Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

Lars von Trier, Almodovar et Sean Penn : la guerre des genres

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 20/05/2011 à 15h49

(De Cannes) Le genre n’importe quoi (Lars von Trier), le genre transformiste cabotin (Sean Penn), le genre magistral (Almodovar), le genre poseur (Nicolas Winding Refn)... A deux jours du palmarès, le Festival s’emballe. Tant mieux ?

Lars von Trier, suite et fin. Convoqué avant-hier dans le bureau des directeurs du Festival, tel un vulgaire garnement qui n’en est pas à se première boule puante, mais, cette fois, est « allé trop loin », l’inénarrable Lars von Trier s’est donc platement excusé pour ses déclarations concernant Hitler et son capital sympathie.

A notre connaissance, il ne s’est pas excusé pour avoir « commis » « Melancholia », mais passons.

Lars von Trier, le genre n’importe quoi

Ultime rebondissement, jeudi. Face au tollé, les directeurs et le conseil d’administration cannois décident de déclarer Lars von Trier « persona non grata à Cannes, et ce à effet immédiat ». Exit l’ancien chouchou local, Palme d’or en 2000 pour l’éprouvant « Dancer in the Dark ».

Du coup, on se repenche goguenard sur l’interview accordée par le Danois mal en point à nos confrères du « Film français » et publiée jeudi dans l’édition quotidienne de la publication. L’interview, réalisée avant les événements que l’on sait, vaut vraiment son pesant de cocasserie. Extraits.

« Je viens avec mes quatre enfants au Festival pour leur faire connaître Cannes. Ça va être marrant. »

« Ma prochaine réalisation sera bien trop pornographique pour Cannes. »

« “Melancholia” est un film très romantique, car j’ai voulu retrouver le romantisme allemand que j’aime tant. »

Bien. Pendant ce temps, le Festival continue et, à deux jours du terme, il sort la grosse artillerie. Au menu (entre autres) : le très attendu « This Must be the Place », de l’Italien Paolo Sorrentino et le nouveau Almodovar : « La Piel que Habito ».

Sean Penn, le genre ultra-cabotin

Par l’un de ces curieux rapprochements dont Cannes a le secret, « This Must be the Place », le nouveau Sorrentino fait involontairement écho aux scabreuses pitreries de Lars von Trier et convoque les ombres du nazisme et de l’Holocauste.

Reclus en Irlande depuis des lustres, Cheyenne, une ex-rock star, tendance punk-gothique, s’en revient aux Etats-Unis pour enterrer son père avec lequel il ne communiquait plus depuis des décennies. Il entreprend de retrouver le criminel nazi qui s’est acharné sur son paternel dans les camps de la mort. (Voir la bande-annonce)

Avec un tel argument, on pouvait s’attendre à une gravité maximale et à un film œuvrant pieusement pour le « devoir de mémoire ».

Il n’en est rien. Fidèle à sa manière surréalisante, Paolo Sorrentino (« Il Divo ») signe un road-movie farcesque et délirant où la quête du personnage principal renvoie avant tout à son propre destin de fils égaré en ce bas monde.

Sans surprise, le film ravira les aficionados du cinéaste italien, expert en mauvais goût, et laissera les autres à la porte, comme d’habitude.

Comment ça va, Sean ?

Mais le clou du spectacle a un nom : Sean Penn. Et la surprise est de taille. La voix susurrante et le petit rire hystérique, arborant rouge à lèvres et quincaillerie aux poignets, voici l’acteur américain, alias Cheyenne, métamorphosé en sorte de clone d’Alice Cooper et/ou en vieille dame décadente et dépressive.

Une interprétation « colossale » qui fait bien entendu de Sean Penn un candidat sérieux pour le prix d’interprétation, même si l’acteur, pas plus tard qu’il y a deux ans dans le « Harvey Milk » de Gus Van Sant, a déjà fait mieux, beaucoup mieux.

Almodovar, le genre magistral

Almodovar à Cannes ou la chronique d’une incompréhension. Présent à chaque nouveau film ou presque depuis une grande décennie, Pedro a dû se contenter de deux prix, selon lui secondaires : la mise en scène en 1999 pour « Tout sur ma mère » et le scénario en 2006 pour « Volver ».

Malgré ce qu’il semble vivre comme une inacceptable « humiliation » (le cinéaste a de l’humour dans ses films, mais beaucoup moins dans la vie), Almodovar s’en revient une nouvelle fois tenter sa chance à Cannes. Et il ne fait pas exactement le voyage pour rien.

Avec « La Piel que Habito », le metteur en scène signe un thriller qui embarque dans un récit stupéfiant d’habileté et, simultanément, un film somme où il revient sur quelques idées joliment fixes : le désir, le sexe, la pulsion (auto)destructrice et l’identité dans tous ses états.

L’éminent Docteur Ledgard, ponte de la chirurgie esthétique, vit dans une grande maison qui lui sert aussi de labo perso. Il y séquestre, Vera, une ravissante patiente, qui se pâme d’amour pour lui tout en affichant de curieuses pulsions suicidaires.

Le film, passé une première demi-heure qui sème de vraix-faux indices un peu partout, remonte le fil. Et celui-ci est méchamment entortillé, c’est le moins que l’on puisse dire. (Voir la bande-annonce)

Qu’est-il arrivé à la femme du Doc ? Et à sa fille ? Qui est Véra ? Quelles sont les caractéristiques de cette nouvelle peau concoctée par Ledgard et qui suscite l’admiration et l’effroi de ses pairs médecins ? Les garçons sont-ils des filles comme les autres (à moins que ce ne soit l’inverse) ? Les relations familiales, c’est quoi ? Les êtres les plus chers sont-ils ceux que l’on s’invente de toute pièce ?

On l’aura compris : le menu fictionnel de « La Piel que Habito » est copieux, mais, excellente nouvelle, il glisse tout seul. En adaptant « La Mygale », le roman de Thierry Jonquet, Almodovar tisse une toile où chaque scène, chaque plan, dessine de nouvelles perspectives.

Frousse et admiration

Dans ce film dont il convient de ne surtout pas raconter l’intrigue, le metteur en scène, habitué aux détournements cinéphiliques lorgne du côté des « Yeux sans visage », le monument de George Franju où un chirurgien dingo remodelait le visage de sa fille, furète du côté d’Hitchcock, mais, au final, signe une fiction qui ne ressemble qu’à du Almodovar dans son alliance d’humour grinçant, d’anxiété maîtrisée et de radiographie du délire psychique.

Avec « La Piel que Habito », Almodovar rappelle en outre qu’il est peut-être le plus grand directeur d’acteurs contemporain. Elena Anaya, croisement idéal de Victoria Abril jeune et de Penelope Cruz, fait son entrée par la très grande porte dans la galerie bien fournie des héroïnes almodovariennes. Quant à Antonio Banderas, ex-icône mâle des années Movida du réalisateur, il trouve ici son meilleur rôle. Concurrent lui aussi très sérieux pour le prix d’interprétation.

► Nicolas Winding Refn, le genre poseur

Si le néophyte cannois Nicolas Winding Refn avait tourné « Drive » pour séduire Robert de Niro, président du jury, il ne s’y serait pas pris autrement.

Avec cette histoire d’un cascadeur de Los Angeles embarqué dans un sale conflit avec des mafieux locaux patibulaires, le cinéaste signe un film de genre fétichiste qui hurle au détour de chaque plan ses influences (Scorsese par ci, Tarantino par là) et les remixe façon ultra-maniérée, à grand coups de ralentis, poussées d’urticaires ultra-violentes et morceaux de bravoure formalistes.

Dans le rôle du cascadeur, Ryan Gosling, figure montante du cinéma US, pousse le mutisme dans ses ultimes retranchements et, selon la formule consacrée, parcourt toute la gamme des émotions, de A jusqu’à B. Le jury se laissera-t-il séduire par ce catalogue de poses ? Suspense jusqu’à dimanche...

Aller plus loin
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  • libergus
    libergus
    Pour le « contre » - Contre le (...)
    • Posté à 15h59 le 20/05/2011
    • Internaute 142132
      Pour le « contre » - Contre le (...)

    Toujours ce problème de second degré.

    Et oui, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui !

    • la choukette
      la choukette répond à libergus
      libre penseur si possible
      • Posté à 16h44 le 20/05/2011
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      a une époque on pouvait ... et c’était il n’y a pas si longtemps, une période que les moins de 20 ans ne connaissent pas

  • chonchounet
    • Posté à 16h00 le 20/05/2011
    • Internaute 89758

    Et c’est à quel numéro qu’il faut envoyer un SMS pour voter ?

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 16h08 le 20/05/2011
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    « Ryan Gosling, figure montante du cinéma US », ça me fait penser à la Chine « pays émergeant »... Quant à « mon ami » Bob de Niro, tout comme Sean Penn avait palmé « Entre les murs », il se fera un must culculturel de récompenser un européen... Ay, caramba, Pedrocito ! Et roule ma poule aux oeufs d’or !

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 16h08 le 20/05/2011
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    « Ryan Gosling, figure montante du cinéma US », ça me fait penser à la Chine « pays émergeant »... Quant à « mon ami » Bob de Niro, tout comme Sean Penn avait palmé « Entre les murs », il se fera un must culculturel de récompenser un européen... Ay, caramba, Pedrocito ! Et roule ma poule aux oeufs d’or !

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 16h28 le 20/05/2011
    • Internaute 156246
      intermittent

    Ryan Gosling est très bon dans « Hans Nelson » et dans « All Good Things », et Nicolas Winding Refn est un bon réalisateur.

    Bon Sean Penn est peut-être looké façon Alice cooper, mais Alice Cooper lui est loin d’avoir perdu la main, suffit d’écouter son dernier disque.

    Lien

    • francoisBR
      francoisBR répond à pelicano
      étudiant-salarié
      • Posté à 18h22 le 20/05/2011
      • Internaute 77907
        étudiant-salarié

      Vivement le passage d’Alice en France en fin d’année :)

    • Maats
      Maats répond à pelicano
      statisticien utopiste
      • Posté à 17h49 le 21/05/2011
      • Internaute 86459
        statisticien utopiste

      *Half Nelson

      J’ajouterais qu’il est bon aussi dans le assez particulier « Lars and the Real Girl ».

  • Banteay Srei
    • Posté à 16h46 le 20/05/2011
    • Internaute 152460

    Article orienté et vraiment nullissime...

    • batmad
      batmad répond à Banteay Srei
      enrevenantducinema.fr/
      • Posté à 17h32 le 20/05/2011
      • Internaute 154601
        enrevenantducinema.fr/

      Article orienté ? Tu t’attends à quoi de la part d’un critique ? Ce n’est pas un article promotionel, heureusement qu’il est orienté, même si j’ai l’impression qu’il n’est pas orienté dans le même sens que mes orientations cinéphiliques à moi.

      • Banteay Srei
        Banteay Srei répond à batmad
        • Posté à 21h18 le 20/05/2011
        • Internaute 152460

        Bien évidemment, mais ici je n’y ai trouvé que de l’hyper consensuel sans réelle pertinence, pondre un article à la fois aussi désespérément généraliste mais également empli de clichés, c’est déjà du parti pris, du moins pour qui se prétend spécialiste cinéma.
        Je vous prie de m’excuser si je n’y ai donc lu d’analyses qui puissent intéresser le cinéphile ou l’amateur et ce, entre coups de « genre machin », d’humour qui tombe à plat, extraits d’interviews sans intérêts,…
        Bref, peut-être une juste balance de prétentions et de public cible à revoir avec le niveau du papier ; on ne traite de Cannes avec le même ton que pour un blockbuster dans un magazine people, à moins de n’être capable de mieux.

  • Gringo65
    Gringo65
    Rabatteur de merlus
    • Posté à 16h56 le 20/05/2011
    • Internaute 93849
      Rabatteur de merlus

    A l’actif de Nicolas Winding Refn signalons quand même l’excellente trilogie Pusher (voir Lien) pour qui aime le polar (avec le non moins excellent Mads Mikkelsen dans les 2 premiers chapitres).

    Difficile d’en dire autant, hélas, pour Bronson et le guerrier silencieux...

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 18h06 le 20/05/2011
    • Internaute 61755

    sean penn est au cabotinage ce que von trier est au film casse-bonbons.

    • Numerosix
      Numerosix répond à A déménagé le 1-6
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 07h44 le 21/05/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      « L’éminent Docteur Ledgard, ponte de la chirurgie esthétique, vit dans une grande maison qui lui sert aussi de labo perso. Il y séquestre, Vera, une ravissante patiente, qui se pâme d’amour pour lui tout en affichant de curieuses pulsions suicidaires ».

      Le silence qui suit un film d’Almodovar ( toujours le même scénario de merde dont le maitre fera un chef d’œuvre , on ne s’en lasse pas) , c’est encore de la frime..

      Lien par Lien

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 18h35 le 20/05/2011
    • Internaute 42204
      en boule

    C’est franchement facile d’accuser Almodovar de manquer d’humour alors que Cannes lui a jeté à peine quelques miettes de récompenses pour ses plus beaux films. Et, oui, le meilleur scénario et la meilleure interprétation féminine pour « Volver », la meilleure mise en scène pour « Tout sur ma mère », ce sont des prix de consolation, et que « Etreintes brisées » n’ait rien eu, ou que « La mauvaise éducation » n’ait pas été sélectionné, c’est un scandale. Vous voudriez quoi au juste, qu’il accepte de venir à Cannes en se fichant totalement de ce qu’il peut décrocher ? Je ne connais pas un seul artiste qui se moque réellement des retours qu’il peut avoir sur ses œuvres.
    Quant à votre « Ryan Gosling, figure montante... », comme d’autres commentateurs je pouffe : ça fait tout de même un petit moment qu’il tourne et qu’il peut être très bon, comme par exemple dans « Danny Balint », en 2001.

  • Ali_le_chimique
    Ali_le_chimique
    Se cherche une situation ; )
    • Posté à 20h12 le 20/05/2011
    • Internaute 154615
      Se cherche une situation ; )

    Un prix de la mise en scène pour « Tout sur ma mère », effectivement c’est assez comique.

    De Lars von Trier je n’ai vu que Paranoid Park, ce qui me suffit pour l’exclure d’office du « genren’importequoi ». Quant à Nicolas Winding Refn je vous conseille de voir ces autres films qui sont tous des chefs d’oeuvre même si certains sont assez spéciaux.

    • Eisenblum
      Eisenblum répond à Ali_le_chimique
      étudiant
      • Posté à 20h46 le 20/05/2011
      • Internaute 126895
        étudiant

      Paranoid park, c’est Gus van Sant, pas Lars von Trier.

      • Ali_le_chimique
        Ali_le_chimique répond à Eisenblum
        Se cherche une situation ; )
        • Posté à 22h42 le 22/05/2011
        • Internaute 154615
          Se cherche une situation ; )

        Effectivement. Autant pour moi je confond les deux réalisateurs.

  • poupipou
    poupipou
    etudiante
    • Posté à 22h07 le 20/05/2011
    • Internaute 105456
      etudiante

    Je ne comprends pas pourquoi dans les vidéos des sites d’info en ligne la vidéo des propos de LARS VON TRIER est systématiquement coupée à sa réponse ? Cela ampute un peu la compréhension de sa réponse. Car il répond, certes avec une provocation un peu limite, à une question bien précise : -Une journaliste du Times, UK- « J’ai une question pour Lars concernant le romantisme Allemand, parlez-nous de vos origines allemandes et de l’aspect gothique de ce film. Par ailleurs, dans une revue danoise, vous avez dit que vous vous intéressiez à l’esthétique Nazie, est-ce que vous pourriez nous en parler plus longuement ? » Cette question n’était-elle pas elle-même un peu provocante ? L’intégrale de la conférence de presse ici (ces échanges ont lieu à partir de la 34’) : Lien

  • Ride the beach
    Ride the beach
    Etudiant en sciences économiques (...)
    • Posté à 22h16 le 20/05/2011
    • Internaute 154263
      Etudiant en sciences économiques (...)

    Kubrick me manque. : (

    • InitiativeDharman
      InitiativeDharman répond à Ride the beach
      Berger dans les nuages
      • Posté à 20h15 le 21/05/2011
      • Internaute 56651
        Berger dans les nuages

      Moi aussi...
      Loin de Cannes il fût.
      Aucun préjudice...

  • Anemone01
    Anemone01
    retraité
    • Posté à 04h22 le 21/05/2011
    • Internaute 113451
      retraité

    Je vous prie de relire votre histoire et, par la suite, de tenter à nouveau de tracer un parallèle entre Napoléon et Hitler. La propagande anglo-saxonne a sans contredit fait effet chez vous. Napoléon n’a jamais tenté de procéder à l’extermination d’un peuple et on ne peut comparer l’agression de Hitler contre l’Europe à l’action-réaction de Napoléon face à l’Angleterre et des empires (Russie, Autriche, Prusse) a sa solde. Quant à Lars Von Trier, c’est à se demander s’il n’était pas saoul durant l’entrevue... Comment peut-il affirmer qu’il comprend Hitler et ensuite dire qu’il n’approuve pas ses gestes ? Ça me semble un peu contradictoire. Il aurait dû se limiter à dire qu’il aimait l’architecture de Speers... Il aurait quand même subi les foudres de plusieurs lobbies, mais il s’en serait tiré...

  • ham burglar
    ham burglar
    Jusqu'à l'os
    • Posté à 12h54 le 21/05/2011
    • Internaute 15613
      Jusqu'à l'os

    Festival de kahn le Phallus d’or attribué à « rikers island »

  • InitiativeDharman
    InitiativeDharman
    Berger dans les nuages
    • Posté à 15h30 le 21/05/2011
    • Internaute 56651
      Berger dans les nuages

    Cannes est le plus grand festival du monde.
    Le plus reconnu par les professionnels du cinéma.
    A côté du strass et des paillettes, il existe le marché du film...
    Celui-ci décide (ou pas), selon l’appréciation des distributeurs, des films qui sortiront en salles ou bien simplement en dvd dans l’année qui suit...
    Ceci concerne tous les créateurs, tous les cinéastes...
    Il s’agit de milliers de films...
    Bien plus important que la sélection officielle qui peine à encenser un film hors du commun depuis de nombreuses années déjà...
    Pour ma part, j’aimerais que l’on oublie les « habitués », Almodovar, Von Trier, Allen ou autres...
    Pour laisser leur chance à de nouveaux talents...
    Comme c’était le cas par le passé...
    Scorcese, Tarantino, Coppolla furent, contre toute attente, admis dans le cercle grâce à leur palme d’or.
    Autre époque.
    Regrets.
    Le festival de Cannes est devenu politiquement correct.
    Ce n’est sans doute pas un hasard.

  • Elliott.Chat.
    • Posté à 16h37 le 22/05/2011
    • Internaute 61348
      =^.^=

    Je trouve que Sean Penn s’est plutôt fait le look de Robert Smith (Lien) qu’Alice Cooper. Et ces images sont assez terribles de part cette ressemblance, le vrai Robert Smith faisant, lui aussi et depuis quelques années maintenant, Penn à voir *. Et c’est un inconditionnel de la musique de Cure qui vous le dit...

    .

    Ceci dit le film va probablement être génial ! :)

    .

    .

    * pourtant je vous assure, je me suis retenu ! : p

  • barhan
    barhan
    citoyen
    • Posté à 01h38 le 24/05/2011
    • Internaute 154125
      citoyen

    Lars Von Trier n’est pas ce que vous en dite lapidairement

    Je pense qu’en ce qui concerne le cinéaste Lars Von Trier, c’est de la caricature que vous nous servez, car vous n’avez pas mis à disposition l’ensemble de ses réponses. Le journaliste qui lui a posé une question sur ses origines Allemandes (alors qu’il pensait avoir des origines juives) l’a poussé à cette réponse, car la caricature ne cesse d’être : juifs = victimes, Allemands = nazis ceci malgré l’actualité en Palestine depuis 63 ans. Dont on peu au cours de l’histoire inverser les rôles ! Il a ajouté, par 2 fois : « Israël fait chier » et là vous n’en parlé pas ? Il ne parle français OKE, il était ivre OKE et provoqué, il a poursuivi sur le même ton.
    A propos d’Hitler il a dit qu’il avait un peu d’empathie pour Hitler et pas de la sympathie, ce qui est vraiment autre chose.
    Il a toujours traité dans ces films, le mal, dans la famille, la religion, et Hitler c’est le mal. Qui parle du mal aujourd’hui bien planqué dans les droits de l’Homme et les guerre empaquetées dans la démocratie. Il a également le droit d’apprécier une architecture, et d’aimer le romantisme Allemand, n’oubliez pas que le surréalisme est né de lui porté par le groupe de Iéna. A ce rythme là l’art est foutu. Et vous n’avez surtout pas à descendre sans arguments, sans analyse son film, ni ses précédents. Etre critique de cinéma, ça prend du temps, de la réflexion. ça demande de la sensibilité, des lectures, du recul !
    Bonne et longue route
    Barhan

  • barhan
    barhan
    citoyen
    • Posté à 01h40 le 24/05/2011
    • Internaute 154125
      citoyen

    Lars Von Trier n’est pas ce que vous en dite lapidairement

    Je pense qu’en ce qui concerne le cinéaste Lars Von Trier, c’est de la caricature que vous nous servez, car vous n’avez pas mis à disposition l’ensemble de ses réponses. Le journaliste qui lui a posé une question sur ses origines Allemandes (alors qu’il pensait avoir des origines juives) l’a poussé à cette réponse, car la caricature ne cesse d’être : juifs = victimes, Allemands = nazis ceci malgré l’actualité en Palestine depuis 63 ans. Dont on peu au cours de l’histoire inverser les rôles ! Il a ajouté, par 2 fois : « Israël fait chier » et là vous n’en parlé pas ? Il ne parle français OKE, il était ivre OKE et provoqué, il a poursuivi sur le même ton.
    A propos d’Hitler il a dit qu’il avait un peu d’empathie pour Hitler et pas de la sympathie, ce qui est vraiment autre chose.
    Il a toujours traité dans ces films, le mal, dans la famille, la religion, et Hitler c’est le mal. Qui parle du mal aujourd’hui bien planqué dans les droits de l’Homme et les guerre empaquetées dans la démocratie. Il a également le droit d’apprécier une architecture, et d’aimer le romantisme Allemand, n’oubliez pas que le surréalisme est né de lui porté par le groupe de Iéna. A ce rythme là l’art est foutu. Et vous n’avez surtout pas à descendre sans arguments, sans analyse son film, ni ses précédents. Etre critique de cinéma, ça prend du temps, de la réflexion. ça demande de la sensibilité, des lectures, du recul !
    Bonne et longue route
    Barhan

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