Chez Michel Wieviorka

De la sociologie et deux ou trois autres questions de société vues par Michel Wieviorka, de l'EHESS.

« Déglobalisation » : le terme est laid, OK. Mais ça veut dire quoi ?

Michel Wieviorka
Sociologue, EHESS
Publié le 22/11/2010 à 12h09


L’expression « déglobalisation » (ou « démondialisation ») est à la mode. Elle figure par exemple dans les orientations d’Arnaud Montebourg, candidat à
l’investiture du PS pour la présidentielle 2012 [c’est l’objet du chapitre 13 de son
livre
, ndlr]. Mais selon ceux qui l’invoquent, elle revêt plusieurs sens.

L’inverse de la mondialisation ?

En ces temps de crise mondiale, financière et économique, certains économistes parlent de déglobalisation comme d’un fait, d’une réalité.

Dans cette perspective, la notion rend compte de l’évolution du commerce international, qui s’avèrerait désormais moins dynamique que dans la phase antérieure, et du fait que les échanges entre pays sont de plus en plus limités. Les pays émergents réorientent leur stratégie : l’attention est désormais moins portée sur les exportations que sur leur propre marché intérieur.

Dès lors, les exportations semblent ne plus constituer un moteur : les pays émergents cessent de transmettre des possibilités de croissance aux pays développés par des importations massives.

La production domestique se substitue aux importations : les grandes firmes ont intérêt à produire là où elles vendent, notamment dans les pays émergents, plutôt que de tenter d’y exporter.

Mais la déglobalisation n’est pas seulement un constat, d’ailleurs contesté par d’autres experts, ou limité à certains domaines de l’économie -qui oserait dire aujourd’hui de la finance qu’elle est déglobalisée, au moment même au contraire où elle semble se relancer malgré la crise inaugurée en 2008 ?

L’expression renvoie aussi à un élément du débat idéologique ou politique : c’est une proposition inscrite dans des projets ou des choix de philosophie politique, elle relève également de la critique de l’économie politique -c’est dans ce sens qu’elle est invoquée par Arnaud Montebourg.

Repli nationaliste ou altermondialisation ?

Cette critique est-elle la même quels que soient ceux qui la portent ? En fait, elle relève de deux variantes opposées :

  • La première variante revêt la forme d’appels à la fermeture de chaque pays sur lui-même, au nationalisme et, dans le même mouvement, à la xénophobie et au racisme.

    Le protectionnisme est mis en avant comme une réponse pertinente, économique, mais aussi culturelle : il s’agit en effet de protéger l’économie nationale, mais aussi d’éviter la mise en cause de l’intégrité supposée de la nation du fait de l’immigration, qui est alors décrite comme la source de bien des maux.

    Les immigrés, dans cette variante courante au sein des droites extrêmes, sont accusés de prendre l’emploi des nationaux, et de porter atteinte à l’homogénéité culturelle du pays et à ses valeurs. Ils sont priés de rentrer dans leur société d’origine.

    Les droites radicales, les partis populistes et national-populistes prospèrent en mettant en avant leur refus de la globalisation, et avec eux, l’antimondialisation est à l’honneur, le nationalisme économique triomphe. Ils prônent à leur manière la déglobalisation.

  • L’autre variante de la critique est donnée par l’altermondialisme, l’appel à une autre mondialisation. Il est vrai que depuis les attentats du 11 septembre 2001, le mouvement altermondialiste apparaît comme singulièrement affaibli, bien éloigné de l’époque où les forums sociaux de Porto Alegre mettaient fin à la tranquille arrogance des participants aux forums économiques de Davos.

    La crise financière ne lui a pas redonné des ailes, contrairement à ce que l’on observe du côté des droites nationalistes qui rejettent purement et simplement la mondialisation.

Dans ce contexte, la notion de déglobalisation mise en avant au sein même du mouvement altermondialiste -de plus en plus souvent appelé aujourd’hui mouvement pour la justice globale- permet-elle encore de maintenir l’idée d’une autre globalisation ? Ne traduit-elle pas plutôt, à sa façon, la perméabilité du même mouvement à des modes de pensée qui aboutissent à lui faire rejoindre les positions des droites nationalistes, populistes ou radicales, n’est-elle pas une marque de la crise idéologique de l’altermondialiste ?

Les tenants de la déglobalisation, à commencer par le militant-sociologue philippin Walden Bello, un des ténors parmi les intellectuels altermondialistes, auteur de « Deglobalization : ideas for a new world economy » (Zed Books, London, New York, 2002) ne demandent pas le protectionnisme absolu, la fin complète de l’ouverture économique et financière entre les pays. Ils en appellent à des stratégies économiques nouvelles ou renouvelées, ils donnent priorité à la production locale, tournée vers le marché local, et non à la production pour les exportations.

Deux philosophies politiques distinctes

Il s’agit pour eux de déconstruire le pouvoir des grandes firmes et de la finance internationale, en construisant par le bas des solidarités locales, dans une logique conjuguant donc la production et la référence à des besoins populaires qui ne seraient plus façonnés par la culture de la consommation moderne.

Ajoutons à ces dimensions économiques, culturelles et sociales le souci de respecter l’environnement, ce qui peut aussi passer par une réhabilitation des campagnes, de l’agriculture paysanne et des collectivités agraires.

Les tenants de la déglobalisation altermondialiste développent une utopie qui n’implique pas nécessairement le repli sur soi ou sur la nation. Ils ne croient pas à la possibilité d’une régulation mondiale de l’économie par le haut, par des accords ou des règlements négociés entre les grandes puissances économiques, ils sont sceptiques quand on leur parle d’une gouvernance économique mondiale.

Mais ils ne sont pas nationalistes, protectionnistes par idéologie ; ils défendent un modèle social, écologique et économique qui n’a rien à voir avec les pulsions xénophobes et anxieuses des droites radicales -à l’œuvre peut-être aussi chez certains intellectuels qui se veulent de gauche.

Au-delà, par conséquent, d’un constat contesté, l’idée de déglobalisation renvoie donc bien à deux types de philosophie politique, et non à une seule, même si cette ambivalence autorise certaines ambiguïtés.

  • 26130 visites
  • 141 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 12h13 le 22/11/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout
    • Dadourunrun-
      Dadourunrun- répond à C. Creseveur
      mange son bao ze
      • Posté à 12h20 le 22/11/2010
      • Internaute 124435
        mange son bao ze

      Un article d’économie sans un seul chiffre, de la bouillie de sociologue de gauche.

      Ou avez vous vu que la part du commerce international regressait dans le PIB mondial ?

      • Pchaudard
        Pchaudard répond à Dadourunrun-
        • Posté à 13h42 le 22/11/2010
        • Internaute 72946

        Si le commerce international régresse, c’est uniquement à cause du développement interne des marchés chinois et indien.
        leur marché intérieur est tel que cela influe sur les chiffres mondiaux.

         
        • yalienx
          yalienx répond à Pchaudard
          • Posté à 10h03 le 23/11/2010
          • Internaute 66859

          Ce que vous dites est très juste. La Chine et l’Inde représentent à elles deux 39% environ de la population mondiale ! Au fur et à mesure du développement de leur commerce interne, plus rapide que la croissance du commerce mondial, la part du commerce intérieur au niveau global s’accroit ! Mais c’est purement mathématique, et laisser croire (ou pire, affirmer !) qu’il existerait aujourd’hui une décroissance du commerce international et un repli national est une grande bêtise (ou de la malhonnêteté si vous préférez)...

        1 autres commentaires
      • Sowinski
        Sowinski répond à Dadourunrun-
        • Posté à 17h00 le 22/11/2010
        • Internaute 45555

        Ce n’est pas un article d’économie, c’est un article de politique.

        L’auteur ne développe donc pas le contexte économique : il se réfère à un rapport d’experts bossant pour Natixis. Il suffit de cliquer sur « certains économistes parlent de déglobalisation ». Et voilà, vous avez votre fournée de chiffres et de graphes.

        (Mais voyons c’est évident : Natixis est sûrement infiltré par des crypto-gauchistes-sociologues.)

        Et il précise que tout le monde n’est pas d’accord avec cette interprétation du contexte.

         
        • A déménagé le 09-11-2012
          A déménagé le 09-11-2012 répond à Sowinski
          non connue
          • Posté à 17h40 le 22/11/2010
          • Internaute 25029
            non connue

          moi je lui répond pas a ce Dadourunrun
          la seule chose qui l’intéresse , c’est de se retrouvé tout au dessus de la première page de commentaire , pour baver sa provoc nauséabonde , plein de suffisance ,et n’en a absolument rien a foutre des réponses.

        1 autres commentaires
  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 12h21 le 22/11/2010
    • Internaute 70606
      Inquiet

    C’est un terme qui sera utilisé à tord et à travers par les candidats 2012 pour éviter le plus radical et positif « relocalisation ».

    En gros on parlera de déglobalisation en continuant les délocalisations. Futé non ?

    • AntiNOM-
      AntiNOM- répond à Tassin
      www.lesouffledivin.wordpress. (...)
      • Posté à 13h10 le 22/11/2010
      • Internaute 131849
        www.lesouffledivin.wordpress. (...)

      Oui ce sera la technique de l’oligarchie. Faire croire qu’elle engage le débat alors que tout le monde est d’accord pour une gouvernance mondiale (Cf.DSK).

      Alors que ce débat est central pour l’avenir. Doit-on nier les nations et leur passer au-dessus (stratégie oligarchie) ou penser que la nation est plus proche des citoyens et que l’avenir de la démocratie est plutôt de s’en rapprocher que de s’en éloigner !
      Lien

      • ShredBluZ
        ShredBluZ répond à AntiNOM-
        Ingénieur Agronome
        • Posté à 14h31 le 22/11/2010
        • Internaute 50286
          Ingénieur Agronome

        Certains pensent que dans un premier temps, il ne s’agit pas d’agir pour la relocalisation sans action concertée avec les Etats, mais bien d’utiliser les Etats en tant qu’entité protectrice des marchés intérieurs, notamment vis-à-vis des multinationales. On imagine bien dans le contexte actuel toute la difficulté de mise en place d’une telle politique.

         
        • AntiNOM-
          AntiNOM- répond à ShredBluZ
          www.lesouffledivin.wordpress. (...)
          • Posté à 16h32 le 22/11/2010
          • Internaute 131849
            www.lesouffledivin.wordpress. (...)

          C’est difficile parce qu’on a abandonné le combat c’est tout. Et que la propagande de la superstructure supranationale nous dit que c’est interdit de penser à soi d’abord et qu’il faut s’ouvrir complétement aux autres. C’est un bon sentiment n’est-il pas ? Le problème c’est que cela ne s’applique pas à des sentiments mais à des relations commerciales, économiques et financières. Derrière nous parlons d’industrialisation et de structure de notre société.
          Les multinationales sont apatrides, l’oligarchie mondialiste aussi. Les peuples non. Moi je vis dans un pays à culture et à structure française. Cela ne ressemble pas à l’Allemagne et encore moins à l’Angleterre. Alors vouloir nier ces différences pour diffuser la concurrence libre et non faussée ne peut profiter au peuple mais profite bien aux multinationales et aux banksters. Voilà toute la problématique d’un ordre mondial libéral qui inévitablement ne profite qu’à l’oligarchie et pas au peuple. Et c’est l’oligarchie qui nous dirige...avec notre consentement.

          • alexandre libr
            alexandre libr répond à AntiNOM-
            'pataphysicien
            • Posté à 20h28 le 22/11/2010
            • Internaute 106514
              'pataphysicien

            on abandonne pas le combat ! ! ! !
            en ce moment des ag interpros et interluttes continuent dans la plupart des villes
            les directions syndicales nous ont baladé, mais nous continuons.

            a marseille c’est tous les mardi à 18h escalier de la fac st charles

        2 autres commentaires
    • Blue_tail_fly
      Blue_tail_fly répond à Tassin
      Dans l'Air du Taon
      • Posté à 17h01 le 22/11/2010
      • Internaute 123618
        Dans l'Air du Taon

      Peut-être bien comme vous dites qu’un mot de plus sert à embrouiller et peut-être même à diviser les adversaires de la mondialisation, car le mot « mondialisation » suffit.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 12h21 le 22/11/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Il y a un peu d’évidence dans le constat de la déglobalisation.
    Il y a un moment où il devient absurde de tout délocaliser, au point de ne plus avoir d’emploi chez nous, d’importer des denrées alimentaires, au point de ne plus cultiver de légumes ou élever de bétail à côté de chez nous (quel sens y a t’il à faire venir du mouton de Nouvelle Zélande ?).

    • Network 23
      Network 23 répond à C. Creseveur
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h02 le 24/11/2010
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      –doublon–

    • Network 23
      Network 23 répond à C. Creseveur
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h01 le 24/11/2010
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      L’Irlande et l’Ecosse importent bien des tondeurs de mouton néo-zélandais, ces derniers battant tous les records de rapidotondure (je ne sais comment appeler cet équivalent des compétitions de rapidographie et autres formes de sténographie...).

      Vous ne me croyez pas ? Jugez plutôt :

      Les moutons britanniques risquent de devoir passer tout l’été à étouffer dans leur toison à cause d’un manque cette année de tondeurs qualifiés, qui viennent habituellement d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, ont averti les représentants du secteur mercredi.

      Les nouvelles procédures d’immigration en Grande-Bretagne compliquent significativement la venue des quelque 500 tondeurs qui viennent habituellement de l’hémisphère sud pour tondre environ un quart des 14,5 millions de moutons britanniques.

      Lien

      Au-delà de ce pied-de-nez, qui montre d’ailleurs comment la « déglobalisation » peut effectivement être liée à la xénophobie patente de la politique d’immigration de l’UE et, de + en +, des Etats-Unis, celle-ci s’appuie sans doute sur un certain constat d’ « évidence », mais n’a rien d’évident.

      D’accord avec vous pour dire que le modèle multinational d’une organisation qui tire ses matières premières dans un pays, les transforme dans quatre ou cinq autres pays (en étant optimiste), tout en les ayant conçu dans un autre, et les vendant dans une vingtaine d’autres (au minimum) via des centres de logistique et de marketing dispersés dans d’autres pays, tout ça avec un siège social situé à la City ou à Tokyo, n’est pas forcément le meilleur.

      Surtout quand ce modèle s’applique à la production des jus d’orange. Mais l’essor de la division internationale du travail, érigée en rêve libéral depuis A. Smith, a conduit à une situation qui semble difficilement réversible : à force de spécialisation, la Floride et l’Etat de Sao Paulo sont devenus les premiers producteurs mondiaux de jus d’orange (voyez ici cette amusante vidéo Lien )

      Or, le constat d’évidence dont vous parlez est surtout d’ordre écologique - il est surprenant que le thème intervienne si tard dans ce papier.

      Mais d’abord, comment renverser cette spécialisation ? Ensuite, peut-on vraiment généraliser ce modèle d’ « agriculture paysanne » ? A titre personnel, biberonné à la société de consommation comme dirait l’autre, j’aurai du mal à troquer mon jus d’orange pour du jus de pomme - et je ne suis pas sûr qu’acheter des oranges pour le faire moi-même soit réellement plus écologique.

      En bref, une « déglobalisation » « par le bas » est en marche : les « consommateurs-citoyens » s’associent à des producteurs écologiquement responsables pour faire fonctionner ce nouveau modèle de marché. Mais on ne saurait tout au plus qu’éviter une partie des effets pervers en favorisant, notamment au niveau politique, ce nouveau marché « déglobalisé » : il ne saurait se substituer au marché mondialisé actuel (voir, notamment, cette critique, certes partiale, de cette utopie « paysanne » : Lien ). Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le défendre : le modèle d’agro-exportation est non seulement polluant et déstructurant pour les campagnes, mais nocif aux pays agro-exportateurs.

      Base du développement de l’Amérique latine depuis des décennies, on ne peut pas dire qu’il ait été une réussite, malgré les succès récents du Brésil, accompagnés de déforestation, pollution des sols, des eaux et des airs, mise en danger des communautés indigènes...

      N’oublions pas que l’Argentine, pays de la viande s’il en est, a dégringolé depuis son rang de 8e puissance mondiale du début du siècle. Le soja permettra-t-il à ces pays de rejoindre la Triade mondiale au début du XXIe siècle ? A quels coûts, humains, sociaux, environnementaux ?

      N’oublions pas que l’oligarchie des propriétaires terriens a été l’une des bases sociales soutenant le plus ardemment les différentes dictatures...

      Et en revanche, si le modèle de « substitution d’importation » a eu une certaine efficacité en Amérique latine, il s’est aussi heurté aux contraintes de la finance mondiale avec la crise de la dette et l’hyper-inflation.

      Alors, comment répondre de façon évidente à ce constat si évident d’un modèle destructeur ? Il faut changer non seulement les modes de production mondiaux, les règles de la finance mondiale, et nos habitudes de consommation ? Et qui est prêt, véritablement, à faire ce pas ?

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à Network 23
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 16h04 le 24/11/2010
        • Internaute 7715
          D'actualité, de dessin surtout

        « Une sitution difficilement réversible » : je ne vois pas pourquoi !
        Des oranges il y en a en Espagne. Pouvez continuer à boire votre jus sans pour autant qu’il ait parcouru 10000kms, non ?

        Aussi entendons nous bien : je ne parle pas de fermeture xénophobe. Je ne suis absolument pas enclin à céder à un dogme radical qui m’imposerait de ne plus consommer que du local.
        Je suis heureux dans ce monde de pouvoir consommer des cuisines, des fruits et légumes exotiques.

        En revanche je trouve absurde de voir des pommes du Chili au supermarché quand chez nous les producteurs ont du mal à écouler les leurs.

        Je trouve ahurissant de manger du veau élevé en France jusqu’à 3mois, puis exporté en Italie pour y être gavé pendant deux mois de plus, avant de revenir sur nos étal.

        Je trouve délirant de manger en Bretagne un poisson qui a fait l’aller et retour à Rungis avant de se retrouver chez le poissonnier.

        Enfin je regrette qu’avec toutes les surfaces agricoles qu’il y a autour de chez moi il soit impossible de trouver de la culture maraîchère.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 12h26 le 22/11/2010
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    c’est laid comme mot..

    globe..
    corps sphérique ou proche d’une sphère
    calotte demi-sphérique de verre utilisée sur les lampes
    global
    (pédagogie) qui est considéré entièrement
    globalisation :
    fait de regrouper des parties distinctes dans un ensemble homogène

    on veut donc rendre homogène tout le monde, les pays différents, les cultures différentes, les richesses et pauvretés différentes, les économies différentes..

    vaste programme..

    surtout qu’il n’y a plus de contre pouvoir élaboré, pour réguler ce truc bidule...

    le seul contre pouvoir c’est le mot « déglobalisation »..
    qui est derrière ce mot ?
    quel pouvoir a-t-il ?
    comment est-il organisé ?
    etc...etc.

    • Scotian
      Scotian répond à pablico
      • Posté à 12h41 le 22/11/2010
      • Internaute 71808

      Pourtant, j’ai déjà vu de très beaux globes...

      • pablico
        pablico répond à Scotian
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 13h16 le 22/11/2010
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        moi aussi, mais j’ai horreur d’appeler cela globes, cela fait glauque..

      • gweilo
        gweilo répond à Scotian
        (Autre)
        • Posté à 13h17 le 22/11/2010
        • Internaute 70233
          (Autre)

        Lienenvoyé par Lien. - Lien

         
        • puresonic
          puresonic répond à gweilo
          Contempteur irascible
          • Posté à 14h06 le 22/11/2010
          • Internaute 55211
            Contempteur irascible

          Laissez Jean Luc tranquil.
          Il se remet à grand peine de son accident de poudreuse.

        1 autres commentaires
    • Doutor
      Doutor répond à pablico
      En mouvance permanente
      • Posté à 13h41 le 23/11/2010
      • Internaute 133611
        En mouvance permanente

      La globalidation a déjà commencé.

      Dans quelle ville du monde ne trouve t on pas de Mc Do, de KFC, de Starbuck, ... ?

      Quels jeunes du monde n’écoute pas du Lady Gaga, Justin Timberlake, ... ?

      Dans quel peys du monde (hormis la Corée du Nord) ne peut on voir 2012, Ironman, ... ?

      Même au Japon, la consommation de viande a dépassé celle du poisson (comme partout ailleurs).

      Dans quel pays du monde les gens de portent pas de Nike, Channel, D&G, ... ?

      J’en ai fait quelques uns des pays, et à chaque fois, je ne trouve pas de différence significative entre une grande ville chinoise, américaine ou européenne.

  • b18
    b18
    étudiant
    • Posté à 12h39 le 22/11/2010
    • Internaute 120818
      étudiant

    L erreur de la gauche altermondialiste (et ex-revolutionnaire), c est de croire que l on peut changer le systeme en l affrontant de maniere frontale. Il faut plutot utiliser des techniques de judo ou d aikido : utiliser la force de l adversaire pour le renverser.

    Lien

    • vacarme le rouge
      vacarme le rouge répond à b18
      Francais emigré en allemagne et (...)
      • Posté à 12h57 le 22/11/2010
      • Internaute 121757
        Francais emigré en allemagne et (...)

      Vôtre réaction me semble pertinente et interssante estce que vous pouriez developper. J’aimerais en savoir plus.
      Merci d’avance

    • beaulande
      beaulande répond à b18
      Des nuées de sens
      • Posté à 14h42 le 22/11/2010
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Oui, mais pour arriver à ce résultat il faut arriver à le faire bouger comme nous l’avons décidé et à son insu... Tout en étant mobile... :)

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h42 le 22/11/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Déglobalisation » : ....ça veut dire quoi ? »

    ► Pour Montebourg, aucune importance,
    c’est simplement un mot qu’il emploie comme ça,
    sachant que personne ne saura ce que ça signifie,
    mais qui permet de le distinguer des autres.

    • I.P
      I.P répond à Pierrrrre
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 13h30 le 22/11/2010
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets

      Finalement quand on vote UMP on peut aussi être parfois lucide vis à vis du PS.
      Ça va faire deux fois que je vous top aujourd’hui.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à I.P
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 15h08 le 22/11/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « quand on vote UMP »

        ► Parce que vous savez ce que je vote ?
        Moi je m’interroge à chaque élection.

         
        • I.P
          I.P répond à Pierrrrre
          Il manque Hulk en baskets
          • Posté à 15h10 le 22/11/2010
          • Internaute 25391
            Il manque Hulk en baskets

          Disons « ne vote pas plus à gauche que l’ex-UDF »
          ça vous va ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à I.P
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 15h26 le 22/11/2010
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            Droite-gauche.. c’est tellement réducteur...
            disons que sur le plan économique je suis « ultra » libéral
            sur le plan éducation, plutôt coté Freinet (vous savez, le communiste et qui a monté une école privée),
            et sur le plan stratégie internationale, plutôt pro atlantiste, pour un OTAN élargi à la Russie,
            ainsi qu’un occident affirmant son référent culturel judéo chrétien.
            Je suis aussi pour une Europe avec gouvernance, fiscalité et armée commune. (une gestion européenne nous préserverait des conneries de la gestion populiste et corporatiste parisienne).

        5 autres commentaires
    • nosil35
      nosil35 répond à Pierrrrre
      en mutation
      • Posté à 15h19 le 22/11/2010
      • Internaute 39000
        en mutation

      De la rhétorique digne de l’UMP donc ... Au moins les gens de droite pourrons suivre, pour une fois.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à nosil35
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 15h30 le 22/11/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « De la rhétorique digne de l’UMP donc »

        ► Oh, pas du tout.. plutôt une rhétorique de gauche, vous savez, celle qui regroupe les jolis mots de « alternatifs »..« force de progrés ».. « comportement citoyen »..
        et villipende les vilains mots de « ultra libéral ».. » mondialisation »..« patrons voyous »...

        Ça sort des séances de BrainStorming du Parti Socialiste..
        à défaut d’un programme cohérent et chiffré, ; ils ont leurs jolis mots, ainsi que ceux destinés à faire peur aux mères grands.

         
        • nosil35
          nosil35 répond à Pierrrrre
          en mutation
          • Posté à 16h04 le 22/11/2010
          • Internaute 39000
            en mutation

          C’est vrai que le programme chiffrés de l’UMP on connait : la dette, les emprunts, la gabégie.

        • kevangel
          kevangel répond à Pierrrrre
          Chercheur
          • Posté à 17h28 le 22/11/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          Ah non « patron voyou » c’est Sarko qui l’a inventé. Il faut rendre à César ce qui est à César.

        2 autres commentaires
    • yalienx
      yalienx répond à Pierrrrre
      • Posté à 10h07 le 23/11/2010
      • Internaute 66859

      Disons que dans la bouche d’un Montebourg, « déglobalisation » ressemble furieusement à « démagogie ».

      Je n’ai pas encore regardé dans mon dictionnaire des synonymes pour vérifier si les deux mots ne seraient pas liés, à tout hasard... en tout cas, dans la prochaine édition (post-2012), ce sera sans doute le cas !

  • a déménagé le 17 décembre ....
    a déménagé le 17 décembre ....
    émophane stable. voir mode d' (...)
    • Posté à 16h59 le 22/11/2010
    • Internaute 130799
      émophane stable. voir mode d' (...)

    ça veut dire que jusqu’à maintenant on nous a enlevé qu’un œil mais que bientôt on en aura plus pour pleurer

  • LeLapin
    LeLapin
    Infopigiste
    • Posté à 12h42 le 22/11/2010
    • Internaute 31149
      Infopigiste

    « “ Déglobalisation ” : le terme est laid, OK. Mais ça veut dire quoi ? »

    En français, ça se dit « démondialisation ». C’est quand même plus clair quand on parle sa langue.

  • vacarme le rouge
    vacarme le rouge
    Francais emigré en allemagne et (...)
    • Posté à 12h51 le 22/11/2010
    • Internaute 121757
      Francais emigré en allemagne et (...)

    Petite question ?

    En admettant qu’un candidat soit élue avec un tel programme et une réel volontée de le mettre en pratique, pourat il le faire ? Ma crainte est que le pouvoir économique ne le laisse pas faire.

    • Moorice
      Moorice répond à vacarme le rouge
      assis
      • Posté à 13h39 le 22/11/2010
      • Internaute 112628
        assis

      je dirais plutôt que son programme c’est du vent. Sacrée fumerie en effet de déclarer pouvoir influencer l’économie mondiale.

      Tout comme sarkozy, le PS prend les électeurs pour des cons, ou le sont eux-même.

      • sot6son
        sot6son répond à Moorice
        Pâtre apatride
        • Posté à 14h50 le 22/11/2010
        • Internaute 120134
          Pâtre apatride

        UMP et PS prennent clairement leurs électeurs pour des cons... ce qui nous fait au moins 57,05% de cons en 2007.
        Douce France...

    • Pchaudard
      • Posté à 13h52 le 22/11/2010
      • Internaute 72946

      Selon moi, la France seule ne peut influer sur les règles de l’économie mondiale.
      Comme tout politique, ils font des effets d’annonce en interne, pour satisfaire leur électorat, mais qui sont inapplicables.

      La seule manière de faire pression sur le reste du monde, serait d’avoir une Europe unie et forte (et là, c’est pas gagné).

      • Wildleech
        Wildleech répond à Pchaudard
        révolutionnaire en devenir
        • Posté à 19h19 le 22/11/2010
        • Internaute 81842
          révolutionnaire en devenir

        Pas besoin de faire pression, une bonne impulsion devrait suffire.
        Par exemple, sortir des dogmes libéraux et briser l’europe technocratique.

    • yalienx
      • Posté à 10h15 le 23/11/2010
      • Internaute 66859

      Le pouvoir économique ne le laissera pas faire, peut-être. Encore que ! Vous savez, ce que veulent les industriels, c’est faire de l’argent. S’ils doivent fabriquer leurs télés en France, et les vendre deux fois plus cher pour continuer à faire leurs marges, ils pourront le faire sans problème. Bon, ils en vendront sans doute moins, c’est vrai. Mais c’est surtout parce que les consommateurs veulent toujours payer moins cher.

      Car le problème aujourd’hui est là ! Tout le monde veut avoir accès à tout. Chacun veut sa télé écran plat, son téléphone portable, etc. Alors qu’on n’en a pas besoin ! ! ! Et du coup, pour que tout le monde puisse s’offrir ces gadgets, on les fait fabriquer en Chine ou à Singapour afin de pouvoir les payer 2 ou 3 fois moins cher. En exploitant au passage la main d’oeuvre locale !

      Mais pour moi, et je sais que ce n’est pas très politiquement correct, mais qu’importe : nous sommes tous responsables ! Les dirigeants économiques le sont bien sûr ! Mais le peuple également. Car finalement, la plupart des français sont contents de cette situation : pouvoir profiter de la technologie pas cher par exemple. Il n’y a qu’à regarder les derniers sondages en la matière (je parle de majorité, pas des malheureux laissés pour compte que crée ce système économique... et tout autre système économique d’ailleurs).

      Par contre, personne n’acceptera de reconnaître qu’il fait partie des « exploiteurs ». En réalité, chaque Français, et plus généralement chaque habitant des pays développés, profite des efforts d’une main d’oeuvre sous-payée à l’autre bout du monde (ou parfois même tout près de nous). Mais sans jamais vouloir le reconnaitre...

      • vacarme le rouge
        vacarme le rouge répond à yalienx
        Francais emigré en allemagne et (...)
        • Posté à 11h07 le 23/11/2010
        • Internaute 121757
          Francais emigré en allemagne et (...)

        Je suis tout a fait d’accord avec vous .Dans ce cas nous devrions aussi accepter . D’une part de moin consommer,surtout d’en payer le prix et d’autre part de consommer plus intelligement .

         
        • yalienx
          • Posté à 13h46 le 23/11/2010
          • Internaute 66859

          Oui, c’est évident ! On ne peut pas vouloir la démondialisation tout en conservant son petit confort personnel en terme de consommation...

          • Network 23
            Network 23 répond à yalienx
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 14h12 le 24/11/2010
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            C’est bien là, effectivement, l’un des problèmes principaux.

            Soit-dit en passant, le « pouvoir économique » n’est pas monolithique : il y a toujours eu des secteurs pro-protectionnistes (et l’agriculture industrielle française est loin d’en être les derniers) et d’autres pro-libéraux.

            Et puis, un modèle « déglobalisant », « produire local, consommer local », a ses appuis économiques.

            Plutôt qu’opposer le « pouvoir économique » au « peuple », ces deux monolithes étant très fragiles, il faudrait changer à la fois nos habitudes de consommation, et celles de production. Et ça, c’est ce que le petit Mao aurait appelé une « révolution culturelle ». Est-on prêt à la faire ?

        • Doutor
          Doutor répond à vacarme le rouge
          En mouvance permanente
          • Posté à 13h54 le 23/11/2010
          • Internaute 133611
            En mouvance permanente

          Allez dire ça à ma femme : $

        3 autres commentaires
  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.