Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Charges sociales et CSG : beaucoup de bruit pour rien

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 05/10/2012 à 08h43

Il s’en est fallu de quelques lignes au fil d’un article page 7 du Monde en date de ce 4 octobre, « Coût du travail : ce que prépare l’Elysée », pour déclencher un de ces mini-séismes dont le système médiatique a le secret.

Qu’écrivaient nos confrères Jean-Baptiste Chastand et Claire Guélaud ? Que l’exécutif – Elysée, Matignon et Bercy – travaillaient sur des scénari de transfert de certaines charges sociales employeurs vers d’autres sources fiscales.

Jusque là rien de bien nouveau – nos confrères le rappelaient. Ils ajoutaient, évoquant les modalités de ce « basculement », je cite : la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG) ».

En attendant Gallois

Ces douze mots, pas un de plus, ’sinon une parenthèse) n’ont échappé à personne. Et voilà pourquoi votre fille est muette… Autrement dit, c’est écrit dans Le Monde et c’est comme si c’était fait. Au-delà même des développements fort intéressants sur les modalités envisagées d’allègement des dites charges, la « bulle » a grossi au point que plusieurs voix « autorisées » ont du aller au charbon pour démentir une information qui n’en était pas vraiment une.

Rue89 peut le confirmer par ma voix : aucune hausse de la CSG n’a été décidée à ce jour. Est-ce à dire que ce scénario le plus sérieux évoqué par nos confrères est hors course ? Sans doute pas. Selon nos propres informations, à l’Elysée comme à Bercy, certains de ceux qui travaillent sur le sujet défendent cette hypothèses.

D’autres, leurs voisins de bureau, y sont farouchement hostiles. Parmi les ministres concernés eux-mêmes, les points de vue sont, comme dire, disparates… en attendant le rapport Gallois début novembre, qui fera probablement office de pierre philosophale.

Questions de fond

En attendant donc ce bon M. Gallois, quelques questions pour en revenir au fond :

Y a-t-il un réel problème de charges sociales excessives en France, qui pénaliseraient la compétitivité des entreprises françaises. La réponse est négative si l’on veut évoquer toutes les entreprises et tous les niveaux de salaires. Ce même article du Monde auquel on peut volontiers se référer fait très bien le tri.

Enfin, le financement de la protection sociale est-il optimal dans notre pays ? Certes non. Ce financement par cotisations employé /employeurs est, faut-il le rappeler un héritage de la philosophie de « l’assurance » qui prévalait aux origines de la sécurité sociale. Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population est couverte par la protection sociale. En conséquence ce financement par des cotisations (ou charges sociales) plutôt que par des impôts n’a plus guère de justifications ni même de sens. D’autant moins pour ce qui concerne la branche « famille » de la sécurité sociale qui correspond à des choix de politique familiale.

D’abord rénover la CSG

Enfin, comment substituer l’impôt à la cotisation sociale sans effet pervers et notamment sans pénaliser la consommation ? C’est la seule question qui vaille. Le scénario Sarkozy qui mettait tout le poids du transfert sur la TVA pêchait par son injustice patente. L’idée de jouer de la CSG – telle qu’elle est – vaut un peu mais guère mieux. Certes, cet impôt frappe tous les revenus – salaires mais aussi revenus du capital- mais à taux fixe, c’est-à-dire de façon proportionnelle.

La « justice », valeur à l’aune de laquelle François Hollande se promettait de juger toute mesure à prendre, n’est pas vraiment au rendez-vous. Et aucune dialectique ne permettra de faire penser que « les classes moyennes seront épargnés ». A l’arrivée, ce que les entreprises auront gagné en allègements de charges elle le perdront en débouchés.

Conclusion : quitte à sembler obsédé, on ne peut que plaider pour intégrer le basculement charges sociales/impôts dans une réforme fiscale plus large qui rénoverait la CSG en la rendant progressive avec des taux augmentant eux-mêmes avec les revenus auxquels elle s’applique. De telle sorte que contribuent le plus – et surtout – ceux qui peuvent le plus. Et qui ne diminueront pas pour autant leur consommation courante.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 09h16 le 05/10/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    La question est moins la hausse e la TVA et de la CSG, que la baisse de charge des entreprises.

    La déresponsabilisation de ces assistés que sont les employeurs préfigure la destruction de la médecine du travail, et de la législation qu l’accompagne, et la prise en charge des improductifs (enfants, retraités, malades) par leur entourage.

    C’est la fin du citoyen, de la république et de la démocratie.

    • Jhal
      Jhal répond à Anastaze
      • Posté à 10h32 le 05/10/2012
      • Internaute 29860

      On dit « cotisations », et pas « charges ».
      Ces cotisation font in fine partie du salaire, c’est juste un salaire différé.
      Si ces cotisations baissent, c’est le salaire qui baisse.
      Si on veut suivre un modèle plus libéral, sans charge, sans dépense « providences » de l’état, alors il faut monter les salaires de bases et remettre les choses à leurs places

      • Anastaze
        Anastaze répond à Jhal
        inconsolable absolument
        • Posté à 10h54 le 05/10/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable absolument

        Tout dépend de qui est « on ».

        Si « on » est un employé, un syndicaliste, « on » dit cotisation.
        Si « on » est un employeur, un comptable, « on » dit charge.

        Quand « on » dit que cette mesure est nécessaire pour augmenter la « compétitivité » des entreprises françaises, « on » ne veut pas dire, que son objectif est de baisser le niveau de dépendance des non-actifs, ou d’amélioré le cadre de vie des citoyens, mais « on » veut dire qu’il faut faire baisser les prix de revient des produits français, c’est à dire diminuer les charges qui « pèsent » sur eux, en subventionnant les entreprises, par les salariés (CSG, allongement du temps de travail) ou par les consommateurs (TVA).

         2 autres commentaires
      • xaxa
        xaxa répond à Jhal
        • Posté à 12h05 le 05/10/2012
        • Internaute 88669

        D’un point de vue comptable, la masse salariale complète constitue une charge.

        « Ces cotisation font in fine partie du salaire, c’est juste un salaire différé. »

        Font partie du salaire : tout à fait. On pourrait donc simplifier fortement la notion en cessant de disjoindre les cotisations salariales et patronales en les fusionnant une bonne foi pour toute.

        Salaire différé : non, pas vraiment. La retraite peut être considérée comme un salaire différé. Mais les allocations chomage n’en sont pas : tous les cotisants ne les revoient pas.

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 09h17 le 05/10/2012
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    Pour ma part, je dirais que la société française a deux problème dans le travail :
    - Des cotisations un peu trop haute
    - Des modalités sur les contrats un peu trop chiantes pour l’employeur.

    Si une des deux contraintes étaient en place, les sociétés pourraient imaginer investir en France, on fait un compromis sur le prix pour la flexibilité, ou sur la flexibilité pour le prix.
    Mais la, on cumule les deux défauts, donc c’est moins vendeurs. On est moyen, a tendance pas top par rapport aux autre pays.

    Étant donné que nos finances sont exsangues, je pense que la solution la plus intelligentes seraient de jour sur le code du travail pour modifier les modalités de licenciement par exemple.
    Rien que de supprimer la raison pour les petites sociétés de moins de 20 - 50 personnes, ca encouragerait beaucoup de gens a venir. Faciliter les licenciement, avec des conditions « raisonnables » en cas de perte d’emploi : les mois de salaires du préavis, une formation si besoin, le chômage assuré, peut être par des contributions plus importante à cette branche, suffirait amplement à fournir un cadre plus favorable à la création d’entreprise(en particulier dans les nouvelles technologies qui s’exportent très facilement), mais aussi à leur importation.

    vu que ni les français au pouvoir d’achat limité, ni l’état, n’a la capacité de financer une hausse des prélèvements, il ne reste que la solution pas chère, à savoir modifier le code du travail pour enlever une assurance de garantie d’emploi. Ca serait une révolution pour les gens, mais j’aurai tendance a dire que ca m’ennuie en tant que salarié de payer pour financer le maintien d’incapables à leur poste, ou qu’en tant que personne qui réfléchit à créer une entreprise dans l’IT, ça m’emmerde d’aller en France pour me coltiner les contrats de travail locaux.

    • Hulk
      Hulk répond à pmithrandir
      • Posté à 10h44 le 05/10/2012
      • Internaute 191990

      Faciliter les licenciements pour favoriser l’embauche, c’est la recette magique foutagedegueule que la droite ultra-libérale nous serine depuis des lustres.

      Par exemple avec Chirac, 29 Mai 1986
      suppression de l’autorisation administrative de licenciement...
      Ce texte repose sur l’idée que l’absence de flexibilité dans la gestion de l’emploi décourage l’embauche. La suppression de l’autorisation administrative de licenciement vise avant tout à donner une latitude plus importante aux chefs d’entreprise pour gérer leurs effectifs.
      Lien
      on a bien vu qu’avec cette mesure puissante, le chômage a été jugulé, hein ? [ironie inside]

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à Hulk
        http://www.jaiuneidee.net
        • Posté à 12h36 le 05/10/2012
        • Internaute 90097
          http://www.jaiuneidee.net

        Mon but n’est pas de failiter l’embauche absoluement, même si mes expériences dans des pays pratiquant ces choses là ont été largement positives...

        Mon but est de montrer qu’en se concentrant uniquement sur le cout du travail, on montre qu’on ne comprend rien au problème dans son ensemble. Il existe des solutions qui produisent les mêmes résultats, a savoir potentiellement rendre le pays plus attractif(ou autant que les autres), avec juste des prix diférents a payer.

        Certains préfèrent payer beaucoup de charges pour avoir une assurance et une garantie d’emploi, je préfère perdre cette garantie et agrder l’érgant économisé, ou le trasnférer dans d’autres serices(comme le chomage ou la formation.

        Si un patron veut viré quelqu’un, il doit pouvoir le faire, et vite. Après, que cette eprsonne ai un peu d’argnt ou que la société le protège en lui fournissant le pécule(depuis l’assurace chomage) ca me parait bien plus efficace que de forcer les gens a rester ensemble.

        mais la vie sans assurance est difficile a imaginer, ainsi que leurs couts, pour des gens restez en France.

        Par exemple, ca coute moins cher de payer quelqu’un 2 fois plus au canada(en comptant entre autre les facilité de licenciement, d’ouverture et de fermeture de business) que de le payer en France. Et la bas, il y a un chômage, minimum et le même pour tous, une sécurité sociale qui garantie les actes, mais pas les médicaments non vitaux, etc... tout est dans les petites différences que l’on veut ou pas payer de sa poche.

      • curieux22
        curieux22 répond à Hulk
        dernière marche avant le saut
        • Posté à 13h56 le 05/10/2012
        • Internaute 192553
          dernière marche avant le saut

        « on a bien vu qu’avec cette mesure puissante, le chômage a été jugulé, hein ? »
        C’est une argumentation constante utilisée par le patronat dans le but d’obtenir un avantage supplémentaire. Les baisses de prix, les embauches supplémentaires ou les deux sont toujours promises.
        Au bout du compte, on se trouve toujours devant des pékins goguenards qui vous expliquent que l’embauche ne se commande pas et que les baisses de prix ne sont pas à l’ordre du jour.
        C’est bien la preuve que la finalité de la pression n’est que d’augmenter les marges pour accroître les distributions de bénéfice.
        L’abaissement de TVA sur la restauration est un exemple emblématique qui se passe de commentaire. Certains (peu) ont joué le jeu, quant aux autres ...
        Non, le jeu social et fiscal français est biaisé. Une situation malsaine s’est installée qui bloque toute évolution tant les partenaires se font peu confiance ... à juste raison on l’a vu. Plus personne n’ose laisser le système se réformer de peur de « perdre », c’est, à mon humble avis, la base de l’impasse actuelle.

  • alex54
    alex54
    ?
    • Posté à 09h34 le 05/10/2012
    • Internaute 192433
      ?

    Si il y a bien un truc qui me gonfle, c’est qu’on parle de charges sociales ! ce ne sont pas des charges mais des COTISATIONS qui permettent à la France d’assurer le peu de solidarité qui lui reste. Le mot charge a été amené par le patronat qui veut nous faire croire qu’on pourrait être compétitifs avec des chinois si on baissait les CHARGES. C’est sûr, il faudrait baisser les CHARGES de 90% et idem pour le salaire car on ne joue absolument pas dans les mêmes catégories. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles et que les journalistes rétablissent un peu la vérité au lieu de diffuser le discours libéral ambiant sans réfléchir§

  • zorbec
    zorbec
    retraité
    • Posté à 09h40 le 05/10/2012
    • Internaute 9945
      retraité

    Sachant qu’in fine le seul qui paye des charges,des cotisations,... c’est le client,et que toutes« les ponctions“sont répercutées sur les prix,il est effectivement plus que temps de remettre tout à plat,car effectivement le sujet est vaste,car le seul qui est controlable et controlé est le seul salarié.

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à zorbec
      aconforme
      • Posté à 11h12 le 05/10/2012
      • Internaute 156689
        aconforme

      Tout à fait, remettre tout à plat.
      Car comme vous l’écrivez « in fine le seul qui paye des charges,des cotisations,... c’est le client,et que toutes“ les ponctions‘sont répercutées sur les prix’. Ce qui est très bien expliqué dans le film sur le revenu de base à décent ci-dessus.

      La situation actuelle n’est due qu’à la gestion néfaste de l’État. Cette gestion est financière (équilibre de la balance), alors qu’elle devrait être économique (qui tourne).
      Il existe plusieurs propositions économiques pour sortir de notre marasme financier dont celles de Yoland Bresson, Clifford Hugh Douglas, Jacques Duboin, Louis Even, Jacques Maillard, Jean Roux, James Tobin, etc....

      Actuellement 3 impôts pourraient remplacer les 224 prélèvements fiscaux déficitaires.
      Ce qui a pour effet de doubler le budget de l’Etat, mouvoir 2000 milliards d’euros par an au lieu des 800 milliards actuels et permettre d’accorder 1000 euros par mois sans condition à chaque citoyen (en moyenne et évolutif, selon le pays). Tous les autres revenus individuels (en grande majorité les revenus du travail) se rajoutent à ce revenu de base à décent.

      La vocation de l’État est d’administrer la maison (France) en établissant les règles d’un bon partage, sens étymologique du mot économie : gestion de la maison où nomos (la loi) dérive de nemein (partager).
      La matière économique est composée de deux disciplines distinctes dont le fonctionnement est différent et complémentaire :
      1) L’économie politique, prérogative de l’État, qui a pour objet de servir le citoyen en lui garantissant la Liberté, la dignité et en l’incitant à la fraternité.
      2) L’économie d’entreprise (et du particulier), qui concerne la société civile. L’État n’a à s’y intéresser qu’en fonction des empêchements à la Liberté, la dignité et l’esprit de fraternité des citoyens.

      L’inadéquation économique constitue l’inadéquation politique et ces inadéquations sont constatables : quand la Liberté est à géométrie variable et qu’elle finit à n’appartenir qu’aux plus riches, quand le travail redevient un esclavage à cause de la nécessité, quand les salaires ne se négocient plus faute d’une économie d’entreprise surtaxée, quand il y a nécessité de déroger aux lois pour survivre, quand l’art de bien s’occuper de toute la population n’est pas accompli, quand la politique en son sens étymologique et fondamental n’existe pas.

      L’inoppression active

      • Autist. Reading
        Autist. Reading répond à trouble fêtes
        Anti TSCG
        • Posté à 11h48 le 05/10/2012
        • Internaute 191933
          Anti TSCG

        La sécurité sociale n’est pas l’Etat.
        Les cotisations ne sont pas un impôt.

        Mais je suis intéressé de savoir ce qu’est un prélèvement fiscal déficitaire...

        « quand les salaires ne se négocient plus faute d’une économie d’entreprise surtaxée »

        Les énormes dividendes versés aux actionnaires ne semblent pas souffrir « d’une économie d’entreprise surtaxée »...
        Les salaires ne se négocient plus parce que les travailleurs ne renversent pas le rapport de force.
        Les taxes et impôts n’y sont pour rien, même s’ils ne suffisent pas à compenser le vol des revenus du travail au profit des revenus du capital.

         
        • PTrelawney
          PTrelawney répond à Autist. Reading
          Dans le brouillard
          • Posté à 13h06 le 05/10/2012
          • 178593
            Dans le brouillard

          « La sécurité sociale n’est pas l’Etat. Les cotisations ne sont pas un impôt. »
          C’est bien là qu’est le problème. Je serais tenté de dire, faut évoluer avec son temps.
          Entre les deux guerres mondiales des systèmes de protections sociale ont vu le jour dans certaines entreprises (les chemins de fers, les mines, certaines entreprises textiles et certaine entreprises de la métallurgie) pour :
          • Offrir un logement décent aux employés
          • Lui garantir un minimum de salaire lorsqu’il est malade
          • Lui garantir de quoi se soigner
          • Lui garantir une retraite
          Ces systèmes ont été mis en place par les salariés et aussi par les patrons. Certains systèmes ont été mis en place au prix de lutte syndicale, d’autres se sont fait en concertation.

          L’état n’a pas eu son mot à dire puisque ça s’est fait au niveau de l’entreprise. Pour financer ce système on a eu recours aux cotisations salariales et patronales.

          Avec le front populaire et après la seconde guerre ce système s’est étendu à tous les métiers. Il y avait toutefois certaine professions avec des systèmes plus avantageux qui ont conservé leur système spécifique.

          De nos jour et dans tous les pays développés (à l’exception des USA), il existe une assurance sociale qui couvre dans les même mesures, l’assurance maladie, le logement social et les prestations familiales. Pour le chômage et les retraites ça reste spécifique aux pays. La seule différence est que c’est l’état qui finance ces prestations alors que chez nous ces prestations ne sont financées que sur les salaires (sauf bien sur la CSG-CRDS)
          Cas concret sur deux sociétés françaises installées en France.
          La première : une entreprise de bâtiment développant un CA de 10 millions d’euro avec 60 salariés et une masse salariale d’environ 2.4 millions (salaire net mensuel médian 1500 euro). Donc pour un salaire net de 1.1 millions, nous avons 1.3 millions de cotisations sociales.
          La seconde : une entreprise d’import-export développant un CA de 10 millions d’euro avec 15 salariés et une masse salariale de 0.6 millions d’euro (même salaire net pour simplifier).
          Pour le même CA une de ces deux entreprise paiera plus du double de cotisations sociale. Imaginez la première entreprise en concurrences avec des sociétés européennes (Belge, Polonaises, Roumaines etc.). Le cout horaire la met hors concours.
          La seconde entreprise n’est pas trop soumise à la concurrence, car le taux d’imposition sur les sociétés est un peu plus avantageux en France, parce que les prestations sociales ne sont pas payées par les impôts.
          Conclusion : En France plus vous limitez le nombre de salariés dans les entreprises plus vous êtes compétitif. Donc, avec le système français, les entreprises nécessitant de la main d’œuvre sont condamnées à disparaître.

          • Autist. Reading
            Autist. Reading répond à PTrelawney
            Anti TSCG
            • Posté à 13h13 le 05/10/2012
            • Internaute 191933
              Anti TSCG

            Ben encore heureux que plus on emploie plus on paie de cotisations sociales.

            Après, ça n’empêche pas de remettre l’impôt sur les bénéfices à 50%, ni d’interdire les licenciements.

        2 autres commentaires
  • Autist. Reading
    Autist. Reading
    Anti TSCG
    • Posté à 11h39 le 05/10/2012
    • Internaute 191933
      Anti TSCG

    La suite ici Lien
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    penseur barbon
    • Posté à 18h16 le 05/10/2012
    • Internaute 193410
      penseur barbon

    Juste une question :
    La CSG progressive cela veut dire quoi exactement et à quel niveau de revenu sera t’elle stable ou en augmentation.

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