Chez Michel Wieviorka

De la sociologie et deux ou trois autres questions de société vues par Michel Wieviorka, de l'EHESS.

Nicolas Sarkozy, sur les pentes de l'idéologie ?

Michel Wieviorka
Sociologue, EHESS
Publié le 12/02/2012 à 08h55

Au cours des dix dernières années, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis président de la République a fait preuve d’un activisme particulièrement agité sur l’immense registre des questions de reconnaissance culturelle et d’injustice sociale ou sur la conception de notre nation.

Les observateurs de la vie politique y ont vu d’abord la marque de l’inconstance, de l’hésitation, parfois aussi une tendance au spasme – cette contraction brusque et involontaire.

Aujourd’hui, l’inconstance semble laisser la place à une dérive idéologique. Ce qui n’est pas du même ordre : l’inconstance caractérise un leader naviguant à vue au gré des évolutions conjoncturelles de la situation, sans visée autre, à long terme, que de se maintenir au pouvoir.

Les représentations de Sarkozy

L’idéologie, disait Hannah Arendt, c’est la logique d’une idée, c’est la poursuite d’un projet, c’est un ensemble de représentations qui structurent et orientent l’action.

En 2003, Nicolas Sarkozy explique sur France2 :

« Il est des territoires qui ont tellement plus de handicaps que si on ne leur donne pas plus que les autres, ils ne pourront pas s’en sortir. »

Le pays est selon lui en état d’échec en matière d’intégration des immigrés, et il se fait fort de nommer prochainement un musulman sur un poste de haut fonctionnaire. C’est ainsi qu’il compte faire face aux menaces de communautarisme pesant sur la République et les institutions.

En 2006, dans le Parisien, il précise sa pensée :

« Les administrations sont obligées par la loi d’avoir 6% de leurs collaborateurs avec un handicap. Qu’est-ce que c’est, sinon un quota ? J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes et les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur. »

Et en juillet 2008, les yeux rivés sur l’Amérique, il annonce :

« Ce que les Etats-Unis ont fait avec Barack Obama, c’est ce que l’on veut faire ici. La discrimination positive, l’“affirmative action”, cette façon qu’ont les Etats-Unis de dire qu’à la tête d’un pays cela doit être aussi différent qu’au bas d’un pays, c’est exactement ce que je veux faire. »

Enfin en décembre 2008, au moment même où une commission présidée par Simone Veil apporte une fin de non-recevoir à sa demande d’introduire le mot « diversité » dans le préambule de la constitution, il crée un poste de Commissaire à l’égalité et à la diversité qu’il confie à Yazid Sabeg, un entrepreneur connu pour ses positions en faveur de la reconnaissance des différences culturelles ou pour les statistiques dites ethniques.

Retournements, contradictions, hésitations

Cette ouverture à la discrimination positive ou à la reconnaissance des différences raciales, religieuses ou culturelles n’exclue pas, paradoxalement, une conception fermée de la nation, affirmée dès sa campagne présidentielle de 2007, quand il annonce la création d’un ministère qui se préoccupera de l’identité nationale. Le discours des années 2003-2008 est fait aussi de retournements, de contradictions, d’hésitations.

Puis tout change, les thématiques de la reconnaissance ou de la discrimination positive sont abandonnées, tandis que se durcissent les références à la nation. En décembre 2009, Nicolas Sarkozy publie une tribune dans Le Monde qui lance un débat indigne, mal préparé et manqué sur l’identité nationale.

En juillet 2010, il prononce à Grenoble un discours musclé sur la sécurité, et l’immigration, qu’il associe à la délinquance, et il souligne à nouveau l’échec du modèle français d’intégration.

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble

Enfin, en février 2011, il traite du multiculturalisme, affirmant :

« Oui, c’est un échec. On s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrivait et pas assez de l’identité du pays qui l’accueillait. »

Il dit ne pas vouloir « d’une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côté des autres ».

Ainsi, il n’est pas difficile de faire apparaître l’inconstance du chef de l’Etat, dont la ligne générale, s’il s’agit de ces enjeux, peut varier considérablement et passer d’une orientation à une autre, totalement opposée.

Pas un idéologue, mais un pragmatique

De ce point de vue, le chef de l’Etat n’est pas un idéologue, mais un pragmatique, dont le propos est fonction de l’actualité immédiate, et peut-être du choix qu’il fait de ceux qui le conseillent.

C’est un avocat d’affaires, qui règle les problèmes, croit-il, au fur et à mesure qu’ils se présentent, sans se préoccuper de continuité historique, sans colonne vertébrale autre que celle que dictent les intérêts politiques et économiques de son camp. Si cohérence il y a, ce n’est pas dans une visée ambitieuse ou un projet stabilisé, ce n’est pas dans le contenu du discours, mais dans le style.

Mais ce constat ne suffit pas. Au delà des changements rhétoriques, en effet, il y a une pente que le chef de l’Etat dévale de plus en plus vite, et de plus en plus nettement, comme s’il ne pouvait plus s’arrêter.

La première étape de cette pente est donnée par le renversement qu’elle implique dans le regard porté sur ceux que concerne au premier chef le propos du Président : les musulmans, les Noirs, etc.

Hier, ils étaient considérés, le respect était demandé pour eux et pour la diversité qu’ils incarnent.

Aujourd’hui, ils sont accusés d’être responsables de leurs propres problèmes, et de menacer la société, ses valeurs, sa civilisation. Il ne s’agit plus de créer pour chacun les conditions d’une subjectivation réussie, et d’une inclusion dans la société française, il s’agit de sauver celle-ci de supposés dangers apportés par les Noirs, les musulmans, les Roms, etc.

Une logique de bouc émissaire se profile, dans laquelle les victimes deviennent des coupables.

La deuxième étape consiste à alimenter une confusion sémantique qui brouille notre vie politique, et pas seulement. A utiliser un vocabulaire chargé de connotations singulières, négatives, à se servir des mots sans grande prudence, à tout confondre, de façon unilatérale, la culture, la religion, la civilisation, la nation, l’immigration, le discours du chef de l’Etat, ou de ceux qui l’accompagnent aujourd’hui, est fait de glissements, de mésusages, d’à peu près.

Or l’islam est une religion, ce n’est pas une culture. Le multiculturalisme, comme son nom l’indique, n’est pas fait pour la religion, mais pour la culture, et il concerne l’intérieur de la société, et non l’immigration en tant que telle.

La culture et la civilisation, ce n’est pas la même chose. Le nazisme n’est pas une civilisation. Les migrants ne sont pas tous des « immigrés », définis par la perspective de l’intégration : beaucoup aussi veulent circuler, ne sont en France qu’en transit, et – sujet tabou – nombre de Français, en particulier parmi les jeunes, vont chercher à l’étranger ce qu’ils n’ont plus l’espoir de trouver en France, ils émigrent etc.

En dévoyant et en pervertissant le langage, la langue, en en orientant l’usage, le chef de l’Etat délégitime les catégories classiques du jeu politique, introduit des clivages nouveaux. Et la confusion à laquelle il contribue grandement ne s’arrête pas là. Elle pénètre l’opinion, elle fixe les catégories du débat, elle en définit le cadre, et les mots installent la vie politique sur un champ balisé par le Front national et confirmé par Nicolas Sarkozy.

La troisième étape d’une telle pente n’est pas atteinte aujourd’hui, mais toute l’histoire du XXe siècle est là pour nous inciter à la vigilance : le langage est un élément des processus où l’idéologie s’empare de la politique, il suffit de lire Jean-Pierre Faye (« Langages totalitaires ») ou Victor Klemperer (« Lti, la langue du Troisième Reich ») pour le comprendre.

Après la confusion, la crise intellectuelle, il ne faudrait pas qu’une ère nouvelle s’inaugure. Pour l’instant, le chef de l’Etat, à différence de la présidente du Front national, n’est pas tant porté par une idéologie mobilisatrice qu’il partagerait massivement avec une base ou un électorat, que soucieux d’une réélection compromise. Mais la pente qu’il suit est de celles qui ouvrent la voie à des processus inquiétants.

Infos pratiques

Ce texte développe une conférence prononcée le 11 février 2012 au Palais du Luxembourg dans le cadre de la journée d'études « L'idéologie du sarkozysme » organisé par la Fondation Jean Jaurès et le site nonfiction.fr

  • 16077 visites
  • 81 réactions
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  • Gérard Manhut Aussichot
    • Posté à 09h27 le 12/02/2012
    • Internaute 167544

    Vous oubliez la « Politique de civilisation », en 2008, empruntée à Edgar Morin et tombée aux oubliettes aussitôt qu’annoncée

    Lien

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 09h35 le 12/02/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    L’idéologie de Sarkozy n’est pas encore entrée dans l’histoire et n’y entrera définitivement pas.
    Il est -avec Berlusconi- l’annonce de nos hommes politiques de demain, aucune valeur, le pragmatisme du pouvoir et la seule ambition de le conserver par tous les discours possibles en les adaptant aux « sondages » du moment.
    Les nouveaux hommes d’Etat seront irresponsables, ils parleront beaucoup mais nieront les effets de leur discours hallucinants ou de leurs politiques incohérentes sur nos vies.
    Et les peuples terrorisés continueront de se jeter vers ces hommes providentiels en carton. A moins qu’ils apprenent à couper la TV et écouter autre chose que le buzz médiatique orchestré par leurs communicants, chaque jour une annnonce, chaque jour un évenement, chaque jour les journalistes relaient, amplifient et valident sans vergogne la suroccupation des cerveaux par ces marques déposées par les urnes.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Joseph Gratteur
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h48 le 12/02/2012
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Tant que les oeuvres de Guy Debord , Jean Baudrillard, Philippe Muray et Paul Virillo ne seront pas inscrites au programme des maternelles en urgence absolue , je ne vois aucune solution se dessiner concernant ce grave problème..

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à Numerosix
        Working class bléro
        • Posté à 12h19 le 12/02/2012
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        L’abolition du spectacle comme rapport social ou politique n’est pas pour demain. La mise en scène de sa personne devant un public quelconque semble être la principale activité des uns et des autres ( toi ou moi il nous arrive aussi de cèder à la tentation, hein...)
        A notre époque ou tout le monde raconte sa vie sur FB, ou chacun met son ego en avant, en préalable à toute relation, nous avons donc tout le temps ....pour nous placer dans le futur tsunami quantique qui viendra bouleverser les conchiances et mettre un point final à l’équation situationiste.
        Je viens de lire qu’H.G Wells, le célèbre auteur aurait choisi pour épitaphe « Je vous l’avais bien dit, bande de cons ! »

         
        • zénon denon 84
          zénon denon 84 répond à Joseph Gratteur
          Bonne
          • Posté à 20h21 le 12/02/2012
          • Internaute 30028
            Bonne

          véritable ferme de la célébrité !
          et quelle ferme ____________ ! c’était sans la TNT _____________ !

        1 autres commentaires
    • Saba
      Saba répond à Joseph Gratteur
      • Posté à 20h37 le 12/02/2012
      • Internaute 9356

      Les hommes politiques seront ce que nous les ferons puisque c’est nous qui votons . Vous me direz que ce n’est pas une garantie de voir choisis des hommes responsables , après tout les Allemands ont bien voté pour le nazisme . Mais peut-être que les hommes politiques pourraient essayer d’être pédagogues et pas seulement dans les semaines qui précèdent les présidentielles . Je suis persuadée qu’un discours simple qui explique que le « bon sens » n’est pas la panacée, aiderait à la formation des citoyens.

      • vivivivi
        vivivivi répond à Saba
        indépendant
        • Posté à 01h47 le 13/02/2012
        • Internaute 123431
          indépendant

        petite piqûre de rappel :

  • avaroa avaroa
    • Posté à 09h52 le 12/02/2012
    • Internaute 51355
      AS

    « ... J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes et les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur »...

    Notre société a oublié d’ajouter à cette liste les animaux de compagnie...

    Cette pensée est une insulte aux citoyens FEMMES, HANDICAPES et à tous ceux qui n’ont pas les yeux bleus et qui pourtant sont nés sur le territoire français !
    Dès lors que l’on est obligé de légiférer sur des populations qui en principe devraient être des citoyens à part entière c’est qu’il y a problème ...

    Vu sous cet angle les Guéantesques conneries sur les civilisations ont de beaux jours devant elles...à commencer par balayer devant sa porte...

  • Célia
    Célia
    Etudiante
    • Posté à 09h57 le 12/02/2012
    • Internaute 114304
      Etudiante

    En même temps, ce n’est pas complètement de sa faute : un typ, qui a eu 7/20 en français et 9/20 en philosophie à son bac, ne maîtrise pas forcément la terminologie philosophique. Ni le maniement des concepts d’ailleurs.

    • caro
      caro répond à Célia
      délinquante avérée
      • Posté à 10h36 le 12/02/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      et qui a osé élire cet illettré « président de la république » ?

      • mauser
        mauser répond à caro
        • Posté à 10h44 le 12/02/2012
        • Internaute 4683

        Ceux qui ont voté pour lui dont je pense un part en le méprisant hautement Il n’existe pas de grand hommes pour son valet mais existe-t-il de grands hommes pour les faiseurs de roi qui les abreuves avec des enveloppes de cash .
        Je ne dirait pas mais cherchez il existe une profession la plus vielle du monde soit disant qui n’accepte que le liquide

    • mauser
      mauser répond à Célia
      • Posté à 10h39 le 12/02/2012
      • Internaute 4683

      Attendez il possède une circonstance exténuante n’est il pas comme moi fils d’immigré

      • caro
        caro répond à mauser
        délinquante avérée
        • Posté à 10h51 le 12/02/2012
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        moi aussi, je suis fille d’immigrés : -) Dans le cas sarko c’est une circonstance non seulement « exténuante », mais aussi « expulsante »

      • vivivivi
        vivivivi répond à mauser
        indépendant
        • Posté à 01h50 le 13/02/2012
        • Internaute 123431
          indépendant

        la France est une terre d’immigrés puisque c’est le bout du monde occidental ! !
        donc tout le peuple qui la compose vient d’ailleurs, c’est logique.

        nous sommes tous des fils d’immigrés... ça remonte plus ou moins loin

    • jean lire
      jean lire répond à Célia
      anonyme
      • Posté à 13h23 le 12/02/2012
      • 180699
        anonyme

      Certes.

      Sauf que la moyenne nationale au bac en philosophie est de 8/20 et ce depuis 20 ans.

      Mais la manière d’enseigner n’y est pour rien, c’est une évidence.( :))

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 10h07 le 12/02/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Par chez moi on dit : « si c’est exprès, c’est une crapule ; sinon, c’est encore pire ».

    • Célia
      Célia répond à Pas tripette.
      Etudiante
      • Posté à 10h45 le 12/02/2012
      • Internaute 114304
        Etudiante

      Mon post était une blague. En fait, je crois que c’est les 2 à la fois : exprès avec des concepts qu’il ne maîtrise pas : p

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 10h46 le 12/02/2012
    • Internaute 121073
      geek

    Sarkozy n’est pas pragmatique ,seulement opportuniste avec le désir fou de continuer à se maintenir au pouvoir.
    La folie des hommes politiques ou la loi qui par un référendum ,devrait limiter le nombre de mandats à suivre
    Il serait pragmatique ,si au lieu de continuer cette mascarade suicidaire pour l’ump, il laissait la place à fillon en espérant un bon ministère (pas l’économie tout de même !).
    Il a bien gentiment suivi son cursus ,pris le pouvoir légalement ,fait sa petite guerre qu’il a gagnée mais il essaye de revenir comme Napoléon après ses 100 jours, malheureusement ses grognards sont trop vieux et usagés.
    Dommage il ne laissera pas de choses étérnelles genre style empire ,Napoléon III ,il n’y aura pas d’armoires ikéa Sarkozy , de Bâtiments classés Bouygues Sarkozy rien que l’oubli ,comme les présidents de 1936 à1958 ,hein à part le pétain le facho qui peut me donner la liste ?
    Bien sur on oubliera hollande à moins que ? Tout espoir n’est pas perdu.

    • caro
      caro répond à pemmore
      délinquante avérée
      • Posté à 12h08 le 12/02/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      n’est pas Poutine qui veut avec son ami Medvedev, une fois c’est toi une fois c’est moi !
      Quant aux bâtiments bouygues-sarkozy, il restera les prisons ... qu’ils pourront tester pour de vrai, ou les centres de rétention pour étrangers, avant que quelques aventureux n’y placent des bombes en vue d’un feu d’artifice du 14 juillet

    • LaoJinHu
      LaoJinHu répond à pemmore
      non-conventionné par la (...)
      • Posté à 16h51 le 12/02/2012
      • Internaute 161554
        non-conventionné par la (...)

      Sauf que Pétain n’a jamais été président de la République mais président du conseil appelé légitimement à constituer un gouvernement. Et de façon tout à fait constitutionnelle et démocratique, il s’est fait voter les pleins pouvoirs par la majorité des députés.
      La particularité de Pétain c’est d’avoir été le seul chef de l’Etat non républicain de la 3eme République. Et on se souviendra que Sarkozy aura été le premier président de la République qui a tellement plu parce qu’il a réussi à placer la « démocratie » bien au dessus de la République, au point d’en faire le seul étalon de comparaison pour une majorité de nos concitoyens ...
      Les fondateurs de notre République se sont jamais battus pour la démocratie (la démagogie) mais pour des valeurs bien plus fortes : celles de l’intérêt général, de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.

      • pemmore
        pemmore répond à LaoJinHu
        geek
        • Posté à 17h20 le 12/02/2012
        • Internaute 121073
          geek

        Bien sur que pétain n’a jamais été président .(un bug dans la formule)
        Je n’avais pas fait attention aux arguments de démocratie en 2007 de Sarkozy ,il y avait bien longtemps que j’avais estimé ce politicien la et pas essayé d’écouter son discours.
        Par contre ou on a manqué d’infos c’est concernant la vente catastrophique du 1/5 ème de l’or de la banque de France en 2004 qui a manqué à nos concitoyens pour juger aussi de son incompétance sur le plan économique.
        Faut dire qu’à cette époque ,les citoyens avaient le choix entre la poisse et la glu avec Royal et je ne leur en veux pas de s’être plantés.

         
        • LaoJinHu
          LaoJinHu répond à pemmore
          non-conventionné par la (...)
          • Posté à 18h09 le 12/02/2012
          • Internaute 161554
            non-conventionné par la (...)

          Et c’est malheureusement la preuve que votre jugement n’est pas parfaitement congru ... En 2007, les fondamentaux républicains de Royal étaient absolument clairs et volontairement affichés, ce qui n’était pas le cas pour Sarkozy.
          Quant aux qualités autoproclamées du capitaine à la manœuvre et à ses capacités en matière économique, vous m’excuserez de ne pouvoir hurler de rire dans un commentaire ..

        1 autres commentaires
  • nitchevo
    • Posté à 10h46 le 12/02/2012
    • Internaute 155257

    J’ai honte pour la France qui est devenue une « pseudo démocratie » pour ne pas dire une dictature !
    Comment peut-on oser traiter des gens en grande situation de fragilité financière, sociale et humaine de cette façon ? Comment peut-on oser lancer un débat aussi populiste ?
    Comment peut-on traiter ces personnes de « faux chômeurs », à une époque où il y a une grande pénurie d’emploi et qu’en trouvez pour des personnes âgées (45 ans c’est déjà trop vieux !), handicapées, immigrées, licenciées ou autres relève de la mission impossible au vu des discriminations exercées par les employeurs ?
    En les obligeant à suivre une formation obligatoire non choisie débouchant sur un métier obligatoire (cela a des relents de STO), sachant que le métier qu’on leur demandera d’exercer fera partie des fameux « métiers en tension », liste dressée par chaque préfet, métiers que personne ne souhaite exercer. Et pour cause, ce sont des métiers généralement très peu qualifiés voire pas qualifiés, sans perspective d’avenir, avec des horaires impossibles, des temps partiels subis, des salaires dérisoires, des conditions de travail déplorable ! ! En plus de l’aspect humiliant et inhumain de cette proposition, qui consiste à assimiler les chômeurs à des « fainéants », vieille polémique des années 1980 qui resurgit comme un épouvantail à destination des électeurs d’extrême droite, le gouvernement essaie de faire croire au peuple que c’est en forçant 500 000 personnes à prendre ces postes qu’il va lutter efficacement contre le chômage. Poudre aux yeux que tout ça, car le chômage est depuis longtemps non plus conjoncturel mais structurel, ce qui veut dire qu’il y a une réelle pénurie d’emploi et que même si ces emplois non pourvus l’étaient, le taux de chômage resterait très élevé ! Double poudre aux yeux car l’objectif, non avoué, du gouvernement, est de faire baisser artificiellement les chiffres du chômage. En effet, une personne qui entre en formation n’est plus comptabilisée dans la catégorie A, celle retenue pour les chiffres du chômage, ce qui veut dire qu’en faisant rentrer un maximum de chômeurs en formation, Mr Sarkozy tente de faire baisser le chômage au plus vite avant les élections présidentielles.
    Cet appel à un référendum sur l’indemnisation des chômeurs est indigne d’un pays démocratique. Après les immigrés, les chômeurs ! Quelles seront les prochaines cibles ?
    A quand Mr le « Président au lieu de ces référendums populistes, un référendum sur les salaires des présidents et des ministres, un référendum pour refuser à tous ces parlementaires de conserver des indemnités, même quand il ne sont plus en fonction, un référendum pour demander aux français si ils sont d’accord sur le cumul de mandat, un référendum pour obliger les entreprises à recruter sans discrimination, un référendum pour interdire aux entreprises, administrations comprises, d’employer une personne pendant 10 ans avec 69 CDD ! ! Il y a d’autres débats bien plus importants à mener que cette chasse aux sorcières !
    En parlant de CDD, notre “président” entend lutter contre le chômage en embauchant 1000 personnes à Pôle emploi. A-t-on bien communiqué sur le fait que ces personnes seront en CDD pendant un an seulement et qu’à la fin 2012, elles se retrouveront de nouveau de l’autre côté du guichet, comme en 2010 et en 2011 ! ! ! Imaginez-vous la souffrance de ces personnes que l’on jette comme des kleenex ?
    Le chômage est une épreuve qui peut toucher tout le monde, jeune, cadre, vieux, femme, homme ! ! Le sort des chômeurs doit être une lutte commune et ne doit pas diviser la France, bien au contraire. Qui parmi vous n’a pas un proche, un ami, une connaissance touchée par ce fléau et qui rêverait d’avoir un travail normal et stable ?
    Le gouvernement cherchent des boucs émissaires pour masquer la réalité, à savoir que notre pays s’est mis entre les mains de groupes financiers, qu’il a cassé l’industrie française et les emplois qui vont avec, d’où le chômage et la précarité croissante.
    Chômeurs, et non chômeurs, indignez-vous ! ! !

    • caro
      caro répond à nitchevo
      délinquante avérée
      • Posté à 10h56 le 12/02/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      il pourrait même embaucher 2 000 personnes à pôle emploi, ce ne sont pas elles qui pourront créer des postes et du travail. Faire faire des formations ne servira à rien, puisqu’il n’y a rien derrière. C’est encore une manière de stigmatiser les chômeurs et de les enlever des listes pendant quelques mois.

    • vivivivi
      vivivivi répond à nitchevo
      indépendant
      • Posté à 02h05 le 13/02/2012
      • Internaute 123431
        indépendant

      déjà au 19° siècle on a sorti les gens de leur indépendance en les enfermant dans les usines à cette époque c’était la grande industrialisation et la main d’oeuvre était nécessaire...les nouveaux esclaves sont entrés dans les usines et les fabriques.
      les sortant de la terre avec laquelle ils pouvaient se nourrir et être indépendant on les a rendus en esclavage.....
      aujourd’hui personne ne songe à rendre la liberté aux français en restituant la terre pour ceux qui le veulent et en permettant à chacun de créer son entreprise ou en tout cas de leur permettre de créer son emploi.
      on ne parle qu’embauche, CDD temps partiel,
      les gens sont incapables de se projeter dans l’avenir en créant leur emploi parce qu’on les empêche d’imaginer un avenir sans dépendre d’une entreprise..
      La droite veut encore augmenter le temps de travail, essorer encore les gens qu’il souhaite payer moins pour travailler plus, concurrencer les chinois en somme....

      je pense réellement qu’il faudrait en France, augmenter les salaires des employés, le smic à 2000€ pour faire face aux augmentations des prix ou alors plafonner les prix à la baisse de tout ce qui s’achète se vend et se loue.
      les ouvriers ne doivent pas travailler plus de 3 heures par jour et 15 heures par semaine pour un même salaire....
      plus de loisirs, plus de temps libre pour la famille et les enfants, pour pouvoir vivre enfin, et pas attendre la retraite pour se poser.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h48 le 12/02/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    la baisse de la qualité de l’Education Nationale, avec, en autres, la quasi suppression des matières qui font réfléchir (philo, histoire ...) fait partie de ce plan. Les français ne doivent plus avoir la possibilité de comprendre et donc de s’opposer aux dérives langagières et au mélange des concepts.
    Moins on en connait, plus on est malléable, prêt à croire n’importe quel bonimenteur beau parleur.
    Il est grand temps de redonner toute sa place à l’E.N. et que toute cette clique, son chef en tête, soit balancée dans les oubliettes, justement de l’Histoire. Que ces derniers 5 ans ne soient plus qu’une triste parenthèse.

    • Craca
      Craca répond à caro
      Arachnophobe
      • Posté à 11h36 le 12/02/2012
      • Internaute 132400
        Arachnophobe

      Houpela ! Autant j’abonde dans votre sens quant à la suppression de l’histoire (ou de la modification de son enseignement, en rayant la chronologie) ou de la philo, autant la partie « qui fait réfléchir » me fait tiquer au plus haut point : on dirait des spasmes présidentiels !

      Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, mais, étant prof de sciences physiques, je n’ai pas l’impression d’enseigner une matière d’abruti écervelé incapable de la moindre pensée intellectuelle... L’esprit critique, la capacité au doute, la mise au ban de toute opinion non vérifiée, que je sache, sont des notions éminemment importantes que, ma foi, je tente de transmettre aux élèves. Je dis ça pour ma chapelle, mais la musique ça fait réfléchir, que dire des arts plastiques... Même les maths, dites donc, c’est pas creux !

      Alors s’il vous plaît, cessez de hiérarchiser les matières, y’a du bon à prendre partout (c’est d’ailleurs pour cela qu’il ne faut pas supprimer les jolies matières que sont l’histoire, la géographie et la philosophie...).

      • caro
        caro répond à Craca
        délinquante avérée
        • Posté à 12h12 le 12/02/2012
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        vous avez raison, tout dépend comment on enseigne ces matières, si un prof se contente de faire ingurgiter une jolie formule ou s’il s’en sert pour élargir l’horizon. Là je vous fais confiance : -)

         
        • Craca
          Craca répond à caro
          Arachnophobe
          • Posté à 12h48 le 12/02/2012
          • Internaute 132400
            Arachnophobe

          C’est valable pour l’histoire... ; -)

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 9-4-2012
        A déménagé le 9-4-2012 répond à Craca
        Explore l'indéterminé
        • Posté à 13h02 le 12/02/2012
        • Internaute 22643
          Explore l'indéterminé

        Vous n’êtes tout de même pas sans savoir que le mot de « science » sert trop souvent, notamment en économie mais pas seulement, à écarter les « profanes » de toute participation au débat sur des finalités qui parfois les concernent. On en arrive à cette absurdité que le mot de science est à nouveau synonyme de dogmatisme et d’argument d’autorité !

        Ainsi, en sciences de la nature, « la mise au ban de toute opinion non vérifiée » ne concerne trop souvent que les sciences elles-mêmes. Au nom de la prudence du spécialiste, trop peu de scientifiques risquent leur capacité de raisonnement en dehors de leur discipline. Du moment que les programmes de recherche sont financés, « on ne regarde pas la main qui donne le cheval »... Les spécialistes des sciences de la nature donnent trop souvent l’impression d’être indifférents à la chose politique.

        Beaucoup plus nombreux et constants sont les philosophes, les historiens, les spécialistes de sciences humaines et sociales en général à prendre en charge, avec les citoyens eux-mêmes, les problèmes liés au bien commun.

        Un des seuls exemples récents du contraire, c’est la climatologie, mais faute d’avoir anticipé la complexité des relations avec l’opinion publique, les climatologues sont restés trop longtemps entre experts, débattant en interne, et ont ainsi prêté le flanc à leurs ennemis.

        Je ne dis pas du tout cela par anti-scientisme, entendons-nous bien, mais parce que j’attends au contraire beaucoup plus des scientifiques dans la Cité et que l’« oubli » de Caro ne vient pas de rien.

         
        • Craca
          Craca répond à A déménagé le 9-4-2012
          Arachnophobe
          • Posté à 14h17 le 12/02/2012
          • Internaute 132400
            Arachnophobe

          C’est oublier les Charpak et autres Kahn (pas jean-françois, mais son frère). Plus loin de nous, les Pascal, Descartes... Je ne veux pas tomber dans l’angélisme, il est évident que nombre de scientifiques se cachent derrière leur discipline, mais il me semble qu’oublier ne serait-ce que les vulgarisateurs de talents (Reeves en tête) est une erreur. Évidemment, il serait ridicule de mettre au même niveau d’implication dans la cité un sociologue, dont c’est l’objet d’étude, et un physicien des matières molles !

          Sinon, ma remarque portait sur l’enseignement. Et je crois que nous participons tous de la Culture du citoyen (sans nous pas de débat sur le nucléaire ou les OGM...), ainsi que de la mise en place de cet esprit critique nécessaire à la protection anti-avalage de couleuvres.

          Après, on y arrive ou pas, c’est une autre histoire...

          • A déménagé le 9-4-2012
            A déménagé le 9-4-2012 répond à Craca
            Explore l'indéterminé
            • Posté à 14h26 le 12/02/2012
            • Internaute 22643
              Explore l'indéterminé

            Oui, nous sommes d’accord, surtout sur l’enseignement.

            Je trouve que c’est surtout Reeves qui sort du lot dans vos exemples, car il a vraiment une capacité à faire sentir et entendre les implications des sciences de la nature dans le champ plus large de la pensée et de notre rapport au monde.

            Quant à Descartes et Pascal, outre qu’ils sont assez anciens, ce ne sont vraiment pas des modèles d’« engagement citoyen » du savant (si vous me permettez cet anachronisme) !

            • Craca
              Craca répond à A déménagé le 9-4-2012
              Arachnophobe
              • Posté à 14h40 le 12/02/2012
              • Internaute 132400
                Arachnophobe

              Ils sont seulement à la base de l’esprit des lumières (pas tout seuls, bien sûr, mais tout de même...)

              Quant à Reeves, il est par essence dans l’arène en tant que vulgarisateur. Mais je me souviens de Charpak s’engageant pour le nucléaire. Après, on est d’accord ou non, mais bon...

              • A déménagé le 9-4-2012
                A déménagé le 9-4-2012 répond à Craca
                Explore l'indéterminé
                • Posté à 16h17 le 12/02/2012
                • Internaute 22643
                  Explore l'indéterminé

                Oui, Charpak, j’en retiens surtout le dispositif de La main à la pâte. Si je comprends bien ce qui est dit sur Wikipédia de son engagement pour le nucléaire, il serait à la source de sa qualification d’« énergie propre » présentée comme alternative aux énergies fossiles.

                Quant à Descartes et Pascal, je dirais qu’il ne sont que très indirectement à la base de la philosophie des Lumières. Surtout Pascal ! On lui sait gré de ses Provinciales parce qu’il avait les jésuites pour cibles, mais on peut dire qu’il était encore plus fanatique sur le plan religieux, au point... d’abandonner sa recherche scientifique pour la mystique !

                Quant à sa vision du politique, il nous a laissé des remarques puissantes, mais à l’instar de Descartes, il considérait que l’ordre établi en son temps était préférable à tout changement. Ils considéraient l’homme trop imparfait, pour ne pas dire mauvais, pour que le moindre changement social et politique vaille la peine.

                Pour eux, le savoir est le seul domaine de vérité, le politique n’est rien. Il aura fallu Spinoza. Diderot était d’ailleurs spinoziste. Mais les Lumières elles-mêmes n’avaient pas d’autre horizon politique que le « despote éclairé »...

                A part ça, je suis enchanté de cette petite controverse avec vous, car c’est précisément cela dont l’actuel gouvernement veut nous priver, parce que les ferments d’un changement radical sont là dans notre soif de discuter.

                Bien à vous

        4 autres commentaires
      • pemmore
        pemmore répond à Craca
        geek
        • Posté à 13h34 le 12/02/2012
        • Internaute 121073
          geek

        La seule matière qui ne forme pas l’esprit humain sont les mathématiques ,il ne s’agit que d’un outil ,comme en eléctricité l’outil principal est le tournevis mais on ne va pas en faire une thèse ,avec l’informatique les maths sont réduites à leur plus simple expression et c’est tant mieux.
        Tout comme le tournevis peut être électrique ou pneumatique.
        C’est sur que l’histoire la philosophie la géographie ont des impacts sur toute notre activité industrielle et de la nos emplois et de façon inattendue.
        1 la philosophie
        Un exemple par l’absurde renault ,marque de très grand luxe nationalisée après la guerre gèrée sans aucun patron ,la mentalité on est des fonctionnaires on est les meilleurs !
        Ca c’est la philosophie de la boîte ,on ne se remet jamais en question ,alors on fabrique en quantité des voitures pas fiables ,ne tenant pas la route (l’expression d’un des plus grands pilotes du Mans ,quand on a conduit une 4cv on peut conduire n’importe quoi) et dont la carrosserie se dégrade considérablement. Quand à l’esthétique elle reste à l’avenant.
        2 ,l’histoire
        Donc Renault transporte ses casseroles et n’arrive pas à faire admettre aux Français et Européens que leurs voitures sont fiables ,tiennent la route ,ne rouillent plus et sont belles et objets de désir.
        Il ne reste rien sur les routes des vestiges de la mémoire ,4cv dauphine ,fregate etc
        Ce qui n’est pas le cas de citroën.
        3 ,La géographie
        Renault la a évolué il a compris que les autres pays du monde entier ont besoin d’autre types de véhicules qu’en Europe.
        Et ça marche pas mal.
        Mais les casseroles traînent encore aux états unis ,une aventure ratée des années 50 .
        Une saga très différente est celle de steve jobs qui lui a tout compris et du coup a provoqué une aventure industrielle fabuleuse.

         
        • jean lire
          jean lire répond à pemmore
          anonyme
          • Posté à 14h00 le 12/02/2012
          • 180699
            anonyme

          En fait, à vous lire, la discipline qui se nomme « philosophie », vous n’y connaissez rien :

          « 1 la philosophie
          Un exemple par l’absurde renault ,marque de très grand luxe nationalisée après la guerre gèrée sans aucun patron ,la mentalité on est des fonctionnaires on est les meilleurs !
          Ca c’est la philosophie de la boîte ,(....) »

          Quel est le rapport entre, disons, Wittgenstein, Arendt, Derrida, Merleau-Ponty, et « la philosophie de la boite » ?

          Quant aux mathématiques, il est consternant que vous ne sachiez pas que mathématiciens et philosophes s’interrogent sur le statut des « objets » mathématiques. Un truc sans importance, selon vous, certainement.

        • Craca
          Craca répond à pemmore
          Arachnophobe
          • Posté à 14h26 le 12/02/2012
          • Internaute 132400
            Arachnophobe

          Mon dieu ! (c’est une image)

          Vous devriez savoir que développer un argumentaire sur des exemples est inepte. C’est de la rhétorique élémentaire, c’est à dire de la logique.

          D’ailleurs vous poursuivez avec une démonstration « par l’absurde », c’est donc que vous êtes familier de la logique (je parle de la discipline).

          Et la logique, ce sont... des maths. Les relations mathématiques (principes de démonstrations), comme la contraposée, l’absurde, la causalité, etc... on les apprends en classe de mathématique dès le collège (on en parle aussi en philosophie, me direz-vous) et on poursuit jusque dans le supérieur.

          Allez, sans rancune, vous ne comprenez pas bien la matière et ses enjeux. Tant pis.

          PS : les mathématiques sont aussi un outil. Mais enfin, lorsqu’on travaille sur un univers à n dimensions, vous me montrerez la différence entre « mathématique » et « philosophie »...

          • pemmore
            pemmore répond à Craca
            geek
            • Posté à 15h35 le 12/02/2012
            • Internaute 121073
              geek

            Ca vous sert à quoi dans la vie de tous les jours de résoudre une série de fourier ?
            (remarque avoir lu platon ou shopenhauer pas plus)
            Même pour moi qui dans mon métier ait été constament en en rapport avec des intégrales ,des dérivées ,des équations proportionnelles ,donc utilisateur ,j’estime que ce ne sont que de la pâture à donner aux ordinateurs ,ça ne fait pas de vous quelqu’un capable de prévoir les enjeux stratègiques d’une entreprise .
            C’est pas en divergeant dans des stratosphères d’initiés qu’on va donner du travail à 4 millions de chomeurs.
            Dans l’éducation nationale on se heurte aux mathématiques comme à une sorte de secte ou les comprendre est le summum de l’intelligence.
            Moi ça n’a commencé à me dire quelque chose que quand ça s’est affiché à l’oscilloscope .
            Tout comme les balbutiements de l’informatique avec l’algêbre de boole ,le binaire et l’hexadécimal).
            Avant pour moi ce n’était qu’une méthode perverse d’exclusion.

        3 autres commentaires
      • jean lire
        jean lire répond à Craca
        anonyme
        • Posté à 13h55 le 12/02/2012
        • 180699
          anonyme

        Ah.

        Cela doit donc être une sorte de légende urbaine que le mépris ou l’indifférence des « matheux » envers la philosophie ».....

         
        • Craca
          Craca répond à jean lire
          Arachnophobe
          • Posté à 14h35 le 12/02/2012
          • Internaute 132400
            Arachnophobe

          Il est des gens obtus dans tout domaine. Il y en a sans doute plus en sciences dures. Cela n’enlève rien à l’intérêt des matières scientifiques dans l’accomplissement de l’esprit citoyen de nos élèves. C’est mon propos. A la fac, mes collègues étudiants me désolaient lorsqu’ils disaient avoir « l’esprit scientifique » et pas « l’esprit littéraire »... Du formatage des esprits. Après, ça fait des hiérarchies entre disciplines et des regards hautains un peu débiles.

          (vous verriez ces relations étranges dans certains lycées... La table des agrégés d’un côté, la table des certifiés d’un autre, et bien sûr les « sous-matières » au fond... C’est bien triste la bêtise humaine...)

          • jean lire
            jean lire répond à Craca
            anonyme
            • Posté à 14h40 le 12/02/2012
            • 180699
              anonyme

            Je suis bien d’accord.

            C’est du formatage doublé d’une sévère valorisation de ce-qui-sert-à-quelque-chose.

            Quant à la hiérarchie scolaire, celle des profs, je crois qu’elle relève de l’ethnologie ( :))))

        2 autres commentaires
    • scripta manent
      scripta manent répond à caro
      anarchogaulliste social
      • Posté à 23h37 le 12/02/2012
      • 175612
        anarchogaulliste social

      très juste.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 10h51 le 12/02/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    Il existe d’autres grilles de lecture aux mensonges électoraux refuser de voir une continuité idéologique par le renversement du discours sarkosyste me semble d’une errance intellectuelle la plus totale.

    Peu le voient. Certains commencent à le soupçonner. La chose transpire dans maintes analyses, mais n’accède pas à une formulation directe, comme si cette vérité devait demeurer forclose en raison de sa monstruosité. Comme si au cœur de cette évidence il y avait un vide impensable. Il est urgent pourtant d’en formuler au moins l’hypothèse et d’en interroger la validité : le premier agent de l’insécurité, de la xénophobie et de la violence est devenu aujourd’hui notre gouvernement, leur principal producteur notre Etat, leur premier responsable notre président.

    C’est un fait unique dans l’histoire de notre République finissante : un homme a inventé l’insécurité et la xénophobie d’Etat comme stratégie de gouvernement et arme politique. Il les a inventées et mises en œuvre méthodiquement, intentionnellement. Non seulement comme un moyen de reprendre la main quand les plus graves soupçons pèsent sur le sommet de l’Etat et sur le parti majoritaire, non comme une simple « diversion » circonstancielle et communicationnelle en période de grave crise économique et sociale, mais bien comme un continuum idéologique et une pratique politique destinée à asseoir et conserver un pouvoir qui nous fait sortir un peu plus chaque jour de la légalité républicaine, des règles démocratiques et du respect de nos institutions.

    Les théories d’une rupture politique ou d’un virage récent vers l’inadmissible - « durcissement », « radicalisation », lit-on un peu partout - sont aujourd’hui insuffisantes. Sarkozy et ses conseillers ont inventé l’insécurité programmatique, l’insécurité comme programme électoral et projet politique. Ni diversion, ni dérive, mais une ligne idéologique, un choix délibéré, pensé et assumé, un système avec des fondamentaux puisés directement dans la pensée de l’extrême droite, avec son langage propre, son révisionnisme de l’histoire, son gouvernement par la peur et cette violence pure qu’il faut bien commencer à penser afin d’identifier ce contre quoi nous avons à nous battre.
    Il y a une extrême cohérence et un continuum idéologique fort du sarkozisme et de sa praxis politique. Elle est avant tout celle d’un homme et de quelques proches, la micro-société des conseillers de l’Elysée. Elle est davantage une pratique empirique et instinctive de la politique qu’une idéologie : la provocation, le coup de force, le putsch permanent. L’idéologie advient cependant par la force d’inscription de cette pratique politique dans l’opinion. Le relais intellectuel des nouveaux réactionnaires et autres Anti-modernes a fait son œuvre. Le sujet mériterait plusieurs ouvrages de science et d’histoire politiques. De sociologie aussi. Je limite volontairement ma réflexion à quelques rappels de notre histoire récente et à la formulation de trois impostures.

    Depuis cinq ans au moins Nicolas Sarkozy a ancré continument la problématique sécuritaire dans la question de l’identité nationale en lien avec l’immigration. Le tournant, si tournant il y a, est déjà ancien. Il date de 2005. Les analystes et les journalistes qui soutiennent la thèse d’un virage estival et d’une radicalisation récente ont la mémoire courte. L’année 2005 n’est pas uniquement celle du « Kärcher » et de la « racaille », ces violences verbales et provocations volontaires élevées au rang de technique de gouvernement et qui joueront un rôle certain dans le déclenchement des émeutes de l’hiver 2005.

    Le ministre de l’Intérieur qui a pris ses fonctions juste après le Référendum se singularise aussi par trois types d’action qui caractérisent sa ligne de conduite politique jusqu’à ce jour. Tout d’abord l’intrusion du pouvoir de l’Intérieur dans le champ de celui de la Justice, allant jusqu’à bafouer la règle de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice. C’est bien sûr l’affaire Nelly Cremel qui vaut à Sarkozy un rappel à l’ordre du Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, suite à une demande de sanction d’un juge prétendument trop laxiste. Ensuite la stigmatisation des minorités et l’amalgame entre immigration illégale et jeunes des banlieues. C’est le discours[v] musclé aux préfets du 9 septembre 2005 dans lequel Sarkozy exige une fermeté exemplaire contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des« Français » : « en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux ». Déjà les « gens du voyage » ! Mais au passage, souvenons-nous que les Roms les avaient précédés comme toutes premières victimes de la politique du jeune ministre de l’Intérieur, dès 2002 et 2003. Je renvoie à l’article[vi] très précis et bien documenté de Caroline Damiens qui avait reconstruit en avril 2005 la sombre histoire des débuts de Sarkozy. Pour en revenir à 2005, l’injonction aux préfets sera suivie par les « rafles de sans-papiers menées au petit matin, avant le départ des enfants à l’école », lesquelles témoignent, selon Alain Gresh dans un article du Monde Diplomatique,« de l’enthousiasme que le ministre a su faire souffler dans les préfectures ». Cet « enthousiasme » n’a pas faibli malgré la longue lutte des associations de soutien aux sans-papiers. Enfin, troisième étape : l’ordre d’expulsion du territoire français de tous les étrangers condamnés pour violences urbaines. 68% des Français y sont favorables, selon le sondage IPSOS du 16 novembre 2005 pour Le Point. Le bilan est éloquent et témoigne déjà du primat des mots sur les actes : 597 personnes incarcérées mais une seule expulsion. Ce bilan est aussi éloquent sur l’implication des étrangers dans les émeutes. Nul doute que les résultats seront en 2010 bien meilleurs avec l’apport des Roms.

    La succession provocation (insultes), stigmatisation (désignation de boucs émissaires), répression (incarcérations-expulsions) suffit à établir le degré de responsabilité de l’Etat dans la production de la violence et le processus de ce que je nomme l’invention sécuritaire. Ne se sont passées que peu d’années depuis 2002 sans que ce schéma ne se répète à l’initiative de Sarkozy ministre ou président.

    Après la grande loi de 2006 sur l’immigration et l’intégration qui restreint considérablement les droits des étrangers, facilite et intensifie les expulsions de sans-papiers et les reconduites à la frontière, après la loi sur la prévention de la délinquance de mars 2007 qui institue la détection du trouble du comportement chez les plus jeunes enfants et autorise une sortie sur les liens entre délinquance et génétique, une seconde étape est franchie en 2007 avec l’élection à la présidentielle et la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. L’invention est unique dans une République : l’association de l’immigration et de l’identité nationale dans un ministère constitue une institutionnalisation d’un lien dont il faut rappeler qu’il appartient au Front National depuis le début des années 80. Les fondamentaux idéologiques du sarkozisme en matière de sécurité n’appartiennent-ils pas en propre à l’extrême droite ? La question mérite d’être posée. Elle permettrait de réviser un peu notre grille de lecture des cloisonnements idéologiques. La question du glissement d’une frange majoritaire de l’UMP à l’extrême droite ne se pose pas. Elle existe de fait. En tout état de cause, nous posons que c’est l’existence de ce ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et le lien qu’il institue qui conduisent logiquement aux propositions du discours de Grenoble.

    Quelle serait alors la nature du tournant de cet été 2010, sa spécificité ? Je pense profondément qu’il est simplement le suivant : l’habillage républicain de l’Etat-Sarkozy est en train de tomber. Le roi a choisi de marcher nu. Car il a choisi d’exposer dans son discours de Grenoble ce qu’il savait majoritairement acceptable par l’opinion publique en fonction de sondages antérieurs. Il sait aussi en son for intérieur tout ce qu’il a accompli comme travail sur l’opinion depuis 2002, une opinion aujourd’hui suffisamment imbibée par la xénophobie d’Etat pour qu’elle accepte le principe de la déchéance de la nationalité. La relance de l’expulsion des Roms ne serait dès lors que la pilule destinée à mieux faire passer la première. Hortefeux prépare ses amendements et décrets. Le seul obstacle est la Constitution et son Conseil. Mais combien de fois Sarkozy a-t-il poussé le Conseil Constitutionnel dans ses retranchements ?

    On doit enfin s’interroger sur les causes de la forte perméabilité de l’opinion au sarkozisme. Elles sont bien sûr très nombreuses et très complexes. Je n’en relèverai qu’une seule. Il me semble que le tour de force de Sarkozy est d’avoir rendu efficiente une triple imposture qui travaille en profondeur l’opinion publique et qui exige aujourd’hui, en retour, un long et patient travail de déconstruction. La première imposture est de faire croire que la France est malade d’une insécurité chronique sans causes, sinon celles de l’immigration et des minorités d’origine étrangère. La seconde est de faire croire que l’insécurité régresse - la manipulation des chiffres est permanente - en passant son temps à souffler sur ses braises et en justifiant in fine qu’une guerre s’impose. La dernière est de faire croire que lutter contre certaines minorités, les Roms en ce moment, est une mesure efficace contre l’insécurité. L’imposture se transforme en faute historique et éthique, s’il existe encore une once d’éthicité de la politique. Coup de génie d’un politicien habile, diront certains. Ce n’est certainement pas la politique d’un homme d’Etat.

    Pascal Maillard Lien

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 11h00 le 12/02/2012
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    croquis d’ambiance

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 11h11 le 12/02/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Il faut se rendre à l’évidence une fois pour toutes : malgré qu’il ait été élu Président de la République, il est incapable d’en incarner les valeurs et la continuité : il est et restera au présent comme au futur, rééelu ou pas, un incident regrettable du suffrage universel.
    Il est déjà dans les oubliettes de l’histoire.
    Il est urgentissime de revoir cette constitution quasi monarchique, qui dès qu’un citoyen lambda se retrouve élu, il devienne de facto le maitre à penser (et à dépenser) de toute une nation, de tout un territoire, et quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse, il est un quasi dieu.
    Dès qu’il parle, tout le monde l’écoute religieusement et tout le monde commente, même si ce qu’il vient de dire est d’une immaturité évidente, d’une perversion politicarde.
    Ce qui est vrai pour un président de la République, l’est tout aussi pour un maire, un député.
    Ceci est indigne de notre pays ,et des esprits rayonnants qui ont jalonné son histoire, de ceux qui se sont battus pour la liberté de la parole.
    Un pays ce n’est pas 53 % de votants.

  • platdujour
    platdujour
    Arracheur de poireau
    • Posté à 11h13 le 12/02/2012
    • Internaute 99480
      Arracheur de poireau

    De toute façon, un type qui n’aime pas le vin, ne peut pas etre un bon président pour la France !

    • Sampieru.C
      Sampieru.C répond à platdujour
      Inspirateur d'Othello
      • Posté à 11h35 le 12/02/2012
      • Internaute 146493
        Inspirateur d'Othello

      Il y à tellement de choses pour remplacer le vin.

    • Majesté
      Majesté répond à platdujour
      ex-spermatozoïde
      • Posté à 12h28 le 12/02/2012
      • Internaute 77564
        ex-spermatozoïde

      Il n’y a pas que le vin. Il n’aime pas la France, non plus, ni les Français. En fait, il n’aime que lui-même et tolère les quelques larbins qui s’extasient devant ses complexes. Tout comme les courtisans admis à s’extasier devant les défécats de Louis XIV...

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 11h24 le 12/02/2012
    • Internaute 140809
      peu importe

    Ec­outer NS maintenant me met sur la défensive, ça me met mal à l’aise, on flaire le mensonge ou la surenchère­, on se demande sur quel nouveau principe des valeurs de droite il va s’asseoir, sur quelle catégorie sociale il va taper,quel­le nouvelle outrance sera au menu..

    Pour les types de droite sociale, il ne reste plus que FB. parce qu’on na plus trop le choix.

    Si NS continuait à se déporter sur la droite de la droite, des défections à l’UMP commencero­nt à se faire, du moins c’est ce que j’espère. On comprendra­it mal , en effet, comment des gens comme Bruno Le Maire ou Guaino pourraient rester solidaires­.

    Ns a le choix entre perdre dans l’honneur ou dans la honte.

  • Fanya
    Fanya
    penseur libre enraciné à Gauche (...)
    • Posté à 11h31 le 12/02/2012
    • Internaute 55815
      penseur libre enraciné à Gauche (...)

    Son rêve ? modifier la constitution comme son compatriote Hongrois , faire une purification ethnique petit à petit ! ! !

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