Chez Michel Wieviorka

De la sociologie et deux ou trois autres questions de société vues par Michel Wieviorka, de l'EHESS.

Gestion et sécurité, cela ne suffit pas à la gauche !

Michel Wieviorka
Sociologue, EHESS
Publié le 09/12/2012 à 12h40

Manuel Valls à Montreuil vendredi (Chamussy/Sipa)

Il fut un temps où la gauche, en France, pouvait tenter de s’inspirer de grands modèles eux-mêmes sous tension :

  • le communisme a sombré, malgré les efforts de ses promoteurs les plus ouverts pour proposer dans les années 70 un « eurocommunisme » devant beaucoup à l’exemple italien et à la pensée d« Antonio Gramsci ;
  • la “ deuxième gauche ” syndicale (Edmond Maire) et politique (Michel Rocard) n’a pas survécu aux années Mitterrand ;
  • le social-libéralisme de Tony Blair, Bill Clinton ou Gerhard Schroeder a complètement disparu de notre horizon avec la crise financière et économique.

Reste l’idéal social-démocrate : ne résiste-t-il pas à l’usure du temps, ne peut-il pas encore être invoqué, même s’il s’agit d’une référence en réalité fort abstraite dans notre pays, qui n’a jamais été social-démocrate dans les faits ? François Hollande est-il encore social-démocrate ?

Etat providence + le mouvement ouvrier

La social-démocratie repose sur deux piliers :

  • l’Etat-providence, la redistribution associée à la solidarité ;
  • l’adossement de l’action politique sur le mouvement ouvrier.

De ce deuxième point de vue, les événements récents montrent à l’évidence qu’il impossible de se réclamer, aujourd’hui, à gauche, d’un quelconque esprit social-démocrate.

Le mouvement ouvrier s’est considérablement affaibli depuis une quarantaine d’années, au point que le Front national se fait le champion des “ oubliés ” et des “ invisibles ”, ces ouvriers sans repères ni espoir, sans capacité d’action collective, qui vivent en grand nombre dans des zones périurbaines et qui ont disparu de nos écrans et de nos représentations.

Ce qui subsiste du mouvement ouvrier, avec notamment les superbes “ hommes du fer ” de Lorraine, mène des luttes défensives, pour sauver l’emploi, bien plus qu’il n’est en mesure d’inspirer des contre-projets de société. Et à aucun moment le pouvoir actuel ne semble incarner les attentes et les demandes de ces acteurs. Son inspiration n’a rien à voir avec le souffle du combat des ouvriers de la sidérurgie ou de l’industrie automobile.

S’appuyer sur un autre mouvement social ?

Nous ne sommes plus une société industrielle, et on pourrait imaginer une “ néo-social-démocratie ”, une social-démocratie revisitée, repensée, dans laquelle de nouveaux mouvements sociaux et culturels viendraient prendre la place du mouvement ouvrier pour inspirer l’action politique.

Mais là aussi, le pouvoir semble bien loin d’être porté par les aspirations ou les revendications qui proviennent, par exemple, des mouvements antinucléaires ou écologistes. La construction du réacteur nucléaire nouvelle génération de Flamanville ne semble guère affectée par la contestation, et le gouvernement est assurément sur une autre ligne que les écologistes qui demandent l’abandon du projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

Nous étions orphelins du communisme, de la deuxième gauche, de la troisième voie, nous le sommes donc aussi de la social-démocratie. Et nous sommes bien en peine de déceler une inspiration de gauche claire et forte qui structurerait l’action de nos gouvernants.

Bonne gestion et ordre républicain

En fait, deux références principales viennent tenir lieu de colonne vertébrale au pouvoir actuel.

La première est celle de l’expertise et du savoir-faire technocratique : pour sortir de la crise actuelle, ne faut-il pas faire confiance à la raison, à la compétence en matière économique et gestionnaire, un peu comme en Italie, où Mario Monti a su un temps s’imposer au dessus des partis pour mettre en œuvre avec un gouvernement dit “ de techniciens ” une politique de rigueur ?

La cacophonie récente qui vient de discréditer le pouvoir à l’occasion de ses négociations avec Mittal pour tenter de sauver le site de Florange donne à penser que la logique de la compétence est vite débordée par les problèmes concrets : l’appel à la raison technocratique, incarnée par la présence massive d’anciens élèves de l’ENA au sommet des appareils d’Etat, n’est pas une réponse satisfaisante au déficit de structuration politique qui caractérise la gauche au pouvoir aujourd’hui.

Et ce n’est pas parce que le chef de l’Etat s’efforce en permanence de trouver des compromis entre des logiques d’action et des forces politiques conflictuelles qu’il transforme en social-démocratie un mélange de rationalité, de pragmatisme et de sens de la négociation.

Deuxième référence : la République. Le discours, ici, n’est pas adossé sur la compétence économique et gestionnaire, sur la prétendue rationalité des experts, il se fonde sur des promesses républicaines d’ordre et de sécurité. Cette promesse n’a rien de gauche en elle-même, et elle ne dit rien des tensions ou des problèmes économiques, culturels, sociaux qui génèrent l’insécurité.

Elle répond à de fortes attentes qui traversent tout la société, et celui qui l’incarne, le ministre de l’Intérieur, bénéficie bien plus que d’autres d’une image favorable au sein de l’opinion, en général, comme à gauche, en particulier.

La nécessité d’une nouvelle vision

Ni la raison experte, ni la mise en avant de l’ordre républicain ne sont à la hauteur des enjeux politiques d’aujourd’hui, et ni l’une ni l’autre ne sont spécifiquement de gauche. Pire : l’une comme l’autre peuvent susciter de nouveaux problèmes.

  • La première ne peut que créer ici et là d’intenses déceptions, et, de là, des difficultés politiques considérables que le pouvoir actuel croit à tort possible de gérer au cas par cas, au fur et à mesure que les questions deviennent aiguës, et en fonction de la capacité plus ou moins grande qu’ont les acteurs de se faire entendre.
  • La seconde, quand elle n’accompagne pas des mesures à l’écoute des demandes culturelles ou sociales émanant de la société, risque de s’autonomiser pour devenir un mélange inefficace de répression et d’incantation idéologique.

Le pouvoir ne nous tirera pas de la crise actuelle, qui est aussi morale et politique, en se contentant de conjuguer rigueur technocratique et ordre républicain, le tout assorti d’une com’ accompagnant tactiquement ses moindre faits et gestes. Il est grand temps qu’il réfléchisse aux idées générales qui le doteraient d’une vision tendue vers l’avenir.

  • 9397 visites
  • 56 réactions
TAGS
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 13h03 le 09/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « le social-libéralisme de Tony Blair, Bill Clinton ou Gerhard Schroeder a complètement disparu de notre horizon avec la crise financière et économique. »

    Ah bon ?

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 13h25 le 09/12/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    La deuxième gauche était une connerie monstre (merci à Tonton d’avoir politiquement tué Rocard, dont on voit encore les ravages à Terra nova).
    Le problème est que la gauche n’est plus la défendeure de la majorité de la population, mais d’une coalition de minorité : les jeunes urbains diplômés, les banlieusards, les homos, les immigrés ou défendeurs d’immigrés... C’est joli, ça permet d’être élu lorsque l’adversaire est vraiment nul, mais ça n’est pas une majorité réelle et sérieuse. Bref, on a totalement supprimé l’aspect « social » de la social-démocratie, pour la remplacer par des questions sociétales certes intéressantes, mais qui ne concernent au final qu’une infime minorité de personnes.
    Hollande ferait bien de commencer à virer Ayrault et mettre Aubry à la place, histoire d’avoir un premier ministre de guerre assez solide et capable de toucher l’électorat populaire.

    • Tanaiste
      Tanaiste répond à Atlantis
      SENS
      • Posté à 15h10 le 09/12/2012
      • 180202
        SENS

      1) Pour m’aider à finir de faire mon deuil de la 2° gauche, pourriez-vous développer votre commentaire. Je n’ai jamais eu de chance, chaque fois que « mise » sur un candidat, il (ou elle [Ségolène]) se casse la figure.
      2) Tout à fait d’accord avec vous sur la composition du PS. Quelques exemples qui me viennent à l’idée : un élu (ni responsable ni coupable) de Seine-Maritime qui habite place du Panthéon à deux pas de chez Tibéri, une élue de Seine St-Denis qui habite le 14° arrondissement, un ministre soupçonné d’avoir un compte en Suisse qui habite les beaux quartiers de Paris, etc.
      3) Miss Tape-dur comme Premier-ministre ? La guerre en Syrie ne vous suffit pas, vous voulez voir une guerre entre le grand méchant mou de l’Élysée et la miss Tape-dur de Matignon (ni responsable ni coupable, ses conseillers ne lui ont rien dit) ?
      Réflexion faite, vous avez raison, le match entre J.-F. Copé et F. Fillon commence à devenir ennuyeux, il faut un nouveau spectacle, mais en mieux.
      Au minimum il faut que Normal 1er fasse bombarder miss Tape-dur, retranchée à Matignon, par les avions de la force de frappe nucléaire.
      Nécessaire aussi, qu’une division blindée assiège l’Élysée et pilonne Normal 1er.
      Après médiation de l’ONU, il faut des casques bleus pour séparer les belligérants.

      • Atlantis
        Atlantis répond à Tanaiste
        Etudiant apolitique
        • Posté à 18h14 le 09/12/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        La deuxième gauche était celle qui abandonnait les questions économiques d’importances pour se situer sur un terrain uniquement sociétal (l’environnement, les homos, les immigrés... intéressants au demeurant, mais secondaire lorsqu’on parle de mesures économiques concernant la vie quotidienne de millions de concitoyens).
        Ca se voit très bien dans la position de Rocard à Terra nova, qui proposait au PS de laisser tomber les ouvriers pour se concentrer sur les secteurs minoritaires précédemment évoqués. De toute manière, ces cons de pauvres votent FN.

         
        • coco7592
          coco7592 répond à Atlantis
          duruttiste convaincu
          • Posté à 02h43 le 10/12/2012
          • 178334
            duruttiste convaincu

          je voudrais pas chicaner mais franchement si vous considérez que le PS se situe sur le terrain de l’environnement c’est que vous deviez pas trop suivre les actions en la matière des gouvernements qu’il a formé... quant aux immigrés franchement le gouvernement actuel ne montre pas beaucoup de velléités intéressantes...

        • Tanaiste
          Tanaiste répond à Atlantis
          SENS
          • Posté à 14h26 le 10/12/2012
          • 180202
            SENS

          Merci pour cet éclairage.
          Les gens changent ! J’en étais resté à Michel Rocard faisant l’éducation économique de Mitterrand, faisant la paix en Nouvelle-Calédonie et (le Protestant) recevant au parlement européen un représentant des nationalistes irlandais (=Catholiques pour les simplistes). J’ignorais l’épisode dont vous parlez.

          Le fait que Brasse-de-l’air-La Mouche-du-Coche, ministre improductif et joueur perso ait attaqué Michel Rocard, me rendait ce dernier sympathique.

        2 autres commentaires
    • Garde-Chiourme
      Garde-Chiourme répond à Atlantis
      Etudiant. CQFD.
      • Posté à 15h12 le 09/12/2012
      • Internaute 136535
        Etudiant. CQFD.

      La deuxième gauche n’était pas une « connerie monstre ». Aujourd’hui on croit que la deuxième gauche c’est la gauche post-1983, c’est faux. Si on se place dans les années 60 il faudrait être sérieusement atteint pour préférer les ruines de la SFIO au PSU. J’ignore sur quelle base vous affirmez que c’était une connerie, mais ce n’est pas la « Deuxième Gauche » qui a détaché le PS de son socle populaire ni qui a enfanté le « social-libéralisme ».

      • Atlantis
        Atlantis répond à Garde-Chiourme
        Etudiant apolitique
        • Posté à 18h10 le 09/12/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        D’ailleurs, le PSU était tellement préféré qu’il s’est fait totalement absorbé à Epinay et n’a jamais était foutu de faire un score décent, que ce soit aux présidentielles ou aux législatives.
        Une gauche si anti communiste qu’elle se méfie de l’intervention de l’Etat dans l’économie, quel qu’en soit le niveau, ce n’est plus la gauche. C’est un centre progressiste.

         
        • Garde-Chiourme
          Garde-Chiourme répond à Atlantis
          Etudiant. CQFD.
          • Posté à 18h20 le 09/12/2012
          • Internaute 136535
            Etudiant. CQFD.

          Le PSU s’est fait absorber à Epinay pour plusieurs raisons, y compris des contingences politiciennes (à l’intérieur du parti, si vous examinez les motions et la lutte Rocard-Mitterrand ) qui ne sont notamment pas étrangères aux erreurs monumentales et à la position de Rocard ; et vous avez raison les échéances électorales lui ont beaucoup nuit, de la même façon qu’au PC aujourd’hui. Et après ?

          Le PSU n’était pas anticommuniste ; la plupart de ses dirigeants, Poperen surtout, étaient communistes. L’un de ses traits idéologiques majeurs c’était l’autogestion ; et c’est un centre d’idées qui a beaucoup nourri toutes les critiques « postmodernes » de la société de consommation, de l’écologie politique and so on and so forth.

          Pour finir, les anarchistes font plus que se méfier de l’intervention de l’Etat dans l’économie ; allez leur dire qu’ils ne sont qu’un « centre progressiste ».

          • GWERN
            GWERN répond à Garde-Chiourme
            Ex militant du vaste mouvement (...)
            • Posté à 19h08 le 09/12/2012
            • Internaute 60684
              Ex militant du vaste mouvement (...)

            C’est plutôt en 1974 entre le rejet d’une candidature « Piaget » et les Assises du Socialisme que se situe le début du tournant vers le PS, tournant accompagné par la direction de la CFDT d’ailleurs !
            Ce syndicat soit-disant « apolitique » !
            Après il serait un peu rapide en effet de caractériser le PSU uniquement comme organisation ayant donné naissance à la deuxième gauche !
            L’histoire est plus complexe.

          • Atlantis
            Atlantis répond à Garde-Chiourme
            Etudiant apolitique
            • Posté à 22h09 le 09/12/2012
            • Internaute 39710
              Etudiant apolitique

            Et après, si avoir des succès électoraux ne veut pas dire avoir raison, n’en avoir aucun veut dire que l’on a tort.
            Bon, c’est un peu lapidaire, je suis d’accord.
            Par contre, je veux bien admettre avoir été un peu rapide, mais le chef de file idéologique du PSU, c’était tout de même Rocard, le promoteur de la deuxième gauche. Sur ça, je pense que l’on est d’accord, et c’est pour moi l’un des tournants vers le social libéralisme. On reste de gauche pour les questions sociétales, on se rabat de plus en plus sur le marché et l’initiative privée pour le reste.
            Quant aux critiques de la société de la consommation, j’ai bien peur qu’elles ne soient peu entendues. Et difficile à justifier quand on voit les difficultés matérielles d’une grande partie du genre humain, y compris en France. Par contre, je reconnais l’utilité de l’écologie, qui est alors en train de poindre. Mais tant qu’elle ne sera défendue que par des anciens gauchistes, au sens 68, je pense qu’elle manquera de crédibilité aux yeux des Français. Heureusement que les grands partis commencent à s’y intéresser, mais il y a du progrès à faire.

            • Garde-Chiourme
              Garde-Chiourme répond à Atlantis
              Etudiant. CQFD.
              • Posté à 22h33 le 09/12/2012
              • Internaute 136535
                Etudiant. CQFD.

              Qu’en effet le déplacement d’un certain nombre de cadres du PSU, Rocard le premier, vers un social-libéralisme soit dû au fait que les idées originelles du PSU soient (1) passées de mode (révélations sur Tito qui ont nuit à l’autogestion, etc.), (2) pas payantes en termes électoraux parce que tout simplement trop radicales au sens intellectuelles du terme ... bien sûr ! La trajectoire de Rocard c’est à la fois une ambition personnelle constamment frustrée et une forme de technocratisme apolitique. Il avait une très belle phrase il disait : « le lyrisme n’est pas forcément le corollaire de l’hérésie économique ». D’ailleurs il a fini par céder à ce deuxième penchant, et ça donne Terra Nova et compagnie aujourd’hui. Mais les choses ont bougé, et la deuxième gauche du PSU je trouve que c’est bien dommage qu’elle soit morte.

              Et GWERN a raison, la deuxième gauche c’est un slogan. Aujourd’hui on entend Zemmour et compagnie théoriser sur la division première/deuxième gauche mais contrairement à la droite, le schéma ne tient pas et n’a jamais tenu. A la droite, le schéma de Rémond (bonapartiste, orléaniste, etc.) marche, mais à gauche, il y a seulement la tendance 1789 et la tendance internationaliste ; le PSU ne correspondait à aucune. C’est pour ça que je défends ce parti : il a apporté quelque chose de très nouveau en France au niveau de la consistance intellectuelle.

        4 autres commentaires
      • LienRag
        LienRag répond à Garde-Chiourme
        • Posté à 09h07 le 10/12/2012
        • Internaute 34767

        Si j’ai bien tout compris (mon père a brièvement été au PSU mais l’a trouvé beaucoup trop intellectuel), le PSU rassemblait de façon assez hétéroclite la majorité de la gauche qui constatait les limites de la social-démocratie adossée à l’Etat tout en refusant l’autoritarisme du léninisme.
        Il y avait donc une gauche du PSU très radicalement à gauche et une droite du PSU (l’aile Rocard) assez fortement à droite, et pas de « centre », d’où l’implosion lorsque l’autogestion a cessé de servir de fourre-tout idéologique et qu’il a fallu décider de ce qu’il faudrait faire concrètement aujourd’hui et pas après le Grand Soir.

        L’engueulade homérique entre Michel Rocard et Jacques Bugnicourt lorsque ce dernier a organisé la première université d’été du parti préfigurait finalement assez bien cette incompatibilité de fond entre deux visions du monde et de l’action politique...

         
        • Garde-Chiourme
          Garde-Chiourme répond à LienRag
          Etudiant. CQFD.
          • Posté à 10h18 le 10/12/2012
          • Internaute 136535
            Etudiant. CQFD.

          Je n’aurais pas mieux dit ;) Avec une seule limite, qui est précisément la distance entre la partie radicalement à gauche et celle au centre-droit ; en termes intellectuels, c’est bien connu que le spectre droite-gauche n’est pas la meilleure illustration.

        1 autres commentaires
    • .666
      .666 répond à Atlantis
      Juif errant
      • Posté à 15h59 le 09/12/2012
      • 181210
        Juif errant

      Remplacer un apparatchik par un autre, en voilà une idée qu’elle est bonne...

    • olivier1971
      olivier1971 répond à Atlantis
      Enseignant-chercheur
      • Posté à 21h11 le 09/12/2012
      • Expert 124389
        Enseignant-chercheur

      Voilà encore un bon gros discours de droite bien senti ! ! ! (quel que soit le bulletin de vote que vous avez mis dans l’urne, en l’occurrence).
      La gauche ne table jamais SUR les minorités (cela se saurait ! !) CONTRE le reste de la société. C’est juste votre point de vue sur un fait minoritaire de la part de la gauche, qui est d’intégrer les problématiques minoritaires dans les cadres plus larges de la société.
      Au cas où vous ne le sauriez pas (il suffit d’aller relire quelques livres sérieux d’histoire pour le voir), dans chaque société où les droits des minorités ont été pris en compte, celle-ci en son ensemble en a récolté les bénéfices.
      Car plus d’ouverture sur ces « minorités » (et j’aurais dû mettre des guillemets dès le départ), c’est à dire sur plusieurs strates différentes de la société, cela signifie que l’on prend en compte l’ensemble de cette même société, avec moins de discrimination pour l’ensemble.
      Nous appartenons tous à une (ou plusieurs) minorité(s) ; qu’on le veuille ou non.
      Le fond du problème, c’est que le PS n’est plus un parti de gauche depuis longtemps, et que, par conséquent, leur programme économique et social (qui est bien réel, contrairement à ce que vous affirmez) n’est tout simplement plus de gauche. Et, donc, le gouvernement actuel ne se donne pas les moyens de « secouer » la crise.
      Et si Aubry n’est pas première ministre, c’est bien parce qu’elle serait de toute façon empêchée de faire une politique plus à gauche que celle prônée par Hollande.

      • Atlantis
        Atlantis répond à olivier1971
        Etudiant apolitique
        • Posté à 22h15 le 09/12/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Je suis de droite ? Merde alors, il va falloir que j’aille dire au Conseil Constitutionnel d’invalider la présidentielle, parce que j’ai voté pour Hollande par erreur. Ca ne fait pas de moi un gauchiste pur sucre, mais je n’ai rien d’un bayrouiste ou d’un umpiste.
        « (il suffit d’aller relire quelques livres sérieux d’histoire pour le voir), dans chaque société où les droits des minorités ont été pris en compte, celle-ci en son ensemble en a récolté les bénéfices. »
        Oui. L’empire romain en est la preuve. La tolérance envers les Chrétiens leur a énormément profité, et n’a pas du tout miné leur empire de l’intérieur.
        Le problème est que les minorités n’ont pas à avoir de droits spécifiques. Ils doivent avoir les mêmes que le reste de la population.
        Le programme de Hollande était de gauche, qu’on le compare à celui des autres candidats ou des autres partis socialistes européens (et dans ce cas, même bien à gauche). Les agissements du président sont, je suis d’accord, bien faiblards.

    • Ishtar
      Ishtar répond à Atlantis
       ? ?
      • Posté à 11h24 le 10/12/2012
      • Internaute 26226
         ? ?

      « “Hollande ferait bien de commencer à virer Ayrault et mettre Aubry à la place, histoire d’avoir un premier ministre de guerre assez solide et capable de toucher l’électorat populaire.” »

      Vous voulez rire ou vous êtes sincère ? Aubry proche du peuple ? En tous cas experte en bourrage d’urnes.
      L’un comme l’autre servent l’idéologie hollandaise,loin des préoccupations franco-françaises .Hollande aveugle les Français avec des questions sans intérêt dans le contexte actuel de guerre qui s’annonce.D’ailleurs je constate que Rue89 se complait dans des articles sur le mariage gay et autres pour ne pas parler du conflit qui couve en Méditerranée au large de la Syrie.Le sujet n’est pas assez futile pour ces journalistes propagandistes gouvernementaux et ils passent allégrement dessus.Silence on astique les armes sur le porte avions français et ça coûte cher ....les Français empêtrés dans la crise ne doivent pas savoir

  • Saul
    Saul
    visiteur
    • Posté à 13h32 le 09/12/2012
    • 173990
      visiteur

    « Le pouvoir ne nous tirera pas de la crise actuelle, qui est aussi morale et politique, en se contentant de conjuguer rigueur technocratique et ordre républicain »

    le problème est qu’il ne remplit même pas ces critères... le pouvoir (comme ceux d’avant d’ailleurs) se contente d’assurer « ’une com’ accompagnant tactiquement ses moindre faits et gestes » afin de masquer son impuissance et absence de volonté sur le cours des choses .
    plus que perplexe aussi sur la soi disant disparition du social libéralisme. Ce n’est parce qu’ils ne s’en revendiquent plus ouvertement que ça a disparu.

    • karlM
      karlM répond à Saul
      Précaire
      • Posté à 19h12 le 09/12/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      ce sont des héritiers du XIXème, droite et gauche productiviste qui promettent le bonheur futur grâce à leur progrès technoscientsite.

      l’alternative est dans la coopération plutôt que la compétition, l’économie mais celle de l’économie de moyens et de la simplicité, celle de la sélection des outils vraiment utiles plutôt que ceux qui sont des gadgets... C’est si simple que tous ces cerveaux d’élite ne peuvent pas l’envisager, ils sont éduqués en premier de la classe celui qui sait qui sait, de père en fils, et qui ne peut pas se tromper.
      Comment remettre en cause un système qui vous a assis sur un tas d’or ?

  • oestler
    oestler
    ouvrier
    • Posté à 13h39 le 09/12/2012
    • Internaute 131015
      ouvrier

    Gestion et sécurité : un sport de vieux bien établi.

  • GM20e
    GM20e
    habitant du 19e arrondissement (...)
    • Posté à 13h42 le 09/12/2012
    • Internaute 91658
      habitant du 19e arrondissement (...)

    « le social-libéralisme de Tony Blair, Bill Clinton ou Gerhard Schroeder a complètement disparu de notre horizon avec la crise financière et économique. »

    A un tel niveau d’aveuglement, il va falloir envisager la canne blanche et le chien...

  • Appleseed
    Appleseed
    Mangeur de Twix
    • Posté à 13h43 le 09/12/2012
    • Internaute 11691
      Mangeur de Twix

    Merci pour cette note, pensez vous que cela soit encore possible ou bien cela restera une douce utopie ?

  • LaoJinHu
    LaoJinHu
    non-conventionné par la (...)
    • Posté à 18h01 le 09/12/2012
    • Internaute 161554
      non-conventionné par la (...)

    Sauf que pour oser affirmer que le ministre de l’Intérieur incarne la République, il faut ne pas avoir peur du ridicule.
    C’est vrai que le ministre de l’Intérieur se déplace tous les matins sur des lieux où des crimes viennent de se commettre et tous les quinze jours en Corse pour répéter le mot « République » devant le même parterre d’impuissants et entouré de képis à étages ou à feuilles de chêne qui lèvent le menton fièrement mais qui surtout, ne retirent jamais le doigt de l’endroit où on met d’habitude un thermomètre.
    La République ne consiste pas à sautiller comme un cabri et pour le ministre de l’Intérieur, elle consisterait d’abord à constater que ce qui est fait depuis 30 ans avec les mêmes personnes ne permet pas d’évoluer, même en changeant régulièrement de statut.
    Vous vous souvenez peut-être du tampon de coton lors de la visite du général à l’hôpital. Ce qu’il faut changer, ce sont les hommes ; dans tous les services qui relèvent directement de l’Etat. Et encore pas tous : la hiérarchie supérieure et intermédiaire suffira. Mais ça urge !
    Et surtout ne pas faire comme Valls qui préfère très visiblement laisser en poste des préfets mouillés jusqu’aux cheveux avec le pouvoir précédent mais qui sont dociles parce qu’ils ont peur de son cabinet, à des hommes connus par les élus qui ont montré depuis des années leur sens de la loyauté envers la République plutôt qu’envers ceux qui ont essayé de la renverser en osant proposer un programme fondé sur l’exclusion et la xénophobie.
    Et la République ne consiste pas non plus à enterrer les promesses pour les ressortir en catimini, avec 6 mois de retard, sous forme de cahier d’étique caché dans la poche des policiers. Certes, c’est utile de rappeler aux poulets qu’ils ne doivent pas faire un contrôle au faciès, mais je peux vous assurer que tous le savaient depuis très longtemps. Ce qu’on attend et que le syndicat des copains de M. Valls (Alliance=UMP) ne veut surtout pas, c’est que le public sache que le contrôle au faciès est interdit. Que les policiers le savent et même qu’il existe des moyens pour agir contre ceux qui oseront encore essayer de ne pas se conformer à la règle. La République n’a cure de la pucelle et encore plus du certificat : la République exige que tous les citoyens soient considérés égaux à tous les autres, même si ils sont jeunes, chômeurs, gays, beurs, cairas, fumeurs et même si ils sont délinquants ou ancien délinquants ou futurs délinquants.
    La République ne peut pas non plus accepter qu’on ait osé attendre la publication des chiffres des expulsions - dont le ministre s’est vanté qu’ils étaient meilleurs que ceux de Guéant - pour mettre fin au procédé stupide qui consistait à renvoyer les Roms chez eux, en leur donnant, aussi souvent que nécessaire, une prime au retour. Ce que nous attendons du gouvernement français, ce que les Roms attendent, c’est que la France mette fin à l’exception scandaleuse qui frappe abusivement des citoyens de l’Union en considérant qu’il n’y a pas lieu de leur attribuer les mêmes droits qu’aux autres citoyens.

    La République, M. Wieviorka c’est d’abord l’Egalité et à ce titre, ce n’est pas du tout M. Valls. Et je vous trouve un peu gonflé de la disqualifier par vos propos dithyrambiques sur le MOINS REPUBLICAIN de tous les ministres de ce gouvernement.

    • LienRag
      LienRag répond à LaoJinHu
      • Posté à 20h03 le 10/12/2012
      • Internaute 34767

      C’est quoi le tampon de coton lors de la visite du général ?

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à LienRag
        non-conventionné par la (...)
        • Posté à 20h28 le 10/12/2012
        • Internaute 161554
          non-conventionné par la (...)

        Pourquoi vous soigne-t-on soldat ? - Des fistules anales mon général - Comment vous soigne-t-on ? - Tampon imbibé de Bétadine mon général - Quel est votre souhait le plus cher ? - Guérir pour pouvoir repartir au combat mon génréal.
        (les 9 soldats alignés, mêmes questions, mêmes réponses)
        Au dixième :
        Pourquoi vous soigne-t-on soldat ? - Amygdales mon général - Comment vous soigne-t-on ? Tampon imbibé de Bétadine mon général - Quel est votre souhait le plus cher ? - Qu’on change le tampon, mon général.

    • labrisure
      labrisure répond à LaoJinHu
      Personnage exceptionnel
      • Posté à 15h40 le 11/12/2012
      • Internaute 48949
        Personnage exceptionnel

      Attendez, je vais verser une larme et je reviens ensuite.

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à labrisure
        non-conventionné par la (...)
        • Posté à 15h55 le 11/12/2012
        • Internaute 161554
          non-conventionné par la (...)

        Ha ben tout n’est pas perdu si les bas du front peuvent encore verser une larme !

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 14h35 le 09/12/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    « Nous ne sommes plus une société industrielle [...] »
    « [...] prendre la place du mouvement ouvrier pour inspirer l’action politique. »

    C’est fou le nombre gens se réclamant de la gauche, et prompts à signer l’autopsie de celle-ci d’un air faussement affecté, alors qu’elle bouge encore un pied sur la table de dissection.

    Si le FN n’est pas à 40%, c’est essentiellement dû au fait qu’il y a un paquet d’ouvriers (au sens large) qui refusent de basculer frontiste, par conviction.
    Vous savez les convictions, ce qui maintient la tête haute quand tous les autres ont baissé les bras.
    Les Cassandre qui cherchent en permanence la formule de la raison confortable du moment ne le comprendront jamais.

    René Thom a écrit un truc qui illustre parfaitement le gouffre qui sépare le populo des élites soi-disant bienveillantes à son égard :
    « Ce qui limite le vrai, ce n’est pas le faux, mais l’insignifiant ».

    • Atlantis
      Atlantis répond à Pili pili
      Etudiant apolitique
      • Posté à 18h17 le 09/12/2012
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Le problème est que si c’est seulement la conviction qui les retient... ca veut dire que c’est la fidélité à une tradition qui les retient, et donc qu’à la prochaine génération, ce ne sera plus le cas.

      • Pili pili
        Pili pili répond à Atlantis
        Piment d'oisif
        • Posté à 18h29 le 09/12/2012
        • Internaute 188535
          Piment d'oisif

        Je ne crois pas qu’on choisisse d’avoir des convictions.
        Et la vie est une université durable...

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à Pili pili
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 19h37 le 09/12/2012
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      Une autre erreur que je relève dans cette analyse, c’est qu’elle oublie la plus grosse classe sociale du pays : les chômeurs et précaires. Ils sont les prolétaires modernes (définition du prolétaire : toute personne qui doit louer sa force de travail pour obtenir les moyens de sa survie).

      Certes, cette classe se constitue contre la volonté de ses membres. Mais aiguillonnés par leurs collègues ibères, ils commencent à se dégager de la gangue d’infantilisation dans laquelle le pouvoir trop conscient de la force de leur nombre essaie de les maintenir. Ils ont tout intérêt au changement des règles d’un jeu économique qui les condamne. Leur poids commence déjà à se sentir, puisque c’est surtout d’eux qu’émane l’exigence de réindustrialisation du pays. Au rythme où on est malheureusement parti, il n’y a aucun doute qu’ils deviendront une force politique considérable dans les années qui viennent, comparable à l’ancienne classe ouvrière.

      • GWERN
        GWERN répond à MarxForEver
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 11h01 le 10/12/2012
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        Soyons même un peu plus « Marx for ever » : les chômeurs (meuses) sont l’armée de réserve du Capital !
        Mais comme toute « armée » elle serait peut être prompte à suivre certains « généraux » un peu, beaucoup « nationaliste » pour peu qu’ils aient un charisme suffisant !
        Pour l’instant elle flotte entre le désarroi individuel et quelques timides actions collectives ( genre « Indignés “) .........

  • zenon.com
    zenon.com
    sceptique foucaldien
    • Posté à 14h59 le 09/12/2012
    • Internaute 65567
      sceptique foucaldien

    Le constat du sociologue polygraphe est facile, la proposition d’une politique alternative, réalisable dans un contexte mondialisé, est absente..L’universitaire n’aime pas mettre les mains dans le cambouis.

  • Poop
    Poop
    Retraité
    • Posté à 15h28 le 09/12/2012
    • Internaute 156220
      Retraité

    La gauche de quoi, de qui ?

  • Poop
    Poop
    Retraité
    • Posté à 15h28 le 09/12/2012
    • Internaute 156220
      Retraité

    La gauche de quoi, de qui ?

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Poop
      médecin U.E.
      • Posté à 16h32 le 09/12/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Vous avez raison ! La gauche (ou la « droite »), ça n’a pas de sens ! Comme l’UMP ne veut rien dire, c’est un troupeau. Il est sans doute bon d’avoir une théorie de référence (pas forcément une idéologie qui contient la notion que le réel doit obéir à une idée écrite intangible !). Cependant, la politique est « l’art du possible » et demande réalisme, pragmatisme et, comme chacun sait, « nécessité fait loi ».
      En France, il y a le problème de la personnalisation : Hollande, actuellement, est responsable de tout ! Comme Sarkozy l’était hier. Mais le président ne peut ni laisser les gens crever de faim pour rembourser la dette ni laisser cette dette augmenter. Alors, tant qu’aucun des 2 n’a eu ou n’aura le courage de s’attaquer à une réforme structurelle importante avec un effet pérenne (suppression d’un niveau local, région ou département, fusion des communes, remise à plat de la fiscalité, sans tabou), on continuera les mesurettes avec une augmentation limitée de la TVA, les crédits d’impôt aux entreprises, toutes mesures ayant des effets pervers et qui nécessiteront quelques mois pour les contourner !

      • Jacky Soulié
        • Posté à 22h04 le 10/12/2012
        • Internaute 24828

        Peut-être que s’il faisait payer ceux qui en ont les moyens à un taux équivalent (pas égal, équivalent, donc aussi douloureux) à ceux qui ne les ont pas il n’y aurait plus de dette (ou moins) et il y aurait moins de gens qui crèvent de faim.

         
        • MIKY STOUFFS
          MIKY STOUFFS répond à Jacky Soulié
          médecin U.E.
          • Posté à 00h50 le 11/12/2012
          • Internaute 170502
            médecin U.E.

          Depardieu n’est pas d’accord avec vous ! Il suffit de regarder la 3, un mercredi après-midi pour se rendre compte que les députés (des « godillots », comme on sait, depuis la Vème république) qui votent bloc contre bloc, ça n’a aucun sens, ça coûte une fortune et c’est ridicule ! Le seul but est de « mimer » la démocratie ! avec une fanfare de la garde républicaine ( c’est inutile et complètement désuet, vous avez vu ça ailleurs ?) . Si on cherche de l’argent, on sait où le trouver ! Taxer les riches ? C’est inutile : « trop d’impôt tue l’impôt ». Mais (je suis médecin, comme écrit, et pas Français), je pose la question dans mon domaine : combien coûte la « désorganisation » de la santé ? Jamais un chiffre n’a pu être trouvé. On sait que, comme dans d’autre pays, les médecins administratifs gagnent moins mais coûte plus cher que tous les médecins généralistes. Vous avez trop de fonctionnaire, tout le monde le dit (OCDEE ...). Et le classement de la France dans la corruption devrait être une honte nationale ! C’est un des rares pays d’Europe où les politiciens ne doivent pas déclarer leur patrimoine avant et après leur mandat ! Et leur « frais » ne sont pas contrôlés ! Alors, arrêtez de vous plaindre : cherchez et vous trouverez tous les gaspillages, gabegies, corruptions, « coulages », poursuites abandonnées. Alors, les patrons, oui, bien sûr ! Mais c’est peine perdue ! Ils ont plus d’« ingénieurs » fiscaux que Bercy ne peut en mobiliser pour eux ! C’est surtout idéologique !

        1 autres commentaires
  • baltha
    baltha
    etudiant
    • Posté à 15h29 le 09/12/2012
    • 184847
      etudiant

    C’est dans la nature même du ps que d’abandonner son « s » au fil des années, il a toujours choisi le « réalisme » au socialisme, et le « réalisme » n’est autre que le laisser devenir libéral .

  • Planti Grade
    Planti Grade
    Etudiant
    • Posté à 16h09 le 09/12/2012
    • Internaute 194714
      Etudiant

    Dans la première partie du texte, c’est dommage de postuler la mort « nécessaire » de la social-démocratie à partir de l’affaiblissement du mouvement ouvrier « historique » car une « nouvelle » social-démocratie pourrait tout à fait apparaître, pour peu qu’elle soit portée aux fonts baptismaux par un syndicalisme renouvelé, qui tienne compte de l’éclatement du travail, et d’une forme de prolétarisation de ceux qu’on considérait comme « les classes moyennes ». La France est largement désindustrialisée, il faut espérer un nouveau mouvement syndical, et non pas ressusciter l’ancien, qui ne serait guère représentatif.

    La deuxième partie du texte est étonnamment « bobo » pour un sociologue comme Wieviorka, ou alors elle anticipe trop, et, ce faisant, saute une étape... Une des raisons pour laquelle le gvt ne tient pas compte des oppositions des mvts écolos pour construire ND des Landes est que ces mouvements ne sont pas très représentatifs non plus, mi-hippies, mi-NIMBY... même si paradoxalement aucun responsable de poids n’ose vraiment crier à l’aberration écologique.

    Pour espérer autre chose, il faudrait encore être capable de vaguement le dessiner, et ce n’est pas le cas ici. a mon avis, la social-démocratie n’est pas morte, et reste le modèle le plus souhaitable (en tenant compte en plus des impératifs écologiques) mais elle est embourbée car ses instances sont toutes plus ou moins devenues des lobbys aux mains de petits groupes. De grandes réformes sont nécessaires pour refonder la construction politique sur au moins trois axes :
    - le travail
    - la finance, ou si l’on préfère la manière d’utiliser les capitaux
    - l’écologie

  • tambien
    tambien
     ?
    • Posté à 16h20 le 09/12/2012
    • Internaute 114710
       ?

    « Le pouvoir ne nous tirera pas de la crise actuelle, “

    Le pouvoir nous enfoncera dans la crise actuelle qui a été pensée, voulue.

    L’exclusion est une variable d’ajustement.

    Valls va même plus loin que la bande à Sarko en matière de l’idéologie sécuritaire, par exemple.
    De même, les dossiers de surendettements, le chômage, la précarité augmentent.....et à qui rapportent cette souffrance sociale ?

  • deserteur
    deserteur
    Service Athée
    • Posté à 18h03 le 09/12/2012
    • Internaute 62084
      Service Athée

    vous oubliez le courant libertaire qui survit encore et toujours.
    sans le stalinisme le mouvement ouvrier anti-autoritaire aurait changé le cours de l Histoire.

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à deserteur
      outrée l'outre!
      • Posté à 18h57 le 09/12/2012
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      « ...sans le stalinisme le mouvement ouvrier anti-autoritaire aurait changé le cours de l Histoire.... »

      HA ha ! elle est bonne et fait le ménage..

      Le milieu ouvrier génère autant de fachos d’occasion, de comportements petit-bourgeois, et d’esprits bornés que les, artisans, les avocats, les paysans,etc. Le joli romantisme du mouvement ouvrier qui va changer la vie a donné en pratique de nouvelles ’élites,’ populaires cette fois. Hélas, quand Marx a inventé le communisme, il a oublié de traiter la dimension nécessairement spirituelle d’une révolution, et les ouvriers, une fois qu’ils ont accédé à un niveau de vie décent, n’ont pu que reproduire les comportements et les aspirations du mode bourgeois. Ils sont devenus cupides, craintifs pour leurs petites possessions, ont donc commencé à demander plus de flics, puis qu’on foute dehors les arabes, qui venaient prendre leur travail.

      Sûr qu’on peut leur faire confiance.. Quelle innocence..

      • Atlantis
        Atlantis répond à Rhesus K
        Etudiant apolitique
        • Posté à 22h32 le 09/12/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Incroyable, les manants veulent vivre décemment et protéger ce qu’ils ont acquis.

      • Atlantis
        Atlantis répond à Rhesus K
        Etudiant apolitique
        • Posté à 22h32 le 09/12/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Incroyable, les manants veulent vivre décemment et protéger ce qu’ils ont acquis.

      • ricoanticoco
        ricoanticoco répond à Rhesus K
        autoentreprenant
        • Posté à 11h16 le 10/12/2012
        • Internaute 194068
          autoentreprenant

        Ah les salauds d’ouvriers qui ne voulaient pas travailler que pour le parti mais aussi pour leur pomme !

    • coco7592
      coco7592 répond à deserteur
      duruttiste convaincu
      • Posté à 02h59 le 10/12/2012
      • 178334
        duruttiste convaincu

      vous savez avant Staline il y en a eu beaucoup pour taper sur les anarchistes et libertaires. toutes les familles de la gauche appartenaient au milieu du 19ème a l’internationale il n’y avaient que des communistes. pas de divisions. mais ils ont commencés pas exclure les anarchistes. puis les communistes sont partis après la révolution dans les années 20. mais des la guerre civile Lénine et Trotsky ont commencé a taper sur les soviets qui penchaient trop vers des décisions autogestionnaires. et ça a fini en guerre ouverte contre les marins de Kronstadt et contre la Makhnovtchina. alors le marxisme léninisme a bon dos a parler de liberté et du sort du monde qui aurait été bien différent sans ce maudit caucasien trop barbare avec les peuples.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.