Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

The American Collapse : 1 Américain sur 7 dépend de l'aide alimentaire

Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 04/02/2012 à 15h45

« Migrant Mother », portrait d’une fermière pendant la Grande Dépression aux Etats-Unis (Dorothea Lange/Bibliothèque du Congrès)

Pendant que la propagande officielle nous bassine avec la prétendue baisse du chômage aux Etats-Unis (une belle escroquerie, celle-là !), le site The Economic Collapse (l’effondrement économique in french) balance cinquante chiffres « incredible » sur une réalité bien loin du sénescent « rêve américain ».

Citation in extenso :

#1 48% des Américains sont considérés comme ayant de « faibles revenus » ou vivant dans la pauvreté.

#2 Approximativement 57% des enfants des Etats-Unis vivent dans des foyers à « faibles revenus » ou sous le seuil de pauvreté.

#3 Si le nombre d’Américains « ayant ou désirant un emploi » étaient aujourd’hui le même qu’en 2007, le taux de chômage officiel selon le gouvernement serait de 11%.

#4 La durée moyenne de chômage entre deux emplois pour un actif américain est de 40 semaines.

#5 Une étude récente a montré que 77% des PME ne prévoient pas d’embaucher.

#6 Il y a aujourd’hui moins d’emplois salariés aux Etats-Unis qu’en 2000, alors que la population a augmenté de 30 millions de personnes.

#7 Depuis décembre 2007, le revenu médian aux Etats-Unis a diminué de 6,8% compte tenu de l’inflation.

#8 Selon le Bureau of Labor Statistics, 16,6 millions d’Américains étaient des travailleurs indépendants en décembre 2006. Aujourd’hui, leur nombre a chuté à 14,5 millions.

#9 Un sondage effectué cette année a montré qu’environ 20% des Américains ayant un emploi se considèrent comme sous-employés.

#10 Selon Paul Osterman, environ 20% des adultes travaillent pour une rémunération au niveau du seuil de pauvreté.

#11 En 1980, moins de 30% des emplois aux USA étaient à bas salaires. Aujourd’hui, plus de 40% des emplois sont à bas salaires.

#12 En 1969, 95% des hommes entre 25 et 54 ans avaient un emploi. En Juillet 2011, seulement 81.2% des hommes de cette tranche d’âge avaient un emploi.

#13 Une étude récente a montré que 1 Américain sur 3 serait incapable de payer la mensualité de son emprunt immobilier ou le loyer du mois prochain s’il perdait soudainement son emploi.

#14 La Réserve fédérale a récemment annoncé que le capital net des ménages américains avait diminué de 4.1% au cours du seul 3e trimestre 2011.

#15 Selon une étude récente, menée par BlackRock Investment Institute, le ratio dette des ménages sur revenus des ménages est de 154%.

#16 En 2011, l’économie a ralenti et le nombre de mariages avec. Selon Pew Reserch Center analysis, seuls 51% des Américains majeurs sont actuellement mariés. En 1960, ils étaient 72%.

#17 L’ US Postal Service a perdu 5 milliards de dollars l’an passé.

#18 A Stockton, Californie, les prix de l’immobilier ont baissé de 64% comparé au pic.

#19 L’Etat du Nevada a enregistré le plus important taux de saisie immobilière du pays pendant 59 mois consécutifs.

#20 Si vous arrivez à y croire, le prix moyen d’une habitation à Detroit est maintenant de 6 000 dollars seulement.

#21 Selon le US Census Bureau, 18% des habitations de l’Etat de Floride sont vacants. C’est 63% de plus qu’il y a dix ans.

#22 La construction d’habitations neuves aux USA est sur le point d’atteindre son plus bas niveau historique.

#23 19% des Américains de 25 à 34 ans vivent chez leurs parents.

#24 Les factures d’électricité aux USA ont augmenté plus vite que le taux de l’inflation pendant 5 années consécutives.

#25 Selon le Bureau of Economic Analysis, les dépenses de santé comptaient pour 9,5% du total des dépenses personnelles en 1980. Aujourd’hui, elles comptent pour environ 16,3%.

#26 Une étude a montré qu’approximativement 41% des actifs avaient des problèmes à payer leurs factures de santé ou ont actuellement un emprunt pour y faire face.

#27 1 Américain sur 7 possède au moins 10 cartes de crédit

#28 Les Etats-Unis dépensent environ 4 dollars en produits et services chinois pour chaque dollar que la Chine dépense en produits et services américains.

#29 La prévision pour le déficit commercial des Etats-Unis en 2011 est de 558 milliards de dollars.

#30 La crise des retraites aux Etats-Unis continue d’empirer. Selon le Employee Benefit Research Institute, 46% des actifs ont moins de 10 000 dollars d’épargne pour leur retraite, et 29% des actifs ont moins de 1 000 dollars d’épargne retraite.

#31 Aujourd’hui, 1 personne âgée sur 6 vit sous le seuil de pauvreté.

#32 Selon une étude qui vient de paraître, les revenus des PDG des plus grosses entreprises américaines ont augmenté de 36,5% sur les douze derniers mois.

#33 Aujourd’hui, les banques « too big to fail » (trop grosses pour faire faillite) sont plus grandes que jamais. Le total des actifs des six plus grandes banques américaines a progressé de 39% entre le 30 septembre 2006 et le 30 septembre 2011.

#34 Les six héritiers du fondateur de Wall-Mart, Sam Walton, ont un capital net presque équivalent à celui des 30% des Américains les plus pauvres.

#35 Selon une analyse des données du Census Bureau, faite par le Pew Research Center, le capital médian des ménages de plus de 65 ans est 47 fois plus important que le capital médian des ménages de moins de 35 ans.

#36 37% des ménages américains de moins de 35 ans ont un capital de 0$ ou moins.

#37 Le pourcentage d’Américains vivant dans l’extrême pauvreté (6,7%) a atteint un nouveau record.

#38 Le nombre d’enfants sans-abris aux Etats-Unis est désormais 33% plus élevé que ce qu’il était en 2007.

#39 Depuis 2007, le nombre d’enfants vivant dans la pauvreté a augmenté de 30% dans l’Etat de Californie.

#40 Tristement, la pauvreté infantile a littéralement explosé partout aux États-Unis. Selon le « National Center for Children in Poverty », 36,4% des enfants vivants à Philadelphie vivent dans la pauvreté, 40,1% à Atlanta, 52,6% à Cleveland et 53,6% à Detroit.

#41 Aujourd’hui 1 Américain sur 7 (et 1 enfant sur 4) dépend de l’aide alimentaire.

#42 En 1980, les prestations sociales représentaient 11,7% des revenus. Aujourd’hui elles représentent plus de 18% des revenus

#43 48,5% des Américains reçoivent des aides du gouvernement. En 1983, seulement 30% en bénéficiaient.

#44 Actuellement, les dépenses du gouvernement fédéral représentent 24% du PIB. En 2001, elles représentaient seulement 18%.

#45 Pour l’année fiscale 2011, le gouvernement fédéral a enregistré un déficit budgétaire de presque 1 300 milliards de dollars. C’est la troisième année consécutive que le déficit budgétaire dépasse les 1 000 milliards de dollars.

#46 Si Bill Gates donnait toute sa fortune jusqu’au dernier centime au gouvernement, cela couvrirait seulement quinze jours de déficit budgétaire.

#47 Le gouvernement des Etats-Unis a accumulé une dette totale de 15 000 milliards de dollars. Quand Barack Obama est devenu président, la dette nationale était de 10 600 milliards de dollars.

#48 Si le gouvernement fédéral commençait à l’instant même à rembourser la dette nationale au rythme de un dollar par seconde, il faudrait 440 000 ans pour effacer la dette.

#49 La dette nationale a progressé en moyenne de 4 milliards de dollars par jour depuis le début de l’administration Obama.

#50 Pendant la présidence de Barack Obama, le gouvernement américain a plus augmenté la dette que pendant la période allant de l’investiture de George Washington à celle de Bill Clinton.

[Traduction : Olivier Berruyer, Laurent et Frédéric]

Aller plus loin
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  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 17h51 le 04/02/2012
    • Internaute 74906
      Sceptique

    Vivement qu’Obama soit au pouvoir !

  • silversamourai
    silversamourai
    paranoia agent
    • Posté à 17h55 le 04/02/2012
    • Internaute 15954
      paranoia agent

    Alors là je comprends mieux pourquoi ils consomment entre 60 et 70 milliards de dollars de drogues...

  • sitoihien
    • Posté à 18h14 le 04/02/2012
    • Internaute 21237

    Avec le capitalisme mondialisé, la fracture sociale s’élargit plus ou moins vite dans tous les pays,
    Y a t ’il une exception qui confirme la règle ? ? ?

    Pour le moment en France c’est moins pire qu’aux USA. Pour combien de temps ? ? ?

    La solution c’est de sortir du capitalisme, c’est pas demain la veille

    Lien

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h41 le 04/02/2012
    • 173412
      expatrie

    Ca ne fait rien nous sommes convaincu que ca va mieux aux USA et que Wall street est reparti pour une nouvelle decennie florissante qui va nous faire (enfin) gagner de l’argent a la bourse ( et ne pas voter pour ceux qui voudrait taxer ces revenus) !

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 20h14 le 04/02/2012
    • 174584
      serial lecteur

    A part ça, c’est un pays de surhommes qui doivent dominer le monde pour mille ans… Pour qui lit la presse US, la vision bisounours de nos médias aplatis laisse rêveur…

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 21h05 le 04/02/2012
    • Internaute 87746
      stagiaire

    l’etat des pays d’europe du sud, et la france n’en est pas si loin, et bien pire
    seulement nous autres ne publions pas ce genre de statistique

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 23h01 le 04/02/2012
    • Internaute 41511
      -

    Samedi 4 février 2012 :

    Grèce : la résidence du président caillassée.

    Une trentaine de jeunes ont lancé des pierres aujourd’hui contre la résidence du président grec Carolos Papoulias dans le centre d’Athènes, causant de légers dégâts au bâtiment, a-t-on appris de source policière.

    Carolos Papoulias, âgé de 82 ans, qui a été pendant de nombreuses années ministre des Affaires étrangères dans des gouvernements socialistes, est l’un des hommes politiques les plus respectés en Grèce.

    Sa popularité a cependant été sérieusement écornée après qu’il eut été accusé au cours des six derniers mois de se plier aux injonctions de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pour la mise en oeuvre d’un sévère plan d’austérité pour faire face à la crise de la dette.

    Le Grèce mène actuellement de rudes négociations pour obtenir de ses créanciers publics l’effacement partiel de sa dette, mais elles sont conditionnées à un autre accord, qu’elle doit conclure avec ses créanciers publics (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international).

    Pour lui octroyer un nouveau prêt international de 130 milliards de dollars, ces derniers exigent des partis représentés dans le gouvernement grec de coalition des engagements sur des mesures d’ajustement structurel, au-delà des élections générales anticipées prévues ce printemps.

    Lien

  • Plume Citoyenne
    Plume Citoyenne
    Ras le boliste
    • Posté à 00h24 le 05/02/2012
    • 180662
      Ras le boliste

    Bref, quoi qu’il en soit, les USA ressemblent de plus en plus à un pays du 1/3 monde. C’est notre sort programmé à tous, la pauvreté et l’asservissement absolus.
    Oh Dieux Pognon, faisons des millions sur le dos de ces pauvres c...
    Réveillez vous, sortez de la matrice. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants.

  • lemiere
    lemiere
    sf
    • Posté à 01h12 le 05/02/2012
    • Internaute 104285
      sf

    je n’ai pas vraiment lu l’article source ni comparé mais j’ai relevé que le prix « médian » et on le prix « moyen » d’un habitation à détroit.

    ET ça ne renseigne pas sur la dynamique de sortie de crise des usa. En plus , je ne vois pas en quoi ça nous concerne à part le fait qu’un amerique riche ou une achèterait peut être plus de produits français...huh mais des riches il y en a au fait donc..une richesse mieux repartie aux usa...

  • Anemone01
    Anemone01
    retraité
    • Posté à 04h59 le 05/02/2012
    • Internaute 113451
      retraité

    arrêter de parler de l’Amérique comme si c’était universelle, les Etats Uniens d’accord mais l’Amérique c’est un continent comme l’Europe. Plusieurs pays.. parfois j’ai l’impression que je fais parti de cette populace et je suis du Canada sur le continent Américain. Faites en au moins la différence.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Anemone01
      voyageur à domicile
      • Posté à 08h59 le 05/02/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      La différence est bien précisé dans mon paragraphe introductif : il y est fait mention d’« Etats-Unis » et non d’« Amérique ».

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Anemone01
      red. chef adjoint Rue89
      • Posté à 11h06 le 05/02/2012
        éditeur
      • Journaliste 1836
        red. chef adjoint

      Le Yéti fait comme il l’entend dans son blog, perso j’ai toujours trouvé ce combat pour bannir le mot « Amérique » un peu flippant : ça illustre juste l’intensité de l’antiaméricanisme en France. Une telle obsession envers tout autre peuple du monde serait vécue comme une forme de racisme, mais là, c’est le Grand Satan, on peut cracher son venin autant qu’on veut.

      La « populace » dont vous parlez, c’est aussi John Steinbeck, Chris Lorre, Michael Jordan et John Stewart. ..

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Yann Guégan
        voyageur à domicile
        • Posté à 11h49 le 05/02/2012
        • Internaute 6095
          voyageur à domicile

        Euh pourquoi « le Yéti fait comme il l’entend », puisque là, on « entend » manifestement la même chose ?

         
        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à Le Yéti
          red. chef adjoint Rue89
          • Posté à 12h33 le 05/02/2012
            éditeur
          • Journaliste 1836
            red. chef adjoint

          Mea culpa, cher Yéti, j’ai commenté trop vite, je pensais que vous aviez vous aussi cédé à la mode pour le « états-unien » qui sévit par chez nous.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Yann Guégan
            voyageur à domicile
            • Posté à 12h42 le 05/02/2012
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            Pas du tout, pour le moment je me visionne l’intégrale des films de Cassavetes, réalisateur américain (aujourd’hui « Le meurtre d’un bookmaker chinois », avec Ben Gazzara, qui vient de mourir et qui mériterait bien un article sur la Rue ; -) )

            • Yann Guégan
              Yann Guégan répond à Le Yéti
              red. chef adjoint Rue89
              • Posté à 12h59 le 05/02/2012
                éditeur
              • Journaliste 1836
                red. chef adjoint

              Rue89 Culture est au repos ce week-end (nous ne sommes que trois sur le pont le dimanche).

              J’allais vous répondre une citation d’un président états-unien : « Ne te demande pas ce que Rue89 peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour Rue89. »

              Mais en la matière, je sais que vous donnez déjà beaucoup, un autre riverain cinéphile pourrait peut-être s’y coller : -)

        3 autres commentaires
  • Anemone01
    Anemone01
    retraité
    • Posté à 05h02 le 05/02/2012
    • Internaute 113451
      retraité

    bon je continue je suis Américaine mais du Canada vous faites la différence j’espère avec les Etats Uniens ?

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 06h42 le 05/02/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Je vis aux Etats-Unis depuis 15 ans et une bonne partie de ces stats sont soit trompeuses soit carrement inventees.
    Le probleme numero un c’est que pour les emplois peu ou pas qualifies nous nous rapprochons a vitesse grand V d’une situation « a la francaise ». Fort chomage et salaires proches du SMIC francais. Il y a 10-15 ans un bachelier americain bossant dans l’industrie manufacturiere pouvait encore pretendre a un niveau de vie comparable a celui d’un cadre moyen francais niveau bac+3 ou 4. Ce n’est plus vrai.

    Par contre pour les gens qualifies... Un ingenieur informaticien debutant qui vaut 30 a 35 keuros par an en France peut pretendre a $80k et plus ici. J’en ai embauche un recemment, sorti de la fac depuis moins d’un an pour $90k plus stock options.

    J’ai fait le calcul et mon salaire a ete multiplie par 4 en 15 ans. Cela revient a 10% d’augmentation moyenne annuelle. Pour une economie au bord du gouffre, ca va encore. Quand j’entends mes collegues francais se vanter d’avoir arrache 2% a leur taulier, je me marre.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à psych0Dad
      voyageur à domicile
      • Posté à 09h11 le 05/02/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      « Je vis aux Etats-Unis depuis 15 ans et une bonne partie de ces stats sont soit trompeuses soit carrement inventees »

      Vous pouvez donner des exemples précis de ces erreurs et de ces inventions, SVP ? Parce que lancer de telles affirmations en ne donnant qu’un ou deux exemples perso (« J’en ai embauche un recemment, sorti de la fac... »), n’importe qui peut le faire et ça ne vaut pas un clou comme étude.

      « J’ai fait le calcul et mon salaire a ete multiplie par 4 en 15 ans »

      Ah bon, vous voulez dire que tous les salaires américains ont été augmentés par 4 en quinze ans ? Risible et ridicule.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à Le Yéti
        sociopathe
        • Posté à 09h50 le 05/02/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        > Ah bon, vous voulez dire que tous les salaires américains ont été
        > augmentés par 4 en quinze ans ?

        Si vous aviez lu mon poste, il comprend deux parties. Une premiere qui traite des metiers peu ou pas qualifies et ou je precise clairement que les salaires sont en chute libre et en passe de rejoindre ceux qu’on gagne en France. Une deuxieme qui traite des emplois qualifies ou les salaires sont toujours a la hausse.

        Affirmer que j’ai voulu dire que « tous les salaires américains ont été augmentés par 4 en quinze ans » releve au choix de la mauvaise foi ou de la mongolitude.

        Quant aux statistiques trompeuses... vous ne prenez pas la peine par exemple de definir ce qu’est le seuil de pauvrete aux Etats-Unis. Traidtionnellement il correspond a la moitie du salaire median. C’est a dire qu’il est completement deconnecte du niveau de vie, de ce qui est necessaire pour vivre ou survivre, etc ...

        Le revenu annuel median (et non pas moyen) pour une famille americaine est de l’ordre de $50 000 contre 27 000 euros en France. Meme avec un euro surevalue a $1.30 le revenu median des familles francaises devrait grimper de 40% pour rattraper clui des familles americaines. Dites-moi donc qui est en voie de tiers-mondisation ?

        Quand vous parlez de l’aide alimentaire qui beneficie aujourd’hui a 1 americain sur 7, vous oubliez de preciser qui est eligible. L’aide alimentaire n’est pas une aide « de la derniere chance ». Le gouvernement choisit ce vecteur pour aider les familles, meme si elles ne sont pas dans une merde noire Les criteres pour l’obtenir varient par etat mais dans l’Idaho par exemple une famille de 4 gagnant $2,389 / mois est eligible. A ces niveaux la, combien de francais seraient beneficiares ? Plus qu’un sur sept.

        Votre article, c’est un peu comme si je prenais une allocation comme l’APL / ALF et que j’allais ecrire sur un blog americain que sans l’aide de l’etat x millions de francais dormiraient dans la rue. L’APLest un vecteur de redistribution. Toucher l’APL ne signifie pas qu’on est a deux doigts d’etre SDF. Pareillement, beneficier des « food stamps » (aide alimentaire) ne signifie pas forcement qu’on creverait de faim sans.

      • Wildleech
        Wildleech répond à Le Yéti
        révolutionnaire en devenir
        • Posté à 16h34 le 07/02/2012
        • Internaute 81842
          révolutionnaire en devenir

        Non, il veut dire qu’il fait parti des privilégiés pour qui tourne l’économie US.

    • herve trezen
      herve trezen répond à psych0Dad
      bientôt les vacances
      • Posté à 15h56 le 05/02/2012
      • Internaute 79316
        bientôt les vacances

      Comme le dit l’auteur du billet, on ne peut généraliser l’état des USA à partir de la description d’une situation personnelle. Vous réussissez là-bas ? Grand bien vous fasse. Vous avez peut-être eu de la chance ou un carnet d’adresse rempli en arrivant là-bas. Ou vous êtes peut-être tombé à la bonne période (1995, c’est juste avant le boom des technos, non ?). Je pourrais aussi vous citer nombre de gens de mon entourage français qui s’en mettent plein les poches depuis des années. Cela ne ferait pas beaucoup avancer le débat sur les pauvres de France...

      Vous parlez aussi de salaires de 80000$, mais est-ce bien net de protection maladie et retraite ? Parce que s’il faut reverser 50% en assurances privées, c’est kif-kif. Sans compter que vous n’êtes jamais tout à fait sûr de toucher une retraite aux USA. Certains fonds de pension se sont vautrés avec la bulle immobilière, au cas où vous l’auriez oublié.

      Le problème des USA, en fait, ce n’est pas la manière dont ils traitent les gens de 25 ans, mais ceux de 70 ans. Vous comprenez ?

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à herve trezen
        sociopathe
        • Posté à 19h36 le 05/02/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        > Vous parlez aussi de salaires de 80000$, mais est-ce bien net de
        > protection maladie et retraite ? Parce que s’il faut reverser 50% en
        > assurances privées, c’est kif-kif.

        50% ? ! ? Votre prof d’histoire geo communiste a bien fait son travail.
        Soyons clairs, en matiere de sante je prefere largement le systeme francais au systeme americain en terme d’accessibilite, d’impact sur la societe en general, etc... Mais pour tout vous dire si demain je rentrais en France et j’etais de nouveau couvert par la secu, je ne crois pas que j’y gagnerais au change.

        Tous les employeurs que j’ai eus financaient au moins partiellement (et parfois completement) la couverture maladie pour ma famille. Au final le type que j’ai embauche a $90 000 / an devait payer qulque chose comme $300 / mois. S’il avait eu des momes, $500. En plus defiscalises.

        > Sans compter que vous n’êtes jamais tout à fait sûr de
        > toucher une retraite aux USA.

        Faux. Il y a un systeme de retraite par repartition aux USA. Ca s’appelle social security. Au fait, il touche plus en cotisations qu’il ne paie en retraites et a accumule d’importantes reserves pour faire face au papy boom.

        > Certains fonds de pension se sont vautrés avec la bulle
        > immobilière, au cas où vous l’auriez oublié.

        Vous melangez des trucs que vous avez vaguement entendu sur TF1. En premier lieu il faut bien savoir que l’expression « fonds de pension » si populaire en France recouvre une realite bien specifique qui n’est pas celle de la majorite des americains. Les fonds de pension sont depuis longtemps deja en voie d’extinction. Il n’y a plus que les fonctionnaires a en beneficier. Le reste des salaries gerent leur epargne retraire tous seuls comme des grands. Quand vous entendez par exemple que la faillite d’Enron a provoque la perte de l’epargne retraite de ses salaries, il ne s’agit pas du « fond de pension Enron » qui aurait fait faillite. Simplement, une partie (et pas tous) des salaries d’Enron avait _choisi_ de placer son epargne retraite en actions Enron. Ce n’etait pas tres malin (avoir la certitude de perdre et son job et son epargne si la boite a un jour des problemes, il faut vouloir). C’estait leur choix. Ils en ont subi les consequence. Comme dirait Sheldon Cooper, « O personal responsibility, thou art a heartless bitch ! »

        > Le problème des USA, en fait, ce n’est pas la manière dont
        > ils traitent les gens de 25 ans, mais ceux de 70 ans.
        > Vous comprenez ?

        Ca y est, mainetenant j’ai droit au ton condescendant du prof qui connait tout les USA parce qu’il a vu Starsky & Hutch dans le poste (ou le journal de France 2, c’est pareil au niveau de la veracite factuelle).

        Et en France, on les traite comment les gens de 70 ans ? Quand j’entends mes potes me dire « j’ai 40 ans, si je perds mon boulot je suis foutu », ca ne me donne pas franchement envie de retourner au paradis des proletaires francais.

  • Peyrenaud
    Peyrenaud
    Fureur
    • Posté à 12h05 le 05/02/2012
    • 180726
      Fureur

    Pouvez-vous publier la même étude pour la France SVP ?

  • herve trezen
    herve trezen
    bientôt les vacances
    • Posté à 16h00 le 05/02/2012
    • Internaute 79316
      bientôt les vacances

    Certains des chiffres sont biaisés. Par exemple le 43 : « 48,5% des Américains reçoivent des aides du gouvernement. En 1983, seulement 30% en bénéficiaient. »

    L’augmentation peut venir d’une plus grande intervention publique en faveur des pauvres sous Obama. C’était donc peut-être les chiffres précédents de la pauvreté qui étaient sous-estimés alors que les chiffres actuels sont plus réalistes.

    D’autres chiffres sont tout simpement absurdes, comme le 48 : « Si le gouvernement fédéral commençait à l’instant même à rembourser la dette nationale au rythme de un dollar par seconde, il faudrait 440 000 ans pour effacer la dette. »

    Cela ne veut rien dire. Allez je compare : si on alignait 1$ de dette américaine tous les 10 centimètres, cela donnerait une distance équivalente à l’aller-retour jusqu’à la planète Mars. N’importe nawak.

    Sinon, sur le fond, indépendamment de l’auteur du billet américain, tout le monde sait que les USA sont un pays qui n’aime pas beaucoup ses pauvres et qui vit aux crochets de la planète depuis 50 ans. Pas besoin de faire appel à un fondamentaliste chrétien pour l’apprendre.

  • BA
    BA
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    • Posté à 20h45 le 05/02/2012
    • Internaute 41511
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    Dimanche 5 février 2012 :

    Aucun accord n’a été trouvé dimanche entre les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce et la troïka des bailleurs de fonds du pays sur les réformes, et la réunion chez le premier ministre reprendra lundi, ont indiqué deux chefs de parti.

    La troïka demande encore plus d’austérité, que le pays est incapable de supporter, a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras en sortant d’une réunion de cinq heures chez le Premier ministre grec.

    Le leader d’extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu’il ne voulait pas contribuer à l’explosion d’une révolution en acceptant les mesures demandées.

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  • OAO
    OAO
    Ce qui ne se voit pas
    • Posté à 23h51 le 05/02/2012
    • Internaute 82674
      Ce qui ne se voit pas

    Un article intéressant aurait été de chercher les définitions des termes employés (« faibles revenus », « seuil de pauvreté »), de ne pas se focaliser sur les chiffres au jour le jour mais de dégager les tendances, de prendre du recul sur les statistiques (« les chiffres, c’est comme les maillots de bain, cela donne une idée mais cache l’essentiel »), de signaler les chiffres anecdotiques (les pertes annuelles de l’US Postal Service par exemple) et de comparer avec des pays équivalents, comme la France. On est au niveau zéro de la réflexion là.

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 06h25 le 06/02/2012
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    Bon, d’accord ; les USA, c’est pas l’Amérique. Qui avait encore des illusions ? Avec des chiffres concrets, même si ils semble que certaines sources soient contestées, on voit un peu plus clair. Mais ce modèle là fait déjà épouvantail depuis longtemps...
    Ce qui me mâche un peu, c’est que le modèle qui est agité devant nos yeux ébahis est le modèle allemand pour lequel il me semble que le tapis cache la poussière. Tout ne serait il pas parfait au royaume d’Angela ? Que se passe t il vraiment dans les coulisses dette réussite tant vantée ?

  • BA
    BA
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    • Posté à 13h41 le 06/02/2012
    • Internaute 41511
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    Lundi 6 février 2012 :

    Dette : la Grèce est déjà au-delà des délais.

    Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars sont déjà au-delà des délais prévus, a averti lundi un porte-parole de la Commission européenne.

    « La vérité, c’est que nous sommes déjà au-delà des délais », a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que la balle est dans le camp des autorités grecques à ce stade.

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  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 16h05 le 06/02/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    American Dream. Et dire Sarko nous l’impose à corps et à cri. Et les boutiques en ville qui ne vendent que des produits skinnés UK ou USA (faudrait s’interroger là dessus, cest quoi ce délire retro (rassurant) et pro libéral hipster ?). Comme s’il n’y avait que ça de vrai.
    Et Sarko qui veux déshumaniser nos villes pour en faire ces horreurs urbaines surrealistes qui sont jolies sur les cartes postales mais pas pour y vivre.
    Qu’il aille donc là-bas s’il veut des sirènes de police partout, fabriquer ses criminels pour justifier sa répression.
    Mais mettons cet imposteur dehors. C’est lui qui nous chasse de chez nous, de nos familles, de notre culture et de ce que l’on aime ! ! Marre qu’il nous brade jour après jour tout ce qui fait notre culture (pour mieux s’amuser à confondre ça avec le programme FN et faire progresser ses idées économico-scandaleuses).

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 11h05 le 07/02/2012
    • Internaute 41511
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    « On n’avait pas vu ça en Grèce depuis l’Occupation. »

    Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

    Par MARIA MALAGARDIS, envoyée spéciale à Athènes.

    Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? « Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux », soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie « de gérer la foule ». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

    Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde.

    « Ils ont honte », confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. « Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an », rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. « Que va-t-on devenir ? Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir », s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : « Juste pour un café. J’en ai oublié le goût. »

    En Grèce, on les appelle les « néopauvres », ou encore les « SDF avec iPhone » : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

    Premier pays « dégradé » d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par « Merkozy », comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

    « J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille », raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde.

    Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. « Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ? »

    Jeudi 26 janvier, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. « On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation », peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

    Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. « Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers ! » s’exclame Andreas.

    Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. « Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés », se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : « Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe. »

    Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre « technocrate » nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times.

    Andreas en est persuadé : « Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne. »

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  • BA
    BA
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    • Posté à 21h48 le 08/02/2012
    • Internaute 41511
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    Mardi 7 février 2012 :

    Il y a vingt ans, le 7 février 1992, c’était la signature du traité de Maastricht.

    Vingt ans après, le jour de l’anniversaire du traité de Maastricht, la crise nous a montré l’échec total de l’Union Européenne.

    Toutes les belles promesses des partisans de l’Union Européenne reposaient sur ce postulat : « la solidarité européenne, ça existe. »

    Or, justement, ce que la crise nous a montré, c’est exactement le contraire : l’Union Européenne est construite sur une solidarité ... qui n’existe pas.

    La solidarité européenne entre les pays européens riches et les pays européens pauvres, ça n’existe pas.

    Les pays européens riches ne veulent pas donner pour sauver de la faillite les pays européens pauvres.

    Un article du journal allemand « Der Spiegel » évoque les manifestations de mardi, en Grèce, lors de la grève générale : la photo qui illustre l’article est une photo extraordinaire.

    A droite de la photo, un manifestant brandit un drapeau grec.

    A gauche de la photo, un manifestant grec est en train de brûler un drapeau allemand.

    L’article de « Der Spiegel » :

    « Il est temps d’arrêter la farce du sauvetage de la Grèce. »

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  • BA
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    • Posté à 11h54 le 09/02/2012
    • Internaute 41511
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    Jeudi 9 février 2012 :

    Grèce : grève générale de 48 heures contre la cure de rigueur.

    Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy pour le public et GSEE pour le privé, ont appelé jeudi à une grève générale vendredi et samedi contre les nouvelles mesures de rigueur exigées par l’Union Européenne et le FMI en échange d’un nouveau prêt, a-t-on appris de source syndicale.

    « Nous appelons à une grève générale vendredi et samedi au côté du syndicat de la fonction publique », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la GSEE après une nuit de réunion marathon des trois partis de la coalition gouvernementale sur le nouveau plan de rigueur.

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