Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Lordon : « Le soulèvement ou la table rase par l'effondrement »

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 21/01/2012 à 12h04

Le 15 janvier 2011, Frédéric Lordon, économiste hors sérail microcosmique, était invité à une conférence organisée par Attac et Mediapart sur le thème : « Quel remède à la crise démocratique européenne ? » Frédéric Lordon décida de répondre à cette question « sans circonvolutions inutiles » :

« Ma réponse, c’est : le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. »

La « démocratie » des marchés

La démocratie représentative n’existe plus, pose Frédéric Lordon en citant le cas du référendum de 2005 et en pointant les pions Papademos et Monti avancés sans scrupules par la troïka financière (BCE, Commission européenne, FMI) au mépris de toute souveraineté populaire.

La loi des marchés (ces « tiers inclus au contrat social ») règne en maître. Les élus du peuple, les résultats de scrutins ne sont plus tolérés par ces nouveaux dominants que s’ils rentrent dans leur moule.

Citant la récente dégradation de la France, Frédéric Lordon relativise l’importance d’agences de notation parfaitement « périphériques » :

« Il n’y a aucun lieu de s’étonner qu’un univers comme les marchés de capitaux, qui fonctionnent fondamentalement à la croyance, à l’opinion et au jugement, sécrètent en leur sein des producteurs spécialisés de croyance, d’opinion et de jugement. »

S’attaquer à la structure d’ensemble

Ce n’est pas à ces « points focaux » épiphénomèniques (les agences de notation) qu’il convient de s’attaquer, mais à la structure d’ensemble qui les féconde.

Or, souligne l’iconoclaste économiste, les évènements en cours pourraient bien donner un sacré coup de main à ceux qui refusent la « monstruosité » d’un monde régi par « le corps informe des créanciers internationaux ».

Comme en 2007/2008, le secteur interbancaire est en voie de devenir « le nouvel épicentre d’un nouveau séisme ». Sans que les puissances publiques, désormais ruinées, puissent voler à son secours comme la fois précédente :

« Si donc nous voyons poindre la perspective de grand effondrement, alors oui, il y a plus que jamais matière à nous demander quoi reconstruire. Mais la toute première question étant bien sûr : à quelle échelle ? »

La reconstruction, mais avec qui ?

Sur ce point, l’ami Lordon est catégorique. La tendance va spontanément vers « une préférence a priori pour des ensembles les plus vastes possibles » (dit-il). Mais alors, « avec qui ? ».

Lordon expose ses doutes quant à une solution européenne dans une Union européenne ouvertement dominée par la rigueur monétaire imposée par l’Allemagne. Et par une « juridicisiation » des politiques publiques « directement attentatoire » à toute souveraineté populaire :

« Existe-t-il des intermédiaires viables entre les configurations nationales classiques et une Union européenne pleine et entière, je veux dire avec une intégration politique pleine et entière ?

Si la réponse était non, alors il ne faudrait pas hésiter à en revenir à la configuration nationale dont on sait avec certitude qu’elle satisfait pleinement le principe de la souveraineté populaire. »

Infos pratiques
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  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 12h24 le 21/01/2012
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Sur Inter hier soir, l’Islande face à la Finance.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 12h47 le 21/01/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable

    « Ma réponse, c’est : le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. »

    S’agit-il du même Lordon qui, le mardi 30 septembre 2008 à 17 : 53, « militait » pour une intervention massive et urgente des états (donc des contribuables), pour éviter le « risque systémique » et le « collapsus majeur » ?

    Bienvenue à bord du Titanic financier ! - www.la-bas.org

    ... comme le temps passe !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Anastaze
      yetiblog.org
      • Posté à 13h14 le 21/01/2012
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « S’agit-il du même Lordon qui, le mardi 30 septembre 2008 à 17 : 53 , préconisait une intervention massive et urgente des états (donc des contribuables) »

      C’est bien mal connaître Lordon que de penser qu’il ait pu sérieusement (pour rire peut-être) préconiser une telle chose.
      C’est bien mal connaître l’émission « Là-bas si j’y suis » qui n’a jamais été diffusée à l’heure que vous indiquez.
      Avez-vous réécouté l’émission que vous mettez en lien, Anastaze ?

      • Anastaze
        Anastaze répond à Le Yéti
        inconsolable
        • Posté à 13h57 le 21/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        C’est bien mal connaitre les lecteurs multimédia que d’ignorer que « 17 : 53 », ce n’est pas l’heure (qui serait 17H 53) de l’émission mais le repère sur le lecteur où la brillante démonstration de Lordon commence.
        En plus je crois que c’est aussi dans cette émission qu’il expliquait que la notion marxiste de « baisse tangentielle de taux de profit » était une légende (mais je n’ai pas le souvenir qu’il ait expliqué pourquoi malgré la stupéfaction de Mermet).

        C’est aussi mal connaitre l’émission de Mermet que d’ignorer que jusqu’en 2006 elle était diffusée entre 17H et 18H.

        C’est aussi bien mal connaitre la réalité que de croire que contester le contexte d’un document, va annuler le contenu du document.
        C’est très simple à vérifier, vous écouter l’émission et vous revenez me traiter de menteur si c’est faux.

         
        • Peine
          Peine répond à Anastaze
          ou son chat
          • Posté à 02h49 le 22/01/2012
          • 176800
            ou son chat

          désolé, on vous a suffisamment répondu et mon petit commentaire est bien ridicule face aux vôtres et à vos interlocuteurs d’en dessous, j’ai préféré édité, ne tenez pas compte de celui ci ; -)

          • Anastaze
            Anastaze répond à Peine
            inconsolable
            • Posté à 07h34 le 22/01/2012
            • Internaute 53186
              inconsolable

            C’est bien dommage parce qu’en réalité vous dites la même chose que moi, (voyez ici) et je me permet de remettre votre commentaire.

            _________Peine répond à Anastaze________________________

            Je ne saurais prétendre à expliciter la pensée d’un tel intellectuel. Mais c’est bien le même Lordon.
            Au début de la crise il défendait l’interventionnisme des Etats pour
            éviter l’effondrement de l’économie réelle, celle qui nous permet
            d’acheter notre baguette le matin et d’appeler le plombier.
            Aujourd’hui, je pense qu’il est plus pessimiste, qui ne le serait pas quand on voit que ce sauvetage ne nous permettra même pas d’éviter cet effondrement majeur ? Regardez les grecs, regardez la misère pour tous(-1%) comme horizon de développement... Regardez les promesses de 2ème tour des présidentielles par nos instituts de sondages...
            Il est peu probable qu’on en réchappe à cet effondrement, alors quitte àpayer le prix fort des crèves la faim, autant emporter ceux qui nous
            oppriment dans notre chute afin de laisser le champ libre à une possible nouvelle société, je pense que c’est le sens de sa tabula rasa.Pour moi, je vais voter à gauche une dernière fois (je n’avais plus voté depuis que j’avais voté pour Chirac en 2002, ma première présidentielle, rupture certaine avec l’idée même de démocratie représentative) parce qu’à côté de Lordon je suis idiot, faible et lâche et rêveur, mais je me prépare doucement à la fin du monde moderne tel que je l’ai connu depuis tout petit, avec à manger tous les jours à tous les repas, avec la médecine remboursée, avec l’école gratuite, avec les retraites... je suis pas con non plus.

            Voilà, si vous cherchiez juste à dire que Lordon n’a pas une pensée
            consistante et cohérente, il en faudrait bien plus que 2 extraits en guise d’argumentation, car pour le coup, à mon sens c’est plutôt vous
            l’inconsistant, le superficiel et le vaniteux.
            ––
            ________________________________

            Vous constaterez qu’à part votre petite bordée d’injures finale coutumière aux fans de Lordon, nos points de vues ne diffèrent pas tant que ça.

            Toute la question est de savoir si on doit retirer un sparadrap d’un coup sec ou en tirant doucement. Lordon préfère y aller progressivement, c’est son droit.

        2 autres commentaires
    • elmkor
      elmkor répond à Anastaze
      être vaut mieux qu'avoir
      • Posté à 13h08 le 21/01/2012
      • Internaute 154051
        être vaut mieux qu'avoir

      Oui il s’agit du même... Sauf qu’il accompagnait l’intervention massive et urgente des états, 1- en rentrant au capital des banques 2- en revenant sur la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaire 3- en réintroduisant la régulation des marchés financiers... Ce qui n’a pas été fait... Ce qui fait qu’aujourd’hui la crise de la finance privée s’est muée en crise de la dette publique des états. Il y a eu 2 sauvetages des banques. Le premier en réinjectant de l’argent à leur capital sans aucunes contreparties et le second qui nous coûte beaucoup plus cher en soutenant l’économie car les banques n’effectuent plus leur rôle premier de soutient de l’économie par le canal du crédit.
      Et aujourd’hui la dette des états est utilisée par les néoliberaux et leurs marionnettes qui sont nos hommes politiques pour détruire le modèle social qui soit disant nous coûte trop cher ! La finance n’a même pas la reconnaissance du ventre !

      • Anastaze
        Anastaze répond à elmkor
        inconsolable
        • Posté à 14h01 le 21/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Je me souvenais de cette émission, parce qu’à l’époque j’étais partisan de « faire table rase par l’effondrement du système financier » (il faut dire que Lordon se remettait à peine de son « Bayrou, le vote révolutionnaire “).

        ... et je le suis toujours, persuadé que le retour à des ‘finances utiles’ ne peut passer que par ce ‘désagrément’.

        Je suis content de constater, que Lordon y est arrivé aussi.

         
        • Artenam
          Artenam répond à Anastaze
          Ecrire avec des sabots c'est (...)
          • Posté à 15h34 le 22/01/2012
          • Internaute 85103
            Ecrire avec des sabots c'est (...)

          « Désagrément » : le mot est faible. On parle du retour à l’état de nature, là : plus de monnaie en circulation, chacun luttant contre son prochain pour sa survie... Je suis toujours fascine par le masochisme de certains : à croire qu’il serait chouette de revenir à la préhistoire et à la loi de la jungle la plus pure. L’Effondrement ne nous conduirait pas à un « retour à des finances utiles », mais à plus de finances du tout, et pour qui que ce soit. Un peu de plomb dans la cervelle, bon sang !

          • Anastaze
            Anastaze répond à Artenam
            inconsolable
            • Posté à 16h23 le 22/01/2012
            • Internaute 53186
              inconsolable

            Il y a un truc que vous ignorez peut-être qui s’appelle l’« ironie », allons jusqu’à « cynisme », puisqu’il y a volonté délibérée de ma part de provoquer.

            « Certains’ comme vous dites ne sont pas masochistes, mais peut-être réalistes et conscients. Vous êtes fasciné parce que “certains” envisagent sans crainte de perdre leur machin-pod ou leur écran plat, et bien dites vous que “certains” sont fascinés de voir leurs contemporains subjugués par ces pacotilles et se demandent s’ils ne sont pas déjà revenu à l’époque des e-cavernes, où chacun est d’abord préoccupé de savoir quel nouveau besoin il aura à satisfaire avant demain.

            N’oubliez jamais que le Roi-Soleil et le siècle des lumières s’éclairaient à la bougie.

            Si vous ne voulez pas aller à la bougie, c’est la bougie qui viendra à vous.

            Mais rassurez-vous, cette décision de dépend pas de nous, même pas des financiers, elle est entièrement tributaire de l’avidité des financiers.

        2 autres commentaires
    • Dissonance
      Dissonance répond à Anastaze
      met le doigt où ça fait mal.
      • Posté à 14h02 le 21/01/2012
      • Internaute 70089
        met le doigt où ça fait mal.

      Présentation tronquée de la position de Lordon : Il n’a jamais été question pour lui de simplement renflouer les banques comme l’ont effectivement fait les États, mais de renflouer les banques moyennant une contrepartie drastique, à savoir leur réquisition pure et simple.

      Au demeurant, la question de la nécessité de la prévention d’une matérialisation du risque systémique ne se discute pas : En cas d’écroulement massif du secteur bancaire, ce sont d’une part les encaisses monétaires (le salaire que votre patron verse sur votre compte courant) qui disparaissent en fumée, de même que le système des moyens de paiements (chèques, cartes bancaires, etc).

      Dans un tel contexte, seule la monnaie fiduciaire (les billets et les pièces) encore en circulation est utilisable, et par ailleurs il n’y a plus d’organisme en mesure d’en mettre d’avantage en circulation. Pour reprendre les propres termes de Lordon, « vous disposez de la monnaie au fond de votre poche pour vivre, et c’est tout ».

      • Anastaze
        Anastaze répond à Dissonance
        inconsolable
        • Posté à 14h34 le 21/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Vous vous opposez donc à Lordon, puisqu’aujourd’hui, il préconise « le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. »

        Vous ne comprenez pas que défendre le Lordon de 2008 c’est attaquer le Lordon de 2012, puisqu’il a changé de point de vue.

        En plus présenter l’alternative « le soulèvement » ou la « table » est une fausse alternative, puisque la « table » engendrera automatiquement le « soulèvement ».

        Ce sera donc « l’effondrement du système financier » puis le « soulèvement », et alors seulement la reconstruction du système sur de nouvelles bases.

        Ce n’est pas en passant d’une crise des dettes privées américaine, à une crise financière mondiale, puis à une crise des dettes publiques, qu’on se met en position d’exiger une quelconque contrepartie des banques.

        Il fallait avec tout le collatéral que ça comportait, laisser, les marchés réaliser leurs moins-values. C’est justement ce que craignait Lordon en 2008. La faillite de Lehman Brothers a été nécessaire pour « justifier » l’endettement des états. En réalité elles auraient dû toutes chuter... puisque de toute façon elles le feront.

         
        • Dissonance
          Dissonance répond à Anastaze
          met le doigt où ça fait mal.
          • Posté à 17h44 le 21/01/2012
          • Internaute 70089
            met le doigt où ça fait mal.

          Je ne suis pas convaincu que vous ayez visionné la vidéo présentée ici par le Yéti pour dire ce que vous dites. Ou alors, nous n’y avons vraiment pas compris la même chose.

          Le soulèvement dont il est question à mon sens n’est pas in fine destiné à détruire le système bancaire mais à démettre de ses fonctions une classe politique qui s’est avérée inapte à réguler ce système. Car c’est bien de cela qu’il est question : Mettre le système bancaire au pas et en extraire la gangrène financière.

          Le système bancaire en lui-même est un élément utile à la société (pour ne pas dire indispensable, compte tenu qu’une tabula rasa à la Tyler Durden est illusoire), pour peu qu’il se mette au service de cette dernière, et non l’inverse. Le problème est donc de mettre en place les contraintes qui conduisent le système bancaire à fonctionner dans l’intérêt de la société.

          Or de ce point de vue, et pour avoir suivi la plupart des productions vidéos et écrites de Lordon de ces cinq dernières années, je ne pense pas l’avoir jamais vu varier d’un iota à ce propos. Y compris dans cette intervention-ci.

          • Anastaze
            Anastaze répond à Dissonance
            inconsolable
            • Posté à 19h28 le 21/01/2012
            • Internaute 53186
              inconsolable

            Ne cherchez pas à vous convaincre de quoique ce soit, mon message initial ne portait que sur la réponse de Lordon : « Ma réponse, c’est : le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. », à la question « Quel remède à la crise démocratique européenne ? ».

            Si comme vous le dites vous ne pensez pas « l’avoir jamais vu varier d’un iota à ce propos » c’est peut-être parce que vous ne l’avez pas visionné avec suffisamment d’attention.

            • Dissonance
              Dissonance répond à Anastaze
              met le doigt où ça fait mal.
              • Posté à 20h02 le 21/01/2012
              • Internaute 70089
                met le doigt où ça fait mal.

              « Ne cherchez pas à vous convaincre de quoique ce soit »

              Sous-entendu : me convaincre moi, ce n’est même pas la peine d’y penser, j’ai déjà un avis arrêté sur la question qui ne bougera pas quand bien même on m’apporterait la preuve qu’il est erroné.

              Au moins comme ça les choses sont clairement dites, je ne perdrai ainsi plus mon temps à essayer de discuter avec vous.

              • Anastaze
                Anastaze répond à Dissonance
                inconsolable
                • Posté à 20h17 le 21/01/2012
                • Internaute 53186
                  inconsolable

                Si vous interprétez Lordon comme vous vous lisez je serai toujours d’accord avec vous. Question de principe.

                C’est bien vous qui avez écrit : « Je ne suis pas convaincu que vous ayez visionné la vidéo présentée ici par le Yéti pour dire ce que vous dites. »

                • Dissonance
                  Dissonance répond à Anastaze
                  met le doigt où ça fait mal.
                  • Posté à 22h44 le 21/01/2012
                  • Internaute 70089
                    met le doigt où ça fait mal.

                  En somme si je vous suis bien, vous reprochez à Lordon de ne pas avoir répondu à la question avant qu’on la lui pose. C’est un point de vue intéressant...

                  • Anastaze
                    Anastaze répond à Dissonance
                    inconsolable
                    • Posté à 23h32 le 21/01/2012
                    • Internaute 53186
                      inconsolable

                    Rappelez-moi en quels termes j’ai pu rapprocher quoique ce soit à Lordon ?

                    J’ai simplement souligné qu’il avait évolué depuis la crise financière, ce qui en fait le contraire d’un imbécile, puisque la situation a elle aussi changé, et que nous somme maintenant dans une crise des dettes souveraines.

                    Comme Marx qui se défendait d’être marxiste, il doit de temps en temps trouver ses laudateurs un peu encombrants, puisque chacun semble vouloir l’enfermer dans sa propre opinion sur l’économie, sans chercher vraiment à le comprendre. Pour un économiste hétérodoxe, c’est la pire des calamités. Je suppose que pour lui affirmer qu’il n’a jamais varié d’un iota, puisse constituer la pire des insulte.

                    S’il y a une chose qu’on pourrait lui reprocher c’est son ton parfois désinvolte qui peut brouiller la perspicacité de ses propos aux gens un peu superficiels.

                    • Dissonance
                      Dissonance répond à Anastaze
                      met le doigt où ça fait mal.
                      • Posté à 00h07 le 22/01/2012
                      • Internaute 70089
                        met le doigt où ça fait mal.

                      Ok. Lisez donc ceci et expliquez moi où se situe l’évolution de pensée. Je vous conseille notamment les paragraphes « Le syllo de Canto » et suivants...

                      Ce n’est par ailleurs pas l’enfermer dans une opinion que de lui reconnaître une certaine continuité et une cohérence d’ensemble, bien au contraire.

                      • Anastaze
                        Anastaze répond à Dissonance
                        inconsolable
                        • Posté à 06h28 le 22/01/2012
                        • Internaute 53186
                          inconsolable

                        Vous faites une confusion entre l’économie néolibérale, et l’hétérodoxie.

                        L’économie néolibérale est une néo-économie, qui utilise la terminologie de l’économie, au profit d’une oligarchie financière, ce n’est pas un modèle économique, c’est un dogme politique.

                        L’économie hétérodoxe, c’est exactement le contraire, c’est le refus de tous dogmes, c’est une conception de l’économie en éternel mouvement, qui prend racines dans l’analyse de la réalité constatée.

                        En leurs temps, Smith, Keynes, Schumpeter, ou Marx ont été des hétérodoxes, parce qu’il ont étés en rupture avec leurs prédécesseurs et qu’ils ont « collé » à leur époque.Ils ont élaboré de nouveaux concepts, répondant aux nécessités de leurs réalités.

                        Des bibliothèques entières sont consacrées à l’évolution de la pensée de Marx ou de Engel au cours de leur vie, c’est à dire au cours de la transformation du monde industriel.

                        Certains piliers de JT nous bassinent avec la reprise par la « relance de la demande », alors que c’est justement parce qu’ils ont étés incapables de sortir du keynésianisme parce qu’ils en ont fait un dogme, qu’on se trouve dans la situation actuelle.

                        L’émission de 2008 était justement au moment où la crise des subprimes, se transformait en crise financière, et ou les actifs des banques s’effondraient. Il fallait éviter la crise systémique, quitte à les nationaliser... avec leurs pertes, et tant pis pour notre cul.

                        Votre lien avec le Diplo de 2010, se situe au moment ou la crise financière se transformait en crise des dettes souveraines, il fallait éviter les défauts de paiement des états. La confiscation (et non plus la nationalisation) était une « solution Lordon » à ce moment.

                        Aujourd’hui, en particulier par le biais des agences de notation, d’économistes néo-libéraux placés à la tête des états en oubliant la case démocratie et de la dilution des structures financières au niveau planétaire, la solution pour Lordon c’est l’effondrement et le soulèvement.

                        Chaque jour par une révolution arabe, ou par des manifestations d’indignés de New-York à Moscou en passant par Athènes, nous pouvons constater que nous nous acheminons vers le soulèvement. L’échec de la tentative Merkel, d’impliquer les banques, dans les conséquences de leurs turpitudes et l’impossibilité de réintroduire une réglementation mondiale de la finance (comme la taxe franco-sarkosiste sur les transactions financières) montre que mécaniquement en dérèglementant au nom du Consensus de Washingtonle système financier s’est déréglé et a programmé sa destruction.

                        Pourquoi voudriez vous dans ces conditions que le Lordon de 2010, milite pour l’évitement de la crise systémique comme en 2008 ? Pourquoi voudriez-vous qu’en 2012, il préconise une confiscation des banques comme en 2010, puisque celles-ci ont organisées leur insolvabilité, et commencent à vampirisé les gouvernements des déjà anciennes démocraties. ?

                        Parce que vous êtes persuadé que l’économie est une science dogmatique ?

                        En réalité ce n’est ni une science ni un dogme, et Lordon vous le rappellera a chacune de ses interventions.

                        • Dissonance
                          Dissonance répond à Anastaze
                          met le doigt où ça fait mal.
                          • Posté à 11h29 le 22/01/2012
                          • Internaute 70089
                            met le doigt où ça fait mal.

                          Votre distinction intangible entre nationalisation et confiscation, Lordon lui-même ne la fait pas, et plus précisément, il hiérarchise les deux notions respectivement comme la finalité et son moyen : La confiscation comme modalité de nationalisation.

                          C’est visible ici, et c’est daté de 2010 également, ce qui met passablement votre exégèse en vrac.

                          Sur ce, bonne journée.

                          • Anastaze
                            Anastaze répond à Dissonance
                            inconsolable
                            • Posté à 11h50 le 22/01/2012
                            • Internaute 53186
                              inconsolable

                            Vous ne faites pas la différence mais Lordon la fait.

                            En 2008, il s’agissait de nationaliser les pertes (avec les histoires de trou de balle), c’est à dire de payer avec l’argent des contribuables les actions des banques au prix du marché, c’est à dire avec un accroissement de la dette souveraine.

                            En 2010 il parle carrément de « saisir » les banques (c’est le titre), quand on fait une saisie, il n’y a pas de contrepartie, et on a le « cul propre ».
                            Essayez donc un jour de comprendre ce que vous écrivez et ce que vous mettez en ligne :

                            « A l’inverse des pratiques ordinaires du redressement des entreprises en difficulté, il n’y a pas de solution privée à l’effondrement global des institutions bancaires qui condamne dès lors irrémédiablement leurs actionnaires à la vitrification. Le sauvetage public, quelle qu’en soit la modalité, n’a donc aucun compte à tenir de cette population spéciale qu’on peut d’ores et déjà tenir pour annihilée, conformément d’ailleurs à l’esprit même du capitalisme des sociétés par actions : les apports en fonds propres ne sont pas récupérables et les actionnaires n’acquièrent leur part de propriété (et les droits afférents aux dividendes) qu’en contrepartie d’accepter une perte définitive en cas de faillite – nous y sommes. Saisir les banques faillies n’a donc aucun caractère d’attentat à la propriété puisque la propriété a été anéantie par la faillite même, la faillite étant de ce point de vue l’équivalent capitaliste de la bombe à neutrons qui tue les droits de propriété en laissant intacts les bâtiments, les équipements et même, quoique pendant un temps relativement court, les humains salariés capables de les faire marcher. C’est tout cela qu’il faut récupérer. »

        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Anastaze
          ...
          • Posté à 16h26 le 21/01/2012
          • Internaute 53905
            ...

          Vous êtes d’une singulière mauvaise foi car non seulement les préconisations de 2008 sont tronquées (il y avait effectivement nationalisation sans compensassions avec le renflouement) mais de surcroit il était bien précisé que cela n’avait pour but que d’éviter l’écroulement total de la circulation monétaire par disparition soudaine des moyens de paiement.
          Il n’y a donc pas un revirement de position, il y a constatation que le renflouement ayant été fait sans contrainte sur le fonctionnement du système nous nous retrouvons (comme annoncé à l’époque) dans la même mouise d’où nous ne sortirons plus que par le soulèvement ou l’effondrement puisque le renflouement est désormais impossible.

          De plus vous paraissez bien naïf d’imaginer que l’effondrement conduirait automatiquement au soulèvement. Il pourrait tout aussi bien conduire à un renforcement des pouvoirs de l’état justement pour éviter la chienlit. Nous serions beaucoup plus près d’une dictature que d’une révolution citoyenne en cas d’écroulement complet. Je vous rappel quand même qu’en cas d’écroulement total du système financier ça se termine à la barre à mine dans l’épicerie du coin avec des pénuries extrêmement rapides dans les grandes villes d’où nous ne sommes qu’à 48h de la barbarie.

          • Anastaze
            Anastaze répond à Sissi des bois
            inconsolable
            • Posté à 21h36 le 21/01/2012
            • Internaute 53186
              inconsolable

            Vous oubliez pour être plus précis sur la question, c’est que Lordon considérait qu’il y avait « consensus » sur la question entre la gauche et la droite. Il nous a fait ce jour là un fantastique numéro de TINA.

            Je ne vois pas comment j’aurais pu tronquer quoique ce soit, puisque je vous ai mis l’intégral de l’émission en ligne, là où il y a mauvaise foi, c’est quand on reproche de ne pas avoir cité ce qui n’est pas dans l’émission.

            Si vous voulez d’autres extraits en voici :

            à 21 : 21 « soit on laisse s’écrouler, soit on sauve la mise au banquier.. et oui il faut le dire... mais, heu, je ne sais pas comment le dire d’une manière non triviale, mais oui... ça fait vraiment mal au cul », c’est ce qu’il appelle faire « pédago lourd », Bush (qui a nationalisé Fannie Mae et Freddie Mac, lui) et Sarkozy qui n’arrive toujours pas à nationaliser Dexia (qui ne travaille pourtant qu’avec des collectivités locales) ne disaient pas autre chose, il avaient seulement des tournures moins rigolotes.

            à 18 : 47 « le risque systémique ne s’arrête pas aux frontières comme le nuage de Tchernobyl, il se déploie sur une base totalement internationale ».

            à 22 : 27 : « la solution du sauvetage du banquier est une solution qui est politiquement moralement détestable, mais pour l’instant, nous n’avons malheureusement pas le choix »

            etc.

            A cette époque pour Lordon les « contreparties », ne devaient intervenir qu’à moyen et long terme , après le sauvetage des banques par les contribuables.

            Aujourd’hui, il fait l’impasse sur ce sauvetage, et attend la réalisation du risque systémique... pour faire « table rase ».

            Mais il n’y a rien de ce que vous me racontez,. Il faut donc vous rendre à l’évidence, quand vous écoutez Lordon, vous entendez des voix, et votre perception de son discours confine au mystique et à l’idolâtrie.

        12 autres commentaires
    • Jacky Soulié
      Jacky Soulié répond à Anastaze
      • Posté à 21h02 le 21/01/2012
      • Internaute 24828

      Le risque systémique c’est comme MegaUpload : quand ça s’effondre tous ceux qui avaient de l’argent sur leur compte n’ont plus rien du jour au lendemain et donc ne peuvent plus manger ni se chauffer, se loger, rien, quoi !

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 13h01 le 21/01/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    C’est bien par la compréhension exhaustive de ce que nous devons quitter (l’infantilisme économique, un style de vie destructeur, le capitalisme antidémocratique et l’inefficacité coûteuse du tout pour le Privé) que le changement se densifie.
    Lorsque est rendu visible, comble du non sérieux et de l’inefficacité, que le capitalisme représente le pire système qui soit. Quand la démocratie (non la représentative mais la fonctionnelle) demeure, toujours, le meilleur ou le moins pire (c’est pour cela qu’il est tout fait pour l’empêcher) : le capitalisme transparaît comme de l’antidémocratie structurelle (sacrifier la planète et l’Humanité pour l’infime minorité des quelques marginaux capitalistes c’est refuser la loi du nombre, la règle de la majorité, donc devenir l’extrême subversif des valeurs démocratiques, non ?) et de l’antidémocratie quotidienne en actes (que, sous son règne les inégalités réelles – par les seuils chiffrés ou les baisses de pouvoir d’achat – explosent demeure, juridiquement, injustifiable et indéfendable, non ?).
    Réduire avec justesse voire au maximum les activités humaines c’est quitter la rengaine de stupidité du capitalisme qui cumule le sommet de la bêtise (pillages et gaspillages) en alliant surproduction et sous-consommation puis obsolescence programmée pour le plus grand gaspillage possible, qui provoque, dans ce prolongement, nombre de faux besoins via sa propagandiste qui réclame alias publicité ; de ceux qui empêchent la création réaliste des « emplois nouveaux », si nécessaires pour répondre aux besoins réels de toute l’Humanité, actuellement non couverts.
    LA RICHESSE COLLECTIVE (jamais encore vécue) DÉPASSANT TOUTE RICHESSE PRIVÉE SÉPARÉE. Tout s’enchaînant, il y aurait, désormais, internalité complète des coûts réels : appartenant au Privé vous n’allez plus faire payer ses délires (externalisation des coûts) par les autres, le Public. La Nature entrée dans la comptabilité nationale, ses services gratuits sont dédommagés par « rigueur scientifique » : en effet, dire qu’on « crée des richesses » en exploitant la nature en « détruisant » donc ses richesses, ou en externalisant les coûts aux dépens du milieu naturel est, soudain, perçu comme antiscientifique. Du trépignement de sales gosses capricieux. Dans ces conditions, la croissance comme mesure économique est déclarée comble d’irresponsabilité, un PIB qui n’inclut que les gains commerciaux (qu’ils soient de catastrophes, de pillages de la Nature ou de vols scandaleux des prétendus primitifs « brevets déposés sur leur herboristerie » etc) se doit, brusquement, d’être considéré comme anticonstitutionnel (une « fraction » de la population impose son fanatisme inargumentable à la nation entière, et « la résistance à l’oppression » reste un « devoir du citoyen » !).
    Les Bourses toutes fermées pour parasitisme économique, délinquance spéculative et mise en apex d’irresponsabilité. A moins qu’elles n’acceptent de « privatiser leurs pertes ». Plus de spéculation possible (une faute politique que de l’avoir « toléré » !), les investissements ne peuvent plus l’être à court terme (ce déni de la logique).
    L’Economie humaine réenchâssée dans l’humble économie de la Nature, nous retrouverions, enfin, la vraie hiérarchisation du réel. Toute activité qui porte atteinte à la continuation de la vie et de la planète se doit d’être bannie pour « antiéconomisme irrécupérable » – économiser veut dire épargner, protéger thérapeutiquement, soigner, sauver la vie, pas du tout ce que les délires capitalistes nous leurraient. L’argent ne respectant pas le futur il est placé sous haute surveillance, méfiance maximum pour le plus dangereux des énergumènes. Tout l’inverse d’actuellement où le laxisme à son égard reste inexcusable, une lourde faute politique qui oblige à les « démissionner ». Ne contient-il pas ce « noyau dur de délinquance » qui corrompt bon nombre d’esprits se croyant « d’élites » ?
    La culture ayant voix prédominante sur l’argent – celui-ci étant reconnu comme très négatif, définitivement inapte à l’intérêt GENERAL, non respectueux du futur et donc pleinement suicidaire, contenant bien la dérive gangstérisée qui inverse les valeurs, l’argent s’est montré trop antisocial pour être considéré comme un fédérateur de civilisation.
    Inverser l’inversion !

    • elmkor
      elmkor répond à trouble fêtes
      être vaut mieux qu'avoir
      • Posté à 13h14 le 21/01/2012
      • Internaute 154051
        être vaut mieux qu'avoir

      Ce n’est pas, à mon point de vue, le capitalisme qui est au coeur du problème de la crise actuelle mais bien la dérégulation initiée au début des années 1970 et sans cesse accélérée par les néolibéraux jusqu’à aujourd’hui.
      Je pense que le capitalisme peut être « encore » un bon système s’il est encadré et contrôlé par les peuples ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

      • AnarchoStalinien
        AnarchoStalinien répond à elmkor
        Messie C'est Possib !
        • Posté à 14h28 le 21/01/2012
        • Internaute 171029
          Messie C'est Possib !

        C’est bien la dérégulation initiée au début des années 1970 qui est au coeur du problème de la célèbre crise de 1929 !

        Pour trouver la moindre vertu au capitalisme, autant dire n’importe quoi !

         
        • elmkor
          elmkor répond à AnarchoStalinien
          être vaut mieux qu'avoir
          • Posté à 15h09 le 21/01/2012
          • Internaute 154051
            être vaut mieux qu'avoir

          Vous dites n’importe quoi. Comment pouvez vous dire sérieusement que la crise de 1929 a été la conséquence des dérégulations à partir des années 1970 ?
          Les trois grandes crises du capitalisme (1873,1929,2008) présentent de grandes différences car l’environnement institutionnel, technologique et international a considérablement évolué de 1873 à 2007. Toutefois, au-delà du ralentissement économique durable qu’ils ont engendré, ces trois épisodes de forte instabilité du capitalisme ont d’importantes similitudes. Six « marqueurs » caractérisent ces crises systémiques : (1) la prégnance du libéralisme économique ; (2) l’irruption de « pays neufs » ; (3) l’effondrement du système bancaire et financier ; (4) l’excès d’investissement et de production (5) la montée des inégalités, et (6) le rôle des politiques économiques.
          Le problème, c’est que l’on ne retient pas les erreurs du passé. Tout système à ses faiblesses...

          • AnarchoStalinien
            AnarchoStalinien répond à elmkor
            Messie C'est Possib !
            • Posté à 17h56 le 21/01/2012
            • Internaute 171029
              Messie C'est Possib !

            Ben oui, j’ai dit n’importe quoi, mais j’ai annoncé la couleur en concluant par « autant dire n’importe quoi »

            Mais c’était pour me moquer, car c’est vous qui avez commencé, en commençant par écrire : « Ce n’est PAS LE CAPITALISME qui est au coeur du problème de la crise actuelle », mais seulement une « dérégulation » amorcée seulement en 1970, d’où mon rappel de la crise de 29 !

            C’est pas n’importe quoi ? Comme le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage, il porte en lui les crises cycliques bien que diverses...

            Inutile d’ânonner ou recopier ce que vous avez ingurgité à l’école, revoyez les bases, en commençant par relire le manifeste de Marx et Engels.

            • hezpaé
              hezpaé répond à AnarchoStalinien
              lui-même
              • Posté à 20h49 le 21/01/2012
              • Internaute 141002
                lui-même

              « “ dérégulation ” amorcée seulement en 1970 »
              Malheureusement non.
              Je vais risquer d’être snob, mais bon, si vous lisez Karl... Polanyi, bah, vous serez surpris comme je l’ai été.
              Son bouquin s’apelle la grande transformation (et date de 1942)
              et je croyais que la grande transformation était l’avenement du libéralisme.
              Que nenni ! La grande transformation de Polanyi c’est le passage d’une société libérale du XIXème siècle (et il prend plein d’exemples historique : la société du XIXème en angletterre surtout était complètement libérale) à une société où on est revenu sur le libéralisme, car il était générateur de trop d’instabilités.
              Donc fin heureuse... ou pas, pour lui le nazisme est une réponse au libéralisme, entre autres.
              Mais il marque la fin de ce siècle libéral entre la première guerre mondiale, qui a un peu limité ce libéralisme, et la crise de 1929, dernier choc qui pousse les sociétés à sortir du libéralisme.

              Donc bon, la crise de 1929, c’était la conséquence de la première libéralisation.
              Ensuite on est revenu dessus.
              Puis on est revenu pour en remettre une couche dans les 70s : and what happend in 2007 ?

              Je ne dis pas que c’est pas le capitalisme entier qui est a revoir, mais la première phase de libéralisation remonte à bien longtemps. Donc quand les libéraux disent « la crise de 29 c’est pas nous », c’est faux.
              Quand ils traitent d’archaïque les discours de gauche, c’est débile, c’est venu après.
              Ils n’ont pas 40ans... ils en ont 250.

            • jino83
              jino83 répond à AnarchoStalinien
              citoyen curieux
              • Posté à 00h46 le 22/01/2012
              • Internaute 159282
                citoyen curieux

              A l’époque de 1929 aussi le problème c’étais le manque de contrôle et de régulation dans la finance me semble .
              Ensuite y a eu une période de remise en place des règles qui ont vite été oublier avec le temps pour être supprimer ou contourner les unes après les autres . Capitaliste ou Communiste , c’est pas le système qui est dangereux mais ce qu’ont en fait .
              Ce qui fait peur c’est de voir la capacité d’oublier pourquoi ces règles avaient été misent en place a l’époque. j’espère que l’histoire n’est pas faite pour ce répéter , ça craint sinon ...

        4 autres commentaires
      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à elmkor
        aconforme
        • Posté à 15h40 le 21/01/2012
        • Internaute 156689
          aconforme

        Le capitalisme est une doctrine induisant une mentalité, une religion avec son « In God we trust ! » et la dérégulation que vous cité est seulement l’un de ces outils (parmi tant d’autres !), rien d’autre qu’une Religion masquée.
        Le capitalisme de tout temps repose sur la compétition, la rivalité et la concurrence soit la guerre ; et les régulations ne furent que pour le mieux faire, tolérer, ingérer, accepter par le plus grands nombre.
        La genèse de la religion du capitalisme : Prédestination et égoïsme.
        A survoler, rapidement, l’arrière fond de « L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme » de Max Weber se profile, solidement, les notions de prédestination et d’élection qui, loin d’ouvrir le cœur et l’esprit du choisi de Dieu, les referment, durement, à tous les autres. Et, notamment, dans le domaine économique avec l’hideuse pirouette digne de l’esprit le plus superficiel ou de l’enfant le plus mal intentionné : le pauvre devient le non élu, le non choisi. Distanciation : il n’y donc plus à s’occuper de lui sinon su le mode de la diffamation et de la diabolisation. Fermeture psychologique et fin de toute conscience possible : tout sentiment est décrété pathologique, ce qui, à lire entre les lignes, se décrypte comme perte de toute honnêteté intellectuelle et affective. Les légendes nordiques signalent, judicieusement, que l’enfer c’est la glace, cette impossibilité de communiquer entre les êtres. Cette fulgurante image dessine que l’enfer ne peut être le feu, cette métaphore de la chaleur humaine qui fait fondre la glace. Prédestination et fuite en alibi de toute compassion : voilà le noyau dur de cette Religion. Le froid tomba, alors, sur l’Humanité. Plus de compassion, plus de passion possible, plus moyen de passer, plus de feu, plus de chaleur humaine. La froideur machinale de la Religion capitaliste commençait ses ravages. « Souligner avec vigueur le caractère erroné de l’idée, parfois avancée, selon laquelle la tolérance en tant que telle serait à porter au crédit du capitalisme » insistait Max Weber (p151). Le capitalisme n’est pas tolérant. C’est même l’inverse. Ce vigoureux préambule se perçoit plus que nécessaire dès que nous voulons esquisser les mécanismes de la prédestination.
        Un résumé : le riche est l’élu de Dieu. « L’unique façon de plaire à Dieu n’est plus l’ascèse monastique mais d’accomplir dans le monde les devoirs correspondant à la place que l’existence assigne à l’individu dans la société, devoirs qui deviennent ainsi sa “vocation” » , intronise Weber. Le capitalisme concentre toute intolérance puisqu’il ne règne que par la confusion des mots et concepts : tout se joue dans les glissements sémantiques. Si l’hébreu « envoyer » signifiait « tâche » à l’origine, le « beruf » allemand offre « besogne et vocation », « office et labeur » ; la « vocacion (appel intérieur) espagnol glisse vers la “vocatio” latine, obra et lugar (labeur), mais le hollandais “beroep” ou le danois “kald” se traduisent semblablement...etc. Partout la vocation a glissé au travail, au labeur : “La certitude personnelle que le prédestiné cherchait à obtenir, sans relâche, dans une besogne couronnée de succès” se joint au fait que l’approbation de Dieu se mesure aux profits réalisés (si c’est utile, nous ne sommes pas coupables, scandaient les mercantilistes).
        “Partant le bon chrétien doit répondre à cet appel.” (p196). Être riche c’est obéir à Dieu. Si les œuvres ne sont pas la cause réelle de l’état de grâce elles sont bien le simple moyen de reconnaître celui ci. L’impossibilité de refuser sa prédestination est martelée par Milton : “Si Dieu vous désigne tel chemin vers lequel vous puissiez légalement gagner plus que tel autre et que vous refusiez le plus profitable pour choisir le chemin qui l’est moins vous contrecarrez l’une des fins de votre vocation, vous refusez de vous faire l’intendant de Dieu et d’accepter ses dons, et de les employer à son service s’il vient à l’exiger. Travailler donc à être riches pour Dieu”.
        Les rapports avec Dieu se rétrécissent, alors, se limitent à ceux d’un client à un boutiquier. C’est pour rendre service ! La vie intérieure se racornit alors à la comptabilité morale de Franklin et ses tableaux statistiques tenant la comptabilité de ses progrès dans les différentes vertus. Le soin et l’exactitude du calcul reçoit bénéfice psychologique : encore plus désastreux que le rachat des “indulgences” !
        L’intolérance de cette Religion : la vie spirituelle devient juste une entreprise commerciale. In God we trust ! il a intérêt à faire pareil, à se conformer, mais uniquement en ce qui concerne le commerce, en rien d’autre. Il est là pour donner, il n’a rien à demander.
        Les mécanismes de la prédestination, plus amplement dévoilés par Weber, ne restèrent plongés que dans le seul terreau économique. Les conséquences sont absolument dramatiques :
        Plus d’immixtion possible d’un pouvoir autre, religieux, spirituel voire politique, plus de possible “devoir d’ingérence”. Comme cela personne pour tenir le flambeau de la morale. Plus de transcendance possible. Très pratique : est évacué avec la conscience toute possibilité de conscience. Le drame hurlant c’est que sans conscience il n’est pas possible de sentir la conscience de la vie ; d’où perte irréparable ! Éliminée aussi toute prétention éthique d’évaluation, d’où perte mortelle de toute faculté de juger quoi que ce soit. Catastrophe : la pensée d’aujourd’hui parait souvent plus infantile que celle d’hier. Et ce n’est plus un fonctionnaire qui fonctionne mais tout homme, réduit à sa fonction économique, qui fonctionne d’autant plus qu’il a ainsi perdu sa capacité d’humain. L’exclusion de toute transcendance est désastreuse aussi parce qu’il n’y a plus de mouvement possible, plus de Progrès progressiste, de succès successif, plus d’Évolution, tout se voit figé, gelé, stationné : l’arrivée existe au point de départ. Il ne reste qu’à accepter comme immuable et voulu par Dieu l’ordre de ce monde. Doctrine infiniment plus toxique que tout système fataliste de “castes” !

        Le capitalisme n’a jamais été et ne pourra jamais être un bon système : le bon n’exclut pas et n’exploite pas ! Tel ce simple et seul exemple : oser le “meilleur” pour un premier sportif ou autre devient trop explicité. Le meilleur n’est JAMAIS celui qui “gagne” en écrasant les autres. Mais bien celui qui REFUSE de gagner puisque c’est le plus empli de bonté. Le comble de la bêtise se laisse entrevoir comme d’user de grilles de sens inappropriées, vu qu’elles précipitent l’avalanche d’infos par leurs mots transgressant le sens, leurs “bévues linguistiques” si ouvrantes. Les mots du pouvoir prouvent bien le pouvoir des mots. Ce n’est pas un slogan. Ou alors l’apprentissage de la formule qui formule (la solution).

      • Salaves
        Salaves répond à elmkor
        Métallo
        • Posté à 20h22 le 21/01/2012
        • Internaute 5988
          Métallo

        Au contraire, ce n’est que la suite logique du développement du capitalisme. Tous ceux qui ont œuvré pour la libéralisation, dérégulation, et autres délocalisations Bref, tout ce que vous voudrez, ils sont tous de purs capitalistes et il n’y a que dans ce système qu’ils pouvaient le faire. Je sais que beaucoup de gens rêvent à un système capitaliste qui serait plus humain, plus équilibré, plus juste, plus sympathique. Mais ce n’est possible que si des rapports de force maintenant un certain équilibre existent entre les différentes parties. Cela ne dépend pas que des capitalistes, mais aussi des autres forces sociales en présence, des forces d’opposition à ce système. Or, depuis plusieurs décennies, il n’y en a plus ou elles sont très minoritaires et dans l’impossibilité de jouer ce rôle de contre-système. Le capitalisme suit sa logique, quand il arrive à faire croire aux catégories sociales qu’il exploite, qu’il œuvre aussi pour leur propre développement. C’est même une grande victoire idéologique en sa faveur. Patrons, ouvriers, nous avons tous les mêmes intérêts, nous devons tous aller ensemble vers le même avenir radieux. Quand on préfère mettre son l’argent dans les jeux de hasard, avec les rêves qui vont avec, plutôt que de payer une cotisation syndicale et de s’impliquer un peu plus dans le réel, quand tout le monde est acquis aux mêmes idées et que ce consensus est établi sur des principes d’injustice sociale, d’inégalité et d’exploitation des uns par les autres, quand on a comme valeurs morale que l’individualisme, la méritocratie , la recherche à tout prix de l’enrichissement en biens matériels, il ne faut pas jouer les innocents et dire après que « je ne savais pas ». C’est trop facile. Tous ceux qui votent à droite, au centre, pour les sociaux-démocrates et autre Le Pen sont co-responsables des excès du capitalisme. Plus encore, pour ceux qui votent FN, ils n’auront aucune excuse quand arrivera le moment de dire là aussi, « je ne savais pas ».

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à trouble fêtes
      colleur de gomettes
      • Posté à 15h48 le 21/01/2012
      • 178678
        colleur de gomettes

      merci.

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 13h29 le 21/01/2012
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé
  • BA
    BA
    -
    • Posté à 13h33 le 21/01/2012
    • Internaute 41511
      -

    - Au début, les bisounours disaient : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser toute sa dette. »

    - Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser PRESQUE toute sa dette. »

    - Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser une grande partie de sa dette. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une petite décote de seulement 21 %. »

    Les dirigeants de la zone euro se sont mis d’accord le 21 juillet sur un deuxième plan d’aide à la Grèce d’un montant total de 109 milliards d’euros. Le secteur privé, détenteur d’obligations souveraines grecques, sera mis à contribution à hauteur de 37 milliards d’euros. L’accord prévoit que les banques et assureurs européens subiront une décote de 21 % sur la dette grecque qu’ils détiennent.

    Lien

    - Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 40 %. »

    - Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 50 %. »

    - Aujourd’hui, les bisounours ne savent pas de combien sera la décote.

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à BA
      colleur de gomettes
      • Posté à 15h49 le 21/01/2012
      • 178678
        colleur de gomettes

      les bisounours...

       ? ? ?

      ....

  • Captain Konstadt
    Captain Konstadt
    colleur de gomettes
    • Posté à 13h50 le 21/01/2012
    • 178678
      colleur de gomettes

    (Une banque, la salle du conseil, Les banquiers)

    Le banquier (aux autres banquiers)

    J’entends bien que pour nous, reconnus libéraux,
    Mes arguments peuvent sembler paradoxaux
    Et pourtant, pensez-y, la chose est évidente :
    Imaginez nos banques sur la fatale pente,
    Sans un sou de crédit, voyez l’économie :
    Toutes les entreprises jetées dans l’anémie.
    Et puis imaginez si nous nous écroulions :
    Tout l’argent du public en évaporation.
    Qui peut penser ici, penser un seul instant,
    Que l’Etat resterait stupide et bras ballants
    A la vue d’un naufrage qui va tout engloutir,
    Et lui juste après nous l’apprêter à périr.
    Reprenez-vous, vous dis-je, c’est le capitalisme,
    Laissez les journalistes croire au libéralisme.
    Quant à nous, nous savons comment marche le monde,
    Qu’en retrait du marché les ficelles abondent.
    Nous sommes importants, nous sommes névralgiques,
    La panne du crédit c’est l’accident tragique,
    Mais le crédit, c’est nous ! Nous sommes intouchables !
    Pour nous sauver l’Etat mettra tout sur la table.

    D’un retournement à l’autre, Frédéric Lordon (Acte I, scène 3)

  • all
    all
    • Posté à 14h20 le 21/01/2012
    • Internaute 9005

    La thèse de Lordon est celle du « point critique » : en physique, lorsque tout bascule d’un état vers un autre. Je partage cette thèse, nous sommes au point critique, et tout peut basculer en 24 h. Mais cela ne se fera pas sans dégâts, pour entrer dans un système nouveau qui pourra être meilleur ou pire.

  • AnarchoStalinien
    AnarchoStalinien
    Messie C'est Possib !
    • Posté à 14h21 le 21/01/2012
    • Internaute 171029
      Messie C'est Possib !

    « la table rase par l’effondrement financier. »

    Financier ? juste une tit’ modif’ à la chanson :

    « Du PASSIF, faisons table rase,
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout ! »

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 14h50 le 21/01/2012
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Je note la confirmation d’une tendance religieuse dure, à l’oeuvre depuis plus de 100 ans, déjà évoquée par d’autres, totalement intégrée par les médias (pourtant laïc ?) et rarement remise en question ou même juste questionnée :
    « Il n’y a aucun lieu de s’étonner qu’un univers comme les marchés de capitaux, qui fonctionnent fondamentalement à la croyance, à l’opinion et au jugement, sécrètent en leur sein des producteurs spécialisés de croyance, d’opinion et de jugement. »
    Non, effectivement, rien d’étonnant. Pour ceux qui cherchent une idée de lecture sympa et en rapport : « Confessions d’un Taoïste à Wall Street, David PAYNE » (fiction).

  • hezpaé
    hezpaé
    lui-même
    • Posté à 15h00 le 21/01/2012
    • Internaute 141002
      lui-même

    Lordon ... le coup de foudre quand je l’ai entendu la première fois.
    Mais comme tout les vieux couples, je me lasse de ses manies.
    Ces phrases hyper vocabularisées avec tout la technicisation qu’il faut. C’est a mi chemin entre de l’auto-dérision pour se moquer du jargon financier, et un rideau de fumée pour quelqu’un qui ne sait pas énoncer clairement ce qu’il pense.
    Je l’ai vu a une rencontre des économistes atterrés. C’était le seul à lire son texte, sans son texte, pas d’effet comique, de joute rythmique ou autres. Mais il a été le plus applaudit, car très bon orateur. J’ai été déçu et attristé pour les autres qui se donnaient du mal à vulgariser à l’oral sans note les conclusions de leur recherche qui est un véritable réquisitoire contre la politique économique actuelle.

    Enfin je suis de plus en plus déçu de son discours. ça part de plus en plus dans de la pure spéculation (d’idée) on se demande où est passé le fondement économique supposé de son discours.
    Je n’ai rien contre son message, mais je trouve qu’il ne fait pas avancer le schmilblick, il nous fait rêver ça c’est sûr..

    Bref, je le trouve brillant dans son genre, mais qu’il accapare toute la part « économiste hétérodoxe » me gêne un peu, il n’est pas du tout representatif des économistes de gauche ni même d’extreme gauche.

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à hezpaé
      Testeur de temps libre
      • Posté à 20h54 le 21/01/2012
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      C’est relativement hors sujet, mais je ne savais pas qu’il était indispensable d’être représentatif de qui ou de quoi que ce soit pour avoir droit de cité.
      Qu’on les apprécie ou pas, Lordon expose ses idées au titre de la liberté (encore constitutionnelle) d’opinion et d’expression, et il n’a pas besoin de la caution de quiconque ou de « quoiconque » pour ce faire.

      • hezpaé
        hezpaé répond à Boutauvent
        lui-même
        • Posté à 22h53 le 21/01/2012
        • Internaute 141002
          lui-même

        Je n’ai pas dit qu’il devrait être représentatif, ni même qu’il n’avait pas le droit de cité, au contraire !
        C’est juste que entre mermet, le diplo, médiapart et ici (bon aussi je le cherche hein) Lordon est le seul économiste qui est entendu quand on veut parler d’économie hétérodoxe. Je ne sais pas si c’est lui qui le cherche, ou si c’est les médias qui n’en connaissent pas d’autres, mais c’est dommage ; car justement, au nom de la liberté d’expression, ce serait cool de temps en temps d’interviewer d’autres économistes. (bon je suis méchant, il y a eu Piketty pas trop longtemps sur la rue).

        Je suis tout a fait d’accord avec vous sur la liberté de quiconque à s’exprimer par lui même, pour lui même ! Aller, je vous tope même pour la peine !

  • zorbeck
    • Posté à 15h04 le 21/01/2012
    • Internaute 9110

    « La démocratie représentative n’existe plus, pose Frédéric Lordon en citant le cas du référendum de 2005 et en pointant les pions Papademos et Monti avancés sans scrupules par la troïka financière (BCE, Commission européenne, FMI) au mépris de toute souveraineté populaire. »

    Ah quel malheur que cette perte pour la démocratie...Quelle honte que de ne pas respecter le choix du peuple pour un homme aussi respectable que Berlusconi...pourtant si respectueux des lois assurant sa propre impunité, ses media et l’empire qu’il a construit autour de sa propre personne. Et quel malheur d’avoir éjecté un homme aussi respectueux de son peuple que ce brave Papandreou, ce grand democrate qui etait tellement attaché à refiler le bilan de son incurie à tous sauf aux armateurs. Vraiment un désastre pour les droits de l’homme, je suis plein de compassion face à tous ces malheurs.

    Et puisqu’on est dans le cynisme, autant aller jusqu’au bout. Lu sur le NYT : Hedge Funds May Sue Greece if It Tries to Force Losses
    Lien

    C’est pour quand un article sur les droits de l’homme mis en péril et sauvés par les hedge funds ?

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 15h53 le 21/01/2012
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Lordon, lors d’un de ses passages chez Mermet, a eu le mérite de me réconcilier avec l’économie. Ce qui en soi est déja énorme...

    Aprés, comme dit plus haut, il fait réver dans son décryptage des us et coutumes de la finance et dans les possibles solutions pour redonner de l’humanité à ce « secteur » complétement psychopathe dans son fonctionnement.

    Bref, merci au Yeti pour cette video.
    Du coup, je vais rebondir sur les autres et espérer des lendemains meilleurs, ou, plus surement, la possible fin d’un monde avec « un retour à l’état sauvage en mode potager » !

  • Yagura
    Yagura
    Amer
    • Posté à 17h37 le 21/01/2012
    • Internaute 168203
      Amer

    Enième intervention d’un homme qui n’a d’économiste que le nom. Certes, je suis un observateur un peu biaisé mais ses théories ne reposent sur rien. Ah si, l’état il est bon, l’état il est gentil, l’état il est irréprochable. Lordon n’est qu’un sous-produit de la république socialiste française. Eduqué dès le biberon à l’interventionnisme d’état, il ne supporte quère de voir son univers voler en éclat.
    Le drame que nous vivons actuellement (déficit, fonction publique trop importante, entreprises d’état en faillite, dépenses publiques trop fortes, sous-compétitivité, désindustrialisation...). Tout ça ne sont que les conséquences d’une faillite éclatante du modèle français. Qu’on accuse aujourd’hui les néo libéraux de tous les maux alors qu’ils n’ont jamais été au pouvoir en France est non seulement amusant mais surtout pathétique pour l’ensemble de cette intelligentsia française.

    PS : Si Lordon pouvait enfin avouer sa nature marxiste, ça nous ferait moins perdre notre temps à l’écouter rêvasser sans jamais se mouiller sur les moyens ou le modèle qu’il souhaite défendre.

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à Yagura
      abstentionniste réfractaire
      • Posté à 18h47 le 21/01/2012
      • Internaute 101522
        abstentionniste réfractaire

      le m capitalisme,c’est l’exploitation de l’homme par l’homme,le marxisme,c’est le contraire...

    • Lionel06
      Lionel06 répond à Yagura
      Minoritophile et alter-natif
      • Posté à 18h49 le 21/01/2012
      • Internaute 30683
        Minoritophile et alter-natif

      Encore faudrait-il savoir écouter ou lire, ce qui n’a pas l’air d’être votre fort.

      Comprendre non plus, visiblement. Quand on interprète la situation française actuelle à une crise d’un « modèle français » alors que la France subit à la fois la crise mondiale provoquée par la dérégulation financière de l’économie et les politiques menées par la droite depuis plus de 10 ans en faveur du capital et au détriment du travail...

      Mais j’imagine que pour vous, la crise mondiale c’est comme le réchauffement climatique, cela n’existe pas.

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