Le livre tchèque croule sous une TVA triplée
Le gouvernement français s’apprête à augmenter la TVA sur le livre de 5,5 à 7%. Mes amis français, indignés par le fait que le pouvoir cherche à assouvir sa faim après les ressources au détriment de cet objet culturel par excellence, m’invitent à joindre ma signature à leurs pétitions de protestation.
« Pardon - je réponds gentiment, mais fermement - comment pourrais-je me préoccuper de ce problème si, dans mon pays natal, la TVA sur le livre a doublé en cinq ans (de 5 à 10%), après le 1er janvier, il passera à 14% et, en 2013, à 17, 19 ou même à 20%, avec la création d’une TVA unique ?
C’est vrai ça ? Mes amis français me regardent, incrédules. Je leur rétorque dignement en disant que nous, les Tchèques, sommes “ budgétairement responsables ” (formule provenant du premier ministre Petr Necas) et dans l’intérêt de l’assainissement des finances publiques nous sommes prêts à sacrifier tout un secteur, en l’occurrence celui du livre.
Il est vrai que le gouvernement ne tirera pas un sous de plus à partir d’un marché en totale déroute mais – comme on dit – quand on abat la forêt, il y a des éclats.
Et c’est tant pis si, dans quelques années, sur les tables de papeteries, les seules survivantes du secteur, il ne restera que des livres de cuisine, des interviews d’acteurs de cinéma et les publications éducatives du président Vaclav Klaus !
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étudiant en histoire
étudiant en histoire
Votre combat est noble. Malheureusement, j’ai peur qu’il soit vain. L’Etat s’attaque un peu à tous les secteurs et segmente ainsi les contestations.
Il ne restera bientôt que « ces livres qu’on ne lit que d’une main », une belle volée en éclats (pour reprendre vos propos) de la culture en général.




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