334
      chômiste

    Naboléon nous aura pourri la vie jusqu’au bout ... il faudra des décennies pour réparer ce que lui et ses vandales ont cassés en 5 ans seulement... je n’ose imaginer l’état de la France si on s’en prenait 5 ans de plus...

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 19h22 le 01/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    TVA sociale réchauffée, les consommateurs vont encore trinquer

    jusqu’à la veille des élections vous allez triquer

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à zygzornifle
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 19h26 le 01/01/2012
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      jusqu’à la veille des élections vous allez triquer

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h28 le 01/01/2012
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    proner une augmentation de la csg est bien une idée de la « deuxième gauch » ringarde, impuissante et derisoir
    seul un relevement conséquent des tranches d’impositions suffit à fiscaliser, s’il le faut les charges sociales
    c’est le revenu maximum autorisé
    c’est prevé dans le programme de la vrai gauche !

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à jyeden
      aconforme
      • Posté à 21h27 le 01/01/2012
      • Internaute 156689
        aconforme

      Revenu maximum GÉNÉRALISÉ !

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 20h05 le 01/01/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Pourquoi la moutarde de Dijon risque de devenir un produit de luxe bon pour... l’exportation... et ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

    La culture aujourd’hui
    La graine utilisée dans l’industrie condimentaire provient de l’importation à 95% : le Canada fournit, à lui seul 80% des besoins, le reste étant couvert par : les Etats Unis, la Hongrie, la Roumanie, et le Danemark. La Moutarderie Fallot, associée à d’autres producteurs et fabricants, participe depuis quelques années à la relance de la culture de la graine de moutarde en Bourgogne.
    (La Moutarderie Fallot, Beaune - Edmond Fallot, la moutarde forte de sensations depuis 1874 ! )

    Tellement de choses échappent à notre président, comme une TVA sociale sur l’importation des grains de sénevé !

    Autre exemple : le cornichon. 1er : cornichon, -89,2% de surface en 20 ans - Fruits et légumes - Journal du Net Economie

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Anastaze
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 21h09 le 01/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Pourquoi la moutarde de Dijon risque de devenir un produit de luxe... »

      Ce qu’il faudrait quand même dire, c’est que la moutarde a été spécifiquement utilisée jadis pour masquer les mauvais goûts et les odeurs des viandes en putréfaction avancée transportées en char à boeuf de Massilia à Lutèce.

      - Les bouges d’étape ont ainsi pu proposer des menus dignes de chefs !

      • Anastaze
        Anastaze répond à Yvon le Zébulon
        inconsolable
        • Posté à 21h42 le 01/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Parce que non seulement la France est désindustrialisée, mais elle a perdu toute son agriculture traditionnelle régionale. Comme les matières premières sont importées, elles vont être aussi surtaxées, et même si les produits finis ne le sont pas, ils seront bien obligés d’intégrer cette augmentation dans le produit final.

        Comme par hasard au JT de France 2, il y avait ce soir le PDG de Fallot, qui expliquait, que jusqu’à maintenant il n’avait pas répercuté son manque à gagner sur le change en dollars pour l’export... si en plus on lui augmente sa matière première au prétexte de sauver des emplois en France, il ne pourra s’en sortir, qu’en valorisant sont produit (ce qu’il a déjà commencé d’après le lien ci-dessus), pour transformer un produit courant en signe ostentatoire de richesse.

        L’autre exemple que j’avais donné, est celui des cornichons. Le Français est le seul au monde a les aimer fins style les croc’vert, les Chinois, on mis des années avant de nous en produire, si on leur surtaxe à l’import, le croc’vert va devenir un produit de luxe.

    • AnarchoStalinien
      AnarchoStalinien répond à Anastaze
      Messie C'est Possib !
      • Posté à 23h20 le 01/01/2012
      • Internaute 171029
        Messie C'est Possib !

      « La production de cornichons a diminué de 86,2% en vingt ans. »

      Etonnant, vu le nombre de voix allant à l’UMP ou au FN. Qu’en pense Noël Godin ?

  • n°5
    n°5
    Amen !
    • Posté à 19h44 le 01/01/2012
    • Internaute 156966
      Amen !

    Bayrou aussi est favorable à la TVA sociale.

    • marine333
      marine333 répond à n°5
      boucher
      • Posté à 06h55 le 02/01/2012
      • 176486
        boucher

      c le même que les autres et en plus il ce donne un air intelligent.
      Mais bon,si ils i a des naifs pour i croire,moi sa ne me dérange pas

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 19h48 le 01/01/2012
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    « d’alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché. »

    S’agit-il uniquement de TVA ?
    « Alléger la pression du travail » en diminuant les cotisations patronales françaises pour être autant compétitif (terme vintage) que ladite main d’oeuvre étrangère bon marché ...
    Encouragé la consommation de produits français, c’est super quand on parle des petits marchés locaux : légumes, élevage.
    Mais, s’agissant d’acheter une machine à laver, des meubles ou une paire de pompes made in France (voir un article de la Rue)...On n’est pas rendu, surtout que nos revenus seront bien-sûr à la baisse.
    Habitons dans des cabanons, retournons au lavoir, en guenilles et tout ira mieux.

  • noynoy66
    noynoy66
    naïf lucide et gueux
    • Posté à 19h55 le 01/01/2012
    • Internaute 36676
      naïf lucide et gueux

    L’embêtant c’est que toute diminution de charge est compensée par une charge accrue sur la collectivité...Le contribuable, quoi.. ! Et comme l’état « oublie » de verser à la sécu ces compensations......la sécu coule on se demande bien pourquoi ?
    Encore une fois un cadeau aux z’amis des z’amis et des coups de triques aux ceux qui se lèvent le matin pour bosser plus et gagner moins..Merci qui... ?

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 20h03 le 01/01/2012
    • Internaute 121073
      geek

    L’absence d’imagination ,de culture ,je dirais pas comme pour l’industrie de culture industrielle ,mais donc de culture économique fait que le gouvernement est incapable d’avoir une réponse sensée à un problême actuellement simple.
    L’informatique (trafics de bourse) qui a provoqué cette crise peut aussi la dénouer.
    Puisque la tva a des réactions très diverses en fonctions des revenus ,il faut inventer une tva à vitesse variable . Faible pour les besoins des pauvres élevée pour ceux des riches.
    L’exemple de la tva à 5% des restaurants est super idiote ,la caissière de supermarché à mi-temps avec ses 800 euro par mois ,ce qu’elle en à foutre de gagner 2 euro au restaurant ou elle n’ira jamais.
    Mais les tva sur les charges de son hlm ça ça la concerne.
    Le gros plein de pognon lui si on lui fait payer 50%(voire 70%/150%) de tva sur l’anneau qu’il a dans le port de Cannes il en a rien cirer.
    On peut donc inventer gràce à l’informatique des centaines de taux de tva ,et cesser de pomper avec des méthodes d’impots sur le revenu d’une autre époque, un taux fixe pour tous.

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 20h53 le 01/01/2012
    • Internaute 36141

    Je pense que vous avez très bien résumé la situation. Il n’y a aucune garantie que la baisse des coûts se répercute sur les prix. Ce qui signifie, comme on l’a constaté en Allemagne, que la TVA sociale provoquera une modification du partage de la valeur ajoutée aux dépens des salaires.
    Cependant on peut ajouter deux points :
    1) L’économie française peut se décomposer en deux secteurs. Les services à forte intensité en MO et faible concurrence internationale. L’industrie fortement capitalistique. Cela veut dire que dans le second secteur qui représente 80-90% de nos échanges commerciaux, une baisse des cotisations auront un impact très limité sur la compétitivité des entreprises industrielles. Par contre ce sera le Jackpot dans le secteur des services qui n’aura aucune incitation à baisser ses prix.
    2) En changes flottants, si on baisse les charges sur les entreprises, on donne un avantage compétitif aux entreprises qui se traduira dans un premier temps par une amélioration de la balance commerciale, et dans un second à une appréciation de la monnaie, qui annulera l’avantage compétitif de départ.
    En changes fixes, le mécanisme automatique ne joue pas. Mais si un pays se lance dans la TVA sociale, au détriment des pays de la même zone monétaire, il faut s’attendre à ce que ces pays imitent le premier pays, jusqu’à annuler l’avantage compétitif de départ. Le problème dans ce dernier cas est que le dumping fiscal aura vidé un peu plus les caisses des Etats pour un résultat nul (situation du dilemme su prisonnier).

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 20h58 le 01/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « TVA sociale réchauffée, les consommateurs vont encore trinquer »

    Pas la peine d’ampouler le débat et de ménager les chèvres et les choux.

    Je vous suggère un autre titre :
    « L’arnaque, ça continue ! »

    La France, fille ainée de l’Église, fonctionne sans capote ! - Hélas pour nous.

    • Cristal noir
      Cristal noir répond à Yvon le Zébulon
      neutrino libre
      • Posté à 23h52 le 01/01/2012
      • Internaute 148860
        neutrino libre

      On a vu l’arnaque avec la baisse de la TVA dans les cafés, le bonus-malus des voitures, le bouclier fiscal, la défiscalisation des heures supplémentaires ... ça va chercher dans les combiens ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Cristal noir
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 10h10 le 02/01/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Et ce nouveau « reconditionnement » du contrôle technique auto, qui vient
        d’être alourdi (de quelques dixaines d’€) car d’autres organes sécurité
        devront être contrôlés. ABS, ESP, Ordinateur de bord, etc...

        La technique de la prime à la casse ou des divers bonus écolos ayant
        trouvé leurs limites, on cherchera à vous forcer à foutre en l’air votre
        bagnole, pourquoi pas si elle a l’écrairage de plafonnier* inopérant.

        Des voitures neuves sont à vendre, et vous n’en achetez plus ? NAZE !

        * Tout le monde s’en tape, de l’éclairage du plafonnier. Sur ma voiture, il est désactivé car je crains de l’oublier allumé et vider ainsi la batterie

    • claire_
      claire_ répond à Yvon le Zébulon
      Obscure
      • Posté à 21h23 le 02/01/2012
      • Internaute 76292
        Obscure

      « La France, fille ainée de l’Église, fonctionne sans capote ! »

      Surtout sans vaseline...

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 21h09 le 01/01/2012
    • Internaute 53954
      auteur

    Certes ce raisonnement se tient avec la TVA dite « sociale », la plus antisociale des solutions.
    Il existe une réforme de la TVA qui, au contraire, résout les problèmes d’emploi et de compétitivité sans augmentation des prix : la TVA à récupération partielle, la TVAP.

    Voici un extrait de Lien
    qui la définit :
    « La TVAP, TVA à récupération partielle », est la réforme du mécanisme de la Taxe à la Valeur Ajoutée, le TVA, proposée par Trevor Narg dans son essai « FRANCE, POUR SORTIR DE L’ENLISEMENT, 2 MESURES SIMPLES », édité chez Thélès-France en février 2009.

    Cette réforme consiste à rendre la récupération des TVA en phases intermédiaires non plus intégrale, mais partielle, la différence étant alors affectée à la protection sociale. Ainsi, sans augmentation des taux de TVA (à l’inverse de la « TVA sociale »), les déficits sociaux et les cotisations sur salaires se trouvent réduits, la compétitivité des entreprises et l’emploi sont favorisés.

    Le mécanisme de la TVAP rééquilibre la part du travail dans la production et les échanges, en taxant les opérations intermédiaires, sous-traitance et importations en particulier, et y ajoute une dimension d’équité, propice à la motivation, à la créativité.

    De plus, il ouvre des possibilités de financement nouvelles, pour les retraites par exemple en France, contre la pauvreté en Afrique. Un mécanisme qui rectifie la TVA afin de rendre cette taxe redistributive, plus équitable et plus sociale.

    Plus en détail, qu’apporte la TVAP ?

    Moins de déficits sociaux, des entreprises plus compétitives, davantage de travail, davantage d’emplois, cela sans prélèvements nouveaux sur les salaires.

    La récupération intégrale de la TVA favorisant les opérations intermédiaires, donc les intermédiaires, la spéculation souvent, au détriment des entreprises et de l’emploi, avec la TVAP, la part non récupérée par le producteur intermédiaire affectée au budget public de la protection sociale peut apporter à ce budget plusieurs dizaines de milliards d’euros. Aux objectifs budgétaires d’en fixer le niveau, nouvel outil de maîtrise de l’équilibre économique et social du pays.

    Ainsi, les cotisations sociales sur salaires se trouvent réduites, ce dont bénéficient les entreprises et l’emploi, les déficits diminuent et les financements sociaux peuvent disposer de nouveaux moyens. En France, les retraites, dans les pays émergents, la sécurité sociale par exemple.

    A l’efficacité économique, la TVAP ajoute la justice sociale et de nouvelles perspectives :

    - la sortie du processus de la TVA poussant à favoriser la spéculation au dépens du travail, - donc une véritable sortie de crise, sa principale cause étant réduite ; - davantage d’emplois, le ratio actifs/retraités s’améliore le processus vertueux de la TVAP à l’œuvre.
    ...
    Pourquoi maintient-on la TVA ? Parce que les entreprises, la récupérant intégralement, ne rechignent pas à la payer : « ce ne sont pas elles qui la paient » mais leurs clients.

    Peut-on réformer la TVA ? En remplaçant son remboursement intégral par un remboursement partiel, la TVA devient partielle, TVAP, la retenue de la TVAP à chaque opération rend « un peu moins cher de faire que de faire faire ». Ainsi les sous-traitances ou externalisations abusives et autres excès intermédiaires se trouvent pénalisés, l’incitation à l’emploi rétabli.

    Surtout avec le 2e aspect du mécanisme de la TVAP qui consiste à affecter les « retenues de TVAP à chaque opération » au budget national de la protection sociale, réduisant ainsi les cotisations sociales sur les salaires, donc les coûts, améliorant ainsi ia compétitivité des entreprises, et plus particulièrement celles à fort taux de main d’œuvre.

    Avec la TVAP, davantage d’emploi, de justice sociale, de compétitivité des entreprises, mais pas seulement. D’autres déséquilibres se trouvent réduits avec notamment son application également aux importations, sans protectionnisme pour autant, donc sans ses inconvénients. Une réforme simple, efficace économiquement et socialement.

    Tous gagnants avec la TVA ainsi réformée ! Avec la TVAP qui la rend redistributive au profit de l’emploi. »

    Pour en savoir plus : Lien

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 21h20 le 01/01/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    Arrêtez de parler de « charges sociales » pour les entreprises ; elles portent un nom : cotisations sociales.

    • marine333
      marine333 répond à trouble fêtes
      boucher
      • Posté à 23h21 le 01/01/2012
      • 176486
        boucher

      Moi,j’appelle sa racket

      • viva zebda
        viva zebda répond à marine333
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 01h25 le 02/01/2012
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        oui ,on sait , avec toi c’est « marche ou crève »... !

         
        • marine333
          marine333 répond à viva zebda
          boucher
          • Posté à 06h57 le 02/01/2012
          • 176486
            boucher

          En n’attendent ,regarde ou ont en ai arriver,et c pas la faute du fn.
          Tu peut pas dire le contraire

          • Bernardo Zorro
            Bernardo Zorro répond à marine333
            Il était une fois dans le Sud- (...)
            • Posté à 10h57 le 02/01/2012
            • 176980
              Il était une fois dans le Sud- (...)

            Si un peu quand même, à chaque fois elle neutralise les voix de la colère...

        2 autres commentaires
      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à marine333
        aconforme
        • Posté à 06h47 le 02/01/2012
        • Internaute 156689
          aconforme

        Marinade trois sans trente trois (MOI je, MOI je, MOI je ...), le racket se fait grâce à des hommes de mains tel que les boutiquiers bouchés et autre racketter qui Taxent d’une Valeur (coefficient) Ajoutée (TVA) pour la reverser à leur parrain, leur chef de gang. Là se situe le racket auquel vous participez.
        Et avant de vous prétendre national en vous la jouant bas du front (ou front du bas, à votre choix) apprenez le français : « Moi,j’appelle “sa” racket » ; Moi,je trouve « sa », normal que le peuple trinque.
        « Il » vote pour des mondialistes,alors « qu’ils » assument.
        Je pense, que les français sont « encor » trop bien et qu’ils vont « encor » tomber dans le panneau avec hollande
        Mais « ,c » « vrais » »,c » leurs « droit », si ils veulent « souffrirent »
        respectons (Qui ? Le ON, l’anonyme crapuleux ?) leur choix et moi je bois une bonne bière « a » leurs santé ».

        Les cotisations sociales correspondent à une part socialisée du salaire et font parti du contrat social qui repose sur la solidarité. Pas de société sans solidarité.
        Un peu de finesse dans un monde de super-brutes : l’essentiel des cotisations sociales « est dans les faits » supporté par les salariés exploités et non par les exploiteurs.
        Joyeuses Pâques cher autiste économique.

         
        • marine333
          marine333 répond à trouble fêtes
          boucher
          • Posté à 07h04 le 02/01/2012
          • 176486
            boucher

          la solidarité
          OUI
          MAIS
          POUR LES FRANCAIS UNIQUEMENT
          Et pour tout ceux qui croivent encor au père Noël en espérant sauver le monde,je leur dit
          rêver rêver ,mais le réveil va être dur
          Et surtout de bonne augmentations pour l’année 2012
          Vive nos grand économistes,enfin sa me fait bien rire

          • trouble fêtes
            trouble fêtes répond à marine333
            aconforme
            • Posté à 08h37 le 02/01/2012
            • Internaute 156689
              aconforme

            Un français qui traite notre langue avec autant d’irrespect et de je m’en foutisme !
            Plié de rire ! *< ; o))))
            Allez jean foutre je vous laisse à votre étal de mal embouché.

        2 autres commentaires
    • levasedeklovisse
      levasedeklovisse répond à trouble fêtes
      Patriote
      • Posté à 14h25 le 02/01/2012
      • Internaute 170565
        Patriote

      Ne jouez pas sur les mots, dans un bilan comptable il y a une colonne Produits et une colonne Charges et que pour l’entreprise perdure c’est mieux que la colonne Produit soit supérieur à la colonne Charge

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à levasedeklovisse
        aconforme
        • Posté à 15h59 le 02/01/2012
        • Internaute 156689
          aconforme

        Ne jouez pas sur les mots ? Vous ramener au langage comptable qui permet de noyer les cotisations sociales salariales et patronales dans ce qui « en comptabilité » est nommé charges directes et qui inclus entre autres : les matières premières utilisées pour la fabrication (métaux, bois, ...), les fournitures utilisées (visserie, emballages, ...), les charges de personnel : salaires et cotisations sociales des personnes participant directement à la fabrication (ouvrier, technicien, ...). Et vous me dites de ne pas jouer sur les mots ? Vous vous les dénaturez en les enlevant de leur sphère d’origine (contrat social) pour une sphère d’application technique comptable !
        L’implicite permettrait donc de ne plus parler de « salaires » mais de « charges » : « bonjour Mr ... voici vos charges en remerciement de votre travail ! *< ; o))
        Quand l’économique prend le pas sur Le politique il en est fini de toute Société humaine et de la compréhension même du sens de la diction du dictionnaire, tout se rétrécie au langage technique qui se doit réducteur.
        Dans le même sens, l’insignifiance investit particulièrement le champ lexical du chômage. Ainsi, l’expression de “demandeur d’emploi” caractérise le chômeur, qui en termes économiques constitue pourtant l’offre de travail. L’employeur, terme qui gomme efficacement les rapports de hiérarchie entre le patronat et la main d’œuvre, propose quant à lui des “offres d’emploi”, alors que d’un point de vue économique, il représente la demande de travail. La demande devient l’offre, l’offre la demande, et le chômeur, de celui qui offre sa force de travail, devient celui qui sollicite l’exploitation de cette force comme un bienfait. Notons d’ailleurs comme, dans ce contexte, l’idée même d’exploitation paraît saugrenue. À la manière de la novlangue, le lexique de l’emploi euphémise les rapports de domination en nommant le signifié par son contraire.
        Dans le même ordre d’idées, les indemnités chômage, qui représentent la réparation d’un préjudice subi réparation pour laquelle, rappelons-le, le chômeur a “cotisé” (Charges ?), deviennent allocation chômage, aide généreusement allouée au chômeur... Les cotisations qui constituent un salaire indirect, salaire redistributif destiné à pallier à l’insécurité générée par le statut salarial, deviennent des charges que le chômeur, par son manque d’investissement dans l’effort collectif, fait égoïstement subir à la société, bien qu’en fait, ce soit lui qui paye la note.
        A son époque l’UNEDIC est même allée jusqu’à tenter de ressusciter le contrat d’esclavage que Rousseau décrivait avec ironie dans “Le Contrat Social” : “Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j’observerai tant qu’il me plaira, et que tu observeras tant qu’il me plaira.”. Ainsi les chômeurs qui signaient un P.A.R.E. étaient-ils tenus de respecter leurs engagements dans le cadre de leur Projet d’Action Personnalisé, tandis que l’UNEDIC décidait unilatéralement de ne plus tenir ses engagements et de réduire leur durée d’indemnisation ! Heureusement les tribunaux ont jugé illégale cette procédure.

        “... et que pour l’entreprise perdure c’est mieux que la colonne Produit soit supérieur à la colonne Charge”. Une lapalissade, sans aucun doute pour fêter 2012 ?

         
        • levasedeklovisse
          levasedeklovisse répond à trouble fêtes
          Patriote
          • Posté à 18h40 le 02/01/2012
          • Internaute 170565
            Patriote

          Pour le salarié c’est une cotisation sociale , pour un employeur celà fait partie des charges que vous le vouliez ou non, quand à votre exemple sur le chomage ( que je connais ..), croyez-moi il vaut mieux connaître cette situation en tant que salarié que d’être artisan ou indépendant et de mettre la clé sous la porte car là vous n’avez plus rien, je connais aussi cette situation....
          Le coût du travail en France atteint des proportions incroyables et c’est aussi une cause de notre situation.
          Ne croyez pas pour autant que je méprise les chomeurs, tout le monde peut connaître cette situation mais je ne vois rien de honteux à les qualifier de charges pour l’employeur et de cotisation pour le salarié.

          • trouble fêtes
            trouble fêtes répond à levasedeklovisse
            aconforme
            • Posté à 07h26 le 03/01/2012
            • Internaute 156689
              aconforme

            « pour un employeur “celà fait partie des charges” que vous le vouliez ou non »
            Donc c’est bien ce que je vous écrit : « faire parti de » « être intégré à » ne veut pas dire « être ».
            Cotisations n’est pas un qualificatif mais le sens premier qui participe du socle social collectif et qui intègre aussi bien le salarié que le non salarié.
            Charges est du langage technique comptable dans lequel on intègre les cotisations sociales au même titre que d’autres investissements et autres coûts de fonctionnement.
            Que nous le voulions ou pas, Il n’y a rien de honteux à savoir en faire la différence et conserver le sens de notre langue.
            De plus le coût du travail ne s’arrête pas aux seuls cotisations sociales, ce que vous semblez insinuer.
            Quant aux « chômage » je l’ai utilisé comme exemple du non sens où peut nous entraîner le mésusage linguistique.
            Ce n’est pas la réalité sociale qui crée les mots mais les mots qui créent la réalité sociale. Les mots sont des concepts opérationnels ; lorsque vous en remplacer un par un autre, ou l’effacer en l’englobant comme le fait la mathématique comptable, vous le faites disparaître de la réalité collective et sociale.

            « charges pour l’employeur et cotisation pour le salarié » : tel le « à chacun sa vérité » qui implicite « le mensonge pour tous » qui détruit toute société, que vous le vouliez ou pas ! *< ; o))

            Pas de honte non plus pour les chômeurs heureux !

        2 autres commentaires
  • Caniveau89
    • Posté à 21h26 le 01/01/2012
    • Internaute 26147

    TVA sociale ou pas, saluons la fine équipe de rue89 qui pourra enfin, pour les plus riches d’entre eux, accéder au payement de l’ISF au titre de l’année 2012 - payable en juin sur la base du patrimoine au 1er janvier.

    Le site étant revendu au 31 décembre et générant plusieurs millions d’euros de cash pour les poches de Haski Riché et Mauriac principalement, il ne s’agit plus de fortunes professionnelles et ils sont assujettis, sauf si nos héros ont fait quelques entourloupes pour échapper à leurs obligations... Mais chacun connait leur civisme, et l’on ne peut imaginer que nos justiciers n’aient pas plaisir à financer le déficit public !

    • yabon
      yabon répond à Caniveau89
      Klingon
      • Posté à 09h37 le 02/01/2012
      • Internaute 98602
        Klingon

      Heureusement que la droite au pouvoir depuis dix ans n’a pas eu la mauvaise idée de favoriser massivement les rentiers et les riches hein ! ?

  • Lokiel
    Lokiel
    ex-étudiant
    • Posté à 21h57 le 01/01/2012
    • Internaute 129379
      ex-étudiant

    Euh, oui, sauf qu’il y a un léger souci avec l’analyse : la CSG pèse aussi sur les revenus de solidarité type allocations handicapés, retraites, allocations familiales, ... Du coup, dire que c’est plus équitable que la TVA, c’est un point de vue. On peut aussi estimer que pour épargner les classes moyennes on fera peser la nouvelle fiscalité un peu plus sur les ménages fragiles...

    • yabon
      yabon répond à Lokiel
      Klingon
      • Posté à 09h40 le 02/01/2012
      • Internaute 98602
        Klingon

      « la CSG pèse aussi sur les revenus de solidarité type allocations handicapés, retraites, allocations familiales, ... »

      Certes, mais c’est proportionnel, donc conforme aux principes républicains.

      • Lokiel
        Lokiel répond à yabon
        ex-étudiant
        • Posté à 17h16 le 02/01/2012
        • Internaute 129379
          ex-étudiant

        Non. Ou alors une imposition unique sur toutes les formes de revenus, proportionnelle et sans transferts sociaux (ni retraite ni allocations handicapés ni... ) serait le summum du système républicain. En l’occurrence, cette forme d’imposition touche certes plus les riches qu’une augmentation de la TVA mais elle affectera aussi plus les personnes défavorisées que la dite augmentation.

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