Programme du Front de Gauche (4/9) : produire autrement

« La croissance, la croissance, la croissance ! » Ils n’ont que ce mot à la bouche, névrotique, convulsif. Mais demandez leur ce qu’ils entendent par croissance et vous les verrez se figer, interloqués.
« Euh, ben, croissance de... “richesses” ? Pour créer des emplois ? Pour remporter des marchés ? Pour faire comme tout le monde ? »
Soyez pas vaches, évitez de leur poser la question qui tue : mais produire quelles « richesses » ? Pourquoi, pour qui, comment ? Réponses du Front de Gauche.
Fiche 4 - Produire autrement
Tout de suite
- Création de pôles publics de l’industrie pour renforcer la coopération recherche, formation, production, emploi
- Politique d’aménagement et de développement industriel du territoire
- Encadrement strict des aides publiques aux entreprises selon des critères sociaux et environnementaux
- Plan national de transition écologique de l’agriculture
- Soutien à l’installation de jeunes agriculteurs
- Fixation de prix minimums aux producteurs et de multiplicateurs maximums
Ensuite
- Redéfinition de filières industrielles prioritaires
- Adoption d’une nouvelle politique agricole commune (Pac) au niveau de l’Europe
- Mise en place d’un nouvel Indicateur de progrès humain (IPH) après débat populaire et vote au Parlement..
Commentaires
On note dans le chapitre du petit livre consacré à ce sujet la permanence de la préoccupation écologique.
Ceux qui monteraient un peu trop vite en mayonnaise sur l’absence du problème des délocalisations dans la présente fiche peuvent retomber peinards : celui-ci est traité dans le livre du FG sous la rubrique « encadrement strict des aides publiques ».
Là encore, l’UE, cette plaie, risque hélas d’être un sérieux frein à l’adoption de la nouvelle Politique agricole commune.
A suivre : 5. Une vraie République
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Dipolmate morporkien.
Dipolmate morporkien.
Le FdG n’y va pas assez fort sur l’agriculture, il faut la nationaliser :
- Nationalisation de l’agriculture, ce qui permettrait de contrôler les polluants (pesticides, engrais, etc...) et d’éviter les catastrophes écologiques comme les algues vertes en Bretagne.
- Le contrôle total de l’agriculture permettrait d’améliorer la qualité des produits sans augmenter les coûts de production (voire même en les réduisant en supprimant bon nombre d’intermédiaires) et de fixer les prix des denrées alimentaires.
- Ce contrôle permettrait aussi de sauvegarder notre sol en imposant une rotation des cultures et la mise en jachère régulière des sols.
Comment nationaliser ?
- Il faut arrêter de subventionner l’agriculture et nationaliser ceux qui le veulent. L’agriculture étant un secteur des plus subventionnés par les états, je pense qu’il ne leur faudra pas longtemps pour se rendre compte que, sans subvention, c’est la ruine assurée.
On se plaint (à juste raisons) que l’État français ait renfloué les banques avec l’argent public sans entrer dans leur capital, pourquoi ne pas s’en plaindre également pour l’agriculture ?
- Ensuite, il faut interdire la plupart des pesticides les plus polluants et les plus nocifs pour la santé, on interdira les OGM et ceux qui seront pincés à en utiliser seront nationalisés de force au nom de la santé publique.
Il y a fort à penser que, de cette manière, en quelques année, l’État sera propriétaire d’une part importante des exploitations agricoles. Il pourra donc assurer lui-même la distribution (sur tout le territoire ce qui représentera une économie grâce aux optimisations possibles) et fixer les prix d’achat et de vente des denrées alimentaires.
Bénéfices pour les paysans ?
Ils pourraient faire autre chose de leur vie que de la consacrer à leur ferme 24/24h, 7/7j, ils pourraient prendre des congés :
- Plusieurs paysans (ou plutôt « employés agricoles ») travaillant sur une même exploitation aux 3x8.
En centralisant les cultures et les troupeaux c’est tout à fait concevable... On pourrait même faire des économies tout employant plus de personnel et donc en créant de l’emploi.
- On peut industrialiser l’exploitation agricole (sans pour autant la rendre intensive).
Aujourd’hui avec une moissonneuse dernier cri, un seul paysan peut cultiver de plus grandes parcelles en un minimum de temps sans pour autant que le blé récolté soit OGM et/ou blindé de pesticides...
De même, on pourrait imaginer des enclos plus grands contenant plus de bétail avec toujours le même nombre d’employés mais assistés par des machines (trayeuses automatiques, etc...) et ceci sans que le bétail soit forcément nourri avec des farines animales et/ou parqué en batterie (il faudra juste prévoir des étables beaucoup plus grandes).
En bref, au lieu d’avoir 10 petites fermes gérant chacune une petite parcelle avec leur propre matériel à subventionner et à entretenir, leur personnel travaillant 24/24h 7/7j, on aura une seule grande ferme avec son matériel dernier cri et ses employés se relayant, prenant des vacances, etc...




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