Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

« The Social Network », énervé et foisonnant Fincher sur Facebook

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 13/10/2010 à 11h30

Dans « The Social Network », le cinéaste américain David Fincher filme la naissance et le développement faramineux du réseau social Facebook. En parallèle, l’ascension de son mentor : l’étrange Mark Zuckerberg. Résultat : un grand film sur les contradictions de l’époque. Enervé et foisonnant.


L’affiche américaine du film « The Social Network ».

Un soir de 2003. Un étudiant en informatique moyennement à l’aise dans ses baskets et son corps se fait plaquer par sa « girlfriend », saoulée par son tempérament puéril de geek.

Le garçon noie son spleen dans l’alcool et, histoire d’oublier ses mésaventures sentimentales, se connecte à son ordinateur, qui, accessoirement, est aussi son meilleur ami.

En une nuit, avec quelques potes, il pirate le système informatique de l’université d’Harvard et « pénètre » la base de données de toutes les filles du campus.

Il s’amuse ensuite à afficher des photos de ces dernières et invite ceux qui viennent se promener sur son site, baptisé « Facemash », à voter pour la plus sexy. Bon goût. (Voir l’extrait vidéo en version originale sous-titrée)


500 millions d’utilisateurs Facebook, 6,9 milliards pour Zuckerberg

L’étudiant s’appelle Mark Zuckerberg et ce coup d’éclat graveleux lui vaut quelques soucis avec les instances universitaires. Mais pas seulement.

L’opération suscite la curiosité de ses contemporains, fascinés par son génie pour les manipulations informatiques. Surtout, elle révèle une intuition certaine concernant les possibilités inédites de communication induites par les nouvelles technologies. En un sens, Facebook naît à ce moment précis. (Voir l’extrait vidéo en version originale sous-titrée)


Sept ans plus tard (aujourd’hui, donc), 500 millions d’utilisateurs s’agitent virtuellement sur le réseau social. Selon la formule consacrée, si Facebook était un pays, ce serait le troisième le plus peuplé du monde.

Quant à l’ex-étudiant, il est désormais la 35e plus grosse fortune mondiale. On estime son compte en banque rempli à hauteur de 6,9 milliards de dollars. Ça valait peut-être le coup de se faire larguer par sa petite amie.

« The Social Network » raconte cette histoire, ou comment un type doué et bizarre − aucun talent, dans la vraie vie, pour la socialisation − se retrouve, suite à diverses péripéties et embrouilles, concepteur d’un phénomène social planétaire et, corrélat, boss d’une entreprise pas exactement petite. (Voir la bande annonce)

Conflits archaïques et batailles contemporaines

Alors, biopic à la gloire de Zuckerberg ? Saga tendance sur le monde merveilleux de la virtualité ? Deux fois non. « The Social Network », sorte de merveille d’intelligence et de nervosité, met en scène plusieurs récits à la fois, tous également passionnants.

  • L’un retrace les délires inventifs de Zuckerberg, qui n’hésite pas, le cas échéant, à pomper les idées de ses confrères pour les transcender.
  • Le second raconte les procès qui l’opposent à ces ex-proches, s’estimant spoliés par leur ancien collaborateur et/ou ami.
  • Le troisième montre le développement de l’entreprise Facebook et sa commercialisation, soit un plan de coupe sur diverses facettes du libéralisme contemporain.
  • Le quatrième narre l’histoire, sans cesse répétée, de l’inventeur dépassé par son invention.
  • Le cinquième enfin, surplombant in fine tous les autres, décrit une époque, la nôtre, où les échanges entre les individus et la socialisation, via la fée numérique, subissent des mutations du genre colossales.

Le film, qui dure deux heures sans une seconde d’ennui, brouille sciemment la chronologie, creuse les relations complexes entre tous ses personnages, met en scène des conflits archaïques − l’amitié contre l’ambition − et des batailles contemporaines − jusqu’où le virtuel vampirise-t-il le réel ?

Fincher joue l’économie stylistique à la Scorsese

David Fincher, réalisateur qui a la bonne habitude de surprendre, prouve qu’il n’est pas seulement un metteur en scène surdoué dans le registre de l’agitation formelle et du bon coup scénaristique.

Il s’entoure ici de comédiens tous épatants − Jesse Eisenberg, Andrew Garfield et le très surprenant Justin Timberlake − et signe un film qui, fait rare chez lui, repose essentiellement sur les dialogues et un certain classicisme formel.

Une des grandes qualités de « The Social Network » consistant à dépeindre une aventure moderne avec une économie stylistique qui rappelle parfois certains films-phare des années 70 signés Lumet ou Scorsese.

En deux décennies, Fincher a enchaîné les morceaux de bravoure stylistiques − « Alien 3 », « The Game » − et les films de genre tordus − « Seven », « Zodiac ». Il a également signé des fictions inclassables qui témoignent de son inspiration atypique, du cauchemar social de « Fight Club » à la fable à vocation métaphysique − « L’étrange histoire de Benjamin Button ».

Avec « The Social Network », fiction pas du tout fictionnelle sur les ambivalences d’une ambition et la révolution socialo-numérique, Fincher franchit encore un cap. Son film est le plus passionnant du cinéma américain depuis des lustres.

Aller plus loin
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  • 53 réactions
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  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 11h37 le 13/10/2010
    • Internaute 42678
      Orwellien

    Fincher étant l’un des réalisateurs les plus talentueux aujourd’hui (avec Nolan, Gray, Mann et quelques autres), et le sujet étant ce qu’il est, « The Social Network » est évidemment incontournable !

    • NonooStar
      NonooStar répond à Tofraziel
      Informaticien
      • Posté à 11h45 le 13/10/2010
      • Internaute 34879
        Informaticien

      Et il ne faut pas oublier Aaron Sorkin au scénario. Il n’y a qu’à voir les quatre premières saisons de The West Wing (A la Maison Blanche, en français) pour comprendre combien ce gars est doué pour rendre passionnant des sujets a priori extrêmement compliqués (la politique américaine, petit et grande, dans The West Wing, la montée en puissance d’un monstre comme Facebook dans The Social Network).
      D’ailleurs, pour une fois, les publicitaires ont bien fait leur boulot et son nom est aussi gros que celui de Fincher sur l’affiche du film.

      • Tofraziel
        Tofraziel répond à NonooStar
        Orwellien
        • Posté à 11h51 le 13/10/2010
        • Internaute 42678
          Orwellien

        En effet, on oublie un peu trop souvent les scénaristes ! ; -)

      • gofutago
        gofutago répond à NonooStar
        développeur web
        • Posté à 12h00 le 13/10/2010
        • Internaute 86504
          développeur web

        Tout à fait, énorme oubli dans l’article ci-dessus ! ! !

      • Jhal
        Jhal répond à NonooStar
        • Posté à 12h09 le 13/10/2010
        • Internaute 29860

        Absolument.
        D’ailleurs pour ma part c’est davantage Sorkin qui me convainc de voir ce film.
        La jubilation qui ressort des dialogues de ce gars là est hallucinante.
        (dans west wing comme cité précédemment, mais aussi dans le magistral Studio60 on the sunset strip)

        Par contre, a voir en VO probablement... du Sorkin doublé, bof bof...

      • thoughtthrow
        thoughtthrow répond à NonooStar
        • Posté à 12h12 le 13/10/2010
        • Internaute 17515

        Scenario et Screenplay, cad le découpage à l’écran.
        La réussite de ce film c’est bien celle d’Aaron Sorkin.

    • turlututu42
      turlututu42 répond à Tofraziel
      pouet
      • Posté à 13h49 le 13/10/2010
      • Internaute 121358
        pouet

      Hop, contourné.

  • The Shadow-
    The Shadow-
    Fachosphère Attitude
    • Posté à 11h44 le 13/10/2010
    • Internaute 113398
      Fachosphère Attitude

    facebook=l’art et la manière de se créer des centaines d’amis virtuels (drole de notion de l’amitié) et dévoiler l’intimité ou bien papoter sans cesse avec des personnes qu’on voit du matin au soir (collègues, étudiants..)

    les gens n’ont pas conscience des dégâts à très long terme que peut générer cet étalement de leur vie privée et certains psys assimilent FB à une addiction

    lorsque je vois mes gosses qui a peine rentrer se jettent sur FB pour voir si un collègue de classe ne leur a pas déjà laissé un message je me dis qu’il y à un bug dans notre société

    j’ai commencé l’internet avant même la naissance de google de part mon métier et je suis content que jusqu’à présent la recherche de mon et prénom ne donne aucun résultat sur le net

    edit :
    je tire mon chapeau à Mark Zuckerberg, peser 7Md$ après 6 ans ca n’est jamais arrivé dans l’histoire de l’humanité
    il a été plus malin que les autres même si je n’aime pas FB mais je dois reconnaitre son génie
    quant à ceux qui critiquent la façon d’arriver : je n’ai pas connaissance d’un fortuné 100% honnête (cf mamie zinzin)

    • AlbaG
      AlbaG répond à The Shadow-
      personnel
      • Posté à 11h53 le 13/10/2010
      • Internaute 47928
        personnel

      « lorsque je vois mes gosses qui a peine rentrer se jettent sur FB pour voir si un collègue de classe ne leur a pas déjà laissé un message je me dis qu’il y à un bug dans notre société »

      Ça aurait été MSN il y a quelques années, et avant ICQ et avant le téléphone :)

      • The Shadow-
        The Shadow- répond à AlbaG
        Fachosphère Attitude
        • Posté à 11h54 le 13/10/2010
        • Internaute 113398
          Fachosphère Attitude

        msn, icq, tel c’est du « one to one »

        FB c’est du « one to planet »

        l’échelle n’est pas la même

         
        • Lictor
          Lictor répond à The Shadow-
          informaticien
          • Posté à 16h30 le 13/10/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Effectivement, ICQ et cie sont de mauvais exemples, parce que ce ne sont pas les mêmes médias...

          Un exemple plus correct, c’était quand aussitôt rentré de l’école, je me ruais sur le Dazibao de 3614 Akela pour avoir des nouvelles de mes potes... La seule différence avec Facebook, c’est qu’à l’époque on utilisait des pseudo...

        1 autres commentaires
    • speedy38-
      speedy38- répond à The Shadow-
      Ingénieur des travaux finis
      • Posté à 19h25 le 13/10/2010
      • Internaute 124689
        Ingénieur des travaux finis

      les gens n’ont pas conscience des dégâts à très long terme que peut générer cet étalement de leur vie privée et certains psys assimilent FB à une addiction

      Lorsque je vois mes gosses qui a peine rentrer se jettent sur FB pour voir si un collègue de classe ne leur a pas déjà laissé un message je me dis qu’il y à un bug dans notre société

      Quand j’ai vu mes gamins commencer à s’intéresser à Facebook, j’ai passé la nuit à me renseigner, puis je leur ai bien expliqué tous les risques qu’ils encourraient, tant au niveau du respect de leur vie privée qu’au niveau du « repli social ». Ils font bien gaffe, verrouillent leurs comptes et ne laissent pas traîner d’infos trop personnelles... Il s’en servent comme un second « MSN », et surtout, ils continuent à voir leurs ami(e)s dans la vraie vie...

      j’ai commencé l’internet avant même la naissance de google de part mon métier et je suis content que jusqu’à présent la recherche de mon et prénom ne donne aucun résultat sur le net

      J’ai aussi commencé l’Internet dans les années 90, alors que personne en dehors de quelques initiés ne savait ce que c’était...

      Et si on cherche mon nom sur Internet, on ne le trouve que sur le site de l’APRIL, de mozdev.org et sur ubuntu-bugs...
      Rien de bien dérangeant...
      En dehors de ça, RAS, ce sont des homonymes...

      Par contre, j’ai pas mal de pseudos sur des sites (Rue89 etc...) qui me permettent de « me lâcher un peu » en toute intimité...

      Après, il reste quand même la vraie vie, qui est bien plus importante...

      Rien ne remplacera un « vrai » interlocuteur devant une bonne tasse de café...

      • The Shadow-
        The Shadow- répond à speedy38-
        Fachosphère Attitude
        • Posté à 19h33 le 13/10/2010
        • Internaute 113398
          Fachosphère Attitude

        « Ils font bien gaffe, verrouillent leurs comptes et ne laissent pas traîner d’infos trop personnelles. »
        ils ont des profils « mineurs » donc invisibles par les adultes mais bon les photos des soirées où ils font les fous c’est quelque chose qui peut leur jouer un tour plus tard mais bon on est des vieux cons nous autres

        Rien ne remplacera un « vrai » interlocuteur devant une bonne tasse de café...
        100% d’ac

         
        • speedy38-
          speedy38- répond à The Shadow-
          Ingénieur des travaux finis
          • Posté à 21h06 le 13/10/2010
          • Internaute 124689
            Ingénieur des travaux finis

          les photos des soirées où ils font les fous c’est quelque chose qui peut leur jouer un tour plus tard
          Justement, je leur ai bien fait comprendre qu’il ne fallait pas poster de photos sur Fesse-Bouc...

          Ils ne le font pas...

          J’ai un serveur WEB à la maison, qui tourne sous Joomla...

          Ils ont leurs comptes et ils peuvent y mettre toutes les photos qu’ils veulent, faire leurs blogs etc...

          Chacun à un compte perso et un compte anonyme qui en permet que de visiter, pour leurs potes / copines...

          Après c’est leur vie privée et je n’y fous pas les pieds, ils le savent...

          Et comme c’est un serveur privé, avec accès par mot de passe, non référencé par les moteurs de recherches, tout reste discret...

          Sauf si un couillon downloade une photo et la met sur Fesse-Bouc, mais là, c’est une autre histoire... Mais de toutes façons il aurait pu la récupérer grâce à une clé USB ou par BlueTooth...

          • Noob_Basher
            Noob_Basher répond à speedy38-
            hein
            • Posté à 09h54 le 14/10/2010
            • Internaute 100527
              hein

            [HS]

            Vous avez un seveur Web qui tourne sous Joomla ? ? ?

            Intéressant ^_^

            [/HS]

            • speedy38-
              speedy38- répond à Noob_Basher
              Ingénieur des travaux finis
              • Posté à 12h28 le 14/10/2010
              • Internaute 124689
                Ingénieur des travaux finis

              Ben voui, mais il est patché avec les dernières mises à jour (09/10/2010)

              Sous Linux, Apache 2, PHP 5...

              En plus, comme mon adresse IP est totalement privée, les risques d’intrusion sont très faibles, quasi nuls...

              Ça pourrait intéresser qui de pénétrer dans mon système ?

              Mais bon, c’est sympa pour mes potes aussi qui s’en servent de blog privé, rien que pour eux et moi...Comme il faut montrer patte blanche...

        3 autres commentaires
      • Lohiel
        Lohiel répond à speedy38-
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 10h51 le 14/10/2010
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        Tiens c’est marrant, mes enfants aussi ont grandi avec Internet (ce qui est quand même assez rare encore pour des jeunes de 17 et 14, je ne compte pas le grand, ils se tient svt volontairement à distance du cybermonde, conscient de ses fortes « capacités d’addiction ») et par contre quand ils ont vu arriver facebook, ils n’ont jamais voulu être dessus... Ils anticipaient déjà les développements futurs impossibles à prévoir (mais moi aussi, c’était familial disons).

        Internet ne s’est pas arrangé depuis 1995, euphémisme. Mais en ce qui me concerne, j’attribue surtout ça aux vagues incessantes de « nouveaux » qui refont sans cesse les mêmes erreurs, en croyant qu’ils vont arriver à changer la donne.

        Quand on voit un Lancar, qui a déjà réussi à torpiller son image et qui dans le même temps avoue chez @si « qu’il vient d’apprendre récemment ce qu’est un troll »... ouille... on se dit qu’il y a vraiment des gens qui ne sont pas armés pour s’avancer dans ce monde-là (en ce qui le concerne, je n’irai pas pleurer).

        Mais bon, si je calcule bien, d’ici 5/8 ans max la plupart des gens auront une bonne « perception de la logique informationnelle du réseau » et on pourra de nouveau s’en servir sans le parasitage constant par des histoires sans queue ni tête...

         
        • speedy38-
          speedy38- répond à Lohiel
          Ingénieur des travaux finis
          • Posté à 12h55 le 14/10/2010
          • Internaute 124689
            Ingénieur des travaux finis

          Mes gosses vont sur Fesse-Bouc pour discuter avec leurs potes, comme sur MSN...

          C’est comme ça.. Par contre, si ça commence à devenir un peu « privé », ils téléphonent ou vont voir leurs potes et copines en personne...

          Je leur ai bien inculqué tous les problèmes qu’ils risquaient d’avoir en étalant leur vie privée sur Fesse-Bouc et ils font très attention.

          Rien de personnel, rien de privé, juste des discussions sans intérêt particulier...

          Ensuite, que ce couillon de Lancar et ses potes confondent Internet et le Minitel 2.0, c’est très bien, ils ne font que se ridiculiser un peu plus et se plombent tout seuls..

          Mes gosses ont très bien compris ce qu’était Internet, je leur ai bien expliqué depuis longtemps déjà tous les risques, l’intox etc...

          Par contre, les « formations scolaires aux risques d’internet » sont franchement douteuses... Mon épouse enseignante m’a montré les documents fournis par l’Éducation Nationale et ceux qui les ont rédigés n’ont rien compris...Ils en sont encore au Minitel...

          Comme la majorité des parents ne comprennent rien à Internet, les gosses se font actuellement eux-mêmes leur propre expérience et certaines « têtes de linottes » payent les pots cassés...

          Il faudra encore quelques années avant qu’ils aient tout compris.

          Espérons que d’ici là le « ficage » et la censure n’aient pas trop amputé le net de toute sa richesse et sa diversité...

          Avec Loppsi et Hadopi (« moyens de sécurisations labellisés »), c’est mal barré en France...

        1 autres commentaires
  • AlbaG
    AlbaG
    personnel
    • Posté à 11h50 le 13/10/2010
    • Internaute 47928
      personnel

    « On estime son compte en banque rempli à hauteur de 6,9 milliards de dollars. Ça valait peut-être le coup de se faire larguer par sa petite amie. » Cela n’est pourtant pas la direction retenue par Aaron Sorkin, dont les personnages ne cessent de répéter le désintéressement $$$ de Mark au profil de ce besoin d’appartenir à un réseau social (« finals club ») et in fine, reconquérir la belle. Le film s’achève quand même sur un mec bouffé par les remords.

    • Mr. Useless
      Mr. Useless répond à AlbaG
      observateur désabusé
      • Posté à 15h02 le 13/10/2010
      • Internaute 8481
        observateur désabusé

      OH !

      Merci pour le spoiler.... Ca m’apprendra à lire les commentaires d’un article qui en disait déjà trop.
      Bon ben de même, il sera contourné pour moi.

  • Samich
    Samich
    étudiant en journalisme
    • Posté à 12h02 le 13/10/2010
    • Internaute 96628
      étudiant en journalisme

    Un immense réalisateur qui s’attaque à un immense empire : l’empire de l’amitié Fast Food. Ambitieux.

    A voir aussi, sur le même sujet, « Catfish “ qui semble de très bonne facture.

    Lien

  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 12h29 le 13/10/2010
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    Quand on parle du génie de Zuckerberg, je me demande surtout si ça vient pas du niveau des connectés facebook (le skyblog américain)...

    Ils parlent du financement de facebook dans le film ? Ou c’est encore une belle histoire à l’américaine ?

  • Marcd33
    • Posté à 12h32 le 13/10/2010
    • Internaute 102417

    j’avoue être assez tenté par le film, d’autant que je trouve l’idée de facebook assez géniale, n’en déplaise aux détracteurs (qui le plus souvent ne connaissent pas vraiment le site et colportent des mythes). Facebook a surtout centralisé plusieurs services, c’est la son génie. A la fois une messagerie, mais aussi une énorme centralisation de blogs (maintenant la plupart font leur blog sur facebook), un forum, une liste d’événements (soirées, expos, etc.) , excellent moyen aussi de contacter les artistes (myspace se vide peu à peu), moyen également d’entrer en contact avec des gens qu’on a toujours rêvé de rencontrer (par facebook j’ai rencontré en virtuel puis parfois en vrai des créateurs celebres, musiciens et autres pour des projets communs).

    Maintenant pour le soucis de vie privée, tout dépend le but du facebook (bcp sont commerciaux et sont une vitrine de ce qu’on a à proposer, que ce soit pour les photographes, artistes, musiciens, écrivains, acteurs et même politiques), on y met ce qu’on veut après tout. Si on a envie de mettre un pseudo on peut, si on ne veut pas mettre de renseignements privés on peut également, quant aux photos elles peuvent être limitées à certaines personnes.

    Mais c’est vrai que ça peut vite devenir un peu envahissant voir addictif (mais un peu comme les forums après tout ;) )

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 12h39 le 13/10/2010
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    je ne retournerai pas au cinéma avant le 10 novembre pour voir l’ultime volet de SAW : SAW 3D ! (et encore si le film attrape un énorme succès à Halloween aux USA... On aura droit à plus ! ! !)

    Un film sur la création de Facebook, bah et puis après sur Twitter ?
    Et à quand un film sur Hotmail ? !

    • Glam
      Glam répond à Julien83
      juste ce type, vous savez ?
      • Posté à 23h46 le 13/10/2010
      • Internaute 40852
        juste ce type, vous savez ?

      Je trouve regrettable que votre réaction à l’idée de voir « un film sur facebook » soit aussi répandue.

      C’est un contre-argument marketing redoutable. Je ne crois pas vous convaincre en disant que c’est romancé et qu’il s’agit beaucoup plus de raconter une histoire avec des personnages réels que de faire un documentaire, mais je vous conseillerai tout de même de faire abstraction des apparences et d’aller le voir. Il le mérite vraiment.

      • Julien83
        Julien83 répond à Glam
        chroniqueur BD au Mague, (...)
        • Posté à 04h33 le 14/10/2010
        • Internaute 37797
          chroniqueur BD au Mague, (...)

        Il y a comme un manque terrible d’action et sang ... je ne sais pas. J’ai été un tantinet déçu par « le dernier exorcisme », encore plus par « The expendables, » et alors ça m’a fait rire de voir ô combien « Inception » était facile à comprendre sur tout les plans.
        J’ai tremblé, j’ai ri, j’ai eu de l’excitation, un réveil de libido extraordinaire avec « Piranha 3D »... alors bon le social Network me paraît pleutre et juste bon pour la tv , ou le direct au dvd.
        J’aurai préféré voir « Survival of the dead » de Romero ... mais bon, on ne le verra sur les écrans, ça sera direct en dvd.
        Je suis plus branché sur l’horreur et l’action movie avec des tas d’effets visuels spéciaux à gogo et en Digital 3D.
        Tout ce qui à base de comics (sauf là j’ai vu le trailer de « Quartier Lointain », zéro respect du manga ! Et ça va empirer au delà du teaser.
        Vraiment, ce film ne mérite pas des masses le détour pour moi.
        Il est basé sur Facebook comme il aurait pu être basé sur Myspace ou Twitter où je fais aussi de belles rencontres. en « virtuel ».

  • Old_young
    Old_young
    Ingénieur SI
    • Posté à 13h20 le 13/10/2010
    • Internaute 129103
      Ingénieur SI

    L’article donne envie d’aller voir le film, mais juste un précision :
    « On estime son compte en banque rempli à hauteur de 6,9 milliards de dollars »
    Son compte en banque doit être sympathiquement rempli, mais certainement pas à hauteur de 6.9 milliards de dollars. C’est sa fortune estimée qui est de 6.9 milliards de dollars. Cette fortune correspond à la capitalisation boursière des actions Facebook qu’il possède (c’est-à-dire 95% il me semble). La différence est que si Facebook périclite (concurrence, lassitude ou autre), sa fortune peut fondre.

    • Inpou
      Inpou répond à Old_young
      J'enfonce le clou
      • Posté à 22h01 le 13/10/2010
      • Internaute 92671
        J'enfonce le clou

      « C’est sa fortune estimée qui est de 6.9 milliards de dollars. Cette fortune correspond à la capitalisation boursière des actions »

      Je me posais des questions à propos des classements du magazine Forbes. Le compte en banque blindé à hauteur de 6,9 milliards est en quelque sorte un mythe colporté par les médias, c’est ça ?

  • J_P_M
    J_P_M
    N/A
    • Posté à 14h07 le 13/10/2010
    • Internaute 91451
      N/A

    Quelques navets à son actif, pourtant. « The game », « Panic room », quelles daubes !

    • Mr. Useless
      Mr. Useless répond à J_P_M
      observateur désabusé
      • Posté à 15h06 le 13/10/2010
      • Internaute 8481
        observateur désabusé

      d’accord pour the game, poussif.

      Par contre panic room était sauvé in extremis par jodie foster à mon humble avis !

  • Nishi
    Nishi
    postdoc
    • Posté à 14h54 le 13/10/2010
    • Internaute 55213
      postdoc

    C’est partiellement hors sujet, mais j’ai trouvé intéressant un Lien (en anglais, désolé).

    En résumé : parler de génie c’est une façon de se concentrer sur un individu en oubliant que l’innovation en général vient de la progression globale de la société et de la circulation des idées. C’est pour cela que fréquemment, la même idée vient à l’esprit de plusieurs personnes indépendantes à peu près au même moment (comme le téléphone).
    Inventer Facebook quand les sites MySpace, Copains d’avant, ICQ, Messenger et les sites web persos existent depuis des années ce n’est pas une révolution. D’ailleurs un article récent rappelle qu’un outil similaire avait été développé dans une autre fac américaine deux ans plus tôt.

    Il s’agit plus de sens commercial que de génie informatique.

    Après, le petit étudiant génial qui crée tout seul une multinationale, ça correspond au rêve américain et c’est plus sympa pour le cinéma !
    Ca peut même donner un très bon film, ce qui est le cas si on en croit cette critique !

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à Nishi
      Chieur Public
      • Posté à 15h11 le 13/10/2010
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      Il s’agit plus de capital que de sens commercial.

      Le sens commercial, c’est la presse qui s’en est chargée !

      Bon, ca ne marche pas a tout les coups (second life...).

  • Kilwaxoni
    Kilwaxoni
    NYC DIESEL YUM YUM
    • Posté à 14h55 le 13/10/2010
    • Internaute 92406
      NYC DIESEL YUM YUM

    Je n’ai plus Facebook, mais vraiment le film a l’air bien ! J’irais sans doute le voir.

  • Srgvlt
    Srgvlt
    Twitter @srgvlt
    • Posté à 15h05 le 13/10/2010
    • Internaute 23660
      Twitter @srgvlt

    peut-on faire confiance à une « critique » qui inscrit en caractères GRAS les mots « deux heures sans une seconde d’ennui » ?

    • Glam
      Glam répond à Srgvlt
      juste ce type, vous savez ?
      • Posté à 23h54 le 13/10/2010
      • Internaute 40852
        juste ce type, vous savez ?

      Oui. Vu le thème du film, c’était pas gagné.

      • Srgvlt
        Srgvlt répond à Glam
        Twitter @srgvlt
        • Posté à 01h00 le 14/10/2010
        • Internaute 23660
          Twitter @srgvlt

        c’est qu’en matière de cinéma, la formule « deux heures sans une seconde d’ennui » signifie : bon c’est long, mais c’est trépidant, on est immergé dedans constamment sans un seul moment de recul. c’est luc besson contre apichatpong weerasethakul, autrement dit.

        du reste en général on dit « deux heures trente » ou « trois heures », parce qu’on s’est habitué maintenant au format de deux heures mais la bimbo croqueuse de pop corn, équivalent cinématographique de la ménagère de moins de cinquante ans en quelque sorte, a du mal au-delà de deux heures.

  • geff
    geff
    www.ecapote.com
    • Posté à 16h28 le 13/10/2010
    • Internaute 17855
      www.ecapote.com

    « On estime son compte en banque rempli à hauteur de 6,9 milliards de dollars. »

    Pas du tout, il s’agit de la valorisation de la société facebook, ce qui n’a strictement rien à voir.

  • Darkwritter
    Darkwritter
    Social networker
    • Posté à 17h05 le 13/10/2010
    • Internaute 129133
      Social networker

    J’ai beaucoup aimé le film, classique dans sa construction, mais le thème forcément passionnant le rends passionné ;)

    Une bonne critique complète de la chose : Lien

  • A déménagé le 21 mars
    • Posté à 17h19 le 13/10/2010
    • Internaute 74471
      brinleu

    Ca faisait longtemps. Vous confondriez pas plutot votre fascination pour le film avec votre facination pour Facebook et le jeunisme occidental ? Genre j’adore les chansons de Carlos, alors une fille chez les parents de qui je vois trainer le 45t de Papayou Lélé je vais dire à tout le monde que c’est une meuf géniale.

    • Lictor
      Lictor répond à A déménagé le 21 mars
      informaticien
      • Posté à 17h24 le 13/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est terrible cette fascination pour Facebook et le jeunisme, même les Cahiers du Cinéma, Télérama, Mariane et Le Monde se sont fait avoir et ont aimé le film...

  • A déménagé le 21 mars
    • Posté à 02h56 le 14/10/2010
    • Internaute 74471
      brinleu

    Faudrait vraiment que j’arrive a comprendre pourquoi cet engouement pour ces trucs de reseaux sociaux me fait mal au coeur. On dirait le meme engouement que celui pour, je sais pas, les hippies.Ca viendrait pas d’un regard super naif sur le monde, d’une sorte d’incapacite a remettre un phenomene apparemment exceptionnel a sa vraie place, en l’occurence pour Facebook, celle d’un neuneu sur son siege, bientot suivi par des milliers d’autres neuneus sur leur siege (apres on osera dire que notre societe occidentale moderne est une societe individualiste ou c’est « etre soi » qui prime, quand, evidemment, ca n’a jamais autant ete qu’un ramassis de moutons incapables de solitude) pour les hippies, celui de neuneus dans les champs bientot rejoint par des milliers d’autres neuneus dans les champs tous unis en troupeau par l’espoir de chais pas quoi ? Ou alors est-ce que c’est forcement etre vieux-jeu, rabat-joie, que de, comme moi, toujours sentir derriere les soi-disant nouvelles possibilites, les memes cruches, les memes gogols, les memes bruits de souris qu’on clique, la meme fatigue, la meme fuite vaine devant le temps qui passe et la mort qui approche, les memes rires forces devant un extrait de serie en streaming, la meme culture occidentale qui peine a se forger l’espoir si niais mais de plus en plus fort d’un monde meilleur ?

  • theodore-perier
    theodore-perier
    fonctionnaire
    • Posté à 19h39 le 13/10/2010
    • Internaute 52874
      fonctionnaire

    J’ai vu le fim cet après midi. Du point de vue cinématographique (et surtout dialogue), ce n’est pas loin d’un chef d’oeuvre.
    Mais le film m’a mis mal à l’aise. On y voit comme souvent ces jeunes bourges qui sont les futurs responsables de la société américaine qui se dopent à tout va et se font des meufs, comme à un concours (Le MLF a du souci a se faire à voir le comportement des ces pétasses prêtes à tout pour se faire un mec célèbre).
    Ce seront les mêmes qui plus tard invoqueront Dieu à tout bout de champ et prépareront les futurs guerres du golfe.
    On dit que le créateur de Facebook est le plus jeune milliardaire de tous les temps, comme encore à une compétition. Et il est dit dans le film qu’il se fout de l’argent. Qu’en fait-il donc ?
    Quand je vois que c’est une réussite comme celle là qui fait baver tout le monde, ça me désole.
    Dans mon village, en Auvergne, j’ai un voisin paysan que ça ferait beaucoup rire. Lui qui ne veut même pas partir en vacances tellement il se trouve bien chez lui ; Qui aime ses bêtes et la nature, et qui fait un travail utile à la société. Il se fout de gagner des milliards.
    Pourquoi j’ai plus de respect pour lui que ces prétentieux gagneurs qui gangrènent la terre entière avant de la détruire complètement ?

  • hélène Larrivé
    hélène Larrivé
    prof de philo et éditrice
    • Posté à 21h59 le 13/10/2010
    • Internaute 35166
      prof de philo et éditrice

    Face book , c’est le meilleur, et le pire, un moyen de se lier et de s’isoler, de se reconnaître et de se perdre de vue. Il y a « ceux qui sont connectés »... et tous les autres ; petit à eptit, il se crée une sorte de caste qui ne communique plus qu’avec ses pairs, qui ne songe même plus que d’autres existent.

    On peut par exemple y retrouver des amis perdus de vue depuis des lustres à condition qu’ils ne s’appellent pas Annie Fabre ou Jean Lefebvre... on peut aussi être navré par l’inanité de certaines « discussions » -surtout de jeunes- à base d’onomatopées, de syntagmes figés toujours les mêmes -et surtout de vide-... et aussi rencontrer des gens de talent avec qui on se lie parfois réellement... résidant pour l’un d’eux, dans un cas précis.... juste à côté de chez moi -un bled perdu- : le mythe de la gradiva -en acte réel- par clic interposé, Freud n’y avait pas pensé. On peut aussi se noyer dans le virtuel, scotché à son écran, et renoncer à vivre, par exemple admirer des photos de voyage lointains... et oublier d’ouvrir sa fenêtre sur le lever du soleil... « Face book », n’en faisons pas un mythe ; il est ce que nous en faisons... et pour certains -signe des temps- un soutien dans une vie un peu isolée. Attention seulement à ce que le remède ne devienne pas poison et ne renforce ce qu’il était censé pallier -c’est à dire ne devienne une drogue en somme-. Hélène Larrivé

    • Lictor
      Lictor répond à hélène Larrivé
      informaticien
      • Posté à 01h19 le 14/10/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      « on peut aussi être navré par l’inanité de certaines “discussions” -surtout de jeunes- à base d’onomatopées, de syntagmes figés toujours les mêmes -et surtout de vide-... “

      Je ne vois pas la différence par rapport à la conversation courante. Le but premier de la conversation n’est pas d’échanger de l’information, le rapport signal/bruit est extrêmement bas, mais bien de tisser du lien social.
      Chez la plupart des êtres humains, l’immense majorité des échanges ne véhicule pas la moindre information. Par exemple, la conversation que nous avons avec l’essentiel de nos voisins ou collègues se limite à l’échange de phrase pré-construites, qui ne dévoilent rien de notre intériorité. Au niveau au dessus, nous avons tout un lot de sujets de conversation qui n’engagent à rien, ne modifient pas la situation ou ne nous obligent à rien.
      Pourtant, ces échanges sont indispensables à notre vie, sans eux, nous n’existons plus socialement. Finalement, le but de ces constructions est de permettre l’établissement de liens avec les autres sans pour autant nous mettre en danger dans notre intimité.
      Sans cette possibilité, nous ne pourrions faire partie de la société, le cercle restreint des amis intimes ne suffisant pas à faire une appartenance...

      Facebook rempli exactement cette fonction, mais à l’échelle mondiale. Il permet de maintenir un lien social à minima avec les gens dont nous ne nous sentons pas spécialement proche. Facebook, c’est là que nous rangeons poliment les gens avec qui nous ne voulons pas rompre tout lien tout en ne souhaitant pas franchement devenir des intimes...

      Les échanges que vous voyez entre jeunes sont exactement ça : la version électronique des échanges avec les voisins, collègues ou amis distants. Les formulations figées le sont parce que c’est leur fonction : offrir des briques de conversation, qu’il est possible de combiner à loisir avec un minimum d’effort et sans mise en danger...

      • hélène Larrivé
        hélène Larrivé répond à Lictor
        prof de philo et éditrice
        • Posté à 02h15 le 17/10/2010
        • Internaute 35166
          prof de philo et éditrice

        C’est tout à fait vrai, mais il y a tout de même des différences et c’est peut-être justement là que l’on voit, disons pour faire simple, le niveau de culture des gens c’est à dire leur faculté de pouvoir se lier plus fortement -par exemple en vue d’une action-.. ou non. Les syntagmes, les évidences réitérées, les phrases non seulement vides mais qui parfois se contredisent, tout cela est peut-être un moyen de se relier de façon superficielle comme vous dites... mais aussi et surtout de se « délier » de façon profonde ! Face book a le mérite de nous montrer in vivo, comme si nous écoutions aux portes... des gens que nous n’aurions jamais l’idée d’écouter (que ce soit à la porte ou réellement), ce qu’est -car contrairement à vous je crains que ce ne soit toutes les « conversations » et non, comme vous le supposez, de simples prémisses à d’autres plus intellectuelles- la socialité de certains -et pas seulement des jeunes-. Cela, oui, est inquiétant. « Cool »... « super »... « t’as un plan ? » etc... Je n’ai pas le souvenir lorsque j’étais étudiante de telles « conversations » même à l’extérieur de fa fac, dans des villages par exemple -où en effet ce genre de « conversation » peut durer durer... sans autre chose au bout. Même entre intimes (lorsqu’on entend les gens au troquet par exemple.) Bien cordialement. Hélène Larrivé

  • jeanjacquesgoldman
    jeanjacquesgoldman
    j'irai au bout de mes rêves
    • Posté à 04h54 le 14/10/2010
    • Internaute 106113
      j'irai au bout de mes rêves

    « le film le plus passionnant du cinema americain depuis des lustres »

    Combien de lustres exactement ? Savez-vous qu’un lustre, c’est 5 ans (dans la rome antique, periode qui separe deux recensements) ?

    « Des lustres » impliquent qu’il y en a au moins deux, donc que ce film est le plus passionnant depuis (au moins) dix ans.

    Courageux.

  • Talenarie
    Talenarie
    ...
    • Posté à 10h22 le 14/10/2010
    • Internaute 100834
      ...

    Et une superbe BO signée Trent Reznor (Nine Inch Nails) et Atticus Ross !

  • ADCR
    • Posté à 10h38 le 14/10/2010
    • Internaute 14797

    The Social Network n’est pas un film sur Facebook, mais sur la fuite en avant d’une société totalement régie par la vitesse. Tout doit aller tres vite dans notre société. La maladie de notre époque c’est cette vitesse, et le personnage c’est ce qui rend le personnage principal du film si monstrueux. Passe encore qu’il devienne millionnaire a 19 ans, mais il parle, raisonne et réagis plus vite que le reste de l’humanité, il en devient le pendant d’os et de chair de ce leviathan qu’est internet. Cette vitesse, il s’en enivre, et dans son orgasme il en oublie l’humanité et se sépare de l’humanité. L’idéologie de la vitesse nous pousse a la compétition et à l’individualisme pousse a aller plus en avant vers la destruction de l’humanité. Avec internet et les réseaux sociaux, la vitesse est a son point culminant et ceux qui ne savent pas maitriser les outils informatiques sont totalement a la merci des spécialistes en informatiques. The Social Network est finalement un film qui illustre bien la pensée de Paul Virilio.

    Lien

    Dans son interview au journal Le Monde, David Fincher évoque la vitesse des dialogues, essentielles dans le film. La richesse des dialogues, leurs nombres, a été un problème au départ, c’est lorsque Sorkin a lu le scénar a Fincher, que ce dernier a compris que les acteurs allaient devoir réapprendre a parler. Et ce nouvel apprentissage de la parole ne pouvait se faire sans un controle du temps et d’allonger la periode des répétitions, pour un film sur la vitesse Fincher a du ralentir son rythme de tournage et...enfin...prendre du temps...

    les scènes a retenir : la première scène du film, en quelques champ/champ, Fincher met les pieds dans le plat, ou bien vous suivez le rythme des dialogues de mon personnage, ou bien vous êtes perdu, mais rentrer dans le jeu de mon personnage et vous serez perdu également. La jeune fille en face de lui, c’est une spectatrice attentive et assez intelligente pour ne pas aller dans son sens.
    La compétition d’avirons est aussi brillante dans sa mise en scène que dans le sens qu’elle donne au film. Les deux jumeaux (impressionnants trucages numériques) mettent toute leur force pour être les plus rapide en avirons, mais c’est la création du nerds qui sera sur la premiere place du podium en ayant retransmis en direct la compétition, dans les plus grands campus occidentaux.
    La confrontation entre Eduardo Saverin et Sean Parker est là aussi affaire de vitesse, Eduardo veut construire une entreprise dans les regles, alors que Parker ne s’en embarrasse pas, la vitesse est devenu la seule regle pour vaincre. Pendant que Eduardo prend l’avion et le métro, Parker utilise son téléphone portable et les mails tout en restant en Californie.
    Et puis si dans les années 70 la drogue des campus était le cannabis (la drogue apaise et donne la sensation d’un temps suspendu) c’est la cocaïne qui est la drogue star du film (rapidité de la prise de cocaïne, rapidité de l’effet).

    Par ailleurs, je pense que le film est plutot sympathique avec Eduardo Saverin, j’ai pu fréquenter les semblables de ces personages là, a Cambridge et ils sont tous plus puant les uns que les autres. Spécialistes dans leur domaine, ils méprisent bien souvent le reste de l’humanité.

  • Sohoz
    Sohoz
    sans
    • Posté à 10h45 le 14/10/2010
    • Internaute 86574
      sans

    ( 35e fortune... des zétazunis.

    Car pour les fortunes mondiales, c’est là : Lien )

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