Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

« Black Swan » : Natalie Portman, la plus belle pour aller flipper

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 09/02/2011 à 10h31

A gauche, « Black Swan », un thriller cérébral et sensuel excellemment dérangeant où Natalie Portman multiplie les entrechats et les miracles. A droite, « Le Choix de Luna », un « petit » film sur les blessures de la Bosnie. Deux fictions qui sortent ce mercredi et dont les rôles féminins occupent le premier plan.

Vous détestez les ballets ? Les danseuses et leurs petits chaussons blancs immaculés vous indisposent ? Ne fuyez pas... Dans « Black Swan », Darren Aronofsky (« Requiem for a dream », « The Wrestler ») ne s’adonne pas à un panégyrique consacré aux us et coutumes des étoiles du genre.

L’action du film a beau se dérouler (apparemment) sur la scène et dans les coulisses du New York City Ballet, une institution du pas de deux, l’esprit tordu du cinéaste et son bras armé – sa caméra – préfèrent fureter ailleurs.

Danse avec les fous

Par exemple par ici : du côté des manipulations psychologiques du maître des lieux, Thomas Leroy. Profession : directeur artistique. Par exemple par là : du côté de la rivalité névrotique entre ces demoiselles qui ne se contentent pas de se crêper le chignon et le tutu pour devenir les favorites du Leroy susmentionné.

Surtout, Aronofsky a une idée principale en tête. Examiner ce qui se passe dans celle, de tête, de son héroïne très principale : Nina, une ballerine talentueuse mais rongée par la timidité, qui vit tant mal que bien entre son obsession artistique et une relation vampirique avec sa mère. (Voir la bande-annonce)

Paranoïa-schizophrénie : le beau dialogue

Quand « Black Swan » déroule ses premières bobines, les enjeux dramatiques de la chose paraissent relativement clairs. D’un côté un manipulateur (Leroy), et de l’autre une innocente créature qui semble idéalement placée pour devenir sa victime (Nina). Entre les deux, une ex-étoile devenue dingue (Winona Ryder, méconnaissable) et une nouvelle venue (Mila Kunis, sulfureuse) à l’affût du premier entrechat commis de travers par sa collègue.

Sauf que pas du tout. Avec un impressionnant sens du tempo et du crescendo, Aronofsky entraîne son film (et nous avec) dans des contrées bien plus inquiétantes et anxiogènes, dont il convient évidemment de ne rien dévoiler.

Disons juste que, tout en maintenant un suspens terriblement efficace à la surface narrative de son histoire (Nina parviendra-t-elle à incarner la nouvelle version du « Lac des Cygnes » ?), le cinéaste redouble ce dernier en plongeant au plus profond des névroses, désirs, refoulements et autres troubles de son héroïne.

Un immense thriller cérébral

Dans une filiation Hitchcock-Lynch qui ne donne pas que des réussites, « Black Swan » réussit un exploit : réinventer les figures du thriller cérébral en n’oubliant ni le spectacle ni l’ambiguïté dérangeante du « fond » de l’affaire.

L’essentiel repose comme il se doit sur la mise en scène qui excelle à rendre tout ce que l’on voit indécidable. Quelque part entre la réalité et l’intériorité malade de Nina, il y a le film. Celui-ci est immense.

Et il n’est pas le seul... La prestation de Natalie Portman dans le rôle (très) principal laisse en effet pantois et amoureux pour la vie. Sensuelle et fragile, vénéneuse et « affreusement » ambivalente, la comédienne incarne (pour une fois, le mot n’est pas trop fort) son personnage avec une conviction sidérante.

Qu’elle décroche ou non l’Oscar à la fin du mois n’y changera rien : avec « Black Swan », Natalie Portman tient le premier monument de sa filmographie.

Film outsider.

Même si la concurrence pâtit de la sortie dans les salles de « Blackswan », un autre film dévoilant cette semaine ses atours mérite le détour : « Le Choix de Luna ».

Jasmila Zbanic s’est fait connaîtr, il y a quelques années avec « Sarajevo, mon amour », qui lui valut un Ours d’or au Festival de Berlin. Dans son nouveau film, elle confirme tous les beaux espoirs nés de son essai initial. Elle y met en scène avec une sensibilité et une intelligence de chaque scène la relation compliquée entre Luna et Amar, un jeune couple vivant à Sarajevo.

Elle bosse comme hôtesse de l’air, lui comme contrôleur aérien. De vilaines turbulences viennent plomber leur idylle a priori sans nuage. Embarrassé par un mal-être indistinct qu’il noie dans l’alcool, Amar trouve bientôt un nouveau dérivatif quand il croise un de ces anciens potes, ex-soldat comme lui. (Voir la bande-annonce)

Converti au wahhabisme, le type entraîne Amar dans son sillage. Et celui qui ne jurait que par les joies épicuriennes se met à pointer dans la case religieuse et obscurantiste. A la plus grande consternation de sa copine, Luna, qui ne le reconnaît plus.

Didactisme, passe ton chemin !

Malgré un argument qui aurait pu donner lieu à toutes les lourdeurs didactiques, Jasmila Zbanic signe un film infiniment subtil et complexe qui ne sacrifie jamais les singularités des personnages sur l’autel de la démonstration. La cinéaste a beau parler de son pays natal et évoquer ses blessures récentes et présentes, sa fiction, ancrée deux fois plutôt qu’une dans la réalité, ne s’abîme jamais dans la leçon de choses.

La seule chose ratée dans « Le Choix de Luna », c’est... son titre français, qui semble promettre du psychologisme pesant, alors que le film l’évite à chaque instant. Le titre original (« On the path ») ne semblait pourtant pas si compliqué à traduire... Le film vaut mieux que son titre ? Ça vaut mieux que l’inverse.

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  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 10h44 le 09/02/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    En tous cas le trailer du film d’Aronovsky, m’a épuisé, si le film est tout comme ça, ce que je crains un peu quand même, ça doit être sacrement tarte.
    Je sais, beaucoup en dise du bien, et certain crie au chef d’oeuvre...mais bon, je pense que je le verrai dans un an ou deux, histoire que les aneries qu’on peut lire ou entendre sur les « grandes sorties » du moment, ne me fasse deformer la vision d’un film, qui je le sens bien, n’aura pas, même ainsi, beaucoup d’attraits à mes yeux.

    • sabine
      sabine répond à geneviève421
      • Posté à 11h35 le 09/02/2011
      • Internaute 17111

      Je comprends ce point de vue ! Moi qui l’ai vu il y a deux mois en présence du réalisateur, je peux dire que le film est un coup de poig monstre. Natalie est une Nina absolument parfaite. Ce qui est vrai, c’est que à part certaines rumeurs vénitiennes le film n’était pas encore aussi médiatisé et je reconnais qu’il est bon de le visionner en étant le plus « vierge » possible, ce qui est de plus en plus difficile voire impossible étant donné la médiatisation autour de la performance extraordinaire de Natalie.
      Un film à voir sur grand écran pourtant, c’est la raison pour laquelle je retournerai le voir d’ici quelques semaines quand les oscars seront passés.

      • geneviève421
        geneviève421 répond à sabine
        medecin
        • Posté à 12h53 le 09/02/2011
        • Internaute 121096
          medecin

        Ah, mais je pense que ce film peut être interressant, et qu’il l’est sûrement même, vu que l’auteur n’est tout de même pas n’importe qui, bien que personnellement certains de ses films ne m’ont pas beaucoup plût, un peu comme un Nolan, qui est un très bon cinéaste mais qui ne fait pas toujours des oeuvres impérissables...et puis, quoi, je me souviens de la réception d’un « The Thing » de Carpenter, du « Jacob’s lodder » de Lyne,alors les « mêmes » qui méprisaient un peu ces auteurs et qui les trouvent « cultes » maintenant, les mêmes qui encensent un film plein de golden globes je suis méfiance...surtout qu’a voir ce trailer je suis loin d’être saisi par autre chose que par le doute, malgré des qualités « visuelles » évidentes. Quand a aller voir un film dans un multiplexe aujourd’hui, non merci. En attendant de le voir je vais sûrement découvrir d’autres films importants...je dois voir ce soir « Réquiem pour un massacre » de Klimov, si d’ailleurs quelqu’un peut me dire si je vais perdre mon temps ou pas ! ?

         
        • Nicolas7718
          Nicolas7718 répond à geneviève421
          libraire
          • Posté à 13h56 le 09/02/2011
          • Internaute 86337
            libraire

          Je vous rejoins sur votre réflexion sur les accueils de « The Thing » ou de « l’échelle de Jacob ».
          Des réalisateurs ignorés voire méprisé car tournant des films de « genre » que la critique découvre et encense par la suite quand leur talent éclate à la face du monde...
          C’est d’ailleurs amusant de comparer Aronofsky et Nolan puisque « Inception », le dernier Nolan, ressemblait furieusement à « Paprika » de Satoshi Kon quand le dernier Aronofsky s’inspire plus que fortement de « Perfect Blue » du même auteur.

          Je suis d’ailleurs curieux de voir ce que va donner ce vrai-faux remake de « Perfect Blue ».
          Visiblement Aronofsky a réussi à intégrer les scènes les plus marquantes de l’original qui pourtant semblaient difficiles à rendre crédibles en prise de vue réelle.
          Quant au côté « coup de poing » après celui reçu par « The Wrestler », je n’en attends pas moins. J’espère même sortir de la salle en suffoquant...

          Natalie Portman a vraiment l’air extraordinaire dans ce rôle et j’espère qu’elle remportera l’Oscar avec (bon, OK, je ne suis pas forcement objectif sur cette actrice...)

        1 autres commentaires
    • EmileHyren
      EmileHyren répond à geneviève421
      Artificier
      • Posté à 23h46 le 09/02/2011
      • Internaute 117507
        Artificier

      Tarte est le mot. C’est même très embarrassant à regarder par moments, tant on sent que justement Black Swan se veut choquant, poignant, ce genre de choses, alors que ça ne parvient qu’à être extrêmement convenu et plat. Même les scènes de cul, qu’on ne peut trouver sensuelles qu’avec beaucoup de bonne volonté. Je suppose que les Oscars consacreront une interprétation dramatique à la hauteur de la complexité psychologique du rôle, mais en attendant, Natalie Portman a juste l’air d’être sur le point de chialer pendant les trois quarts du film. Presque énervant.

      C’est un film seulement anecdotique, au final. Celui à propos duquel vous n’auriez pas voulu écrire un commentaire parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. Mais à force de voir des publicités élogieuses, on a un peu envie d’agiter un panneau d’avertissement modéré. Même si c’est rentrer dans le jeu, quelque part.

      • Skaori
        Skaori répond à EmileHyren
        Ingénieur
        • Posté à 16h26 le 10/02/2011
        • Internaute 144283
          Ingénieur

        « Tarte est le mot. » Vous auriez surement dû aller voir « Rien à Déclarer » si vous ne vouliez pas un film Tarte comme vous dîtes...

        « Même les scènes de cul, qu’on ne peut trouver sensuelles qu’avec beaucoup de bonne volonté. » Ca c’est constructif comme critique et puis... si vous ne les trouvez pas sensuelles, je m’inquiète un peu pour votre propre vie sexuelle : s

        « Je suppose que les Oscars consacreront une interprétation dramatique à la hauteur de la complexité psychologique du rôle, » Convenu et plat alors ? !

        « mais en attendant, Natalie Portman a juste l’air d’être sur le point de chialer pendant les trois quarts du film. » C’est l’idée oui
        « Presque énervant. » C’est l’idée aussi

        « C’est un film seulement anecdotique, au final. » Pour un bourrin qui veut du cul du cul et aussi un peu de cul, probablement en effet !

        « Celui à propos duquel vous n’auriez pas voulu écrire un commentaire parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. Mais à force de voir des publicités élogieuses, on a un peu envie d’agiter un panneau d’avertissement modéré. Même si c’est rentrer dans le jeu, quelque part. » Au moins il l’admet... !

        Amicalement,

  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 10h45 le 09/02/2011
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    Ce n’est pas le premier monument de sa filmographie.
    Et c’est pas la peine de lui dire que t’es amoureux, elle a bien compris ce que tu voulais.

    • dødskamp
      dødskamp répond à rumpus
      perdu
      • Posté à 12h40 le 09/02/2011
      • Internaute 97431
        perdu

      ahahah c’est excellent, je ne connaissais pas ! merci pour ce grand moment : D

    • Chou marin
      Chou marin répond à rumpus
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 12h59 le 09/02/2011
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Fuckin’A ! ! ! ! !

    • Chou marin
      Chou marin répond à rumpus
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 15h41 le 09/02/2011
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Lien from Lien

      between 2 ferns = entre deux fougères.

  • g7.shark
    g7.shark
    Etudiant
    • Posté à 11h35 le 09/02/2011
    • Internaute 144118
      Etudiant

    « Qu’elle décroche ou non l’Oscar à la fin du mois n’y changera rien : avec “ Black Swan ”, Natalie Portman tient le premier monument de sa filmographie. »

    Il ne faut pas oublier le très bon film de Milos Forman : Les Fantomes de Goya où elle donnait le change à un très bon Javier Bardem.

    • sabine
      sabine répond à g7.shark
      • Posté à 11h37 le 09/02/2011
      • Internaute 17111

      Les fantômes étaient quand même plus que moyens comme film. Et ce, malgré la prestation des acteurs.

  • tiloo87
    • Posté à 11h54 le 09/02/2011
    • Internaute 48763

    Pour moi aussi, les bandes annonce m’ont plutôt rebuté (épuisé ...)

    Ps HS : j’ai enfin vu « somewhere », en Vo, et si je n’ose pas le conseiller, j’ai beaucoup aimé la capacité de S.Coppola à nous faire entrer dans la peau de son personnage.
    Un peu comme dans « Lost in translation », elle est entre le documentaire et « une nouvelle expérience de cinéma » où le spectateur (de bonne volonté) se retrouve immergé dans la vie du héro.
    D’autres résumeront tout ça par « chiant » et « insupportablement long »...

  • phroz
    phroz
    it's aliiiive !
    • Posté à 19h22 le 09/02/2011
    • Internaute 115548
      it's aliiiive !

    On est chez Aronofsky et cela se sent. S’il est vrai que, par moments, on se demande où il veut en venir et surtout nous emmener, ce qui peut paraitre lassant, pour peu qu’on accepte de se laisser prendre en main ce suspense névrotique et tordu à souhait vaut son pesant d’or. Natalie Portman y est superbe et cela fait toujours plaisir de voir Winona Ryder à l’oeuvre.

    Quant au « Choix de Luna »... Après le tragique et cynique No Man’s Land de Denis Tanovic, après les précédents films de Jasmila Zbanic, j’espère que ce sera une nouvelle perle venant d’un pays où les blessures sont encore vives.

  • jerry.commanche
    • Posté à 12h23 le 09/02/2011
    • Internaute 63891
      quidam

    « .....réinventer les figures du thriller cérébral en n’oubliant ni le spectacle ni l’ambiguïté dérangeante du “ fond ” de l’affaire. »

    Quel langage ! Pour sauver un film plus ou moins bidon ? Thriller cérébral ? L’ambiguité ? Dérangeante ? Du « fond » de l’affaire ? « Fond » ? Profond ?

    Les cinéastes proposent du bidon. Leurs groupies sont là pour astiquer leurs « oeuvres » ! Pitié, pitié !

    PS. J’aime le lac des cygnes.

  • Chou marin
    Chou marin
    sal'bête plein'd'poils
    • Posté à 12h40 le 09/02/2011
    • Internaute 12261
      sal'bête plein'd'poils

    L’interpretation de Portman est superbe, le film lui est nul.
    ou comment transformer une grave et handicapante pathologie psychiatrique, la schizophrenie, en un block-buster qui ravira les amateurs de films d’horreur. D’un tres mauvais gout, mais le pire c’est que ça plaira a la plupart des gens qui ne savent pas que pour les vrais patients, la realite quotidienne depasse souvent la fiction commerciale de ce film.

    • phroz
      phroz répond à Chou marin
      it's aliiiive !
      • Posté à 19h31 le 09/02/2011
      • Internaute 115548
        it's aliiiive !

      C’est un peu une caractéristique du cinéma que la liberté de détourner, transformer, déformer, interpréter la réalité... Sinon, cela s’appelle un documentaire. Non ?

      PS : Etant - entre autres - fan de films d’horreur et d’épouvante, il en faudrait quand même plus pour que Black Swan relève de l’un de ces deux genres cinématographiques.

      • Chou marin
        Chou marin répond à phroz
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 08h20 le 10/02/2011
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Vous ne comprenez pas, on peut bien sur exploiter la schizophrenie comme theme ou comme element, mais je trouve de mauvais gout d’en faire matiere a divertissement avec forces effets speciaux, et cela sans jamais faire allusion a la possibilité que le personnage principal en souffre.

         
        • phroz
          phroz répond à Chou marin
          it's aliiiive !
          • Posté à 09h10 le 10/02/2011
          • Internaute 115548
            it's aliiiive !

          Je pense surtout que vous n’avez pas vu le film pour dire qu’il n’est jamais fait allusion à la possibilité que le personnage souffre. Allez le voir. Il ne vous plaira peut-être pas mais vous serez rassuré(e) sur l’aspect que vous soulevez.

          • Chou marin
            Chou marin répond à phroz
            sal'bête plein'd'poils
            • Posté à 11h18 le 10/02/2011
            • Internaute 12261
              sal'bête plein'd'poils

            Vous ne comprenez toujours pas, le film je l’ai vu, et pratiquement nulle part il n’y a d’allusion a la possibilité qu’elle souffre oui, mais de schizophrenie. A part au moment ou sa mere lui demande ce qu’elle ’voit’ (pendant la scene ou elle s’enferme dans sa chambre, en proie a des hallucinations)
            mais peut-etre ne partagez-vous pas mon opinion que faire son beurre sur une si grave pathologie est de mauvais gout, et donc peut-etre trouvez-vous aussi la serie de films ’face a la mort’ un truc genial. Chacun ses gouts me direz-vous.

            • Skaori
              Skaori répond à Chou marin
              Ingénieur
              • Posté à 16h36 le 10/02/2011
              • Internaute 144283
                Ingénieur

              Honnêtement Chou marin (je suis fan du pseudo !) si Aronofski avait voulu fairee « du beurre » avec la schizophrénie, il en aurait JUSTEMENT parlé tout au long du film.

              Dîtes-vous la même chose de Nicholson dans Shining ? Ou du personnage principal de Pi du même Aronofski ?

              OUI ! Black Swan est un block-buster, n’en déplaisent à ceux qui n’aiment QUE les fims d’art et d’essai (terme qui ne veut rien dire) et qui ne sont projetés que dans 3 salles en France et qui font 60 entrées. Aronofski n’a pas à s’excuser du succès de ces films.

              « faire son beurre sur une si grave pathologie est de mauvais gout » en effet, mais Faire un film qui nous fait réfléchir justement sur cette pathologie que l’on connaît peu et qui nous fait peur, non, ce n’est pas de mauvais goût.

              • Chou marin
                Chou marin répond à Skaori
                sal'bête plein'd'poils
                • Posté à 20h02 le 10/02/2011
                • Internaute 12261
                  sal'bête plein'd'poils

                je suis bien content que vous compreniez mon opinion, je ne trouve cependant pas que le spectateur lambda réfléchira a la schizophrénie après ce film, ni après Pi, d’ailleurs. Aronofsky veut divertir, les schizophrènes ils s’en fout, comme la plupart des spectateurs qui veulent juste un film divertissant, pas se poser trop de question sur le monde qui les entoure.

                A quand donc un film plein d’effet spéciaux et des acteurs photogéniques qui parle d’une personne atteinte de prosopagnosie, ça aussi ça pourrait vendre...

                Moyennant de ne pas trop dire que c’est une pathologie, bien sur. Imaginez un peu que Black Swan ait été explicite dans la mise en contexte des hallucinations, ça aurait certainement eu moins de succès. Je ne suis pas contre les block-busters, sauf quand ils exploitent le malheur d’autrui sans servir a informer a ce sujet.

        4 autres commentaires
  • Godzilla
    Godzilla
    Lézard géant
    • Posté à 15h12 le 09/02/2011
    • Internaute 73784
      Lézard géant

    Loin d’une critique de cinéphile, je m’autorise une digression sur le caractère des rôles féminins dans le cinéma d’aujourd’hui, qui me font souvent détester certains films, ces deux la en particulier.

    Je sort très énervé de nombreuses séances ou les personnages joués par des femmes ont toujours un comportement résigné ou hystérique, comme pour finir de graver dans le marbre une vision bassement misogyne des nanas. J’en ai ma claque de voir sans arrêt des femmes prises au piège dans le cliché de la plante verte, torturées par 1001 maux psychiatriques, et spectatrices de leur décadence. J’en ai marre de contempler pendant 1h30 la complaisance de la femme fragile, incapable de force, d’équilibre et de simplicité, qui bien sur, ne sais faire que des trucs de filles comme : parler, danser, se plaindre, encore parler et écarter misérablement les cuisses dans des miaulements forcés. J’en vraiment plein le cul que l’on porte au pinacle et sur pellicule des attitudes de merde, dont la seule fin est l’ennui, et dont l’immaturité me donne envie d’aller coller des gifles, plutôt que d’avoir de l’empathie.

    J’aimerais voir des films vraiment libertaires et libérés.

    • geneviève421
      geneviève421 répond à Godzilla
      medecin
      • Posté à 15h26 le 09/02/2011
      • Internaute 121096
        medecin

      regarde les films es deux plus grandes réalisatrices vivantes, soit Jane Campion ou Bigelow, c’est d’une fluidité confondante

      • Godzilla
        Godzilla répond à geneviève421
        Lézard géant
        • Posté à 15h54 le 09/02/2011
        • Internaute 73784
          Lézard géant

        Hein ? ! Jane Campion ? ! Celle qui a réalisé Bright Star, ce film de propagande pour l’abstinence et l’amour chrétien ? Ce film de petite princesse cul-cul, rempli de bons sentiments et de bovarisme qui m’a fait penser à Twilight ? !
        C’est ça l’exemple d’un film libertaire avec des femmes libérées ?

  • SoAlSar
    SoAlSar
    étudiante
    • Posté à 15h27 le 09/02/2011
    • Internaute 144145
      étudiante

    Alors là je dois dire que je suis étonnée par cette critique enthousiaste que fait l’article du film Black Swan ! Il m’a semblé « nul », décevant, même si parfois j’ai beaucoup rigolé des exagérations du film. il était si prometteur, avec des acteurs talentueux, mais il a finalement succombé au chant des Sirènes...

  • mikeyKonxx
    mikeyKonxx
    Soudeur
    • Posté à 12h47 le 13/02/2011
    • Internaute 144635
      Soudeur

    Un film sur la danse classique qui font des femmes aux allures de E.T. ! Un scandale, encore une tentative d’ Hollywood pour satisfaire la classe bourgeoise.

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