Chez Michel Wieviorka

De la sociologie et deux ou trois autres questions de société vues par Michel Wieviorka, de l'EHESS.

Nicolas Sarkozy, sur les pentes de l'idéologie ?

Michel Wieviorka
Sociologue, EHESS
Publié le 12/02/2012 à 08h55

Au cours des dix dernières années, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis président de la République a fait preuve d’un activisme particulièrement agité sur l’immense registre des questions de reconnaissance culturelle et d’injustice sociale ou sur la conception de notre nation.

Les observateurs de la vie politique y ont vu d’abord la marque de l’inconstance, de l’hésitation, parfois aussi une tendance au spasme – cette contraction brusque et involontaire.

Aujourd’hui, l’inconstance semble laisser la place à une dérive idéologique. Ce qui n’est pas du même ordre : l’inconstance caractérise un leader naviguant à vue au gré des évolutions conjoncturelles de la situation, sans visée autre, à long terme, que de se maintenir au pouvoir.

Les représentations de Sarkozy

L’idéologie, disait Hannah Arendt, c’est la logique d’une idée, c’est la poursuite d’un projet, c’est un ensemble de représentations qui structurent et orientent l’action.

En 2003, Nicolas Sarkozy explique sur France2 :

« Il est des territoires qui ont tellement plus de handicaps que si on ne leur donne pas plus que les autres, ils ne pourront pas s’en sortir. »

Le pays est selon lui en état d’échec en matière d’intégration des immigrés, et il se fait fort de nommer prochainement un musulman sur un poste de haut fonctionnaire. C’est ainsi qu’il compte faire face aux menaces de communautarisme pesant sur la République et les institutions.

En 2006, dans le Parisien, il précise sa pensée :

« Les administrations sont obligées par la loi d’avoir 6% de leurs collaborateurs avec un handicap. Qu’est-ce que c’est, sinon un quota ? J’aimerais qu’on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes et les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur. »

Et en juillet 2008, les yeux rivés sur l’Amérique, il annonce :

« Ce que les Etats-Unis ont fait avec Barack Obama, c’est ce que l’on veut faire ici. La discrimination positive, l’“affirmative action”, cette façon qu’ont les Etats-Unis de dire qu’à la tête d’un pays cela doit être aussi différent qu’au bas d’un pays, c’est exactement ce que je veux faire. »

Enfin en décembre 2008, au moment même où une commission présidée par Simone Veil apporte une fin de non-recevoir à sa demande d’introduire le mot « diversité » dans le préambule de la constitution, il crée un poste de Commissaire à l’égalité et à la diversité qu’il confie à Yazid Sabeg, un entrepreneur connu pour ses positions en faveur de la reconnaissance des différences culturelles ou pour les statistiques dites ethniques.

Retournements, contradictions, hésitations

Cette ouverture à la discrimination positive ou à la reconnaissance des différences raciales, religieuses ou culturelles n’exclue pas, paradoxalement, une conception fermée de la nation, affirmée dès sa campagne présidentielle de 2007, quand il annonce la création d’un ministère qui se préoccupera de l’identité nationale. Le discours des années 2003-2008 est fait aussi de retournements, de contradictions, d’hésitations.

Puis tout change, les thématiques de la reconnaissance ou de la discrimination positive sont abandonnées, tandis que se durcissent les références à la nation. En décembre 2009, Nicolas Sarkozy publie une tribune dans Le Monde qui lance un débat indigne, mal préparé et manqué sur l’identité nationale.

En juillet 2010, il prononce à Grenoble un discours musclé sur la sécurité, et l’immigration, qu’il associe à la délinquance, et il souligne à nouveau l’échec du modèle français d’intégration.

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble

Enfin, en février 2011, il traite du multiculturalisme, affirmant :

« Oui, c’est un échec. On s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrivait et pas assez de l’identité du pays qui l’accueillait. »

Il dit ne pas vouloir « d’une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côté des autres ».

Ainsi, il n’est pas difficile de faire apparaître l’inconstance du chef de l’Etat, dont la ligne générale, s’il s’agit de ces enjeux, peut varier considérablement et passer d’une orientation à une autre, totalement opposée.

Pas un idéologue, mais un pragmatique

De ce point de vue, le chef de l’Etat n’est pas un idéologue, mais un pragmatique, dont le propos est fonction de l’actualité immédiate, et peut-être du choix qu’il fait de ceux qui le conseillent.

C’est un avocat d’affaires, qui règle les problèmes, croit-il, au fur et à mesure qu’ils se présentent, sans se préoccuper de continuité historique, sans colonne vertébrale autre que celle que dictent les intérêts politiques et économiques de son camp. Si cohérence il y a, ce n’est pas dans une visée ambitieuse ou un projet stabilisé, ce n’est pas dans le contenu du discours, mais dans le style.

Mais ce constat ne suffit pas. Au delà des changements rhétoriques, en effet, il y a une pente que le chef de l’Etat dévale de plus en plus vite, et de plus en plus nettement, comme s’il ne pouvait plus s’arrêter.

La première étape de cette pente est donnée par le renversement qu’elle implique dans le regard porté sur ceux que concerne au premier chef le propos du Président : les musulmans, les Noirs, etc.

Hier, ils étaient considérés, le respect était demandé pour eux et pour la diversité qu’ils incarnent.

Aujourd’hui, ils sont accusés d’être responsables de leurs propres problèmes, et de menacer la société, ses valeurs, sa civilisation. Il ne s’agit plus de créer pour chacun les conditions d’une subjectivation réussie, et d’une inclusion dans la société française, il s’agit de sauver celle-ci de supposés dangers apportés par les Noirs, les musulmans, les Roms, etc.

Une logique de bouc émissaire se profile, dans laquelle les victimes deviennent des coupables.

La deuxième étape consiste à alimenter une confusion sémantique qui brouille notre vie politique, et pas seulement. A utiliser un vocabulaire chargé de connotations singulières, négatives, à se servir des mots sans grande prudence, à tout confondre, de façon unilatérale, la culture, la religion, la civilisation, la nation, l’immigration, le discours du chef de l’Etat, ou de ceux qui l’accompagnent aujourd’hui, est fait de glissements, de mésusages, d’à peu près.

Or l’islam est une religion, ce n’est pas une culture. Le multiculturalisme, comme son nom l’indique, n’est pas fait pour la religion, mais pour la culture, et il concerne l’intérieur de la société, et non l’immigration en tant que telle.

La culture et la civilisation, ce n’est pas la même chose. Le nazisme n’est pas une civilisation. Les migrants ne sont pas tous des « immigrés », définis par la perspective de l’intégration : beaucoup aussi veulent circuler, ne sont en France qu’en transit, et – sujet tabou – nombre de Français, en particulier parmi les jeunes, vont chercher à l’étranger ce qu’ils n’ont plus l’espoir de trouver en France, ils émigrent etc.

En dévoyant et en pervertissant le langage, la langue, en en orientant l’usage, le chef de l’Etat délégitime les catégories classiques du jeu politique, introduit des clivages nouveaux. Et la confusion à laquelle il contribue grandement ne s’arrête pas là. Elle pénètre l’opinion, elle fixe les catégories du débat, elle en définit le cadre, et les mots installent la vie politique sur un champ balisé par le Front national et confirmé par Nicolas Sarkozy.

La troisième étape d’une telle pente n’est pas atteinte aujourd’hui, mais toute l’histoire du XXe siècle est là pour nous inciter à la vigilance : le langage est un élément des processus où l’idéologie s’empare de la politique, il suffit de lire Jean-Pierre Faye (« Langages totalitaires ») ou Victor Klemperer (« Lti, la langue du Troisième Reich ») pour le comprendre.

Après la confusion, la crise intellectuelle, il ne faudrait pas qu’une ère nouvelle s’inaugure. Pour l’instant, le chef de l’Etat, à différence de la présidente du Front national, n’est pas tant porté par une idéologie mobilisatrice qu’il partagerait massivement avec une base ou un électorat, que soucieux d’une réélection compromise. Mais la pente qu’il suit est de celles qui ouvrent la voie à des processus inquiétants.

Infos pratiques

Ce texte développe une conférence prononcée le 11 février 2012 au Palais du Luxembourg dans le cadre de la journée d'études « L'idéologie du sarkozysme » organisé par la Fondation Jean Jaurès et le site nonfiction.fr

  • 16079 visites
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  • Sampieru.C
    Sampieru.C répond à Fanya
    Inspirateur d'Othello
    • Posté à 11h38 le 12/02/2012
    • Internaute 146493
      Inspirateur d'Othello

    Compatriote ? N’exagérons rien.

    50% seulement.

  • Gérard Manhut Aussichot
    • Posté à 11h55 le 12/02/2012
    • Internaute 167544

    en deux mots con patriote, siouplait

  • John Merrick
    John Merrick
    pachyderme que ça
    • Posté à 11h52 le 12/02/2012
    • 179410
      pachyderme que ça

    Pourquoi quand not’bon roi élu ou son bouffon non élu viennent a la télé c’est face a Pujadas ou Ferrari...

    A quand un débat face a des vrais penseurs et intellectuels, comme M. Wieviorka par exemple, apparement seuls capables de replacer les délires présidentiels dans un contexte historique et sociologique, sachant de quoi ils parlent et a meme de poser les vrais questions qui fachent.

    Notez que c’est ce qu’on attend d’un journaliste a la base, mais bon... On va pas trop trop en demander non plus.

  • Hertz
    Hertz
    explosive
    • Posté à 12h01 le 12/02/2012
    • 180591
      explosive

    Nicolas Sarkozy défend l’idéologie de la « Mondialisation »

    Pour concurrencer les nouveaux pays émergents, tels la Chine ou le Brésil, le seul moyen est de faire chuter le coût du travail en France afin d’attirer de nouveaux les investisseurs (Juste pour comparer un ouvrier Renault français gagne 1800 euros, un ouvrier marocain 250 euros).
    Comment procéder ? Sa solution est somme toute assez simple : substituer la population française de souche, bien trop chère et non cuncurrentielle et la remplacer par une immigration massive venue de pays du tiers-monde (200 000 étrangers rentrent chaque année en France, sans compter les dizaines de milliers de clandestins).

    Cette politique de mondialisation, qu’il appelle dans ses discours le « Nouvel Ordre Mondial » passe par le métissage OBLIGATOIRE de la population française, la dilution de son identité ethnique afin de constituter une population homogène avec disparition des phénotypes yeux bleux, cheveux blonds beaucoup trop discriminatoires, et de généraliser le type basané aux yeux et cheveux bruns ou noirs, afin d’éviter les tensions communautaristes et ethniques.

    Le Nouvel ordre Mondial de Sarkozy :
    Lien

    Le métissage obligatoire des français (mais pas pour les autres pays !) :
    Lien

    « Or l’islam est une religion, ce n’est pas une culture. »

    Attention aux amalgames. L’Islam n’est pas qu’une Religion.
    l’Islam est un système politique, juridique, économique, législatif, social complet qui englobe tous les aspects de la vie du Musulman.
    Dans toutes les Grandes Mosquées de France, on enseigne du droit coranique (charia), la Sunna (actes de la vie du Prophète qui doivent servir de modèle à tout Musulman pratiquant), le fiqh (jurisprudence du Droit), la finance islamique, les hadiths, en, bref, le licite et l’illicite, du DROIT PENAL MUSULMAN, incompatible et concurrent du système démocratique Occidental.
    Plus de précisions sur :
    Lien

    « Le nazisme n’est pas une civilisation. »

    Je ne suis pas d’accord. Le nazisme est une civilisation. La civilisation du Reich Millénaire.
    Elle est basée sur la culture de la race aryenne, les blancs blonds aux yeux bleus de race supérieure, l’extermination des Juifs et l’exportation de tous les noirs dans la jungle africaine car considérés comme des animaux ayant revêtus un aspect humain.

    Les propos de Guéant prennent alors tout leur sens en déclarant que, effectivement, toutes les civilisations ne se valent pas.

    • Gérard Manhut Aussichot
      • Posté à 12h34 le 12/02/2012
      • Internaute 167544

      Tiens, un bon aryen

      • Hertz
        Hertz répond à Gérard Manhut Aussichot
        explosive
        • Posté à 13h30 le 12/02/2012
        • 180591
          explosive

        « Tiens, un bon aryen »

        Et à part vos calembours à 10 balles, vous avez autre chose à dire ?

    • Chriswow
      Chriswow répond à Hertz
      C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)
      • Posté à 16h34 le 12/02/2012
      • Internaute 126218
        C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)

      « Je ne suis pas d’accord. Le nazisme est une civilisation. La civilisation du Reich Millénaire.
      Elle est basée sur la culture de la race aryenne, les blancs blonds aux yeux bleus de race supérieure, l’extermination des Juifs et l’exportation de tous les noirs dans la jungle africaine car considérés comme des animaux ayant revêtus un aspect humain. »
      Heu ......c’est vraiment votre point de vue ou c’est une blague ?

      • Hertz
        Hertz répond à Chriswow
        explosive
        • Posté à 18h30 le 12/02/2012
        • 180591
          explosive

        « Heu ......c’est vraiment votre point de vue ou c’est une blague ? »

        Si c’est mon point de vue que la nazisme est une civilisation ?
        oui, c’est mon point de vue.
        C’est l’idéal civilisationnel d’Adolf Hitler décrit dans « Mein Kampf » qu’il a essayé de mettre en pratique de 1933 à 1945.

        Le nazisme a-t-il moins de valeur que la civilisation occidentale ?
        oui c’est mon point de vue.

         
        • Exilée
          Exilée répond à Hertz
          • Posté à 10h18 le 13/02/2012
          • Internaute 4215

          Et bien allez vivre en Hongrie et allez danser avec les nazis. Votre civilisation nazie est le symbole de la cruaute, les nazis ne sont pas des humains, ce sont un ramassis de malades mentaux.

          Vous etes pathetiquement drole. Vous « critiquez » le nazisme et faites sont apologie dans la meme phrase. Il y a une case qui ne fonctionne pas dans votre cerveau...

        1 autres commentaires
  • lebondoscié
    lebondoscié
    Clair-obscurantiste
    • Posté à 12h02 le 12/02/2012
    • Internaute 150550
      Clair-obscurantiste

    Un petit coq franc gaulois prend ses désordres pour des ires, un petit coq franc gaulois prend ses désordres pour des ires.
    Son executif reste à executer, je répète, son executif reste à executer.
    Dans les rangs de l’assemblée, les éléments de langage sont déjà rassemblés dans les bagages.
    Au mur, l’allégorie d’un fantasme de grande heure dors aux pied d’une triste entropie, il m’a semblé.

  • Alkali
    Alkali
    déboucheur surpuissant de (...)
    • Posté à 12h02 le 12/02/2012
    • Internaute 121880
      déboucheur surpuissant de (...)

    Il y a 5 ans, Iznogoud 1er voulait être calife à la place du calife, Aujourd’hui il cherche à le rester... voilà la seule constante chez ce monarque.
    Il n’a ni plan, ni vue d’ensemble, ni idéal autre que celui de rester au pouvoir.
    Cependant, autour de lui, il y a nombre de types dont l’idéologie est plus affirmée. Ceux-ci misent sur lui comme sur le cheval qui leur fera gagner la course.
    Heureusement ce sont des crétins misant sur un imbécile.

    Ca me rappelle ce type, en cellule, qui ayant la tête et le discours d’un « vrai » truand a pu faire illusion quelques mois. Ensuite il a fallu l’isoler pour sa sécurité.
    Moralité, le discours ne suffit pas.... selon l’adage « ce que tu es crie si fort que je n’entends pas ce que tu dis ».
    La seule idéologie du ptit nerveux c’est le pouvoir.

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 12h18 le 12/02/2012
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Tout est dit, merci !

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 12h32 le 12/02/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Nicolas Sarkozy, sur les pentes de l’idéologie

  • Jardidi
    • Posté à 12h53 le 12/02/2012
    • Internaute 39516

    Il faudra un jour que la gauche girondine intègre que les Allemands ont voté pour Hitler. En France, si Sarkozy n’instaure pas la dictature, le risque provient uniquement de la gauche pro-allemande. L’Allemagne est raciste, elle impose l’appauvrissement aux Européens, elle soutient les dénis de démocratie auxquels nous assistons mais monsieur Wieviorka ne se préoccupe que d’un homme méprisable élu sur un mensonge. Warum ?

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h54 le 12/02/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Nicolas Sarkozy ne doit pas être jugé sur ce qu’il a fait,

    sinon il faudrait le sanctionner sur la déstructuration et la désolidarisation de la Société française, qu’il est parvenu à rendre paranoïaque grâce à une politique uniquement basée sur la stigmatisation de chaque groupe de citoyens.

    - Les fonctionnaires stigmatisés, comme coûtant la peau du cul aux autres,
    - Les sans emplois devenus des mendiants professionnels à ses yeux
    - Les malades étant exagérément pris en charge (déremboursements)
    - Les profs qui ne seraient que des privilégiés, adeptes de l’absenteïsme
    - Les étudiants qui ne seraient que des cons, choisissant des filières bouchées,
    - Les médecins, qui prescrivent trop d’arrêt de travail, et nuisent aux équilibres,
    - Les pauvres résidant en camping à l’année, en passe de devenir hors la loi,
    - Les SDF, ces saletés qui salissent et nuisent à la vision « touristique » du pays,
    - Ces mères de famille encaissant l’allocation Familliale sans vergogne,
    - Même entre la Police et la Gendarmerie, il a trouvé le moyen de foutre la merde !

    Faut le juger sur ce qu’il n’a pas fait : TENIR SES PROMESSES DE 2007 !

  • tropi
    tropi
    calisé
    • Posté à 13h29 le 12/02/2012
    • Internaute 12719
      calisé

    souvenez vous des paroles pas idiotes d’« humeur taquine »

    il faut l’entedre et le croire

    • caro
      caro répond à tropi
      délinquante avérée
      • Posté à 13h45 le 12/02/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      le pb avec not’futurexprésident, c’est qu’il oublie tout ce qu’il dit ... pas nous, prenons-le au mot et foutons le dehors ... dès le 22 avril !

  • Rik
    Rik
    • Posté à 13h37 le 12/02/2012
    • Internaute 23118

    A l’approche des élections, c’est la fanfaronnade des promesses illusoires, qu’il n’a pas envisagé une seconde d’appliquer en 5 ans.

    Le bilan est catastrophique, au point que le réseau Vercors, dans la continuité du Conseil National de la Résistance, propose de traduire Nicolas SARKOZY devant la Haute Cour pour haute trahison.
    Lien

    Que faire ? Supporter stoïquement tous ces jeux de dupe jusqu’aux élections sans remettre en cause son intégrité ni sa moralité ?

    Beaucoup pensent qu’il ne mérite pas d’être réélu, car seule une réélection lui éviterait de rendre des comptes devant la justice : affaires Karachi, Bettencourt, vaccinations H1N1, lobby des ogm, soutien massif aux organismes bancaires et financiers, campagne massive de délocalisation intensifiant une chômage dramatique, encouragement à l’achat de hunge-fonds qui ont ruiné nombre d’économies.

    Certes la solution ne passe pas par son clône amorphe le naïf et insipide hollande.
    S’il faut croire au jeu politique, qui ?
    Mélenchon pour une sixième république hors de l’UE avec un retour au franc ? Mais en conservant les mêmes élus républicains ?

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h38 le 12/02/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Comme si c’était propre à Sarkozy.

    Quand Jospin abolit les circulaires Jean Zay pour autoriser les signes religieux « non-ostentatoires » dans les écoles, quand Daniel Vaillant fonde le CFCM, quand Hollande propose d’inscrire dans la constitution le concordat d’alsace-moselle, n’est-ce pas alimenter une confusion sémantique autour du mot laïcité ?

    Quand Poutou, Mélenchon et Le Pen parlent de rétablir la souveraineté du peuple, mais prétendent la soumettre à la bonne volonté de la subsidiarité de l’UE, n’est-ce pas alimenter une confusion sémantique autour du mot souveraineté ?

  • HORATIUS
    HORATIUS
    agent sncf
    • Posté à 15h50 le 12/02/2012
    • Internaute 133880
      agent sncf

    je remarque que « caniveau89 » porte bien son nom, c’est vraiment une belle merde sur laquelle on peut marcher. Quoi qu’il en soit, celui qui est à l’Elysée depuis presque 5 ans (pour lequel je n’ai pas voté) nous a conduit dans le mur. lorsque l’on voit aujourd’hui l’ingérence de merkel dans nos affaires françaises, on est en droit de se poser des questions. Autre livre à lire : LQR la propagande du quotidien de Eric HAZAN.

  • indignee19
    indignee19
    mamie
    • Posté à 16h06 le 12/02/2012
    • Internaute 169747
      mamie

    mais de quelle idéologie parlez-vous ? la seule idéologie de cet individu c’est celle du fric et de sa supposée caste supérieure. Tout ce qu’il a fait et dit depuis 10 ans le prouve sans conteste. Dire tout et son contraire est sa spécialité et c’est un enfumage permanent ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! belle idéologie en vérité ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • wildbretschütze
    wildbretschütze
    joyeux chasseur
    • Posté à 17h56 le 12/02/2012
    • Internaute 124291
      joyeux chasseur

    Sur les pentes de l’idéologie ? Pour faire plus terre à terre, je le vois glisser lentement mais surement vers l’intolérance, l’obscurantisme et le nationalisme pestilentiels.

  • Serge Lefort des Ylouses
    Serge Lefort des Ylouses
    consultant réseaux et télécoms (...)
    • Posté à 18h07 le 12/02/2012
    • Internaute 109877
      consultant réseaux et télécoms (...)

    On écrit mai 2012 sur le calendrier et ça marche !

    Sarkozy n’est pas un politicien de quelque bord que ce soit, il n’ a aucune doctrine ni conviction, il est sans foi ni loi, c’est simplement un aventurier au sens le plus dépréciatif du terme, un joueur dangereux, car il joue avec la vie des autres. Il adopterait n’importe quelle idée pourvu qu’elle lui permette de dominer, de commander, de décider de tout et de rien. C’est sans doute une revanche sur le passé mais je ne suis pas psychiatre ou psychanalyste.
    En revanche, je connais bien les moeurs politiques de mon pays et, jamais, je n’ai vu un personnage du même genre au-delà de toute préférence partisane dans le monde politique. Si cela n’était aussi grave et consternant, on pourrait penser qu’il est le bouffon du roi du temps passé. Et le plus surprenant, c’est que l’on a pas encore tout vu ni tout entendu car, c’est inéluctable, il va sortir encore quelques énormités pendant cette campagne, juché sur les épaules de Guéant, débitant des imprécations sorties de je ne sais quel chapeau remaniées à la sauce Guaino ou un autre grand philosophe de son camp à moins que cela ne soit simplement des idées sorties de son pauvre cerveau malade à force d’être aux abois depuis la fin de l’année passée. Attention, un animal de ce genre, blessé, acculé, est dangereux.

    Serge Lefort des Ylouses

  • very
    very
    enseignant
    • Posté à 18h18 le 12/02/2012
    • Expert 134079
      enseignant

    Toujours aussi démago ! ! !

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 18h28 le 12/02/2012
    • 175612
      anarchogaulliste social

    très bon article.reprenez après moi tous en choeur : dégage !

  • yabon
    yabon
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 19h13 le 12/02/2012
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    « Nicolas Sarkozy, sur les pentes de l’idéologie ? »

    Dans quel sens ?

  • ham burglar
    ham burglar
    Jusqu'à l'os
    • Posté à 22h24 le 12/02/2012
    • Internaute 15613
      Jusqu'à l'os

    a propos de promesses...« Le fil d’activité n’est pas encore disponible »
    il conviendrai de dire « Le fil d’activité ne sera jamais plus disponible »

  • yanhil
    yanhil
    citoyen et électeur
    • Posté à 03h39 le 13/02/2012
    • Internaute 9113
      citoyen et électeur

    Il nous bassine avec ses valeurs pourries, usées et anachroniques !

    Ayons le courage, dimanche 6 Mai 2012, en tant qu’électeur de lui adresser un gros « DEGAGE » ! ! !

  • Exilée
    • Posté à 10h12 le 13/02/2012
    • Internaute 4215

    La CEE ne veut pas prendre position dans la politique interne d’Orban parce que les pays les plus influents de l’Europe (Allemagne, GB et France par exempel) sont du meme bord politique et ont des idees communes.
    Orban est un dange pour la democratie, tout le monde le sait, sa politique est de plus en plus proche de l’extreme droite. Il en faut pas perdre de vue que le mouvement neo-nazi est dans le gouvernement.
    Orban a instaure des mesures que gueant, sarko and co commencent a distiller ici.
    La droitisation que l’on voit maintenant n’est que le debut de ce que ces gens veulent imposer chez nous. Il y a de moins en moins de libertes et cela va continuer.
    Quand on entend Fillon dire que « nous combattons pour les valeurs pour lesquelles nos parents et grands-parents se sont battus », cela me fait hurler !
    Il doit sans doute parler de sarko mais pas de nos parents maquisards qui EUX ont lutte pour la Liberte, l’Egalite, la Fraternite. Beaucoup ont donne leur vie pour ca. Pas les ancetres de ceux qui ont defendu le regime nazi et ont collabores avec Vichy. et c’est ca qu’ils veulent ramener. Un regime noir.

    Priver les ouvriers du droit de greve, exploiter les pauvres a outrance, surveiller les faits et gestes, menacer la justice,.... etc... Est-ce pour cela que NOS ancetres ont lutte ? NON...
    La haine des Autres... Est-ce pour cela que nos ancetres ont lutte ? NON...

    Ils utilisent la peur de certains pour garder le pouvoir. La seule chose qui leur importe est ca ! ! ! nous garder sous leur botte. Notre survie, ils n’en ont rien a faire. Ils ont ruine la France et sont incapable de soutenir leur bilan catastrophique. Du coup, ils tentent de tourner notre attention vers autre chose :
    Les chomeurs, les pauvres et les immigres sont ceux qui sont responsables.

    C’est vrai que les pauvres, les chomeurs ont vu leur pouvoir d’achat et leurs comptes en banque exploser ! Ils ont creve le plafond de reserve autorise ! Ils ont tous ds comptes dans les paradis fiscaux crees par la droite. Ils ont transporte des valises de pots de vin..... etc...

    Nous ne devons pas les laisser nous ecraser et voir s’installer la politique d’extreme droite qui s’installe petit a petit.
    regardez le parcours politique de sarko et gueant (ils sont issus de ces partis) et n’ont utilise la droite (qu’ils nomment republicaine) que pour instaurer un regime dont nous ne voulons pas et contre lequel nos ancetres ont lutte. Y compri les ancetres des immigrants.......

  • Grandloup74
    • Posté à 13h32 le 13/02/2012
    • Internaute 34650

    Pas besoin d’être voyante pour se rendre compte que ce type là fait du populisme à seule fin électorale, ou plutôt par arrivisme. Cela crevait déjà les yeux bien avant, du temps où il officiait près de Balladur.
    Le plus inquiétant, c’est qu’aujourd’hui, compte tenu de son impopularité, ce n’est plus une question de fierté, ou alors il serait inconscient. Qu’est ce qui peut donc le pousser à tenter encore une fois, avec l’immense risque de se faire ridiculiser ? Pas les convictions, puisqu’on vient de voir qu’elles changent au gré du vent de l’opinion. Je pencherais plutôt vers l’idée que s’il a des idées à défendre, ce serait, par procuration, celles de certain groupes (financiers ? idéologiques ?) ou de certain autre pays qu’il affectionne, pour, justement, son idéologie qui rejoint celle des groupes sous entendus ci avant. Le bruit qui court, de ses accointements avec la CIA, son interventionnisme en Libye et prises de positions guerrières en Syrie, me laissent pencher pour cette forte éventualité. Le pays des droits de l’homme devrait avoir à sa tête un homme qui sait que le premier droit est celui de vivre sans subir de bombardements quels qu’en soient les raisons. Chirac a eu au moins cette grandeur à propos de l’Irak. Le pays des lumières aime les hommes qui privilégient la paix et la négociation à la guerre sans discussion et surtout des hommes qui agissent en fonction des intérêts de son peuple et non de ceux de pays tiers.

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