Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Rebondissement en Grèce : la parole est au peuple

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 01/11/2011 à 09h41

Manifestation contre le plan d’austérité grec à Athènes, le 7 juin 2011 (Pascal Rossignol/Reuters)

Il avait déjà paru céder une première fois en juin sous la pression des « Indignés » qui assiégeaient son Parlement. Puis semblait s’être repris. Cette fois, Georges Papandréou, premier ministre grec, vient de lâcher prise. Le peuple grec aura bien son mot à dire sur le sort qu’on lui réserve : un référendum.

Rappelons que le 26 octobre dernier, le gouvernement grec avait avalé la pilule amère d’une mise sous tutelle de sa politique budgétaire contre une annulation de la moitié des dettes du pays. Créance qu’il n’avait de toute façon plus les moyens d’honorer. Et si tant est qu’il ait les capacités financières de satisfaire la moitié restante.

La pression de la rue

La « rue », elle, maintenait la pression. Au point, grande première, de contraindre le président de la République, Carolos Papoulias, à quitter piteusement une parade militaire le 28 octobre à Salonique sous les cris de « traître, traître ! ».

La question du référendum promise par Georges Papandréou est sans ambiguïté :

« Les Grecs veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté. »

Parallèlement, le premier ministre grec demandera un vote de confiance sur l’accord sur la dette au Parlement pour tenter d’endiguer l’érosion de sa majorité. Celle-ci, sous pression s’est réduite à 153 députés sur 300. Une peau de chagrin.

Un « pari risqué » pour les hautes sphères

Le vote de confiance aura lieu en fin de semaine, vraisemblablement vendredi 4 novembre. Aucune date n’a été fixée pour le référendum, mais Georges Papandréou a laissé entendre qu’il interviendrait début 2012.

A l’instar de la population islandaise, le peuple grec retrouve de la voix. Et démontre quelques siècles après la fameuse agora que la démocratie peut aussi s’exprimer dans la rue.

Inutile de préciser qu’en ce jour de la fête des morts, les fesses sont nombreuses à trembler dans les hautes sphères. Les manchettes de leurs journaux du microcosme ne parlent-elles pas de « pari risqué » ?

Risqué pour qui ?

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  • Bapper
    Bapper
    Etudiant
    • Posté à 11h10 le 01/11/2011
    • Internaute 165404
      Etudiant

    Merci aux grecs, ils sont rentrés dans l’euro en maquillant leurs comptes, en profité de notre argent, n’ont pas payé d’impôt....et aujourd’hui je vais payer pendant 10 ans pour leur incompétence (je pense que je vais rester à la fac)

  • alankin
    alankin répond à Joseph Gratteur
    peu importe
    • Posté à 11h28 le 01/11/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    alors que Merkel consulte le parlement AVANT de prendre position, papandréou, lui le fait APRES. lol.
    En fait, il part avec les 8 milliards récemment accordés, des réductions de dettes, puis après il ferme le rideau.
    il engage son pays sur son nom puis après il dit : ah au fait peut être bien que non...Lol
    toutes les banques grecques vont donc faire faillite.
    et en France on va avoir un crédit crunch.
    le scandale du politique n’a pas de limite.
    parce que les quelques français qui se réjouissent de cela ne comprennent pas à quel point cela nous retombera sur le dos.

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 12h00 le 01/11/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    La France, l’ Allemagne, tous critiquent cette décision « irresponsable » ! ! ! !

    IRRESPONSABLE ! ! ! ! ! C’est bien les mots qui ont été utilisés ! Il est en effet irresponsable de demander son avis au peuple ! Irresponsable qu’un peuple puisse choisir son destin ! Irresponsable que l’on laisse appliquer un des fondements de la démocratie.... Dans son pays d’origine en plus ! ! ! ! !

    La démocratie, nous savions tous qu’elle n’a jamais été appliquée dans nos pays, mais maintenant, nous avons la preuve irréfutable qu’elle à été étouffée au berceau. Nos dirigeants, l’ont aujourd’hui officiellement, tué ! ! !

  • Alexad
    Alexad répond à pietro2008
    • Posté à 12h37 le 01/11/2011
    • Internaute 8145

    Vous parlez de votre place de français, (pour l’instant encore régi par des protections sociales collectives) assuré social depuis longtemps, indemnisé chômage si besoin est hélas, avec 5 semaines de CP, éducation encore gratuite, justice qui se maintient tant bien que mal (et pour peu de temps) et une démocratie (maintenant boiteuse) installée depuis un bout de temps. En Grèce, après l’occupation Ottomane (fin 1922), après la guerre mondiale, et la guerre civile, ce furent des dictatures jusqu’à la dernière en date soutenue par les américains se terminant en 1974.
    Pour les Grecs, c’était sans chômage, sans sécu, salaires bas, éducation à financer (pas de bourses), santé à financer et aujourd’hui sans boulot même pour les forts diplômés. Je rappelle que contrairement à ce qui est propagé, les impôts sont prélevés à la source pour les fonctionnaires et les salariés des grandes entreprises.
    Sans sécu, sans mutuelle, sans retraite, sans congés, dites moi comment vous payez les études de vos enfants, et comment vous préparez votre retraite.. Ce n’est pas parce qu’on nous ment de façon honteuse et que l’on montre particulièrement du doigt les grecs pour éviter de regarder ailleurs, par ex vers les US, que nous sommes obligés de croire toutes ces âneries ! !
    Après oui quand on fait un deuxième boulot en Grèce ou un petit boulot on ne le déclare pas. Oui, il faut instituer un cadastre et des impôts locaux (absence qui arrangeait qui ? ? ?)
    L’Eglise et les riches armateurs ne paient pas d’impôts... Les sociétés étrangères contentes de s’y implantées ne paient pas d’impôts.. Quant à nous, avec ce nouveau système et discours qui consiste à nous faire adhérer à la baisse des impôts sur les revenus... croyez bien que lorsque ce gouvernement et cette droite aura tout foutu par terre, la sécu, la retraite mises dans les mains des assureurs et des banques.... L’éducation et la justice sinistrées et privatisées ( cf EDF et GDF et leurs tarifs d’entreprises privées entre autres...) j’espère qu’il nous viendra des idées de réappropriation.
    Commençons par regarder les injustices d’ici alors qu’on veut occuper nos cerveaux disponibles à détester les autres ! ! Contemplons nos artistes, sportifs, grandes entreprises, riches particuliers qui ne paient pas d’impôts sur les revenus gagnés en France encouragés par nos dirigeants.
    Maintenant, dans cette affaire grecque ce qui m’inquiète le plus est l’ouverture à la guerre dont nous serons tous victimes, car les puissants et riches n’ont pas l’intention de redistribuer un tant soit peu et ils nous conduirons à la catastrophe lorsqu’ils auront peur pour leur peau et leur compte en banque. Nous avons hélas je crois de quoi être inquiets plutôt que de nous haïr les uns les autres.....

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 14h04 le 01/11/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Chapeau bas ! mettre une pagaille pareille relève d’un art porté à son paroxysme. Messieurs les Grecs, je vais aller chez vous prendre des leçons de démocratie, c’est pas tous les jours que celle ci est synonyme d’anarchie !

  • A déménagé le 13-01-2012 6
    • Posté à 14h33 le 01/11/2011
    • Internaute 171250
      non connue

    C’est une bonne nouvelle, dans tous les cas.

    Si les grecs votent oui, cela démontrera qu’ils sont responsables et qu’ils ont bien compris qu’ils ont besoin de l’euro et de la zone euro pour s’en sortir.

    Si au contraire les grecs votent non, alors la Grèce sortira de l’euro en conséquence directe, ce qui enlèvera ce boulet aux autres pays de la zone euro. La Grèce sera alors partie pour une période de graves turbulences et de pauvreté, pour une bonne dizaine d’années, avant de repartir avec un PIB de l’ordre du tiers de ce qu’il est aujourd’hui. À ce moment, ils commenceront à monter un dossier pour revenir dans l’euro.

    À titre personnel, je préférerais que les Grecs votent non. C’est dans l’intérêt des Français de se débarrasser de ce boulet. Le pire qui puisse arriver est que ça oblige les Allemands à accepter de faire un peu tourner la planche à billets.

  • yabon
    yabon répond à alankin
    Klingon
    • Posté à 14h34 le 01/11/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    « alors que Merkel consulte le parlement AVANT de prendre position, papandréou, lui le fait APRES. lol. »

    En France, c’est mieux : on ne le consulte pas.

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