Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Nouveau monde : remettre la fiscalité à sa place

Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 14/11/2012 à 10h37

Quiconque a écouté la dernière conférence de presse du président Hollande, cette litanie de lieux communs, de clichés éculés, de niais poncifs, comprendra l’urgence de continuer à bâtir les fondations du nouveau monde appelé à jaillir sur les ruines de celui représenté par ce falot personnage. Aujourd’hui, la fiscalité. Et de l’urgence de la remettre à sa vraie place.

Lors de la dernière campagne présidentielle, on a vu comment la fiscalité pouvait devenir une arme politique, du moins programmatique. La fiscalité était appelée à la rescousse pour, nous disait-on, rétablir la justice en matière de répartition des richesses.

La fiscalité devenait en quelque sorte une variable d’ajustement et de correction des injustices commises. On a même entendu certains exiger une taxation des revenus du capital (les dividendes) et des profits engendrés par la spéculation financière.

Sauf que le temps que la fisc réagisse, toujours à la bourre, la majeure partie du pognon est déjà partie en villégiature en Suisse, au Liechtenstein, au Luxembourg ou dans quelques îles aux noms impossibles.

Sauf qu’il est totalement illusoire et plutôt faux-cul de prétendre vouloir corriger des injustices que l’on a déjà complaisamment laissé commettre AVANT.

Sauf qu’il est curieux d’attendre des rentrées d’argent d’opérations qui n’auraient jamais dû être et qu’il convient d’interdire au plus vite (les dividendes obscènes et la spéculation financière éhontée sur les variations de prix).

Donnant-donnant pour les « classes supérieures »

Revenons au malheureux président Hollande :

« J’ai conscience que je demande beaucoup aux catégories supérieures. »

Les pauvres ! Passons sur cette appellation de « catégories supérieures », préférée à celle de « riches », et qui induit nécessairement des « catégories inférieures » (soit environ 80% de la population), n’en déplaise à ceux qui s’accrochent encore à leur qualificatif de « classe moyenne ».

Et examinons les choses sous une autre perspective : oui, en période de crise grave, quand les caisses des Etats sont complètement vides, oui, il est toujours finalement demandé aux riches de payer (vous verrez qu’Obama lui-même, au bord de sa « falaise fiscale », s’y résoudra).

Mais pourquoi cette exceptionnelle contribution fiscale ? Pour remettre les comptes de l’Etat en état, pour payer les échéances de ses dettes.

Et à qui rembourse-t-on ces échéances ? Qui a prêté son trop-plein de fric à l’Etat ? Eh oui, cher lecteur, tu as compris, les riches sont mis à contribution pour se rembourser ce que l’Etat leur doit. Au mieux du donnant-donnant momentané, juste le temps que passe la crise.

Parions qu’après contribution, il reste aux « classes supérieures » plus d’un smic pour passer le mois.

Le rôle de la fiscalité : financer le fonctionnement de l’Etat et lui seul

Réduire la fiscalité à un outil de régulation en matière de répartition des richesses est une perversion de sa fonction première : le financement collectif de l’administration de l’Etat et des services publics.

Un effort collectif partagé par tous, selon les moyens de chacun. Point. Voilà la fiscalité telle que devra la redessiner notre nouveau monde. Sauf à voir ses fondations viciées dès le départ.

La répartition des richesses, elle, s’effectue en amont, via une échelle des revenus régulée. Ou ne s’effectue point.

Mais terminons sur une note rigolote en laissant le mot de la fin à notre ubuesque président :

« J’ai demandé au gouvernement de Jean-Marc Ayrault de mener à marche forcée le redressement de nos comptes publics. Nous devons être capables de faire mieux en dépensant moins. »

(Ah oui, vous aussi, vous trouvez que c’est complètement creux et idiot ?)

Aller plus loin
  • 3332 visites
  • 38 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • .a. schweizer
    .a. schweizer
    Clone Bendit
    • Posté à 11h20 le 14/11/2012
    • Internaute 194940
      Clone Bendit

    « Ah oui, vous aussi, vous trouvez que c’est complètement creux et idiot ? »

    Décrire ainsi votre « papier » est une preuve d’un éblouissement soudain que le reste de votre contribution ne laissait pas prévoir... Comme quoi, vous pouvez encore surprendre même si c’est 1 seule phrase après un long pensum catéchiste.

    La sclérose mentale vous guette quand on sait que la moitié de la richesse produite en France est agrippée par un Etat déjà tentaculaire auquel vous voulez donner encore plus sans imaginer un seul instant en discuter la place et la démesure.

    Il y a 2 jours, vous nous parliez de misère de la réflexion économique et là, vous nous en donnez un exemple concret. La preuve par l’exemple, sans doute.

    • karlM
      karlM répond à .a. schweizer
      Précaire
      • Posté à 22h14 le 14/11/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      agrippée par un Etat déjà tentaculaire

      c’est le fondamental capitaliste l’état édicte les lois, les normes pour assister les élites.
      Je parle bien sûr d’un état oligarchique comme celui de notre république inventé par la bourgeoisie.
      Tant que le vote ne servira à rien , le peuple sera au service des élites comme le voulait Voltaire ou l’abbé sièyes

      • .a. schweizer
        .a. schweizer répond à karlM
        Clone Bendit
        • Posté à 07h40 le 15/11/2012
        • Internaute 194940
          Clone Bendit

        Amen !

      • Bretagne
        Bretagne répond à karlM
        Sceptique
        • Posté à 17h42 le 15/11/2012
        • Internaute 74906
          Sceptique

        ’’ Je parle bien sûr d’un état oligarchique comme celui de notre république inventé par la bourgeoisie.
        Tant que le vote ne servira à rien , le peuple sera au service des élites ’’

        L’analyse est bonne et juste, alors pourquoi y a t il autan de votards pour participer à cette supercherie ? c’est être maso !

        les votards franchouillards se passionnent à chaque échéance qui le délivrera de toutes responsabilités en créant une castes de barons et de baronnets.

        le journal de tous les pouvoirs ’’ Le Monde ’’ ( voir celui daté du 15 noV.), recèle des petites perles. Dans son billet François Bougon nous parle de la chine et de ses ’’ NONGMINMGONG ’’, délégués de bases , ouvriers modèles à qui l’oligarchie du pouvoir paye un biller de train pour voter pour le bonhomme qu’on lui désigne. Il parait que ces lèches bottes font marrer la blogosphère chinoise qui se fout de leur gueule.

        Pourtant il n’y a pas qu’en Chine qu’il y a des ’’NONGMINMGONG ’’, et je crois que les votards français ont bien des points communs avec ces séides.

    • Tassin
      Tassin répond à .a. schweizer
      Inquiet
      • Posté à 11h56 le 15/11/2012
      • Internaute 70606
        Inquiet

      La moitié de la richesse produite l’est par le secteur publique, c’est un fait.
      En quoi est-ce un problème ? Le secteur privé représente 50% de la richesse crée aussi.

      • .a. schweizer
        .a. schweizer répond à Tassin
        Clone Bendit
        • Posté à 12h39 le 15/11/2012
        • Internaute 194940
          Clone Bendit

        Consommer/utiliser n’ est malheureusement pas produire cette richesse.

        Si les fonctionnaire des impôts produisaient quelquechose, par exemple, cela se saurait.

         
        • Tassin
          Tassin répond à .a. schweizer
          Inquiet
          • Posté à 13h47 le 15/11/2012
          • Internaute 70606
            Inquiet

          Ils produisent autant qu’un comptable ou une secrétaire dans une entreprise. Ce sont des services nécessaires et utiles.

          • .a. schweizer
            .a. schweizer répond à Tassin
            Clone Bendit
            • Posté à 13h57 le 15/11/2012
            • Internaute 194940
              Clone Bendit

            Parfaitement faux. Le stade Louis II est aménagé pour qu’y résident des sociétés diverses dont de production.
            En outre, la TVA dont je parle est payée sur des marchandises entrées à Monaco et revendues par des ociétés du cru.

        2 autres commentaires
  • Jaguar_
    Jaguar_
    Félin
    • Posté à 10h58 le 14/11/2012
    • Internaute 125154
      Félin

    « Le rôle de la fiscalité : financer le fonctionnement de l’Etat et lui seul »
    Et si on réformait le fonctionnement de l’état avant la fiscalité ? , sérieusement.
    Plus de la moitié de la richesse créée dans le pays arrive dans les caisses de l’état, à ce niveau là de confiscation, l’état devrait en premier lieu se réformer.

    • cricrac
      cricrac répond à Jaguar_
      rechercheur
      • Posté à 12h51 le 14/11/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Les caisses de l’état c’est les differents impots et taxes.Les prelevements sociaux comptés dans votre ’’’moitié’’’ n’ont rien a voir avec le budget de l’étatmais vous chiez aussi sur tout ce que la sécu donne ,belle mentalité .Esperons que vous n’y etes pas et que vous en aurez jamais besoin.

    • Bimbol
      Bimbol répond à Jaguar_
      Gratouilleur de mammouth
      • Posté à 22h30 le 14/11/2012
      • Internaute 44940
        Gratouilleur de mammouth

      Réformer le fonctionnement de l’état ? c’est à dire ?
      parce qu’il faut bien comprendre qu’une énorme partie de l’argent qui va à l’état sert à... payer le travail d’autre français (fonctionnaires mais pas que, cf. BTP et cie). Qui sur ce salaire vont payer des impôts, qui serviront à les payer etc. Et quand on parle de réduire les dépenses on ne parle que de ça étrangement, alors que c’est loin d’être un problème, au contraire !
      Le problème, c’est tout l’argent qui est dépensé par l’état et qui s’enfuie dans des poches profondes : l’argent dépensé en autoroutes qui part en dividendes au lieu du salaire des ouvriers, les intérêts à payer aux banques privées au lieu d’une banque centrale, les milliards à Tapie et autres conneries.
      Et dans ce sens le yéti a bien raison, le problème de base c’est où va l’argent. En simplifiant beaucoup, si l’état paye 100€ à une entreprise qui n’en file que 50 à ses salariés et donne le reste en dividende et trésorerie dans un paradis fiscal, on a perdu la moitié de cet argent. Si au contraire les salariés en touche 90 ils paieront les impôts dessus et cet argent permettra de mieux équilibrer les comptes de l’état

  • Episteme
    Episteme
    Recul critique
    • Posté à 11h23 le 14/11/2012
    • Internaute 123504
      Recul critique

    « La répartition des richesses, elle, s’effectue en amont, via une échelle des revenus régulée. Ou ne s’effectue point. »

    Comment arriver à une échelle de revenus régulée ? Qui en serait le garant ? Au cas où, c’est peu ou prou ce sur quoi nous nous écharpons depuis un sacré bout de temps au cas ou... Chaque société développe sa propre approche : libérale, communiste, sociale démocrate, etc. avec chacun ses propres nuances au gré des mentalités et de la culture de chaque pays.

    Alors quoi ? Vous espérez réinventer l’eau chaude ?

    • cricrac
      cricrac répond à Episteme
      rechercheur
      • Posté à 12h53 le 14/11/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Par definition un yéti vis dans le froid et la glace .Si il invente l’eau chaude ,il degele ce qui n’est pas encore le cas...............

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 11h31 le 14/11/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    si il y avait une seule recette juste, équitable, vertueuse, il y aurait longtemps que tout le monde l’appliquerait....

    Mais courage on cherche toujours cette pierre philosophale...magique.

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à pablico
      Testeur de temps libre
      • Posté à 00h42 le 15/11/2012
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Parce que « tout le monde » serait inspiré par ce qui est juste, équitable et vertueux ?
      Si c’était le cas, je crois que ça se saurait... et même que nous n’aurions pas besoin de débattre de ces « recettes ».
      Et la pierre philosophale (qui n’aurait rien de magique) se présenterait comme une évidence à chacun, si j’en crois les textes ! ? !

    • migloo
      migloo répond à pablico
      anarcho-élitiste de pacotille
      • Posté à 14h42 le 15/11/2012
      • Internaute 90438
        anarcho-élitiste de pacotille

      « si il y avait une seule recette juste, équitable, vertueuse, il y aurait longtemps que tout le monde l’appliquerait.... »

      Non, parce que la résultante des intérêts personnels ne coïncide pas avec l’intérêt général.
      C’est tout le problème de la démocratie.

      • pablico
        pablico répond à migloo
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 14h46 le 15/11/2012
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        et de la dictature..

         
        • migloo
          migloo répond à pablico
          anarcho-élitiste de pacotille
          • Posté à 18h07 le 15/11/2012
          • Internaute 90438
            anarcho-élitiste de pacotille

          A fortiori puisque la démocratie est la dictature du nombre.

        1 autres commentaires
  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 12h22 le 14/11/2012
    • Internaute 143905
      Consutologue

    Mais qu’arrive t-il au Yéti ? ? ?

    il commence par citer Jaurion et ébauche l’idée l’idée que l’actuel gouvernement pourrait avoir un vrai plan à long terme pour mener à bien enfin une vraie politique socialiste.

    La prochaine étape sera t-elle d’admettre que le meilleur moyen d’avoir un service publique de qualité passera pas une profonde réorganisation de celui-ci ?

    vous allez vous faire taper sur les doigts par la Méluche.

  • iFFLYG
    • Posté à 12h42 le 14/11/2012
    • Internaute 30165

    Que de commentaires parfaitement hypocrites qui dénonce une soi-disant confiscation de la richesse produite par l’état. C’est totalement oublier que cet argent sert à faire tourner les services publics (création et entretiens d’infrastructures de communication [routes, ponts, éclairage, chemins de fers, réseaux de distribution...], services publics de santé et d’éducation...) et dans tous les cas, les services équivalents qui seraient privatisés doivent être financés avec en plus, et en priorité, les actionnaires. De ce fait, cela coûterait beaucoup plus cher comme le montre le coût des PPP (partenariat public/privé) ou l’enchérissement du coût du gaz ou de l’électricité depuis leur privatisation.

    P.S. : Sans doute ce commentaire va provoquer un déluge de réactions de la part de nos pseudo-économistes et de leurs soutiens et de tous les idéologues sclérosés de droite qui soutiennent les privilèges des riches même si leurs actions peuvent mettre en danger la vie des gens comme c’est le cas de la grève d’une certaine catégorie de médecins défendant leur droit de tondre leurs patients.

    • cricrac
      cricrac répond à iFFLYG
      rechercheur
      • Posté à 12h59 le 14/11/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      Tondre les patients pour les medecins ? La medecine est liberale .Aujourd’hui les chirurgiens et anesthésistes vous font signer des decharges de plus en plus contraigantes .Demain ce serront les generalistes ,les pharmaciens et les labos .Sont ils vraiment obligés de vous soigner ? Ils peuvent tous vous envoyer sur les roses (c’est le cas de le dire)et ça pourrait venir plus vite qu’on ne le croit ;

      • JFR77
        JFR77 répond à cricrac
        Ingénieur IT (geboren in Rijsel) (...)
        • Posté à 15h12 le 14/11/2012
        • Internaute 131967
          Ingénieur IT (geboren in Rijsel) (...)

        Commentaire à vomir

    • Jaguar_
      Jaguar_ répond à iFFLYG
      Félin
      • Posté à 15h47 le 14/11/2012
      • Internaute 125154
        Félin

      Réformer l’état et considérer que l’imposition est largement suffisante n’est pas forcément etre de droite et néo capitaliste affameur de chomeur, sauf peut-etre dans votre monde un peu simpliste.

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à iFFLYG
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 18h13 le 14/11/2012
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Vous oubliez de rajouter tout le pognon que coute le privé en infrastructures, aides dégrèvements et subventions diverses pour s’installer, produire, le cas échéant être renfloué, en extension de réseaux numériques, en formations , les 35 heures etc...et ce sont les mêmes qui traitent les autres d’assistés ! Ceux qui dénigrent ce système sont les premiers à en bénéficier et le jour où tout cela aura disparu, on comptera sur les doigts d’une main ceux qui auront eu les reins assez solides pour se dépatouiller seuls. Je vous suis à 1000 % sur ce coup là, et quand on voit ces abrutis au gouvernes qui sont en train de tout foutre en l’air pour des motifs de corruption du système bancaire et pour l’Europe en place il y a vraiment de quoi mettre le feu.

  • Nemo34
    Nemo34
    Citoyen, Montpellier
    • Posté à 13h27 le 14/11/2012
    • Internaute 27043
      Citoyen, Montpellier

    Je suis d’accord. Complètement creux et idiot, cet article.

    « La répartition des richesses, elle, s’effectue en amont, via une échelle des revenus régulée. Ou ne s’effectue point. »

    Et quand elle ne s’effectue pas, on fait quoi ? On légifère, on fait une conférence de presse ou un billet de blog ?

    « Un effort collectif partagé par tous, selon les moyens de chacun. »

    De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins, ca me rappelle quelque chose mais quoi déjà ?

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à Nemo34
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 18h16 le 14/11/2012
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins, ca me rappelle quelque chose mais quoi déjà ?
      ça c’est du De Gaulle de la grand époque où on avait les moyens et peu de besoins, aujourd’hui c’est le contraire et plus rien ne marche ...allez savoir pourquoi ?

  • pierrot_le_ouf
    pierrot_le_ouf
    étudiant
    • Posté à 15h36 le 14/11/2012
    • Internaute 140033
      étudiant

    La fiscalité a, ne vous en déplaise, un rôle à jouer dans une société de type capitalisme de concurrence/ démocratie libérale.

    - Corriger les inéfficience de certains marchés : Dans ce cas, les taxes visent à intégrer au marché les externalités négatives. (taxe carbones mais aussi taxes sur les cigarettes, l’alcool etc). Cela s’intégre aussi très bien à la maxime disant qu’il vaut mieux taxer ce qui est mauvais pour la société (la pollution, dans un certain sens la consommation) plutôt que ce qui est bon pour elle(le travail, l’investissement)

    - Redistribution : Dans une société de type capitalisme de concurrence/ démocratie libérale, il est beaucoup plus efficient de redistribuer (certain diront acheter la paix sociale) par la fiscalité que par un ensemble de lois contraignantes et limitant la liberté individuelle (si j’ai envie de donner 15 mio a footbaleur pour jouer dans mon équipe, c’est mon droit le plus stricte). Une combinaison d’impôt négatif pour les bas salaires et de progressivité semble donc parfait.

    Donc non monsieur le Yéti, ne sous-estimez pas le pouvoir des impôts

    (et pardon pour les fautes)

    • nemo3637
      nemo3637 répond à pierrot_le_ouf
      Déchoukeur
      • Posté à 00h23 le 15/11/2012
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Dans une société de type capitalisme de concurrence/ démocratie libérale,... »

      Ah oui, c’est vrai nous avons entendu parler de cette époque et de ce type de société aujourd’hui en voie de disparition.
      Mais la féodalité et les armures c’était pas mal non plus
      « Moi mon colon celle qu j’préfère... »

  • ereve
    ereve
    commercial
    • Posté à 17h06 le 14/11/2012
    • Internaute 193059
      commercial

    Changer le monde .....
    La difficulté c’est que notre monde est devenu de plus en plus petit et que pour le changer il faudrait qu’au moins la moitié soit d’accord sur le changement ( y compris les pays moins démocratiques que les nôtres ).
    C’est donc une belle utopie , après 68 il y avait le Larzac que proposez-vous ?
    Sinon il faut vivre dans un milieu totalement fermé , les choix actuels étant les sectes , la Corée du Nord ou le Bhoutan , c’est peu.

  • sitoihien
    • Posté à 19h14 le 14/11/2012
    • Internaute 21237

    Ce « nouveau monde en gestation », quand est-ce qu’il va naître ?

    Lien

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 20h52 le 14/11/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    Remettre tout à plat :
    A savoir que le seul qui paye les taxes, et autres divers impôts, c’est le client, car « toutes les ponctions sont répercutées sur les prix ». Ce qui est très bien expliqué dans le film sur le revenu de base à décent ci-dessus.

    La situation actuelle n’est due qu’à la gestion néfaste de l’État. Cette gestion est financière (équilibre de la balance), alors qu’elle devrait être économique (qui tourne).
    Il existe plusieurs propositions économiques pour sortir de notre marasme financier dont celles de Yoland Bresson, Clifford Hugh Douglas, Jacques Duboin, Louis Even, Jacques Maillard, Jean Roux, James Tobin, etc....

    Actuellement 3 impôts pourraient remplacer les 224 prélèvements fiscaux...
    Ce qui a pour effet de doubler le budget de l’État, mouvoir 2000 milliards d’euros par an au lieu des 800 milliards actuels et permettre d’accorder 1000 euros par mois sans condition à chaque citoyen (en moyenne et évolutif, selon le pays). Tous les autres revenus individuels (en grande majorité les revenus du travail) se rajoutent à ce revenu de base à décent.

    La vocation de l’État est d’administrer la maison (France) en établissant les règles d’un bon partage, sens étymologique du mot économie : gestion de la maison où nomos (la loi) dérive de nemein (partager).
    La matière économique est composée de deux disciplines distinctes dont le fonctionnement est différent et complémentaire :
    1) L’économie politique, prérogative de l’État, qui a pour objet de servir le citoyen en lui garantissant la Liberté, la dignité et en l’incitant à la fraternité.
    2) L’économie d’entreprise (et du particulier), qui concerne la société civile. L’État n’a à s’y intéresser qu’en fonction des empêchements à la Liberté, la dignité et l’esprit de fraternité des citoyens.

    En deux mots, la « politique » « économique » ne signifie plus « avoir le pouvoir » « pour faire du fric » mais « organiser un bon partage pour que chacun puisse bien vivre ».

    L’inoppression active

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 22h15 le 14/11/2012
    • Internaute 41511
      -

    La Grèce de nouveau sous pression de l’Europe.

    Autre sujet d’inquiétude, la dette qui devrait s’envoler l’an prochain à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d’euros, contre 175,6% attendu en 2012.

    Lien

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d’euros.

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d’euros à la Grèce.

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

    - Quel est l’homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Concernant la France, combien de dizaines de milliards d’euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 00h08 le 15/11/2012
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Le billet du Yéti donne l’impression qu’il pourrait y avoir un Etat neutre, arbitre entre les « riches » et les « pauvres », capable de soulager ces derniers. Mais l’Etat n’est que la résultante du rapport de forces sociales. Comme c’est - logiquement hélas - les « riches » qui dominent, l’Etat est aux service de ces derniers, quelque soit les bels pawols des uns et des autres qui tentent de faire passer la pilule.
    Cette vision d’un Etat « juste » caractérise assez bien les limites de la pensée du Yéti et ses boniments « de gauche ».
    La seule issue serait la prise en main directe par les travailleurs de l’outil de production et des services selon un modèle autogestionnaire comme il a pu se dérouler à grande échelle dans l’Espagne de 1936 ou plus près de nous en Argentine lors de la crise de 2001.
    La crise produira en quelque sorte les nécessités du moment et quand le patron de la fabrique de pâtes se sera barré avec les restes de sa galette, il faut espérer que les employés de ladite fabrique voudront bien continuer à travailler pour qu’on puisse bouffer. Car alors il ne restera plus rien du fonctionnement antes.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 02h09 le 15/11/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Au risque de te contrarier une fois de plus, « ton » nouveau monde n’est pas le même que le mien, et les fondations du mien ne sont pas pour autant plus viciées que celles du tien.
    D’une certaine façon, tu me tends la perche avec ta terminologie de « nouveau monde » puisque c’est ainsi qu’on appelait jadis la plus grande partie de ce territoire que se partagent aujourd’hui les USA et le Canada et que nous pouvons, tout à loisir, réfléchir à la façon dont s’organisaient les micro-sociétés autochtones avant que notre « civilisation » n’y importe son si précieux concept de l’individualisme qui commettait, en outre, l’infamie de se revendiquer « chrétien ».
    Pour te la proposer (presque) brève, je me contenterai de rappeler que celui qui voulait porter beaucoup de plumes à sa coiffe lors des grandes cérémonies devait les avoir cueillies lui-même au cul des aigles (en laissant l’oiseau repartir vu qu’il n’était d’aucun intérêt alimentaire) et que pour se faire désigner « chef » de la tribu il s’était montré le plus compétent pour en assurer la survie.
    S’il disposait de la plus grande tente (rarement, du fait que ça aurait été plus de corvée de la déplacer lors des migrations saisonnières), elle était constituée des peaux de ce qu’il avait lui-même chassé ou échangé équitablement alors que la viande était répartie selon les besoins dans la tribu, mais surtout il ne revendiquait sa propriété personnelle sur rien : la nature étant la propriété inaliénable de « Manitou » (ou quelqu’autre, selon les langues) qui ne lui accordait la générosité que de s’en nourrir que s’il en respectait les équilibres fondamentaux.
    Dans le « nouveau monde », on ne percevait pas de revenus au « mérite » mais on endossait un peu plus de responsabilités vis à vis de la tribu et on payait de sa vie d’y faillir.
    On ne devenait « propriétaire » de rien puisque « Manitou » offrait déjà la possibilité d’en jouir pourvu que personne n’altère le patrimoine qu’il mettait à la disposition de tous.
    Je parierais bien que ton « Manitou » à toi considèrerait que tu as droit à une plus grande maison que ton voisin alors que tu n’as pas une plus grande famille à héberger, qu’il te faut plus de viande alors que tu n’as pas plus de bouches à nourrir, (etc.)... parce que ton « Manitou » aurait décrété que chacun devrait percevoir en fonction de ses « mérites » et que, étant un copain à toi, vous vous êtes arrangés pour que tes « mérites » (réels ou supposés) soient surévalués du fait que les conséquences ne s’en seront subies que par les générations futures.
    De toute façon, ton « nouveau monde » n’aura pas le temps d’exister puisque les inconscients qui dirigent celui d’aujourd’hui auront fait sauter la planète avant.
    Pour ce qui est du mien, j’aurai eu le loisir de le rêver durant un 1/2 siècle... ce qui fut beaucoup moins rébarbatif que tes comptes d’apothicaire !
    Je suis triste pour nos enfants et petits enfants...

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 11h02 le 15/11/2012
    • Internaute 41511
      -

    Luc Coene est le gouverneur de la Banque Centrale belge. Il est membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

    Jeudi 15 novembre 2012 :

    Luc Coene estime qu’une partie de l’ardoise grecque doit être effacée.

    Le gouverneur de la Banque Nationale Luc Coene s’attend à ce que les différents bailleurs de fonds renoncent à une partie de l’imposante dette publique grecque, rapporte le quotidien De Standaard jeudi.

    Luc Coene s’est ainsi exprimé lors d’un échange à l’Université de Gand. Il se place ainsi sur la même ligne que celle adoptée par le Fonds Monétaire International, qui craint que la Grèce ne puisse pas réussir à ramener sa dette sous les 120% de son PIB pour 2020 sans un abandon partiel des prêts d’urgence consentis à son égard.

    L’année passée, des banques privées avaient déjà marqué leur accord pour un abandon partiel de leurs créances. Les autorités publiques doivent maintenant suivre, estime le FMI. Berlin s’oppose cependant à cette solution.

    Lien

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d’euros.

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d’euros à la Grèce.

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

    - Quel est l’homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu’ils vont payer 242 milliards d’euros ?

    - Concernant la France, combien de dizaines de milliards d’euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

  • A déménagé le 22-01-2013
    • Posté à 12h31 le 15/11/2012
    • Internaute 127750
      non connue

    « Et examinons les choses sous une autre perspective : oui, en période de crise grave, quand les caisses des Etats sont complètement vides, oui, il est toujours finalement demandé aux riches de payer “
    –––––––––––––––
    On peut même se demander si les caisses ne sont pas vides justement parce qu’on n’a pas assuré en temps voulu le juste prélèvement d’un enrichissement démesuré et surtout déséquilibré.
    Les surplus accumulés par un petit nombre s’accumulent et servent à spéculer alors que le ‘un peu plus que le minimum vital’ qui toucherait un grand nombre lui serait réinjecter dans l’économie et cette consommation favoriserait l’emploi.
    La crainte du lendemain pousse même les classes moyennes qui pourraient dépenser un peu plus à l’épargner par précaution ce qui sclérose également pendant que cette épargne alimente aussi la machine infernale.

  • vinz26
    vinz26
    Artiste du dimanche
    • Posté à 14h27 le 15/11/2012
    • Internaute 115286
      Artiste du dimanche

    Entièrement d’accord avec le Yéti pour une fois, le problème ne devrait pas être la re-répartition, mais bien la première répartition.

    C’est comme si un maître d’école disait : « bon le grand dans la cours il te casse la gueule, bon bah je le laisse faire mais je te promet de lui mettre une claque. »

  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 17h14 le 15/11/2012
    • Internaute 74906
      Sceptique

    Falot, malheureux, ubuesque, on ne peut qu’être d’accord.

    Il est vrai qu’avant les élections le sujet d’ une grande réforme fiscale était brandi aussi bien à gauche qu’à droite en passant par le centre. C’est qu’il fallait faire saliver le votard qui voulait voir, comme au poker. Bien sûr, aussitôt élu Hollande a ranger ce sac à emmerdes dans la naphtaline, comme l’aurait fait Sarkozy, élu.

    Vous passez un peu vite, Yéti, sur le problème de la collecte de l’impôt en France, c’est pourtant là où tout se passe. Dans les belles banlieues, les beaux quartiers, la collecte est une histoire de fou. Les fonctionnaires du fics tombent sur des dossiers ficelés par des conseillers et avocat fiscalistes dont les cabinets tournent avec des collaborateurs brillants et qui ont le temps et le talent de magouiller en faveur de leurs clients.

    Avec le délitement de l’Etat, les dossiers litigieux sont classés assez vite, et la conscience civique étant un vieux souvenir, la Nation perd pied peu à peu dans tout les domaines, de l’éducation à la santé en passant par les Parcs Nationaux Français , atteins eux aussi par le désengagement ( quel euphémisme) ! de l’Etat. CF. ’’ Le Monde ’’ daté du 15 novembre.

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.