Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Entre la démocratie et la Troïka, il faudra trancher

Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 28/02/2012 à 11h21

Mikis Theodorakis devant le Parlement grec (photo : Arton)

Les choses tournent vraiment vinaigre. L’Europe, cette Union démocratique censée rassembler les peuples du vieux continent, est en train de tomber en déliquescence sous les coups de boutoir de la « Grande perdition » et de son oiseau de mauvais augure : la Troïka. Certains commencent à sérieusement se rebiffer.

« Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. » (Mikis Theodorakis, 12 février 2012).

Le pré carré d’un petit cercle rassis

D’autres vieilles nations vacillent ou tombent, les unes après les autres, le Portugal, l’Espagne, l’Italie... Aux mains de dirigeants fantoches, comparses ou même issus de ce milieu bancaire interlope.

Soutenu par un grand patronat aux pratiques obscènes, relayé par les élites confites de la cour médiatique, culturelle, intellectuelle, le petit cercle rassis s’accroche à son pré carré, défend mordicus ses privilèges sans souci de spolier les populations de ce qui était leur bien le plus cher, la démocratie et sa laïque trinité : liberté, égalité, fraternité.

Les élections ne sont plus que faux semblants mis en coupe réglée par les instituts de sondage et les milieux d’argent pour maintenir une illusion enfuie. Ne sont en réalité tolérés que les prétendants ayant prêté allégeance, les autres étant impitoyablement refoulés à la marge.

Faut-il rappeler le sort qui fut fait aux résultats des référendums français et irlandais sur le projet de constitution européenne ? Faut-il rappeler qui approuva ou s’abstint, avec des airs en biais, sur le traité de Lisbonne à Versailles en février 2008 ?

Ou encore, hier encore, sur ce Pacte de stabilité européen (MES), véritable acte de capitulation face aux diktats des financiers et de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI).

Le concept d’eurofascisme

Regardez encore comment « ils » exécutèrent la promesse de référendum d’un Papandréou à la dérive. Suivez, oui, suivez bien comment ils se comporteront face aux prochaines législatives d’avril 2012 en Grèce (si elles ont lieu).

Ce qui était hier menaces et déplorables coups fourrés est aujourd’hui une bien sombre réalité : la démocratie est moribonde en Europe. Et le fait que la situation soit pire de l’autre côté de l’Atlantique n’est ni rassurant, ni une circonstance atténuante.

Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes. « Ils » ne le permettraient pas et ne laisseraient pas menacer leur château. L’exemple grec ne suffit-il pas à s’en persuader ?

L’Europe – mais pas qu’elle – se dirige désormais tout droit vers une situation historique explosive, dramatique, où rien ne se résoudra sans l’intermédiaire, à un moment ou à un autre, de la rue. Entre la Troïka et la démocratie, il faudra alors choisir. Et trancher à vif.

« Ce qui se passe actuellement en Grèce, c’est la destruction de la démocratie par l’Europe. Et comme le processus de destruction se fait par le haut, par un complot des élites, je pense qu’on peut commencer à spéculer sur le concept d’eurofascisme » (Emmanuel Todd, 14 février 2012).

 
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  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 11h43 le 28/02/2012
    • 49273
      Petit agité

    C’est beau putain, on dirait du Cali...Je crois que j’vais chialer.

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Deamon7
      Petit agité
      • Posté à 12h37 le 28/02/2012
      • 49273
        Petit agité

      Non en fait on dirait du Soral mou, l’éloquence et la provocation monomaniaque en moins.

      • Cyprien Luraghi
        Cyprien Luraghi répond à Deamon7
        ICYP.FR !
        • Posté à 16h32 le 28/02/2012
        • Internaute 101150
          ICYP.FR !

        « Du Soral mou » : je ne saurais dire mieux ; -)

         
        • Deamon7
          Deamon7 répond à Cyprien Luraghi
          Petit agité
          • Posté à 18h57 le 28/02/2012
          • 49273
            Petit agité

          Malgré ses errements récents, je crois que je préfère l’original...Un idéologue extrémiste radical cohérent, c’est plus intéressant qu’un socialiste déçu pris d’une mi-molle.

          • Cyprien Luraghi
            Cyprien Luraghi répond à Deamon7
            ICYP.FR !
            • Posté à 19h01 le 28/02/2012
            • Internaute 101150
              ICYP.FR !

            J’exècre brutalement tout ce que Soral représente, mais le débat n’est pas là : ce qui est vraiment intéressant, c’est que vous fassiez le parallèle avec les écrits du Yéti.

            Ça fait un vieux bail que je le fais aussi ; -)

          • Cyprien Luraghi
            Cyprien Luraghi répond à Deamon7
            ICYP.FR !
            • Posté à 23h29 le 28/02/2012
            • Internaute 101150
              ICYP.FR !

            Tenez : notre bout de discusse a servi à alimenter un petit bout de mon dernier article : CLIC

            • Deamon7
              Deamon7 répond à Cyprien Luraghi
              Petit agité
              • Posté à 06h50 le 29/02/2012
              • 49273
                Petit agité

              C’est donc ça le fameux blog où vous et vos potes taillez des costards à toute la Rue89 ; -).

              Je suis au moins d’accord sur l’hystérie militante récente des frontistes de chaque bord... Il semble qu’il faudra attendre la fin de l’élection pour recommencer à se marrer un peu ou s’engueuler sainement, si la Rue89 V2 et ses modérateurs parkinsoniens le permettent.

              Après, même si leur nouvelle définition des clivages idéologiques n’est pas totalement absurde, pour moi il n’y a pas de doute que Méchant-ronchon est une fraude intégrale, bien que ne manquant pas de talent, il est aussi crédible en candidat antisystème défenseur des classes populaires que ma grand-mère aristo postulant dans un bar à putes à Manille. Et pour Le Pen, pendant un moment j’ai pensé qu’elle nous faisait juste un numéro nationaliste classique, mais depuis peu elle s’est remise à racoler vilement sur l’Islam et les commentaires de ses partisans sont sans équivoque sur leur motivation à voter pour elle.

              Hollande vous irritera probablement moins que Sarko, mais sur le fond ce sont les mêmes : tous les deux vendus au grand capital apatride judéo-maçonnique (j’déconne), non, à mon avis Hollande est du genre à faire n’importe quoi s’il pense que c’est ce que les médias veulent, et Sarko dira n’importe quoi s’il pense que c’est ce que les électeurs veulent (puis trahira).

              Quant à Soral, j’aimais bien sa tchatche et son côté paria, et je trouve que sa critique du système médiatique et des élites n’est pas complètement conne, mais depuis quelques mois il a sombré dans l’antisémitisme conceptuel intégral et revendiqué. En général j’essaie d’éviter de juger une pensée selon des critères moraux ou émotionnels, mais là il fout carrément mal à l’aise.

              • Cyprien Luraghi
                Cyprien Luraghi répond à Deamon7
                ICYP.FR !
                • Posté à 14h28 le 29/02/2012
                • Internaute 101150
                  ICYP.FR !

                Ouais : c’est le fameux blog de l’Horreur où nous sodomisons des zombies ; -)

                En fait c’est le fameux café du Commerce de l’internet dont tout le monde cause sans savoir où il se trouve, avec des gros beaufs bouseux accoudés au comptoir qui font des vannes scato, beurrés comme des petits LU. Enfin : c’est ce que disent les VRAIS révolutionnaires...

                Hollande : je l’ai écrit hier soir dans l’article : j’en attend que dalle, sinon un peu moins d’acharnement à piétiner les jolis joujoux mis gracieusement à sa disposition depuis cinq ans par le populo (quel con, le populo, sans déc...)

                Et Soral, ben voyez-vous, j’ai commencé à me méfier de lui il y a très très longtemps, sur un forum tout à fait infréquentable : celui de Lorgane... à l’époque où il n’était pas encore devenu ce qu’il est : un nid de furieux fumiers.

                Face au Spectacle il y a plusieurs attitudes possibles : je ne les ai pas encore essayées toutes mais quasi. Je me tiens légèrement à distance de l’agitation : c’est mieux je crois, par les temps qui courent.

                C’est plus efficace de raconter des blagues Carambar que de faire de la politique de nos jours : quand on voit comment tant de fiers guérilleros se sont faits pousser le gras des fesses après avoir accédé au pouvoir, il y a de quoi.

                Une révolte non aboutie, ne peut qu’échouer dans le n’importe quoi : c’est le cas de Soral et sans le moindre doute, ce sera le sort de nombre de soutiens ardents de Mélenchon d’ici peu... comme ce fut déjà le cas des idolâtres de la madone du Poitou (Asse42 que je cite dans l’article, en est un exemple édifiant).

                Et il n’y a aucune raison pour que la révolte actuelle − légitime − ne se termine pas en eau de boudin.

                Mais bon : étant nihiliste de comptoir, je peux difficilement penser plus compliqué, hein...

                • Deamon7
                  Deamon7 répond à Cyprien Luraghi
                  Petit agité
                  • Posté à 15h30 le 29/02/2012
                  • 49273
                    Petit agité

                  Une raison pourrait être l’aggravation de la crise.

                  Si l’UMP se délite suite à un éventuel dégagement de Sarkö dès le premier tour, que le chomage augmente et que la dégradation des finances de l’Etat le contraint a baisser les allocs, retraites et salaires, on peut très bien avoir une révolte que l’abrutissement médiatique ne pourra pas contenir, et Marine le Pen sera une candidate très sérieuse en 2017, beaucoup plus qu’aujourd’hui.

                  Simple hypothèse, il peut se passer tellement de choses d’ici-là...

                  PS : Asse42, c’est juste une blague vivante, il part dans tous les sens sans aucune cohérence, il fait plus marrer que peur, ce mec est un fou inculte. Le genre qui est plus un fardeau pour sa cause qu’autre chose.

                  RE : PS : Après relecture moins rapide de votre article, ce n’est pas vous qui étiez guide dans l’Himalaya ? En bon touriste comme vous devez les adorer j’y vais tous les ans pour faire un pic.

                  • Cyprien Luraghi
                    Cyprien Luraghi répond à Deamon7
                    ICYP.FR !
                    • Posté à 16h09 le 29/02/2012
                    • Internaute 101150
                      ICYP.FR !

                    La crise ira sans doute en s’aggravant : sans être devin et au pifomètre, je pense qu’une baisse d’un quart des revenus moyens est possible, dans les années à venir en Occident.

                    Après, faut voir les choses en face : puisque vous connaissez le Népal, vous voyez bien que les leaders des révoltés d’il y a quelques années sont devenus des gras bourgeois : suffit de lire la presse locale pour s’en rendre compte : Prachanda, ex dirigeant de la guérilla maoïste fait la une avec sa grosse baraque en plein Katmandou et son train de vie supérieur à l’ex monarque...

                    Enfin bon, comme on dit au pays : « vaut mieux qu’il se laisse pousser le gras du bide, ça nous épargnera un Pol Pot bis »...

                    Alors comme la France n’est pas le Népal, peuplé de millions de ventres vides ayant fait une vraie révolution avec du sang partout, le grand soir n’est pas en vue ici : ni avec Le Pen, ni avec Mélenchon.

                    Ça va gueuler comme en Grèce, c’est certain. Et puis il se passera quoi au bout du compte : pas grand-chose. Vaseline pour tout le monde, et tout le monde rentrera dans un rang duquel il n’est jamais sorti en réalité. On bouffera plus de nouilles et moins de poulet et on s’habillera plus épais en hiver pour supporter les appartements mal chauffés − au prix du litre de mazout, n’est-ce pas...

                    PS : dans une autre vie j’ai été guide de trek dans l’Himalaya... et j’ai toujours eu beaucoup de respect pour les gens que j’y ai guidé − à part pour quelques rares inévitables connards, bien entendu...

                    • Deamon7
                      Deamon7 répond à Cyprien Luraghi
                      Petit agité
                      • Posté à 19h11 le 29/02/2012
                      • 49273
                        Petit agité

                      Mouais...pas faux, on verra. On ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir, l’Histoire est remplie de périodes de prospérité qui précèdent des périodes de pénurie et de chaos.

                      Sinon j’aime bien l’idée de la vanne carambar. Au moins un avantage d’Hollande, c’est que sa bonhomie et ses yeux de merlan frit on certain potentiel comique donc si il est élu on va pouvoir faire des blagues potaches pendant 5 ans.

                      • Cyprien Luraghi
                        Cyprien Luraghi répond à Deamon7
                        ICYP.FR !
                        • Posté à 19h14 le 29/02/2012
                        • Internaute 101150
                          ICYP.FR !

                        La blague Carambar a l’immense mérite d’énerver les pompeux cornichons : sur ce forum elle fait des ravages...

        9 autres commentaires
  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h55 le 28/02/2012
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Dites le Yéti , a quoi ça sert de hurler comme ça et d’utiliser un vocabulaire de rouge brun au lieu d’écrire les choses calmement , comme la par exemple ( in libé du jour) :

    Par BRUNO AMABLE professeur de sciences économiques à l’université Paris-I Panthéon- Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France.
    Tribune 28.02.2012
    La mort annoncée du modèle social européen

    Les députés se sont prononcés sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) mardi dernier et, cette semaine, c’est au tour des sénateurs.

    Pour simplifier, le MES crée une sorte de fonds monétaire international à l’échelle européenne qui pourra intervenir en cas de crise de solvabilité d’un Etat européen. Un considérant du traité instituant le MES indique que ce dernier et le « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG) sont complémentaires. « L’octroi d’une assistance financière dans le cadre […] du MES sera conditionné […] à la ratification du TSCG par l’Etat membre concerné » et au respect des exigences de l’article 3 de ce traité. Cet article stipule que la position budgétaire des administrations publiques devra être équilibrée ou en excédent, avec une limite basse d’un déficit structurel de 0,5% du produit intérieur brut (PIB). Seules des « circonstances exceptionnelles » permettent de s’écarter de l’objectif de moyen terme.

    Par ailleurs, les règles concernant le solde budgétaire devront être incorporées dans le droit national « par des dispositions à caractère obligatoire et permanent, de préférence constitutionnelles ». Les Etats soumis à une procédure de déficit excessif devront proposer une « description détaillée des réformes structurelles » mises en place et réalisées pour corriger le déficit, sous contrôle de la Commission et du Conseil de l’Union européenne. Les réformes majeures devront être discutées ex-ante et éventuellement coordonnées entre les Etats.

    Bref, le traité instituant le MES et le TSCG signifie deux choses : premièrement, l’instauration et, de préférence, la constitutionnalisation d’un régime strict d’orthodoxie budgétaire qui, compte tenu de la crise actuelle, implique une période d’austérité sévère et durable ; deuxièmement, un abandon significatif de la souveraineté nationale non seulement en matière budgétaire mais aussi dans tous les domaines susceptibles d’être la cible des « réformes structurelles » qu’exigeront d’un pays en difficulté les partenaires européens et la Commission.

    Les deux éléments se complètent : l’austérité déprime l’activité, exacerbe les problèmes de chômage et de financement de la protection sociale ce qui facilite la mise en place des « réformes structurelles ».

    A cet égard, une récente interview du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, donne une idée de ce qui attend les sociétés européennes.

    Dans le pur style thatchérien, il assène qu’iln’y a pas d’alternative à l’austérité. Certes, cette dernière va déprimer l’activité (en effet la Grèce a perdu à peu près 15% de PIB depuis 2008), mais un jour la fée confiance va apparaître et d’un coup de baguette magique relancer l’activité, mais seulement si on fait les « réformes structurelles », bien sûr. Et pour les naïfs qui penseraient qu’il y a deux façons de rééquilibrer le solde budgétaire, couper dans les dépenses ou augmenter les recettes, Mario Draghi met les choses au point. La « bonne » consolidation, c’est quand on baisse les impôts et les dépenses publiques. La « mauvaise », c’est quand on augmente les impôts.

    Quant aux réformes elles-mêmes, c’est sans surprise : déréglementation des marchés de biens et de services, flexibilisation du marché du travail, protection sociale… Et pour conclure, Mario Draghi met les points sur les « i » : le modèle social européen, celui que l’intégration européenne était supposée préserver (cf. les débats sur l’« économie sociale de marché » au moment du référendum sur le traité constitutionnel européen), c’est fini, parce qu’on ne peut plus se permettre de « payer les gens à ne pas travailler ».

    Ce que les textes du MES et du TSCG annoncent, ce sont des transformations structurelles fondamentales pour les économies et les modèles sociaux en Europe, car les « réformes structurelles » ne s’arrêteront pas à la Grèce ; on a bien vu que les crises de finance publique peuvent arriver très vite. Compte tenu de l’importance de l’affaire, il est choquant (mais pas étonnant, hélas) qu’il n’y ait pas en Europe, et en France en particulier, de débat politique à la hauteur de l’enjeu, ni de consultation démocratique.

    Ceux qui se félicitent de la mise en place du MES, car cela va « sauver la Grèce » se demandent-ils si les Grecs (et ceux qui suivront) veulent être « sauvés » de cette façon ?

    Le modèle néolibéral est en train de gagner la guerre qui l’oppose au modèle social européen, sans que ceux qui devraient être les défenseurs de ce dernier jugent utile de combattre.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Numerosix
      voyageur à domicile
      • Posté à 13h56 le 28/02/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      « a quoi ça sert de hurler comme ça et d’utiliser un vocabulaire de rouge brun au lieu d’écrire les choses calmement »

      J’aime pas les os secs sans viande autour.
      Le « calme », c’est une manière de se tenir à distance, de ne pas s’engager. Une aseptisation de la colère.
      Les os secs et le calme m’emmerdent.

      • Zeki
        Zeki répond à Le Yéti
        Curieux de tout
        • Posté à 15h04 le 28/02/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        J’ai l’impression qu’enfin vous appréhendez la situation... bientôt un article sur la Banque des Règlements Internationaux de Bâle la BRI ?
        (vous savez ceux qui ont orchestré cette faillite globale des systèmes politiques et économiques européens au travers du système financier)

        Merci dans tout les cas d’appeler un chat un chat et l’imposition de Mr Goldaman sachs Monti et de Mr Banques centrales (FED/présidentBCG/vice présidentBCE) Papademos depuis novembre 2011 illustre bel et bien une dictature. La politique qui est défendue par la commission n’est pas libérale ou communiste mais bel et bien corporatiste c’est à dire fasciste, appelons la néofasciste car débarrassée du folklore raciste et des déguisements militaires, mais c’est bel et bien de cela qu’il s’agit.
        Les pyromanes, comme les euro-dictateurs monti et papademos, ceux qui ont ruiné nos comptes (l’emprunt dont fait référence Theodorakis fait écho à l’emprunt giscard... prétendument auteur de la réforme de 73 comme du traité de lisbonne) sont imposer comme pompiers avec l’argument d’autorité sur les bénéfices du despotisme éclairé pour nier toute expression démocratique ?
        ... c’est une farce tellement désastreuse que je n’arrive même pas à en rire jaune.

        « Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but lointain, rien de moins que créer un système mondial de contrôle financier privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble. Ce système devait être contrôlé d’une façon féodale par les banques centrales du monde agissant au concert, selon des accords secrets, obtenus lors de réunions privées fréquentes et des conférences. L’apex du système était la Banque des règlements internationaux à Bâle [BIS en anglais BRI en français], la Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales qui étaient elles mêmes des sociétés privées. La croissance de capitalisme financier a rendu possible une centralisation du contrôle économique mondial et l’utilisation de ce pouvoir pour le bénéfice direct de financiers ou pour porter atteinte aux autres groupes économiques. » Carol Quigley dans tragedy and hope, 1966

        Qui est le premier ministre de la grèce ?
        Loucas Papademos le pyromane-pompier accessoirement économiste à la FED de boston au début des années 80, ex-gouverneur de la banque centrale grecque de 1994 à 2002, vice-président de la banque centrale européenne. Accueilli comme un sauveur en tant que premier ministre non élu dans la province grecque soumise à la meta-dictature néofasciste de l’union européenne.
        Quand on sait qu’en plus il a inventé le concept macroéconomique du NAIRU dès 75 alors enseignant à Columbia -repaire des trilatéralistes comme brzezinski qui y a recruté allbright comme obama- (le chômage ne doit pas passer en dessous d’un seuil afin que ne fondent pas les fortunes sous l’effet de l’inflation), on ne peut que se demander si les citoyens comprennent quoi que ce soit à ces questions...
        Qui a voté pour ce Mr Papademos ?

        Qui est le premier ministre d’italie ?
        -Mario Monti passé de conseiller internatoinal de goldman sachs à premier ministre d’un gouvernement de technocrates non élus, et ministre de l’économie et des finances depuis novembre 2011.
        Qui a voté pour lui ?
        [d’autres goldman-sachs aux manettes :
        -Mario Draghi – Governor of the European Central Bank (2011–present)
        -Romano Prodi – Prime Minister of Italy (1996–1998, 2006–2008) and President of the European Commission (1999–2004)
        -Petros Christodoulou, head of Greece’s debt management agency
        -Otmar Issing, former board member of the Bundesbank and the Executive Board of the European Bank
        -Antonio Borges, formerly head of the IMF’s European Department is a former vice chairman of Goldman Sachs International
        -Peter Sutherland, former Attorney General of Ireland is a non-executive director of Goldman Sachs International.
        -Karel van Miert, former EU Competition Commissioner (avant 2000, Lien c’est ça l’UE, les commission de technocrates corrompus par les cartels) is an ex-international adviser to Goldman Sachs
        -Massimo Tononi – Italian deputy treasury chief (2006–2008)...]

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Numerosix
      In enculo cum vibro
      • Posté à 14h35 le 28/02/2012
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      « La mort annoncée du modèle social européen »

      Quel modèle social européen ?
      Il n’a jamais existé de social en UE.

      Moi je dirais plutôt « Le modèle néolibéral européen est en train de gagner la guerre qui l’oppose aux modèles sociaux nationaux ».

      Mais bon, je ne suis pas économiste...

      Et puis c’est bien connu, il n’y a que des fascistes pour défendre la RF contre le grand reich européen.

      • pablico
        pablico répond à Autist Reading -
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 17h51 le 28/02/2012
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        entièrement d’accord.

        il y a longtemps qu’on fait de la démocratie, comme les enfants jouent à la marchande, au docteur, au pompier, au gendarme et au voleur, aux jeux virtuels..

        POUR DU SEMBLANT....

        référons nous au dernier référendum, et aux présidents, parlements sans pouvoirs ECONOMIQUES, un petit pouvoir législatif.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Autist Reading -
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 20h10 le 28/02/2012
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ouais. T’as pas tort.

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Numerosix
          In enculo cum vibro
          • Posté à 21h15 le 28/02/2012
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Ah ben tu vois quand tu veux !

           : D

        1 autres commentaires
  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 11h56 le 28/02/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Il n’y a aucun complot, tout a toujours été ainsi, sauf que
    « Babylone » applique maintenant aux Etats ce qui était jusqu’à présent appliqué aux simples individus dans nos pseudo démocraties. Tu es libre de tout faire, tant que tu ne déranges pas la bonne marche de la société ou tu n’attaques pas le système, sinon on te neutralise par tous les moyens jusqu’à ce que tu plies, et si tu ne plies pas, on te liquide.
    Rien de bien nouveau, la croissance économique, le progrès social nous le faisait juste oublier- mais ils ont disparu- et la finance n’avait pas encore la complète main sur le politique, mais voilà, on y est.
    Personne ne peut prédire ce qui va se passer, quand, comment.
    Ni la forme que prendra le « trancher dans le vif “ des tenants réactionnaires au pouvoir ou le ‘trancher dans le vif en réaction des peuples.
    Et l’après grande lessive’ ne sera pas démocratique, suffit de regarder l’histoire, la force de l’argent reviendra mettre de l’ordre, nous y sommes définitivement alliénés.

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Joseph Gratteur
      Merde à l'or
      • Posté à 14h50 le 28/02/2012
      • Internaute 78672
        Merde à l'or

      Joseph, ne cède pas aux sirènes de l’abattement et chasse l’amertume de ton coeur.
      Il y a bien une alternative. C’est le communisme, le vrai, pas celui abandonné aux bons soins d’une avant-garde éclairée mais le libertaire...

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à spleenlancien
        Working class bléro
        • Posté à 15h33 le 28/02/2012
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        Oui, avec un nom pareil : spleen l’ancien , tu peux me donner des leçons d’optimisme, hein, hé, hé.
        Mais effectivement, je me rédecouvre libertaro communo situ kekchose, ma révolte est et demeurera, je pense.
        Le monde pousuit sa course folle jusqu’au mur inévitable, sans moi.
        Ainsi, les bagarres des clans d’encartés riverains pour la présidentielle me sidèrent et claquent des portes à peine entrouvertes. On n’est déjà que 4 dans une cabine téléphonique mais faut encore que l’on se crêpe le chignon, avec prononciamento sentencieux à l’appui, y peuvent rigoler, les puissants. Nous n’avons même pas besoin d’eux pour rester immobiles.
        Pas amer, non, juste lucide, je me bats à mon niveau de grain de sable dans le tas, j’essaye de ne pas trop m’allonger devant toutes ces conneries et surtout d’en rire un peu, mais m’est avis qu’ un monde libertaire ce n’est pas pour tout de suite, l’ami.

  • amarré
    • Posté à 12h58 le 28/02/2012
    • 174877

    Personnellement, je ne me lasse pas de relire ce discours de janvier 1957 de Pierre Mendès-France
    il y dénonce déjà, dans les premier pas du marché commun, les risques de :
    - dumping social,
    - délocalisation,
    - de financiarisation de l’économie dans la mondialisation ;

    Il termine, prémonitoire ! , par ces mots :
    L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise
    de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure,
    laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie
    on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au
    sens le plus large du mot, nationale et internationale.
    Si la France est prête à opérer son redressement dans le cadre d’une coopération fraternelle avec les autres
    pays européens, elle n’admettra pas que les voies et moyens de son redressement lui soient imposés de
    l’extérieur, même sous le couvert de mécanismes automatiques

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 14h45 le 28/02/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Psssssst. C’est Emmanuel, pas Olivier.

    • Waldeck
      Waldeck répond à Rivendell
      Le désenchantement, c'est (...)
      • Posté à 14h59 le 28/02/2012
      • Internaute 36864
        Le désenchantement, c'est (...)

      Oui, Emmanuel est le fils d’ Olivier !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Rivendell
      voyageur à domicile
      • Posté à 15h52 le 28/02/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      Ah ouais, oups, merci ! Corrigé.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h47 le 28/02/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Communiqué des quatre secrétaires nationaux du POI

    Lors du Conseil européen du 30 janvier à Bruxelles, un projet de nouveau traité européen a été présenté. Il serait officialisé en mars 2012 par la signature des chefs de gouvernement et entrerait en vigueur dès que douze Etats l’auraient ratifié.

    Les Etats membres devront ensuite soit l’inscrire dans leur Constitution soit le traduire dans un texte de loi.

    C’est toute la mécanique totalitaire de l’Union européenne qui, une fois de plus, se met en marche. Les sommets européens se succèdent. Ils enchaînent les plans d’aide aux banques et d’austérité pour les travailleurs, ainsi que les mesures coercitives contre les peuples et les nations.

    Rien n’y fait. La crise du système capitaliste ouverte il y a trois ans se poursuit, l’activité économique ralentit, les licenciements tombent, les prix augmentent.

    Ce projet de traité, initié par Sarkozy et Merkel, vise à imposer la « règle d’or » : l’équilibre budgétaire. Les politiques d’austérité seraient ainsi inscrites dans les Constitutions. En cas de dérapages, des « sanctions automatiques » et « immédiates » seraient appliquées visant les Etats membres dont le déficit dépasserait 3 % du produit intérieur brut (PIB), les gouvernements s’engageant à faire connaître à l’avance « toute réforme économique majeure ».

    François Hollande vient de déclarer que s’il était élu il renégocierait ce traité. Or, dans le cadre de l’Union européenne, la renégociation d’un traité suppose l’accord des autres Etats membres et de la Commission européenne elle-même. Dans le cas même où la renégociation serait ouverte, dans quel sens devrait-elle selon lui se mener ? François Hollande a précisé : « Si les Français me choisissent, j’ai dit que nous respecterons nos engagements en matière de discipline budgétaire et je présenterai une loi de programmation de retour à l’équilibre des finances publiques » (RTL).
    La règle d’or pouvant se traduire dans un texte de loi, elle est donc tout à fait compatible avec une loi de programmation de retour à l’équilibre !
    Ce projet de traité complète et aggrave le traité de Lisbonne, lui-même rejeté par la majorité des français en 2005. Il doit être abandonné.

    La politique de tous les gouvernements d’Europe est définie à l’avance. Ce projet de traité présenté à la veille de l’élection présidentielle indique que tant que sera respecté le cadre de l’Union européenne il n’y aura d’autre politique que celle des marchés financiers et des institutions qui mettent en œuvre leurs exigences.

    Cela confirme le choix du POI de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Il invite les travailleurs et les jeunes, et les citoyens, à participer aux assemblées-débats qu’il organise dans tout le pays pour y débattre notamment des moyens à mettre en œuvre pour mettre en échec ce projet de nouveau traité.

    Paris, le 6 février 2012
    Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein,
    secrétaires nationaux du POI

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 15h16 le 28/02/2012
    • Internaute 41511
      -

    Mardi 28 février 2012 :

    Chronique d’un crash annoncé : l’ouverture des vannes à liquidité de la BCE est-elle une fuite en avant ?

    Le Père Noël repasse en février. Pour les banques uniquement, ne rêvez pas...

    Mercredi, la Banque Centrale Européenne (BCE) va en effet ouvrir ses guichets « sans limite » pour proposer des prêts à 3 ans à 1 % l’an. Toutes les demandes des banques seront satisfaites. Lors de la précédente opération, et première du type, le 22 décembre dernier, 523 banques avaient ainsi emprunté 489 milliards d’euros !

    Face à un risque de faillites bancaires et de violente contraction du crédit, la BCE a décidé de faire une croix sur le contrôle de la masse monétaire.

    Depuis les choses vont un peu mieux, l’Italie et l’Espagne empruntent moins cher sur les marchés, la France n’a pas vu ses taux monter après la perte de son triple A le 13 janvier. Mais tout ceci est artificiel, et provoqué par le déluge de liquidités opéré par Mario Draghi (président de la BCE). Le bilan des banques européennes reste problématique, les créances pourries sont nombreuses, la solvabilité de nombre d’entre elles reste posée. Mais en empruntant à 1 % pour acquérir ensuite des emprunts italiens rapportant 3 à 4 %, la banque peut refaire un peu ses marges. C’est facile, beaucoup le font, d’où la baisse des taux sur les emprunts d’État en zone euro.

    Mais les banques ont encore et toujours besoin de liquidités. La BCE va donc renouveler son opération le 29 février (on parle de « LTRO », Long Term Refinancing Operation). Le montant demandé devrait être du même ordre de grandeur (500 milliards d’euros).

    Certains ont même flairé la bonne affaire : en Espagne, l’État et les collectivités publiques ont une ardoise de 40 milliards d’euros envers leurs fournisseurs, des entreprises privées, dont beaucoup sont en difficulté à cause de ces retards. Comment payer tout le monde sans augmenter les impôts ni la dette ? Avec l’argent de la BCE pardi ! Madrid va ainsi créer un consortium bancaire qui va emprunter ces 40 milliards à la BCE pour régler d’un coup les factures en souffrance. La BCE va payer les factures d’entreprises espagnoles, c’est du grand n’importe quoi.

    Dans trois ans, il faudra rembourser… Sur les 523 banques qui se sont présentées au guichet en décembre, combien seront capable de le faire, ou simplement encore en vie ? L’Espagne et son consortium pourront-ils trouver 40 milliards d’euros ? On verra, sinon la BCE reportera les échéances…

    Nous sommes dans une fuite en avant, mais au ralenti, on ne s’en rend pas bien compte. Ces prêts géants se rajoutent à d’autres opérations que mène la BCE (rachat de dette souveraine sur le marché secondaire, prêts en dollars aux banques en difficulté que la BCE emprunte elle-même à la réserve fédérale américaine). La montagne de dette continue de grandir, les risques d’augmenter, la période actuelle n’est qu’une rémission.

    Lien

    • Vilain-petit-canard
      Vilain-petit-canard répond à BA
      Mechant financier debutant
      • Posté à 01h16 le 02/03/2012
      • 179450
        Mechant financier debutant

      Vous avez tout à fait raison... Et je rajouterai même que cette injection irresponsable de liquidité risque de poser d’autres problèmes tout aussi sérieux dans les mois ou années à venir.

      Pour l’instant les taux d’intérêts des états en difficulté ont principalement baissé du fait du rachat d’un grand nombre de ces titres par la BCE sur le marché secondaire.

      Les 1000 milliards et quelque (500 en décembre, 500 cette semaine) qui ont été distribuer « gracieusement » au banque sont pour l’instant « en sommeil » puisqu’une grande partie de ces montants ont été replacer en dépôt sur les compte de cette si généreuse BCE, les banques craignant de se retrouver à court de liquidité lorsque la situation se dégradera. Ce qui bien sur arrivera tôt ou tard grâce/à cause des politiques « lumineuses » de ces gouvernements technocrates et des montants colossaux de créances pourries détenues par les banques (elles sont très fortes pour nous montrer de beaux bilans bien propres, mais quand vous regardez en détails et en tenant compte des manipulations comptable, ça pique l’œil)...

      Le principal problème, pour moi en tout cas, c’est que lorsque vous imprimez de la monnaie (oui oui c’est bien ce que la BCE est entrain de faire en prêtant aux banques, surtout ne le dites pas aux allemands...) c’est que vous le vouliez ou non cet argent finit forcément par revenir quelque part à un moment ou à un autre avec l’inflation qui l’accompagne bien évidemment... Ce très cher Mario Monti souhaiterait que cet argent soit utilisé pour financer l’économie réelle, ça me fait doucement rigoler... En effet, c’est ce qui serait souhaitable mais je doute que les banques laissent leurs profits partir en fumée sans tenter une dernière mascarade...

      Ce qui me fait peur, c’est qu’à force de réunions européennes (= branlette intellectuelle entre gens stériles) et grâce à de nombreux analystes et stratégistes de pacotilles qui sont en train de nous dire que la situation s’améliore et que l’Europe va dans le bon sens, les banques soient tenter finalement d’utiliser cet argent (pas pour financer des entreprises hein, faut pas exagérer) pour pour tenter de faire un peu de blé et rappeler à leurs actionnaires chéris les bons vieux souvenirs des années fastes... La cible me paraissant la plus probable : les matières premières.

      Le soucis étant que quand vous balancez d’un coup vos milles milliards (x 10 ou 100 grâce aux produits dérivés et à leur super effet de levier), vous poussez forcément les prix de ces matières premières vers des sommets stratosphériques... Et puis quelque mois après, certains se rendent comptent (toujours trop tard bien sur) que ces prix n’ont aucune justification rationnelle et là c’est l’éclatement de votre jolie bubulle...

      Ajoutez ça, aux créances pourries arrivant a maturité, et aux souffrances des peuples qui ne pourront plus s’acheter à bouffer ou du carburant, gaz etc du fait de ces prix mirobolants... ça vous donne une situation quelque peu EXPLOSIVE et qui n’a plus aucune possibilité d’être contrôlée ou atténuée.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 16h32 le 28/02/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Moi , je dis qu’il ne se passera rien ! Mais alors rien du tout ! Car qu’on le veuille ou non, l’Euro et l’Europe ont tout fait depuis la fin de la guerre pour s’accrocher aux USA et on se met de puis ce temps , de gré ou de force, au système économique, financier, et social ricain. il y aura bien quelques nuances : écolos, anciens cocos nostalgiques (quel âge ont ils ?), mais nos politiques, la structuration de notre territoire, la culture que l’on nous inflige, les institutions qu’ils modifient, ce franglais qui gagne tous les jours du terrain, tout concours petit à petit à se plier au nouveau monde . Les Usa ont eu des crises terribles, le krach de 29 par exemple, leur taux de chômage énorme, leur endettement, les fachos qui les gouvernent, le social qui est un gros mot, l’environnement qui est une catastrophe ! Tout cela est accepté par la population : Alors ? eh bien , comme the artist, on ferme notre gueule, on fait semblant d’être comme eux, et on remporte la coupe : le symbole est clair .Que fait on de notre histoire, de notre culture, de nos guerres et de nos idéaux ? eh bien , des livres, des films, des cimetières et c’est tout.
    La démocratie est en fait un piège à c...qui fait croire aux peuples que ce sont eux qui gouvernent , alors que la philosophie de la chose est d’être corrompu et manipulé avec consentement par des gens corrompus et manipulateurs !
    C’est l’avidité, l’arrogance, l’orgueil d’avoir - du pognon - qui mène ce putain de monde et nous sommes tous complices depuis que cro magnon est sorti de sa caverne.
    Ceci est un constat, pas un acquiescement.

    • alankin
      alankin répond à vieilanarfatigué
      peu importe
      • Posté à 16h41 le 28/02/2012
      • Internaute 140809
        peu importe

      au point qu’un votant de mélenchon, s’il gagne au loto, se convertira aussi sec à l’exil fiscal. :)

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à alankin
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 17h39 le 28/02/2012
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        C’est exactement ça et j’ai vu de mes yeux vu, en Normandie, qu’une usine avec un syndicat CGT fort et dont la majorité votait à gauche (dans les années 95-2000) en passant en scop et augmentant « très » sensiblement les fiches de paie, a vu ces gens voter à droite...et adieu la CGT ! Depuis, ça a changé, la moitié du personnel a été viré et ça vote FN !

         
        • alankin
          alankin répond à vieilanarfatigué
          peu importe
          • Posté à 18h13 le 28/02/2012
          • Internaute 140809
            peu importe

          quand vous vivez en famille dans le bien être, si vous êtes amis avec machin, y a tout le monde chez vous, seulement tout le monde vous oublie au premier revers de fortune. ainsi va la majorité des gens...
          comme quoi nous méritons notre triste avenir. les gens deviennent conservateurs quand ne pas changer leur profite, c’est tout. faut pas chercher plus loin.

        1 autres commentaires
  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 16h37 le 28/02/2012
    • Internaute 140809
      peu importe

    et ben , comme se fait il que le Yeti s’améliore ainsi ? ?
    ce n’est pas parfait, mais le niveau remonte.
    le yeti fait quand même une belle confusion :
    il croit qu’un gouvernement comme celui de Monti aurait été imposé par la troika. indirectement oui, sauf que la majorité des italiens soutient qu’au moins une fois l’italie ait quelqu’un qui pourrait être d’efficace... d’ailleurs le Monti ne se prive pas de dire que l’UE est en train de dérailler à plein tubes..
    Moi, vu l’état de l’UMPS, j’aimerais bien aussi que l’UE nous vire les imposteurs en France..
    les 3 seuls qui valent la peine d’être écoutés en France, ce sont soit la Mélenche, soit le bayrou, soit personne(votes blanc et nul).
    Et je remercie les agences de notation de nous montrer nos contradictions, car :
    - soit on se plie au système
    - soit on refonde notre pays sur d’autres bases et sur une autre Zone Euro.
    mais faire cohabiter les 2 est une imposture.
    dans les 2 cas le chemin serait long...
    mais quel électeur veut aujourd’hui s’engager vraiment ?

  • amarré
    • Posté à 17h05 le 28/02/2012
    • 174877

    Les Irlandais vont se prononcer par referendum sur le MES. Bonne chance au MES (= : :

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 18h12 le 28/02/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Mais qui a bien pu confier le pouvoir aux « banques » sinon tous ces braves gens, de « gauche » comme de droite, qui veulent que leur épargne leur rapporte le plus d’intérêts possible ?
    Alors les « banques » prêtent à forts taux d’intérêts, spéculent sur les matières premières, financent la concurrence des pays à bas coût de main d’œuvre pour réaliser de gros profits afin de rémunérer parcimonieusement les petits épargnants et beaucoup plus leurs traders, leurs cadres et leurs gros actionnaires.
    Combien de voix, à gauche, pour dénoncer le capitalisme et lui proposer une alternative économique, sociale et écologique efficace ?
    Même pas un cumul de 2% d’électeurs répartis sur les mouvements les plus radicaux (et quelques abstentionnistes).
    Il y a bien un « transfuge du PS » qui tente de faire illusion en vociférant contre son ancienne chapelle, mais nous ne sommes pas dupes ; il veut juste que les privilèges changent de caste...

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Boutauvent
      voyageur à domicile
      • Posté à 19h03 le 28/02/2012
      • Internaute 6095
        voyageur à domicile

      Les « braves gens » risquent d’en être pour leurs frais. Parce que les banques sont rincées de chez rincées.
      Demain, mercredi 29 février, la BCE va lâcher des centaines de milliards d’euros sortis du chapeau pour les maintenir à flots. On parle de 500 milliards, mais certains disent que le cap de 1000 milliards sera dépassé.
      Tu vas voir qu’elles vont se précipiter comme des mortes de soif.
      Évidemment, ces milliards ne reposent sur aucune création de richesses. Ils n’entraineront aucune relance de l’économie réelle. Ils n’ont donc AUCUNE RÉELLE VALEUR. On nage en plein délire ! Mais bon, y en a qui croient que le système se porte encore à merveille !

      • cybergazouille
        cybergazouille répond à Le Yéti
        télé: OFF / Idées:ON
        • Posté à 13h24 le 29/02/2012
        • Internaute 160964
          télé: OFF / Idées:ON

        « OPEN BAR à la BCE »

      • cybergazouille
        cybergazouille répond à Le Yéti
        télé: OFF / Idées:ON
        • Posté à 15h41 le 01/03/2012
        • Internaute 160964
          télé: OFF / Idées:ON

        Rincées les banques ? que dalle................
        .lire le canard du 29/02/2012 p2 « les mystères des bénéfices bancaires »

        BNP Paribas , résultat 9,5 Milliards d’euros (hors provisions 3, 4 Milliards pour la crise grecque)
        Société Générale : 4,3 Milliard (2011) , comparée à 5,7 (2010)

        et pourquoi par rincées ?
        parce que leur marge dans « la banque de détail » frôle les 23%
        , (les clients des banques, ce sont les « détails »)
        bref grâce à vous tous

        il existe une banque coopérative pourtant ! !

  • LE_DENTISTE
    LE_DENTISTE
    le_dentiste
    • Posté à 18h47 le 28/02/2012
    • Internaute 45576
      le_dentiste

    La question c’est pourquoi continuer à voter dans ce cas ?
    On va voter pour le diamètre des saucisses de frankfort ?

    Cette question va très vite se poser à chacun, et là... ça va bugger.

    Je ne crois pas une seule seconde qu’un tel système puisse durer ne serait ce que 1 mois dans toute l’union. En quelques jours certains vont se prendre une balle entre les 2 yeux c’est évident.

  • kawouede
    • Posté à 19h01 le 28/02/2012
    • Internaute 27995

    Le Yéti spécule ? Allons bon...

    Plus sérieusement on peut y voir en effet une réminiscence de la tutelle exercée sur une partie de l’Europe par feu l’URSS... mais il y a encore de grandes différences ! et je trouve Todd sur ce coup pas très fin.

    La solution : l’explosion de l’Europe ? à voir
    Autre fiche de lecture intéressante Lien

  • Jardidi
    • Posté à 20h03 le 28/02/2012
    • Internaute 39516

    Je ne comprends pas ce texte. Cela n’est-il pas évident depuis un temps assez important ? D’autre part, que proposent nos amis de gauche ? Le zon va enlever les frontières et on s’aimera tousse ne tient plus beaucoup la route. En gros, la gauche reconnaît que l’Europe est un désastre mais ne propose pas de solution concrète.
    Si vous continuez à rêver ou à dormir, vous laisserez la place au FN ou à cette dictature des riches.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 20h28 le 28/02/2012
    • 173412
      expatrie

    En Grande-Bretagne depuis les annees 80 le moins-disant social est en place, le resultat est neant, en fait la Grande-Bretagne qui s’est vante parfois d’offir des salaires et un cout du travail plus bas qu’en Chine n’a jamais remonte la pente. LA seule chose qu’ils ont fait est de maquiller les chiffres de changer le nom du chomage et de pretendre que les 25-30% de la population au chomage et sans espoir d’en sortir (manque de formation adequate, ecole dans un etat lamentable) ont cesse d’exister, ils vivent toujours chichement de l’aide sociale mais n’apparaissent dans aucune statistique, ca s’appelle le plein-emploi. PAs etonnant qu’ils aient besoin des faire des guerres et brandir la menace terroriste a toute les sauce ca detourne les regards et ca marche tres bien.

    • cybergazouille
      cybergazouille répond à the ghost
      télé: OFF / Idées:ON
      • Posté à 13h22 le 29/02/2012
      • Internaute 160964
        télé: OFF / Idées:ON

      vont ils nous « malouinés » une nouvelle fois ?

  • cybergazouille
    cybergazouille
    télé: OFF / Idées:ON
    • Posté à 13h20 le 29/02/2012
    • Internaute 160964
      télé: OFF / Idées:ON

    sur BFM, ce matin, on apprend qu« il y a “OPEN BAR A LA BCE” ;
    on peut, si on est banquier, aller “s’y gaver” à 1%, soit rien du tout,
    sans aucune contre-partie. (style “stalinienne” comme par ex, investir dans l’économie réelle)
    les grecs sont privés d’élections législatives :
    les français sont privés de référendum sur le MSE

    les italiens ont Lehman Brother à leur tête ou est-ce Goldmann Sachs ?

    nous, en bons français , tout se décide autour d’une table, le “ diner du siècle”, qui réunit sur parrainage le gratin politico-médiatico-industriel. Mais chut, c’est un rendez-vous mondain d’ordinaire discret, voire secret. On y décide quels plats idéologiques nous seront servis dans les médias.

    Tant que nous croyons que nous sommes en démocratie...

  • zénon denon 84
    • Posté à 10h02 le 01/03/2012
    • Internaute 30028
      Bonne

    Avec un légé retard je lis le propos de not Yéti !
    en regard de ce vient de nous lacher le petit invité
    d’Inter ce matin du 1 er mars ,je me dis
    que franchement ,chaque jour apporte du ...nouveau
    et quel nouveau ?
    Le mari de la chanteuse a été d’une spendeur à toute épreuve <.

    J’aimerais que vite apparaisse ici ou là le compte rendu
    écrit des belles choses de » l’homme candidat « qui recula de 10m la revue de presse ...de la station du Val / et
    qui a fait peur à Patrick Cohen_ou presque _

    Merci à toi Yéti _______tjs aussi pointu ?
    Nous vivons des instants Historiques .

  • cybergazouille
    cybergazouille
    télé: OFF / Idées:ON
    • Posté à 15h17 le 01/03/2012
    • Internaute 160964
      télé: OFF / Idées:ON
  • BA
    BA
    -
    • Posté à 15h32 le 01/03/2012
    • Internaute 41511
      -

    Jeudi 1er mars 2012 :

    Les créanciers privés ont prêté 200 milliards d’euros à l’Etat grec. Sur ces 200 milliards, les créanciers privés vont perdre 107 milliards, qui ne leur seront jamais remboursés.

    Que croyez-vous qu’il arriva ?

    L’ISDA, association de référence sur les CDS a annoncé jeudi que l’opération de restructuration de la dette grecque ne constituait pas selon elle un événement de crédit ! ! !

    Mort de rire !

    C’est du pipeau, ces CDS !

    L’ISDA, association de référence sur les CDS a annoncé jeudi que l’opération de restructuration de la dette grecque ne constituait pas selon elle un événement de crédit et que ces contrats d’assurance ne seront pas pour l’heure déclenchés sur la Grèce.

    Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion d’un comité spécifique, l’EMEA Determinations Committee, qui devait se prononcer après avoir été saisi par des créanciers sur deux questions distinctes, a précisé un communiqué de cette association.

    La première question avait trait au fait que les créanciers privés impliqués dans le sauvetage grec subissaient un sort différent de la Banque centrale européenne (BCE), qui elle a pu échanger ses titres grecs sans pertes.

    La seconde portait sur l’effacement d’une partie de la dette grecque par les créanciers privés, qui vont passer des pertes sur leur portefeuille d’obligations du pays.

    Sur ces deux points, l’ISDA a jugé qu’il n’y avait pas d’événement de crédit, sans expliquer dans le détail ses décisions.

    Dans le cas des Etats, les trois cas qui constituent généralement un événement de crédit sont l’incapacité de payer lors d’une échéance de dette, la contestation par le débiteur de la validité de ses engagements ou la restructuration, c’est-à-dire la modification unilatérale par le débiteur des conditions de l’emprunt.

    L’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) a toutefois averti qu’elle pourra à nouveau se prononcer sur la Grèce si elle est saisie par d’autres créanciers sur de nouvelles questions, ce qui laisse encore la possibilité de déclencher les CDS à l’avenir.

    La situation de la Grèce évolue encore, a expliqué l’ISDA dans son communiqué.

    Un événement de crédit reconnu par l’ISDA, entraînerait alors le paiement de ces CDS (Credit Default Swaps, contrats d’assurance contre le défaut de remboursement) et permettrait aux détenteurs de ce produit d’être indemnisés sur la base du montant de l’assurance souscrite.

    Au 24 février, 3,25 milliards de dollars de CDS étaient en cours sur la Grèce, en net, pour 4.292 contrats.

    L’accord en Grèce prévoit notamment l’effacement d’environ 107 des 200 milliards d’euros de dette souveraine grecque détenus par les créanciers privés, un montant inédit en matière de restructuration de dette d’Etat ou de défaut.

    Lien

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 11h14 le 02/03/2012
    • Internaute 41511
      -

    Vendredi 2 mars 2012 :

    L’IIF chiffre une faillite de la Grèce à plus de 1.000 milliards d’euros.

    L’organisation bancaire internationale IIF a chiffré à plus de 1.000 milliards d’euros le coût pour l’économie internationale d’un défaut incontrôlé de la Grèce, dans un rapport remis en février aux dirigeants européens, indique vendredi l’hebdomadaire grec Athens News.

    Selon Athens News, l’Institut de la Finance Internationale - qui a négocié avec le gouvernement grec au nom des créanciers privés un accord de restructuration et de réduction de la dette grecque - juge que la Banque centrale européenne sera particulièrement touchée, de par son exposition à la dette grecque et les actions qu’elle devrait prendre pour éviter une contagion de la crise aux autres maillons faibles européens.

    Selon l’IFF, un défaut de paiement de la Grèce menacerait directement de déstabiliser le Portugal, l’Irlande, l’Italie et l’Espagne, victimes suivantes les plus probables.

    L’organisation bancaire internationale évalue les recapitalisations bancaires nécessaires à environ 160 milliards d’euros. Elle estime aussi, selon Athens News, que l’économie européenne paierait une faillite grecque par un ralentissement, réduisant les revenus fiscaux.

    Ce rapport a été remis, d’après l’hebdomadaire, le 18 février aux dirigeants européens, avant qu’ils ne décident, jeudi soir, de finalement lancer le 9 mars un plan de renflouement et de désendettement du pays élaboré en octobre, si entre-temps les créanciers privés d’Athènes acceptent d’effacer un peu plus de 100 milliards de créances.

    Au vu de ces traumas financiers, il est difficile de concevoir que la Grèce pourrait rester un membre fonctionnel de la zone euro en cas de défaut désordonné, note le rapport cité par le journal.

    L’IFF juge également que les retombées sociales et politiques d’un défaut compromettraient l’effort de réforme mené par la Grèce à la demande de ses créanciers.

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