Migrations : ouvrons nos portes aux « hordes affamées »
« Vous pouvez commencer à étudier sérieusement l’emplacement, sur les ponts du Potomac, des nids de mitrailleuses et des tanks qui devront arrêter le déferlement des hordes affamées... »
Ces mots furent prononcés dans les années 60 par René Dumont devant les notables médusés de la Banque mondiale à New-York.
Aujourd’hui, 12 millions de clandestins aux Etats-Unis, des milliers de réfugiés à Lampedusa, des épaves surchargées de naufragés errant sur nos mers...
Causes profondes et réactions d’effroi
Trois causes à l’amplification de ces phénomènes migratoires :
- les dérégulations climatiques ;
- la dislocation systémique en cours ;
- les conflits, les guerres et jusqu’aux révolutions (arabes) qui résultent des deux premières.
Face à ces « déferlements » sauvages, les peuplades civilisées... je veux dire, encore privilégiées, sont frappées d’effroi, se recroquevillent en mouvements régressifs, barricadent leurs portes, ferment leurs frontières (remise en cause de l’espace Schengen), tentent de maintenir les flots indésirables dans des centres de rétention, dressent des murs (Mexique/Etats-Unis), arment leurs « mitrailleuses » (rappelez-vous, Ceuta 2005), finissent par laisser mourir les naufragés en détournant les yeux...
Rien n’endiguera les flots migratoires
Il faudra des décennies et des décennies pour enrayer ou pallier les dérégulations climatiques qui continueront leurs ravages.
La dislocation systémique va se poursuivre au grand dam de nos G20 et sans qu’aucune force de remplacement ne soit présentement en mesure de prendre le relais.
Les conflits, les guerres vont donc se multiplier. Et les révolutions, oui, même les révolutions (arabes ou autres), passeront par de longues phases de transition troublées où des puissances finissantes jetteront leurs dernières forces contre des populations aux élites encore balbutiantes.
Mais tous les Le Pen, les Hortefeux, les Guéant, tous les atrabilaires racornis du monde peuvent revoir leur copie, rien, rien n’endiguera ces tsunamis humains.
Ouvrir les portes plutôt qu’elles ne soient enfoncées
Aucune frontière, aucune porte, aucune force régressive, même pas les mitrailleuses, ne résisteront à la terrible pression. On ne résiste pas plus à de tels séismes humains qu’à un tremblement de terre ou à une éruption volcanique. On s’y adapte, on compose, on en accepte la destinée, à la japonaise.
Le mieux serait de commencer tout de suite. D’ouvrir nos portes avant qu’elles ne soient défoncées, de faire une petite place à ces voyageurs infortunés. Comment, je ne sais pas, mais de toute façon, au-delà même de toutes saines préoccupations humanitaires, nous n’avons pas le choix !
D’autres y pensent aussi, bravant l’effroi général : « 12 millions de clandestins, une chance pour l’Amérique. Nous devons les régulariser » (10 mai 2011, Barack Obama, président d’origine africaine d’un pays de migrants contre lesquels aucune tribu indienne ne put rien).
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peureux célèbre
peureux célèbre
mon cher singe, là encore je vais critiquer d’un seul jet jorion et toi, vous commettez une erreur, qui pourrait se révéler assez grave, et vous mélangez deux concepts qu’on apprend a dissocier en 1ère année d’économie : le micro et le macro.
vous annoncez chaque semaine aux simples gens des catastrophes qu’ils ne voient pas, catastrophe au demeurant bien réelle mais au niveau macro et qui les atteindra bien longtemps après qu’ils vous auront oubliés, donc stratégiquement il est contreproductif d’annoncer aux gens, d’asséner aux gens, avec cette régularité obsédante, notre fin
autrement dit à quoi bon leur dire si cela ne doit pas entrainer chez eux une réaction saine et positive, à quoi ça sert de leur annoncer un tsunami humain qu’il faudrait prendre avec le stoïcisme japonais ? mon cher singe ! ! ! tu dérailles, les migrations de populations n’ont rien de nouveau et les anticiper de cette façon catastrophiste est paranoïaque ou tout au moins délirant, pourquoi ajouter la peur millénariste au fardeau de gens déjà écrasé par l’angoisse et les difficultés de la vie ?
comment dire, quand on voit que les français sont déjà relativement massivement facho et racistes est-il raisonnable de leur annoncer 1 tsunami migratoire ? encore en d’autres termes faut-il leur dire ? faut-il leur dire maintenant ? pourriez-vous vous retenir ?
sans oublier la faillibilité de ce genre de prédictions, ce qu’il en sera de cette vague migratoire suite à la libération des régimes au sud de la méditerranée, tu n’en sais rien du tout, si ça se passera bien ou mal, sur combien de temps et comment avancera la situation dans les pays d’origine, tu n’en sais rien
jorion comme toi cher singe, pensez à qui vous vous adressez et adaptez votre message aux gens susceptibles de vous lire,
et cette annonce de tsunami est complètement ridicule, calmons-nous, calmons-nous tous




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