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Tunisie : Sidi Bouzid, plus qu'une commémoration, une réhabilitation

Thierry Brésillon
Journaliste
Publié le 19/12/2011 à 00h10

Lancement du premier anniversaire de la révolution tunisienne à Sidi Bouzid. Un portrait de Mohamed Bouazizi à l’arrière plan. (Thierry Brésillon)

Durant trois jours, à partir de 17 décembre, Sidi Bouzid a célèbré le Festival de la liberté dans une ambiance de fête assez déconcertante à première vue, puisqu’il commémore un suicide, dans un contexte de désespoir économique que tout le monde s’accorde à considérer comme inchangé dans cette région déshéritée de la Tunisie. C’est que Sidi Bouzid, la mal aimée, y voit l’espoir de sa réhabilitation.


Entrée du gouvernorat de Sidi Bouzid, lieu de l’immolation de Mohamed Bouazizi (Thierry Brésillon)

L’histoire de Mohamed Bouazizi a été mille fois racontée et son geste est unanimement considéré comme le déclencheur de la séquence de protestation au terme de laquelle la maison Ben Ali/Trabelsi est tombée le 14 janvier.

Ce moment de rupture politique spectaculaire et improbable a frappé les esprits dans le monde entier et prouvé, notamment aux yeux des peuples arabes et de leurs dirigeants, que désormais, les dictatures aussi solides soient-elles, n’étaient plus invincibles, avec l’effet d’entraînement que l’on connaît.

Le 14 janvier s’est alors substitué au 7 novembre 1987, date de l’éviction d’Habib Bourguiba par Ben Ali, comme moment fondateur de la Tunisie nouvelle. Pas un discours politique qui n’ait célébré «  la révolution du 14 janvier  », et l’une des principales places de la capitale a été débaptisée pour remplacer une date par une autre. Un mimétisme troublant au passage, qui suggère qu’au fond les mots changent mais que les structures demeurent. Mais c’est un autre débat.

Une énième dépossession

Les habitants de Sidi Bouzid voient dans la gloire du 14 janvier et l’oubli du 17 décembre, la marque d’une énième dépossession au profit de la capitale. Bien sûr, aux yeux d’une bonne partie du monde, le 17 décembre était une journée comme les autres et l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi n’a accédé au rang d’événement politique que quelques jours plus tard.

Mais cette part de subjectivité ne convainc pas les Bouzidis pour qui c’est bien le geste de désespoir et de défi d’un jeune Tunisien ordinaire transfiguré par son sacrifice et ses dernières paroles «  Chouroul  ! Houria  ! Karama watanyia  !  » [Travail  ! liberté  ! Dignité citoyenne  ! ], qui marque le début de la Révolution.

Nadia, une jeune femme de 31 ans, insiste :

«  Avec le 14 janvier, les gens Tunis s’attribuent tout le mérite. Mais c’est nous les premiers qui avons affronté le régime. C’est nous qui étions seuls face à des milliers de policiers déchainés  »,

J’ai brisé le mur de la peur


Me Khaled Aouaïnia, avocat. « Je suis l’un des premiers à avoir brisé le mur de la peur » (Thierry Brésillon)

L’avocat Khaked Aouaïnia rappelle, vidéo à l’appui, comment le 18 janvier, à 10 heures, il haranguait la foule devant le gouvernorat, alors que la veille, des heurts avaient opposé les jeunes exaspérés aux aux force de l’ordre.

« Le 17 décembre, les jeunes ont réagi de manière spontanée. Mais avec d’autres militants syndicalistes et avocats, nous avons compris que nous pouvions donner une portée politique à l’acte de Bouazizi. J’ai été un des tout premiers à briser le mur de la peur.

Devant le gouvernorat, j’ai désigné la pauvreté, l’inégalité et le manque de liberté comme les vraies causes du terrorisme. J’ai dénoncé la corruption à l’hôpital régional, au tribunal, le détournement de tous les projets d’investissement au profit de la côte. Juste après, la police a chargé et lancé des grenades lacrymogènes et les affrontements ont repris.

Ensuite, le mouvement s’est doté d’une tactique pour épuiser les forces de l’ordre. La nuit les jeunes provoquaient les policiers pour les attirer dans ruelles et les harceler, alors que les journées étaient calmes. »


Nadi : « Nous ne nous sommes pas révoltés pour un intérêt particulier » (Thierry Brésillon)

Mais si le moment fondateur du 17 décembre n’a pas, jusque là, accédé au rang de symbole, c’est le résultat d’une volonté politique estime Nadia :

«  Derrière le choix du 14 janvier, il y a l’idée que la révolution s’est terminée avec le départ de Ben Ali. C’est ce que veulent faire croire les forces contre-révolutionnaires. Mais c’est le 17 décembre que la révolution a commencé, elle n’est pas finie et elle continue de s’étendre. Le 14 janvier n’est qu’une étape.  »

Une perspective que conforte l’éclairage nouveau apporté par les révélation de Médiapart, sur cette journée du 14 janvier. Plutôt que la fuite d’un président vaincu par la rue, le départ de Ben Ali s’avère plutôt comme le résultat d’une tentative de révolution de palais dépassée par les événements.

Une révolution mondiale


La carte de « L’expansion de la révolution de la dignité » accrochée dans les rues de Sidi Bouzid (Thierry Brésillon)

Sidi Bouzid oubliée, déshéritée, orpheline, se rêve en berceau d’une révolution mondiale de la liberté et de la dignité dont une immense carte accrochée dans la ville retrace l’expansion à travers la Tunisie, le monde arabe avant d’atteindre Athènes et New York ou des manifestants d’Occupy Wall Street reprenaient en arabe le fameux «  Ech’Chaab yourid…  » (le peuple veut…), mot d’ordre des soulèvement tunisiens.

Nadia veut rappeler le message politique du 17 décembre :

« Nous ne nous sommes pas soulevés seulement pour nous-mêmes ou pour un intérêt particulier. Nous nous sommes révoltés pour que chacun se voit reconnu dans sa dignité, pour que les dirigeants corrompus ne privent plus les peuples de leurs droits.

Notre révolution a changé les mentalités jusqu’en Europe et aux Etat-Unis parce que nous sommes liés les uns aux autres par une solidarité humaine  ».

La mauvaise réputation

Il est de bon ton, dans la capitale de railler la balourdise campagnarde et la veulerie des habitants de Sidi Bouzid, réputés plus enclins à protester qu’à travailler.

La réaction des élites de la capitale au succès des listes de la Pétition populaire (Al Aridha) promues par Hachemi el Hamdi, originaire de Sidi Bouzid, n’a fait que conforter cette mauvaise réputation. Et approfondir encore la blessure narcissique d’une ville meurtrie.

Un vieil instituteur retraité s’emporte :

«  Ces gens de la capitale qui ont dit à la télévision que nous étions des imbéciles parce que nous avions voté pour Al Aridha devraient se souvenir que c’est parce que nous sommes descendus les premiers dans la rue qu’ils ont le droit de s’exprimer librement.

On peut être en désaccord avec son programme, mais qu’au moins on respecte notre dignité  !  »

En quête de reconnaissance, Sidi Bouzid n’a rien négligé pour démentir sa réputation à l’occasion de ce premier anniversaire  : feu d’artifice, concerts d’artistes internationaux, expositions d’art, repas offert par les jeunes du quartier En Nour qui, l’an dernier, menaient une véritable guérilla urbaine contre la police…

Les symboles divisent

Faut-il identifier la révolution tunisienne au 17 décembre ou au 14 janvier est l’objet, en Tunisie, d’une polémique où les énergies s’épuisent sans rien régler des vrais problèmes du pays. La Tunisie est encore loin de s’unir autour d’une vision consensuelle du bouleversement politique qu’elle traverse depuis un an et dont l’image n’a pas fini de se révéler.

Souvenons-nous qu’en France, lorsque le 14 juillet a été adopté comme jour de la Fête nationale en 1879, ce n’était pas pour commémorer la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, qui avait marqué l’unité retrouvée et la réconciliation.

En attendant que les Tunisiens se trouvent un symbole commun, le Festival de Sidi Bouzid aura contribué à rendre à la révolution tunisienne, engluée depuis des mois dans les crispations identitaires et les marchandages politiques, sa fraîcheur et sa générosité initiales.


Un enfant à Sidi Bouzid, maquillé en l’honneur du 17 décembre. (Thierry Brésillon)

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  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 00h58 le 19/12/2011
    • Internaute 86373
      Républicain

    C’est moi ou vous avez fait un article entier sur la Tunisie sans parler une seule fois de la victoire des islamistes aux élections post révolutionnaires.

    Comme si c’était secondaire...

    Faut atterrir, les beaux rêves toussa c’était il y a un an...

    • daoud01
      daoud01 répond à Duc du Granlac
      ingénieur
      • Posté à 05h29 le 19/12/2011
      • Internaute 150428
        ingénieur

      Nous sommes sur Rue89, là où il a été décrété une bonne fois pour toutes que le mot « islamiste » ne veut plus dire grand-chose.

      Lien

      Faut suivre, mon vieux, et cesser de nous importuner avec vos réalités !

    • Lo Stesso
      Lo Stesso répond à Duc du Granlac
      Belleville
      • Posté à 09h20 le 19/12/2011
      • Internaute 36293
        Belleville

      Mauvaise foi ou cécité ? Sur la colonne de droite de cette page, vous avez une indication des derniers articles de Thierry Brésillon :

      # 13/12
      Tunisie : Marzouki, de l’intransigeance à la réconciliation

      # 06/12
      Tunisie : de la révolution à la fracture

      # 21/11
      Tunisie : Pourquoi la gauche va gouverner avec les islamistes

      # 18/11
      Tunisie : l’Assemblée constituante ou les mystères de la création du pouvoir

      # 12/11
      Mohamed Abbou : le CPR au gouvernement avec Ennahdha, pour quoi faire ?

      # 12/11
      De la modernité à l’identité : le sens des nouveaux billets de banque tunisiens

      # 07/11
      Tunisie : les modernistes entre autocritique et projet de regroupement

      # 28/10
      Tunisie : les messages de la victoire islamiste

      # 26/10
      En Tunisie, les islamistes pavoisent, les progressistes protestent

      Pour ne citer que ceux qui sont affichés, en allant directement sur la page de son blog vous en trouverez encore d’autres.

    • Rose.Arno
      Rose.Arno répond à Duc du Granlac
      Enseignante
      • Posté à 00h35 le 20/12/2011
      • Expert 136988
        Enseignante

      Atterrissons.
      Avec l’interview censurée de Bernard Lugan par Robert Ménard.

      1) Dans votre livre vous écrivez que les Africains ne sont pas des « Européens pauvres à la peau noire » ; selon vous, c’est pourquoi toutes les tentatives de développement ont échoué en Afrique ?

      Le refus de reconnaître les différences entre les hommes fait que nous avons imposé à l’Afrique des modèles qui ne lui sont pas adaptés. Nous l’avons fait avec arrogance, comme des jardiniers fous voulant greffer des prunes sur un palmier et noyant ensuite le porte-greffe sous les engrais. C’est ainsi que depuis 1960, 1000 milliards de dollars d’aides ont été déversés sur l’Afrique, en vain. De plus, nous avons voulu européaniser les Africains, ce qui est un génocide culturel. De quel droit pouvons-nous en effet ordonner à ces derniers de cesser d’être ce qu’ils sont pour les sommer d’adopter nos impératifs moraux et comportementaux ? L’ethno-différentialiste que je suis refuse cette approche relevant du plus insupportable suprématisme. Contre Léon Blum qui déclarait qu’il était du devoir des « races supérieures » d’imposer la civilisation aux autres races, je dis avec Lyautey qu’il s’agit de pure folie car les Africains ne sont pas inférieurs puisqu’ils sont « autres ».

      2) Dans votre livre vous proposez de supprimer l’aide.

      Oui, car l’aide, en plus d’être inutile, infantilise l’Afrique en lui interdisant de se prendre en main, de se responsabiliser. Dans la décennie 1950-1960, les Africains mangeaient à leur faim et connaissaient la paix tandis que l’Asie subissait de terribles conflits et d’affreuses famines. Un demi siècle plus tard, sans avoir été aidées, la Chine et l’Inde sont devenues des « dragons » parce qu’elles ont décidé de ne compter que sur leurs propres forces, en un mot, de se prendre en charge. Au même moment, le couple sado-masochiste composé de la repentance européenne et de la victimisation africaine a enfanté d’une Afrique immobile attribuant tous ses maux à la colonisation.

      3) Vous dénoncez l’ingérence humanitaire que vous définissez comme un hypocrite impérialisme et une forme moderne de la « guerre juste », mais n’était-il pas nécessaire d’intervenir en Libye pour y sauver les populations ?

      Parlons-en. Nous sommes en principe intervenus pour « sauver » les populations civiles de Benghazi d’un massacre « annoncé ». En réalité, nous avons volé au secours de fondamentalistes islamistes, frères de ceux que nous combattons en Afghanistan. Cherchez la logique ! Violant le mandat de l’ONU et nous immisçant dans une guerre civile qui ne nous concernait pas, nous nous sommes ensuite lancés dans une entreprise de renversement du régime libyen, puis dans une véritable chasse à l’homme contre ses dirigeants. Or, le point de départ de notre intervention reposait sur un montage et nous le savons maintenant. Que pouvaient en effet faire quelques chars rouillés contre des combattants retranchés dans la ville de Benghazi ? On nous a déjà « fait le coup » avec les cadavres de Timisoara en Roumanie, avec les « couveuses » du Koweït ou encore avec les « armes de destruction massive » en Irak. A chaque fois, la presse est tombée dans le panneau, par complicité, par bêtise ou par suivisme.

      Mais allons plus loin et oublions un moment les incontournables et fumeux « droits de l’homme » pour enfin songer à nos intérêts nationaux et européens, ce qui devrait tout de même être la démarche primordiale de nos gouvernants. Nos intérêts étaient-ils donc menacés en Libye pour que nos dirigeants aient pris la décision d’y intervenir ? Etaient-ils dans le maintien au pouvoir d’un satrape certes peu recommandable mais qui, du moins, contrôlait pour notre plus grand profit 1900 kilomètres de littoral faisant face au ventre mou de l’Europe ? Nos intérêts étaient-ils au contraire dans la déstabilisation de la Libye puis son partage en autant de territoires tribaux livrés aux milices islamistes ? Sans parler des conséquences de notre calamiteux interventionnisme dans toute la zone sahélienne où, désormais, nos intérêts vitaux sont effectivement menacés, notamment au Niger, pays qui fournit l’essentiel de l’uranium sans lequel nos centrales nucléaires ne peuvent fonctionner…

      4) Votre conception du monde n’a-t-elle pas une influence sur vos analyses et prises de positions ?

      J’ai une conception aristocratique de la vie, je dis aristocratique et non élitiste, la différence est de taille, et alors ? Depuis 1972, soit tout de même 40 ans, je parcours toutes les Afriques, et cela du nord au sud et de l’est à l’ouest, ce qui me donne une expérience de terrain unique dans le monde africaniste ; c’est d’ailleurs pourquoi mes analyses ont du poids. Dès le mois de décembre 2010, dans ma revue, l’Afrique Réelle, j’ai annoncé ce qui allait se passer en Egypte trois mois plus tard. De même, dès le début, j’ai expliqué que le « printemps arabe » n’était qu’un mirage, un miroir aux alouettes autour duquel tournaient les butors de la sous-culture journalistique cependant que, méthodiquement et dans l’ombre, les Frères musulmans préparaient la construction du califat supranational qui est leur but ultime.

  • blackbear-
    • Posté à 06h00 le 19/12/2011
    • Internaute 117716

    Ouh la la que de lyrisme, que d’enthousiasme.
    Sidi Bouzid berceau de la révolution mondiale ? ? ? ?
    S’il fallait donner la palme des premiers indignés ou excités, ce serait à la Grèce d’abord.
    Quand au USA l’auteur a-t’il entendu parler de Seattle il y a déjà quelques années.
    Il est vrai que ce bled a du mérite mais cessons ce qui à mes yeux apparait comme une querelle de minarets( pour ne pas dire clocher, n’insultons pas l’Islam siouplait) et me rappelle un peu les conflits entre DJ....Non c’est moi qui ai passé du Reggae le premier ou tel titre de James Brown.
    Des gamineries et rien d’autre, avec un gros zeste d’imposture.

    « Notre révolution a changé les mentalités jusqu’en Europe et aux Etat-Unis parce que nous sommes liés les uns aux autres par une solidarité humaine ».

    Ah oui ?

    Moi je dirais plutôt, merci à la révolution américaine et aux révolutions françaises, à la révolution d’Octobre, aux grecs, aux espagnols, au portugais, qui nous ont ouvert la voie, inspirés et montré que l’on peut se débarrasser de ses despotes.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 07h39 le 19/12/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    « J’ai été un des tout premiers à briser le mur de la peur. »

    C’est au pied du mur qu’on voit le maçon .

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working Class Blero
    • Posté à 09h42 le 19/12/2011
    • Internaute 164574
      Working Class Blero

    Vivement que l’épicier de Chénérailles (creuse) s’immole devant la mairie, on pourra enfin faire la révolution, et un an après se mijoter un super festival là bas.
    Chénérailles deviendra la deuxième ville révolutionnaire du mooonnnnnde.

  • hasni
    • Posté à 11h14 le 21/12/2011
    • Internaute 37535

    Avant le moi de janvier de cette année, et le moi de décembre de l’année dernière, il y a eu des actios politiques, peu nombreuses, peu visibles mais il y a eu aussi et surtout les grèves dans le bassin minier. Grèves sociales suivies d’une represiion féroce qui ont marquées le début d’une révolution des affamés et des dîplomés chomeurs. L’Histoire reste la mémoire des vainqueurs pour le moment. Et je pense, concernant cette article, que l’épisode de la gifle de Bouazizi est passé sous silence dans cette article. Dommage car cette légende a été un fait générateur dans l’esprit de baucoup.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h09 le 21/12/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Bin putain, on m’aurait demandé quand aurait eu lieu cette histoire, j’aurais dit y’a trois mois, ou y’a six mois...
    Bon en y réfléchissant et en mettant les élément les uns à la suite des autres, ça semble évidemment un peu court. Bonne chose, puisqu’il parait qu’on ne voit pas le temps passer quand on ne s’ennuie pas... et aussi quand on est toujours défoncé : D

    En tout cas, c’est une bonne chose cette histoire, ça veut dire que tout va bien et que les Tunisiens sont heureux de la vie... vu qu’ils ont rien de mieux à foutre que leur guéguerre de clocher, enfin de minaret, à savoir qui est le plus fier de son petit territoire et quelle est la date la mieux plus plus pour frimer.

    C’est surtout super con de chercher une date précise pour une histoire qui a commencé à un instant impossible à déterminer exactement. C’est pas comme si la veille tout le monde était heureux et souriant et que le lendemain ils se révoltaient.
    Mais bon, tout est bon pour se faire du pognon, de la notoriété, bref augmenter ses chances de reproduction. Comme quoi r« évolution c’est pas le synonyme d’évolution.

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