Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Face à la crise : le souffle d'air frais des épiceries solidaires

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 05/10/2010 à 19h40


Qui sait, ici, ce qu’est une épicerie solidaire, dite aussi « sociale » ? Ne répondez pas tous en même temps ! Ce n’est évidemment pas quelque chose dont on parle volontiers dans les salons. Et ceux qui les fréquentent ne s’en vantent guère, s’y rendent en catimini.

Pourtant, ami lecteur, tu serais surpris d’y trouver nombre de figures familières croisées dans tes rues. Avec la Grande Crise, les temps sont difficiles pour certains. Et il faut bien passer par la marge pour satisfaire à un minimum vital.

L’Association nationale de développement des épiceries solidaires (ANDES) a été fondée en l’an 2000. On dit « épiceries sociales » quand elles relèvent de municipalités ou de communautés de communes, « solidaires » en cas de financements croisés publics/privés.

Un objectif : promouvoir l’autonomie des personnes

Une épicerie solidaire est aménagée en libre-service et propose des produits de base alimentaires et autres à des tarifs oscillant entre 10% et 30% du prix usuel. Son but est de promouvoir l’autonomie des personnes par une contribution financière à la mesure de leurs moyens.

Il ne suffit pas d’être en dessous du seuil de pauvreté ou de bénéficier des minima sociaux pour y avoir accès. Chaque « bénéficiaire » doit aussi présenter un projet personnel dans lequel il indique comment il entend répondre à la précarité de sa situation. L’accès à l’épicerie va de trois à six mois maxi renouvelables.

Presque cinq cents de ces points de vente singuliers maillent aujourd’hui l’ensemble de l’Hexagone, affiliés ou non à l’ANDES.

Ce qui frappe aussi dans la démarche des épiceries solidaires, c’est qu’outre la fourniture de produits dits de base, elles offrent des lieux d’échanges à part entière à leurs visiteurs : ateliers cuisine, d’esthétique, d’estime de soi... Une sorte de reconstitution d’un microcosme social déchiré et patiemment retricoté.

Une économie souterraine qui s’affranchit du « marché »

Ça va, tu me suis, ami lecteur ? Bon, continuons. Cette économie souterraine, ignorée des médias et du grand public (et de toi-même), se développe aujourd’hui à toute allure, accélérée par les coups de boutoirs de la Grande Crise. L’ANDES annonce dès aujourd’hui la bagatelle de 70 nouvelles épiceries en cours de gestation.

Plutôt qu’un constat d’échec un brin nauséeux, c’est un souffle d’air frais qu’elle nous apporte :

  • Elle confirme le développement d’une nouvelle forme de redistribution des richesses de base en marge du « marché libre et concurrentiel ». Non par le biais d’opérations caritatives, mais par une formule participative originale.
  • Elle impose indirectement la notion de revenu minimum vital décent pour tous. Un revenu non pas versé en numéraire à chacun, mais pour ainsi dire en nature, via des subventions et des associations qui pulvérisent la notion de valeurs monétaires des produits alimentaires, en les divisant par trois, cinq ou dix.
  • Elle marque le retour, par la bande, d’une organisation collective contre la primauté défaillante de l’individualisme forcené, depuis que le système qui le porte s’est mis à perdre les pédales.

Une émancipation contrainte mais vitale

Qu’est-ce qui leur manque alors, aux épiceries solidaires (ou sociales), pour sortir complétement de leur ghetto marqué par cette culpabilité et cette honte qui tenaillent ceux que l’on dit en situation d’« échec social » ?

Rien. Juste une émancipation de la conscience collective populaire, encore gangrenée par le mirage de la réussite individuelle égoïste à tout prix, au mépris de l’autre.

Cette culpabilisation des « pauvres », cette honte distillée par les tenants de l’ordre économique, ne sont que les ultimes défenses d’un système à bout de souffle pour dissimuler et repousser l’échéance d’une mutation profonde, déjà bien entamée, du système de redistribution des richesses de base.

La Grande Crise, par les dégâts qu’elle ne va pas manquer de continuer à commettre, pourrait bien participer de cette émancipation vitale.

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  • admirateur-
    • Posté à 20h00 le 05/10/2010
    • Internaute 32111

    c’est bien. mais pour que les épiceries solidaires remplacent tous les carrefours et autres inter, va falloir attendre autre chose que l’intervention du Saint Esprtit ou leur bonne volonté

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 21h04 le 05/10/2010
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Bon, là je ne peux pas être vraiment OK...

    Ça va, tu me suis, ami lecteur ? Bon, continuons. Cette économie souterraine, ignorée des médias et du grand public (et de toi-même)

    Euh non, les épiceries ça fait des années que ça existe... et y’a beaucoup de gens ici, sûrement, qui agissent ou travaillent dans le domaine de l’économie sociale et solidaire : -))

    Les épiceries sociales, quel que soit l’intérêt de la démarche, oui c’est un truc de « charité » réservé à un public très ciblé... si ça ne l’était pas, il n’y aurait pas cette clause « Chaque “bénéficiaire” doit aussi présenter un projet personnel dans lequel il indique comment il entend répondre à la précarité de sa situation. L’accès à l’épicerie va de trois à six mois maxi renouvelables. »

    Il faut bien replacer les choses dans leur contexte : il y a en gros 1 million d’emploi dispo et 4 millions de gens qui cherchent du boulot, au moins. On est donc là dans une vieille culture du « si tu veux, tu peux » qui n’a plus de sens... Et tous les gens redeviennent pas des gamins juste parce qu’ils ont subi un foutu « plan social »... la majorité n’ont aucun besoin qu’on leur fasse la morale en même temps que l’aumone.

    A la campagne, y’a des tas de gens qui arrivent à faire des trucs, à condition qu’on ne leur mette pas des bâtons dans les roues, ce qui arrive trop souvent . Ceusses qui veulent de la terre pour produire bio ou « propre », par exemple, devraient pouvoir en avoir beaucoup plus facilement, même s’ils arrivent de la ville, car ils ont parfois de bonnes théories peu connues dans les cambrousses d’agriculture productiviste, qui marchent vraiment bien sans des tonnes d’huile de coude, comme la permaculture.

    Et pour la suite, des tas de choses se font en direct du producteur à l’acheteur, maintenant - c’est manifestement un truc qui va se développer (et pas qu’à travers les AMAP, qui nécessitent beaucoup de bénévolat, donc des gens qui ont un boulot ailleurs, souvent dans la vieille économie... donc pas si révolutionnaire que ça)

    Sinon, pour toutes les idées qui se concrétisent dans les villes (et bon sang il y en a !) on peut voit les différents Portails régionaux de l’ESS, comme celui de l’Aquitaine, là :
    Lien
    mais des ressources, y’en a des centaines d’autres ^^

    Novembre sera d’ailleurs le Mois de l’ESS un peu partout en France - et on nous gratifie d’un zouli film. Bref, les épiceries, c’est un peu du passé quand même, déjà, cher Yeti ^^... (même s’il en faudra toujours pour les personnes qui n’arrivent pas à s’en sortir pour des raisons perso, santé etc, mais ça y’en a pas plus qu’avant)

    Lien

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Lohiel
      yetiblog.org
      • Posté à 21h28 le 05/10/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ Lohiel

      Je ne suis pas sûr que le « projet personnel » demandé aux utilisateurs des épiceries sociales concernent uniquement leur plan de « recherche d’emploi ».

      Attention à ne pas raisonner sur des schémas trop théoriques ( « c’est un truc de “charité” réservé à un public très ciblé »). Il y a des êtres humains derrière, tout de même.

      « y’a beaucoup de gens ici, sûrement, qui agissent ou travaillent dans le domaine de l’économie sociale et solidaire »

      Ces gens-là devraient un peu plus s’exprimer. : -D
      Pour ma part, je n’ai découvert l’existence des épiceries solidaires que parce qu’une de mes filles a effectué un stage dans l’une d’entre elles.

      • Lohiel
        Lohiel répond à Le Yéti
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 21h40 le 05/10/2010
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        Oui, mais c’est bien ce qu’ils font - et je suis sûre qu’il y a des tas de gens vraiment admirables là-dedans...

        ...mais c’est pas un modèle économique pour demain, je trouve. C’est une aide transitoire pour des gens qui en ont besoin - point. Rien de vraiment nouveau.

        Pour le reste, je sais pas dans quelle région tu es, mais regarde les rencontres du mois ESS près de chez toi, tu verras qu’il y a des trucs vraiment bluffants dans tous les domaines, dont beaucoup arrivent à fournir des revenus décents à des gens qui bossent dans un esprit tout à fait différent de celui du XXeme siècle (encore trop prégnant, là, et même pire), c’est à dire en faisant gaffe à l’humain, respectueusement, sans piller. Et dans ces rencontres, tu devrais pouvoir vraiment t’émerveiller, puisque tu aimes sentir le vent frais de cette mutation-là... (pis ça pourrait filer plein de bonnes idées à ta fille du coup : -)

      • Papiercrepon
        Papiercrepon répond à Le Yéti
        (on se cherche)
        • Posté à 00h53 le 06/10/2010
        • Internaute 36895
          (on se cherche)

        Sachez qu’il n’y a aucune animosité dans mon propos, mais pardon, je dois vous dire que j’ai eu le même sentiment que Lohiel à la lecture du début de l’article...

        L’impression d’un papier écrit par des bobos et pour des bobos.

        L’impression d’un papier qui fait ressentir au gens qui connaissent personnellement des bénéficiaires de ce système de la démerde comme des marginaux. Du genre, « si vous connaissez, vous n’êtes pas comme nous ». (un peu comme comme l’une de mes collègues m’a dit un jour : « mais en fait, il y a des jeunes qui ne partent pas en vacances du tout du tout... ». Elle atterrissait littéralement, à 30 ans passés).

        L’impression d’un papier dont le ton (de départ en tout cas) était : « regardez comment font les pauvres »... le « vous ne saviez certainement pas » fait ressortir cette impression de s’adresser à certaines catégories de personnes (CSP+ en l’occurrence). Encore une fois, c’est dit sans méchanceté, mais avec tout mon ressenti (et parce que vous nous encouragez à nous exprimer - et je vous en remercie sincèrement !).

        Et ce que je dis n’enlève rien à la qualité de l’analyse (nouveau système de redistribution, organisation collective... remarquez que c’est une forme légale et institutionnalisée de procédés qui existent depuis longtemps de manière plus souterraine encore !)

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Papiercrepon
          yetiblog.org
          • Posté à 06h24 le 06/10/2010
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          La redisdribution des produits de première nécessité à toutes les franges de la population n’est pas plus « caritative » (ni « bobo », ce synonyme du dévoyé « populisme ») que les allocations chômage ou les minima sociaux ou le revenu minimum vital décent que je prône dans Lien.

          Dans une société où le plein-emploi a DÉFINITIVEMENT disparu pour la bonne raison qu’il n’est plus nécessaire à la production des biens et services destinés à satisfaire les besoins de l’ensemble de la population, cette redistribution est un DROIT.

          Lui attribuer l’étiquette infamante de « caritative » est procéder de la même manière qu’un Sarkozy jugeant (ou faisant mine de juger)les individus à travers la seule valeur du « travail » qu’ils accomplissent (alors que, répétons-le, le travail pour tout le monde n’est plus ni une réalité, ni une nécessité). C’est maintenir en marge condescendante ceux qui « bénéficient » de cette redistribution..

          La « charité », ce n’est pas redistribuer les richesses de première nécessité comme le font les épiceries solidaires (j’aimerais bien savoir combien de lecteurs ici en connaissait l’existence), c’est les redistribuer en insuffisante quantité (les minima sociaux, par exemple) pour tenir ceux qui en bénéficient à merci et dans l’opprobre.

          Mon article vise ni plus ni moins qu’à briser cette muraille moraliste qui hélas n’empreint pas, comme on le voit, que la frange la plus à droite de la collectivité.

          • Papiercrepon
            Papiercrepon répond à Le Yéti
            (on se cherche)
            • Posté à 10h11 le 06/10/2010
            • Internaute 36895
              (on se cherche)

            Au risque de me répéter : je ne remets absolument pas en cause la qualité de l’analyse.

            Simplement le point de vue adopté au début de l’article.

            Le « vous ne connaissiez pas les épiceries solidaires/sociales » suppose de considérer le lectorat comme des « bobos » (selon le 1er critère : bourgeois).

            Et « bobo » n’est pas une insulte... (bourgeois bohème = CSP+ plutôt ouvert au monde qui l’entoure, par opposition à CSP+ coincosse / réac’ / guindé pour ne pas dire plus).

            (« Populiste », c’est plutot - à mon sens en tout cas, mais on peut en discuter - le fait de donner des réponses simplistes à des questions complexes, parfois doublé de démagogie - dire ce que les destinataires ont envie d’entendre).

            En disant que j’avais l’impression que l’article était écrit pour les bobos, je signifiais simplement que le papier s’adressait à une cible, les autres se sentant de fait en décalage. Ce qui ne fait que rajouter au sentiment d’exclusion...

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à Papiercrepon
              yetiblog.org
              • Posté à 10h40 le 06/10/2010
              • Internaute 6095
                yetiblog.org

              OK, je comprends mieux. Mais l’entame de l’article était juste une simple tournure de style pour attirer l’attention ; -)

          • Lohiel
            Lohiel répond à Le Yéti
            http://twitter.com/Lohiel
            • Posté à 12h27 le 06/10/2010
            • Internaute 38391
              http://twitter.com/Lohiel

            tiens, regarde, ça va te plaire :

            Lien

            le point-clé :
            Les récoltes sont partagées au moment de leur maturité avec les participants présents à ce moment et non pas en fonction de l’investissement en temps et en énergie de chaque individu. Ce point qui suscite parfois le scepticisme est un point essentiel et fédérateur qui est admis par l’ensemble des participants. C’est cette idée qui fait de notre projet un projet solidaire.

            Bon, désolée, je suis justement en train de travailler sur ma région, donc c’est très localisé... mais je suis persuadée que c’est pareil un peu partout, ça bouillonne dans tous les sens, suffit de fouiner dans les chemins de traverse pour trouver les lieux, les gens, les projets en cours, les trucs qui tournent déjà.

            Et c’est vrai, tu as raison, c’est trop discret, ce mouvement. Mais tu imagines bien pourquoi ? Tu vois ce que tout ceci torpille, en douce ? En fait, dès qu’un gars la ramène un peu sur n’importe quelle initiative anti-libérale, il a toutes les chances de se faire casser. Alors que s’il la joue pianissimo, en se plaçant dans une optique très locale, ça passe...

        4 autres commentaires
  • maxpower
    maxpower
    Opportuniste
    • Posté à 20h56 le 05/10/2010
    • Internaute 123187
      Opportuniste

    Les épiceries solidaires ?

    Tous le monde est pour, mais personne n’y va...

    Allez y comprendre quelque chose.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à maxpower
      yetiblog.org
      • Posté à 21h09 le 05/10/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ maxpower

      « Tous le monde est pour, mais personne n’y va... »

      Chaque point de vente reçoit la visite d’environ cent foyers par an. Le fait que le grandiose maxpower n’y aille pas lui-même, ne signifie pas que les autres n’existent pas.

      « Allez y comprendre quelque chose. »

      Parti comme ça, m’étonne pas que tu n’y comprennes rien.

  • jeffffff
    jeffffff
    pigeonneur
    • Posté à 20h58 le 05/10/2010
    • Internaute 57011
      pigeonneur

    salut le Yéti,

    Ça fait plaisir tu n’as pas totalement perdu le moral ! !
    Parle nous d’exemples comme celui-ci un peu plus souvent ! ! Ça fait du bien.

  • tvargentine-
    • Posté à 20h59 le 05/10/2010
    • Internaute 17486

    Quelle est le montant des subventions publics,régionales ou municipales ? ? ? ?

    Merci de chiffrer

    Lien

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à tvargentine-
      yetiblog.org
      • Posté à 21h16 le 05/10/2010
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ tvargentine

      Les réponses à tes questions sont détaillées Lien (comptes 2009).

      NB : attention, ces comptes ne concernent que le réseau ANDES (environ 50% de toutes les épiceries solidaires ou sociales).

  • vik75
    • Posté à 21h48 le 05/10/2010
    • Internaute 89761

    j’aime bien ce mépris de la reussite individuelle qui serait dixit égoiste, au mépris de l’autre lol si j’ai mon job, c’est que je le mérite et que je suis plus compétent que certain, point barre.
    la gauche et le nivellement par le bas comme d’hab....

    Lien

    • McRasta
      McRasta répond à vik75
      Humain
      • Posté à 22h22 le 05/10/2010
      • Internaute 71884
        Humain

      Dans la pratique, si tu as un job, c’est aussi parce que tu es plus blanc, plus beau, plus couillu, plus pistonné ou que tu as fait des écoles plus cotées (entre autres discriminations ...).

      Comment on pourrait savoir la compétence avant l’embauche ?

      • vik75
        vik75 répond à McRasta
        • Posté à 03h56 le 06/10/2010
        • Internaute 89761

        pas de bol, je viens d’une simple fac d’histoire,j’ai postulé à l’arrache en envoyant des CV et lettre de motivation et j’ai eu 2 mois de période d’essais
        Lien

    • Alt-Z
      Alt-Z répond à vik75
      Désolé
      • Posté à 00h23 le 06/10/2010
      • Internaute 34267
        Désolé

      Tu es prof dans le public ?

      • vik75
        vik75 répond à Alt-Z
        • Posté à 03h59 le 06/10/2010
        • Internaute 89761

        non fac en chine....j’ai préféré fuir le public en france : pas de discipline, gréviculture et syndicalisme
        Lien

         
        • grandjacques-
          grandjacques- répond à vik75
          retraité
          • Posté à 11h08 le 07/10/2010
          • Internaute 57395
            retraité

          Et j’ espère que tu bénéficies des Droits Sociaux chinois qui, eux, ne découlent pas d’une gréviculture et du syndicalisme...
          Si, par contre, tu as un statut d’ expatrié avec cantine et avantages sociaux tu dois te sentir mal...
          Dommage, tu es arrivé trop tard parce qu’ au Chili, avec Pinochet, la discipline, il y en avait....

        1 autres commentaires
  • McRasta
    McRasta
    Humain
    • Posté à 22h32 le 05/10/2010
    • Internaute 71884
      Humain

    Merci pour cet article !

    J’aurais espoir qu’un jour les épiceries sociales perdent leur aspect social.

    Un peu comme un supermarché gère par la collectivité vous voyez ?
    Perso, je préfère encore manger des pâtes sous-marque vendues au double de leur prix de revient, plutôt que d’aller m’abaisser à demander une aide alimentaire.

    Point de vue certainement étrange pour certains, mais essayez donc d’imaginer la honte culturellement imposée à celui à qui l’on donne (ou qui est en position de demandeur).
    A ceux qui pensent que la faim prends le pas sur la fierté, je dirais que le combat est plus long que ce que l’on pourrait imaginer.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 04h34 le 06/10/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Face à la crise : le souffle d’air frais des épiceries solidaires »

    Pour s’acheter son thé « solidaire » et le déguster « en voyageant à domicile » en charentaises et devant un bon feu de cheminée.
    Brave Yéti, va.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 05h45 le 06/10/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Conférence intéressante :

    Lien

  • A déménagé le 18-1
    • Posté à 07h18 le 06/10/2010
    • Internaute 116615
      bc

    Celle que je connais fait de plus, appel aux producteurs maraichers, laitiers et bouchers locaux (bio pour certains) , qui ne perdent pas d’argent en l’absence de tout intermédiaire ou actionnaire à rémunérer, celui qui franchit la porte est vraiment considéré comme un être humain et pas un porte monnaie..
    Après cela reste marginal donc cela ne dérange personne pour l’instant, même si le coût du transport risque de réactiver ces productions locales dans un rapport gagnant-gagnant avec un consommateur sans ressources, il va falloir un certain temps pour que se reconstruise le tissu local détruit par les grandes surfaces, ce n’est pas fait, surtout que le lobby agro alimentaire se pose là.
    Bové dit ça depuis 30 ans...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h53 le 07/10/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Une économie souterraine qui s’affranchit du “ marché ” .. »

    ► Présentation fausse ....
    Un acte de solidarité qui ne vit que grâce à des subventions.
    Ce n’est pas une « économie » gérant ses équilibres obligés,
    mais simplement un service social obligatoirement subventionné pour pouvoir fonctionner.

    ––––––––––

    « Elle confirme le développement d’une nouvelle forme de redistribution des richesses de base en marge du “ marché libre et concurrentiel ”. Non par le biais d’opérations caritatives, mais par une formule participative originale. »

    ► Présentation mensongère des choses,

    d’ un système affiché comme pouvant se substituer au « marché libre et concurrentiel »
    qui serait par gangrenée par « le mirage de la réussite individuelle égoïste à tout prix, au mépris de l’autre. »

    alors que c’est ce marché libre et concurrentiel qui subventionne l’expérience.

    En fait, cet article instrumentalise un acte de solidarité et de charité afin de faire dans une propagande pro marxiste et anti libérale , ce libéralisme au sein duquel et grâce auquel cette solidarité peut s’exercer.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 19h48 le 08/10/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    y en a de plus en plus ,je dirais heureusement ,pour ceux qui sont dans l’besoin

    malheureusement, ça prouve bien que la misère augmente

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