Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Croissance : avec un gouvernail tenu d’une main plus ferme

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 26/12/2012 à 15h49

Gouvernail de bâteau trois-mâts (Maddle-Fotowelt.de/Flickr/CC)

Sans doute a-t-on trop souffert de l’impuissance avouée des politiques face à l’économie (« la croissance ne se décrète pas », nous a-t-on rabâché durant des lustres) pour ne pas apprécier le volontarisme dont font preuve d’une même voix François Hollande et Jean-Marc Ayrault en affirmant pouvoir ramener le déficit des comptes publics à 3% du PIB, et, dans le cadre d’une croissance de 0,8%, inverser la courbe du chômage. Tout ceci en 2013.

Ce double pari est très contesté. Par les économistes, par ceux de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) – classé plutôt à gauche – tels que Xavier Timbeau, comme par ceux du très orthodoxe FMI. La contestation vient essentiellement du fait que les deux paris sont en contradiction l’un avec l’autre.

Pour diminuer le déficit, le gouvernement, on le sait, joue à la fois de l’arme fiscale en augmentant les impôts (d’une manière relativement « juste ») et de l’arme budgétaire. Mais ce faisant, il rogne un peu plus les ailes d’une croissance déjà atone, ce qui ne peut que faire augmenter le chômage. Face à cela, les « emplois d’avenir » et les « contrats de génération » ne feront pas le poids, même s’ils contribuent un peu à infléchir la courbe.

Anticipations, anticipations…

Ce double pari a été rappelé avec force en milieu de semaine dernière par François Hollande, interrogé sur Europe 1, et réaffirmé avec davantage de fermeté encore par Jean-Marc Ayrault lors de la visite d’un centre d’hébergement d’urgence à Paris. Et iI n’est pas sans vertu.

La croissance en 2013 ne dépendra pas uniquement des ingrédients macroéconomiques constitués par les comptes publics. Elle reposera aussi, et peut-être surtout, sur l’attitude des consommateurs et des entreprises face à l’avenir ; en « langage économiste », elle dépendra des « anticipations des agents économiques ».

L’économie fonctionne un peu selon le dicton « aide-toi et le ciel t’aidera ». Autrement dit, la confiance ou la défiance manifestée vis-à-vis de l’avenir y joue un rôle déterminant. De ce point de vue, le sondage CSA pour BFM sur le moral des Français montre que la partie n’est pas gagnée : 54% des Français sont optimistes pour leur avenir personnel (-2 points en un mois), et seuls 29% pour l’avenir de la société française (-5 points en un mois).

Défiance, quand tu nous tiens…

Plus inquiétante encore, si l’on peut dire, est la lecture d’un ouvrage important sur ces phénomènes de confiance/défiance : « La fabrique de la défiance », écrit par trois économistes, Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg. Il vient d’obtenir le prix lycéen « Lire l’économie ».

On apprend au fil des pages que la France, ou plutôt les Français, seraient les champions du monde de la défiance pratiquement dans toutes les catégories. Il se défient tout à la fois des institutions (démocratie ou justice), des élites (politiques, syndicales, entrepreneuriales et bien sûr médiatiques) et des « autres » en général. Seul peut-être le système de santé trouverait grâce à leurs yeux… à nos yeux.

Ce constat, fondé sur des enquêtes internationales, bien antérieures au retour de la gauche au pouvoir, s’explique par de multiples causes décortiquées par nos trois auteurs. Mais ceux-ci ne désespèrent pas des Français et concluent qu’il est possible de renverser la vapeur.

Cela passerait à la fois par une école qui donne confiance aux plus jeunes, par une déconstruction de la rigidité des hiérarchies dans les entreprises, ainsi que par une exemplarité des pouvoirs publics (conflits d’intérêt, cumul des mandats) et une réduction « ressentie » des inégalités. Bref, la tâche est rude et les résultats ne viendront pas du jour au lendemain.

Retour aux 3%... en 2014

Il n’empêche, pour en revenir aux problèmes de l’heure – déficit et croissance – qu’il est essentiel, à court terme, que la parole publique produise un effet d’entraînement. François Hollande, dans l’interview d’Europe 1, s’en est dit convaincu.

Pour ce faire, il convient d’abord de « dire le vrai ». Une occasion va se présenter, puisque la Commission européenne (si l’on entend bien Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires) s’apprêterait à proposer à la France (sans qu’elle l’ait demandé) un délai d’un an pour le retour vers l’équilibre. On a suffisamment plaidé ici en ce sens pour s’en réjouir.

Ce serait – ce sera, espère-t-on – pour le gouvernement français une bonne opportunité de se donner des marges de manœuvres sans se déjuger et de rapprocher ainsi son discours volontariste des contraintes du réel. Une balle à saisir au bond.

Retour aux 3% de déficit en… 2014, pas de serrage de vis supplémentaire en 2013, voire quelques contraintes desserrées, et en conséquence une croissance un peu plus ferme et un chômage dont la progression se modère. Avec un gouvernail tenu d’une main plus ferme que ces dernières semaines, les Français pourraient y croire. Même à pas lents, marchons, marchons…

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  • nunenthal
    • Posté à 16h48 le 26/12/2012
    • Internaute 26932

    Il faut arrêter de nous prendre pour des billes, une croissance même autour de 1% n’est pas à même de réduire le chômage. Et d’ailleurs à part la réduction drastique du temps de travail rien n’est à même de réduire le chômage. En cas de faible croissance le chômage augmente, et on comprend pourquoi, en cas de forte croissance le chômage augmente aussi car les gains de productivité balaie les gains de croissance, en un mot on est dans la merde...

  • comité de sécurité des commentaires
    • Posté à 16h48 le 26/12/2012
    • Internaute 148442
      où est AUTIST?

    « Sans doute a-t-on trop souffert de l’impuissance avouée des politiques face à l’économie ».
    un jour , il faudra avouer le secret de polichinelle, l’économie est une doctrine politique qui se cache sous des airs de fausse science.
    difficile du coup d’aller plus loin que votre première phrase, digne de toutes les entourloupes rhétoriques qui nourrissent le monde médiatique.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 16h52 le 26/12/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    -Les économistes disent ce qu’ils veulent (on a tous vu leur différentes et bordéliques véracités, contradictions depuis plus de 10 ans).
    -Les politiques font comme ils peuvent.
    -L’économie fait comme elle veut, c’est à dire n’importe quoi.

    Vu et vérifié sur ces 10 dernières années

    • Baracuda
      Baracuda répond à pablico
      Dans les remous
      • Posté à 08h45 le 27/12/2012
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      Nan nan, lui président, il va tous leur péter la gueule ! !

    • pateris
      pateris répond à pablico
      serial lecteur
      • Posté à 16h06 le 27/12/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Un économiste, c’est quelqu’un qui vous dira demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne marche pas aujourd’hui. - proverbe d’économiste.

  • oestler
    oestler
    ouvrier
    • Posté à 17h05 le 26/12/2012
    • Internaute 131015
      ouvrier

    L’avenir est dans le pédalo.

    • nosil35
      nosil35 répond à oestler
      en mutation
      • Posté à 17h22 le 26/12/2012
      • Internaute 39000
        en mutation

      Ouai, bof.
      Un peu convenu comme post.

      • oestler
        oestler répond à nosil35
        ouvrier
        • Posté à 23h00 le 26/12/2012
        • Internaute 131015
          ouvrier

        Sauf que le pédalo ne se risque même pas à quitter le rivage, c’est pour vous dire la confiance...

    • beerootfr
      beerootfr répond à oestler
      retraité baroudeur
      • Posté à 15h36 le 27/12/2012
      • Internaute 40978
        retraité baroudeur

      Ce « navire » et le gouvernail me paraissent plus représentatifs du pays.

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 17h26 le 26/12/2012
    • 181210
      Juif errant

    On est dans la merde, Lagarde nous l’a rappelé presque avec gourmandise.
    Au menu serrage de ceinture pour tous, de la RGPP aux faillites à petit feu et réduction de la redistribution de l’État vers ceux qui en ont le plus besoin.
    C’est comme ça et si ça ne vous plait pas, direction la Grèce, pour vous calmer.
    Un peu de courage, messieurs les communicants Gouze & Co., en étant au service des impuissants, vous vous ne craignez rien.
    Au passage, un sondage CSA pour BFM Tv et des analyses économiques d’experts...
    Allez, Noyeux Joël et surtout la Santé.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 17h30 le 26/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    On n’en veut pas de votre délai d’un an.

    On sera à 3% en 2013, non mais sans blague. Peut être même avant, tiens.

  • erodote
    erodote
    ancien observateur
    • Posté à 17h33 le 26/12/2012
    • Internaute 187995
      ancien observateur

    Champions du monde de la défiance , on y serait à moins devant les instabilités administratives et fiscales ,maladies chroniques Françaises . Et que dire des pouvoirs obscures des ayatollahs des agences ( eaux, ABF, agence de l’énergie etc...) L’entrepreneur , le constructeur ,le particulier même se heurte à une multitudes de freins dans l’établissement d’un projet . Il faut savoir que dans le logement social entre l’étude de faisabilité et la remise des clés il se passe entre 5 et 7 ans . Les va et vient des lois Besson , De Robien ,Borloo et j’en passe sont la triste réalité de gouvernements qui semblent mener la barque à vue ,sans aucune projection sur l’avenir , alors défiance ou attente d’un ordre et d’un contre ordre animés par un mouvement perpétuel .

  • Grande Anse
    Grande Anse
    Homme sans qualité
    • Posté à 18h22 le 26/12/2012
    • Internaute 143691
      Homme sans qualité

    En clair, le « gouvernement » en est tout simplement réduit à croiser les doigts, ayant entériné les mécanismes les plus mortifères qui surdéterminent l’économie réelle : règle d’or européo-allemande (réduction des dépenses publiques), pacte de compétitivité (niches et avantages fiscaux pour les plus riches), en attendant le détricotage programmé du droit social (cdd généralisé). L’ingrédient au fond décisif, la confiance des Français, n’est pas près de régner, surtout quand ils se rendent compte que la loi de finances 2013, à peine votée, est démentie dans son objectif principal (retour à un déficit public de 3%). Seules des réformes structurelles urgentes permettraient le retour immédiat de la confiance : réforme drastique des collectivités locales avec son corollaire le non-cumul des mandats, autant que la nécessité d’une sélection rigoureuse des investissements publics : comment, par exemple, rassurer l’opinion sur ce point avec des projets aussi symboliques (hérités du passé sur le fond ET la forme) que NDDL, contrastant sans la moindre pédagogie avec une démission sur Mittal/Florange ? Qui a envie de renoncer à son épargne de précaution (résultat concret d’une confiance retrouvée) devant autant d’indétermination et donc d’irresponsabilité de la part des rentiers politiques, économiques -et médiatiques- qui dirigent la France ?

  • sobriquet
    sobriquet
    Courageux anonyme
    • Posté à 18h16 le 26/12/2012
    • Internaute 26884
      Courageux anonyme

    Relancer la croissance est facile : il suffit de brader les biens communs à l’ogre capitaliste. La grande question est surtout : est-ce que l’on veut vraiment relancer la croissance ?

  • pseudochromis
    pseudochromis
    Changer le pansement ou penser (...)
    • Posté à 19h18 le 26/12/2012
    • Internaute 141517
      Changer le pansement ou penser (...)

    Quelqu’un qui croit qu’une croissance infinie dans un monde fini est possible, est soit un fou, soit un économiste.
    La croissance est toujours présentée comme positive, comme un axiome incontournable et incritiquable.
    Mais il se trouve qu’on habite tous sur un caillou perdu dans l’espace, aux ressources limitées. Comment dans ces conditions croître indéfiniment, sans épuiser complètement ces ressources, détruire notre environnement, et menacer notre survie ? Une question simple, qui se heurte pour 99% des médias à l’Axiome de la Croissance.
    Il faut consommer, acheter n’importe quoi, le jeter vite, racheter la même chose, en moins solide, pour que des gens (des esclaves chinois ou indiens, en général) puissent produire ces trucs inutiles. Tout ça, parce que le bonheur sur Terre n’est possible qu’avec la Croissance.
    Changez de logiciel.

    • A déménagé le 22-01-2013
      • Posté à 19h30 le 26/12/2012
      • Internaute 127750
        non connue

      C’est tellement vrai que jusqu’ici ce sont surtout les destructions massives qui ont été propices à des périodes de forte croissance.
      Le gros défaut à ce principe c’est que ce qu’on a trouvé de plus efficace dans le genre ce sont les guerres.
      Tant que l’activité aura la stabilité d’un vélo contraint d’aller de l’avant pour ne pas tomber on n’en sortira pas sans poser le pied à terre et avoir commencé à réfléchir avant de le faire.

      • pseudochromis
        pseudochromis répond à A déménagé le 22-01-2013
        Changer le pansement ou penser (...)
        • Posté à 19h33 le 26/12/2012
        • Internaute 141517
          Changer le pansement ou penser (...)

        Il faut poser le pied à terre, et faire un pas de côté :)

        L’an 01 :

        Lien

         
        • pseudochromis
          pseudochromis répond à pseudochromis
          Changer le pansement ou penser (...)
          • Posté à 19h37 le 26/12/2012
          • Internaute 141517
            Changer le pansement ou penser (...)

          Ah ben tiens, en revoyant le début, je me dis que c’est qd même moche de voir Depardieu dans un film anti-capitaliste...

        1 autres commentaires
    • Communisty Manager
      Communisty Manager répond à pseudochromis
      Franc-Tireur
      • Posté à 20h03 le 26/12/2012
      • Internaute 196465
        Franc-Tireur

      Faut surtout voir ce qu’ils appellent croissance.

      Pour eux, fabriquer des armes et les détruire en même temps que des infrastructures, c’est de la croissance.

      Construire un réseau d’eau potable sur toute la planète, c’est les dépenses irresponsables des Etats qui feraient mieux de penser à leur croissance...

      Je sais bien qu’on est en 1984, que la guerre c’est la paix et que la croissance c’est la destruction de tout.
      Mais il vaudrait mieux redonner leur sens aux mots que de réclamer la guerre et de refuser la croissance...

      C’est justement dans 1984, dans les extraits du Livre de Goldstein, qu’est expliqué que le capitalisme n’est plus facteur de croissance depuis longtemps, et que la seule chose qui croisse ce sont les forces destructrices (armement, mais pas que).

    • PTrelawney
      PTrelawney répond à pseudochromis
      Dans le brouillard
      • Posté à 09h26 le 27/12/2012
      • 178593
        Dans le brouillard

      « Changez de logiciel. »
      On pourra toujours changer de logiciel, il existera une partie de ce logiciel qui ne changera jamais : la croissance démographique !
      Donc on réduit notre consommation en énergie et matière première et on allonge d’un siècle l’espérance de vie de la terre. Ou on fait la fête, on dépense sans compter et on explose plus tôt !
      3% de déficit et 0% de croissance comme 10% du déficit et 5% de croissance, d’un côté comme de l’autre on agonise.

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 19h35 le 26/12/2012
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    Ah, les nazis nous donnent un an pour réunir tout l’or du ghetto !

    Grosse victoire de la judenrate PS !

    Et de ses fins stratèges tel Sylvain Gouz...

  • çavapasser
    çavapasser
    toubib
    • Posté à 19h53 le 26/12/2012
    • Internaute 162231
      toubib

    Une phrase m’interpelle : « Ils (les Français) se défient tout à la fois des institutions (démocratie ou justice), des élites (politiques, syndicales etc »
    jai lu « démocratie » ?
    Démocratie : le mot magique ! celui qui fait avaler la prise de pouvoir par les islamistes, celui qui rend admirable le plus cradot des pays émergents l’Inde et ses castes et son sexisme moyenageux...
    Bien sûr que c’est le moins pire des régimes, mais croire que ça fait tout passer et que ça suffit en soi au bonheur des peuples, les gens n’y croient plus. C’est une escroquerie utilisée par les possédants pour faire croire aux pauvres et affamés qu’avec la démocratie ils n’ont rien d’autre à demander.
    Vous avez la démocratie... fermez la.

    • Communisty Manager
      Communisty Manager répond à çavapasser
      Franc-Tireur
      • Posté à 20h21 le 26/12/2012
      • Internaute 196465
        Franc-Tireur

      On a la démocratie... en dehors des heures de travail...

      Si chaque salarié avait une voix pour voter combien une entreprise verse en salaire et combien elle verse en dividende, nous n’en serions pas là...

      Et si chaque dépositaire d’une banque avait une voix pour décider à qui on accorde des prêts ou pas, non plus.

      Bref, la démocratie politique c’est mieux que la monarchie, m’enfin nous sommes loin de LA démocratie.

      Faudrait déjà que l’économie appartiennent à la Nation pour qu’on puisse commencer à envisager LA démocratie.

    • fredylol
      fredylol répond à çavapasser
      illusionniste
      • Posté à 21h04 le 26/12/2012
      • 184345
        illusionniste

      Démocratie XXI siécle , plus connue sous sa forme générique [ Dumpingsocial ]
      - Dans quel cas est-il utilisé : réticence ( méme modéré ) a la résignation .
      - posologie : se reporter a la prescription du méde....euh.. du média .

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 21h26 le 26/12/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    Ce qui paraît invraisemblable, c’est qu’après avoir, de tout temps (et à tort) été traités de laxistes, les socialistes se font presque taxer d’extrémistes.
    Je trouve nos gouvernants très ironiques dans leurs réaction, en fin de compte.

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à curieux22
      Homme sans qualité
      • Posté à 12h07 le 27/12/2012
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      Ils n’ont pas été élus pour leurs talents de comiques, et les Français attendent autre chose d’eux qu’une démonstration narcissique de leur aptitude à enfiler des costumes de gestionnaires de droite.

  • cortomalto
    cortomalto
    montaigneux
    • Posté à 22h04 le 26/12/2012
    • Internaute 39811
      montaigneux

    Ce système économique est au bout du rouleau depuis bien longtemps .
    Et ce n’est pas la croissance qui réduira le chômage de masse.
    Si les économistes voyaient justes on ne serait pas dans la situation actuelle.

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 22h10 le 26/12/2012
    • Internaute 91779
      Informaticien

    Moi j’ai compris depuis longtemps 2 choses :
    - la droite te baise la gueule brutalement, la gauche en douceur
    - le black rien de tel en temps de crise pour survivre

  • Makocz59
    Makocz59
    retraité
    • Posté à 09h29 le 27/12/2012
    • Internaute 70603
      retraité

    Quand comprendrez-vous que les réelles économies viendraient en éliminant tous ces fainéants de sénateurs , les vieux croutons du conseil constitutionnel, une grosse moitié de députés et une grosse partie des fonctionnaires locaux (conseil régional etc...). Il y aurait des milliards d’économies mais non on laisse la « classe politique » s’engraisser sur l’argent du peuple. Attention, à force de tirer sur la ficelle...

  • djea29
    djea29
    para médicale
    • Posté à 09h56 le 27/12/2012
    • Internaute 77452
      para médicale

    L’austérité tue la croissance. En dessous d’une croissance de 2%, on détruit des emplois.
    Mais certains disent que la croissance ne reviendra jamais, un autre monde serait à inventer...« Dans un monde fini, il ne peut y avoir de croissance infinie », ce qui est assez logique !
    D’autre part, la fameuse compétitivité ! : Paul Jorion, sur son blog, a publié des graphiques qui PROUVAIENT que ce n’est pas LE COUT DU TRAVAIL mais LE COUT DU CAPITAL qui grèvait la compétitivité de la France depuis des années !
    Parions que les journaleux (la caste médiatique) ne l’inviteront pas à la messe du 20 heures pour le dire !
    Dormez bonnes gens, dormez.........

  • erichon
    erichon
    sur ma chaise
    • Posté à 10h32 le 27/12/2012
    • 184642
      sur ma chaise

    J’avais espéré que ce nouveau pouvoir politique voit les choses autrement qu’avec le regard des économistes,qu’il ai de l’audace , de l’imagination ...
    Et non , on nous ressert les mêmes recettes éculées ...

    C’est pourtant eux , ces mêmes économistes qui nous mettent dans la merde jour après jour un peu plus avec leur doctrine libérale.
    Incapables même de prévoir le passé , ils dirigent le monde du haut de leurs certitudes.Bornés qu’ils sont !

    j’aurai préféré que nos politique s’en remettent aux arts divinatoires , aux moins il y aurait eu plus d’imagination !

    • 0173dom
      0173dom répond à erichon
      retraité
      • Posté à 13h19 le 27/12/2012
      • Internaute 111751
        retraité

      pourquoi voulez vous que ça change ? ceux qui nous parlent et nous dirigent s’en sortent très très bien.

      • pateris
        pateris répond à 0173dom
        serial lecteur
        • Posté à 16h01 le 27/12/2012
        • 174584
          serial lecteur

        Exactement. Leurs revenus ne cessent d’augmenter et on leur bâtit des communautés closes pour qu’ils n’aient pas à se mélanger avec le bas peuple. Et en plus, ils peuvent pleurnicher à longueur de temps dans les gazettes. Oukilé le problème ?

  • 0173dom
    0173dom
    retraité
    • Posté à 13h17 le 27/12/2012
    • Internaute 111751
      retraité

    « “Il se défient tout à la fois des institutions (démocratie ou justice), des élites (politiques, syndicales, entrepreneuriales et bien sûr médiatiques) et des ‘ autres ’ en général. Seul peut-être le système de santé trouverait grâce à leurs yeux… à nos yeux” »

    Ce qui est incompréhensible c’est qu’on s’en étonne. Si on situe notre démocratie elle est à mi-chemin entre celles d’Afrique et celles des pays européens nordique :
    Notre justice dépendante du pouvoir, donc assujetti à celui-ci, quelques petites affaires sortent en fonction des réglements de comptes entre politiques, mais autrement pas de problèmes, on peut se balader avec des valises de billets, faire faillite et racheter l’entreprise en faisant encaisser les pertes par la collectivité comme dans l’affaire Tapie.
    Les grands médias ne parlent absolument pas des conflits d’intérets, achetés qu’ils sont avec une niche fiscale(journalistes) et liés à des grands patrons pour faire pression sur les politiques, la totale en fait !
    Autrement pour les patrons français(les grands) à part se sucrer c’est tout ce que l’on voit de leurs compétences.
    Le pire c’est que quand la gauche est au pouvoir, elle fait et elle est pareille ! .....pas facile d’avoir le morale dans cette France là.

    • erichon
      erichon répond à 0173dom
      sur ma chaise
      • Posté à 13h26 le 27/12/2012
      • 184642
        sur ma chaise

      je qualifierai le système français non pas démocratique mais plutôt oligarchique.
      Oui je trouve que Hollande , par sa politique mise en oeuvre , porte une énorme responsabilité sur ce qui va arriver en 2017 . c’est à dire une abstention majeure qui nous amènera certainement le FN au 2ème tour.

    • pateris
      pateris répond à 0173dom
      serial lecteur
      • Posté à 15h58 le 27/12/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Pour les patrons du CAC40, vous oubliez chouiner à longueur de temps sur le koudutravail et le fait que leur génie n’est pas assez reconnu parce que les gens sont vilains (en s’augmentant de 20% au passage sur leurs subventions…)

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 15h56 le 27/12/2012
    • 174584
      serial lecteur

    Salauds de français ! Ils se défient d’élus qui se mettent aussitôt à la botte de la phynance et d’autres qui, laissant une dette de 600 milliards (et quelques surprises à venir), arrivent encore à s’étriper autour du dernier os à ronger ! Pidabord les Allemands font tout plus mieux, na. Rien de tel pour engendrer la confiance ! Décidément, il faudrait dissoudre le peuple pour repartir sur de bonnes bases…

  • E.S.
    • Posté à 16h09 le 27/12/2012
    • Internaute 196641

    « Les emplois d’avenir ne feront pas le poids », d’autant plus si les entreprises n’y croient pas.
    La SNCF s’est engagée à recruter une centaine de jeunes dans le cadre de ces emplois, pour lutter contre les incivilités en tant que médiateurs sociaux. Mais on entend dans les couloirs du Conseil national des villes que l’entreprise publique va créer une filiale d’insertion sociale. Une façon de répondre aux injonctions du gouvernement pour le recrutement d’emplois d’avenir sans trop se mouiller ? Ou comment externaliser sa RSE ?
    La SNCF ne semble pas avoir encore digéré la séquence des « emplois jeunes »...

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 17h21 le 27/12/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Article d’un croyant qui n’y croit plus mais qui veut se convaincre d’y croire encore parce que le PS est au pouvoir !
    Laisser croire que parce que « Hollande est convaincu “ l’économie va repartir , ça s’appelle se foutre de la gueule du monde et notamment des millions de chômeurs et de travailleurs pauvres qui errent ça et là.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 19h24 le 27/12/2012
    • Internaute 55044
      trouveur

    Sylvain Gouz a t-il rempli son rôle de citoyen-journaliste ?
    De nombreux commentaires semblent prouver le contraire.
    - Les écologistes nous disent que le chômage continuera à augmenter même si la croissance est de retour. Sans doute proposent ils de diminuer le temps de travail afin de préserver les ressources.

    En fait, il n’y a pas d’autres solutions qu’une harmonisation européenne.
    En premier lieu, une harmonisation de la fiscalité des entreprises européennes. Arrêtons de jouer perso sur le terrain de la mondialisation. Car bientôt, nous n’aurons plus aucune entreprises industrielles.

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