Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

« J. Edgar » : Hoover, âme damnée du FBI, dans le viseur de Eastwood

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 11/01/2012 à 10h30

Dans « J. Edgar », l’inusable Clint Eastwood radiographie la carrière et la vie privée de celui qui fut le boss du FBI pendant près d’un demi-siècle. Le résultat ? Un biopic singulier qui témoigne de la forme juvénile de son auteur.

Il a soufflé sur ses 81 bougies en mai dernier, mais se moque des lois du calendrier comme de sa première ride. Tournant à un rythme frénétique (son dernier film, le sous-estimé « Au-delà », remonte à une petite année), Eastwood s’attaque aujourd’hui à un autre phénomène de longévité : Edgar J. Hoover, patron omnipotent du FBI durant 48 ans. Le temps de voir défiler huit présidents et d’influencer en profondeur la politique intérieure de son pays tant chéri : les Etats-Unis.

Pour tirer le portrait de cet inquiétant personnage, homme de l’ombre prêt à tout pour préserver la « sécurité intérieure » de la nation, Eastwood bat en brèche les figures traditionnelles du biopic, néglige les « impressionnantes » reconstitutions et les défilés de « grandes » figures de leur temps, et reste au plus près de son personnage très principal durant deux heures quinze de projection. Une bonne idée : il y a vraiment de quoi faire, de quoi filmer. Et, en creux, dresser aussi le portrait d’une certaine Amérique.

La paranoïa, ça conserve

La jeunesse d’une ambition dévorante dans le Département de la justice au croisement des décennies 1910-1920. L’irrésistible ascension au sein du BOI (Bureau of Investigation). La création du FBI en 1935, dont il devient le mentor exclusif. Son activisme délirant jusqu’à sa mort en 1972, sous la présidence d’une autre figure éminemment controversée : Nixon.

Au fil du temps, Hoover, dans ses bureaux de Washington, bâtit un empire de la surveillance qui résiste aux changements du personnel politique et surfe habilement sur les peurs successives de l’Amérique qui sont aussi les siennes. « Péril rouge », mouvement des droits civiques (l’ascension et la popularité de Martin Luther King sont vécues comme des affronts personnels), criminalité mafieuse (vis-à-vis de laquelle son attitude est pour le moins ambiguë) : tout est bon pour mettre en fiche, surveiller, traquer, faire régner la peur. Hoover invente de nouvelles méthodes d’investigation, érige le contrôle en principe vital et donne du grain à moudre à sa paranoïa sans limite.

Forgeant sa statue de serviteur zélé de son pays, Hoover ne recule devant aucune manipulation, fait régner la terreur dans ses services comme dans la classe politique où l’on redoute toujours (et souvent à raison) qu’il détienne des infos brûlantes, susceptibles de briser les carrières avec une démoniaque efficacité.

Conséquence : les présidents (Truman, Eisenhower, Kennedy…) passent, mais Edgar demeure. Et un plan récurrent du film montre le personnage, immuablement campé à sa fenêtre, assister aux cérémonies d’investiture qui s’enchaînent, pendant que lui, dans les coulisses, poursuit sa tâche de premier flic de l’Etat.

Le scénario du film, très habile, rend compte du cheminement professionnel de ce héros pas comme les autres, rongé par une quasi démence et la certitude d’œuvrer pour le bien contre le mal. Ce qui justifie toutes les méthodes, même les pires. A travers lui, la prégnance de certaines obsessions de l’histoire nationale : l’obsession sécuritaire, la sainte morale puritaine, la conviction que l’Amérique a toujours raison et la peur de tout ce qui s’apparente à une déviance.

Hoover intime

Qui était cet homme ? Comment a-t-il protégé son inoxydable pouvoir ? Pour retracer l’itinéraire de Hoover en un temps, qui, en partie, est aussi le sien, Eastwood profite du conséquent travail scénaristique d’une des nouvelles plumes talentueuses du cinéma américain : Dustin Lance Black, déjà auteur du passionnant « Harvey Milk », mis en scène il y a deux ans par Gus Van Sant.

Plusieurs mondes séparent le trublion de la contre-culture gay et le patron très droitier du FBI, mais les deux scripts témoignent d’une même exigence et d’une même finesse. Pour raconter Hoover, le film privilégie l’intimisme nerveux, reste collé aux basques du personnage : son ambition démesurée, ses névroses plurielles, ses rapports vampirico-freudiens avec maman et, « last but not the least », son homosexualité très mal assumée et pourtant très probablement vécue avec son plus proche collaborateur Clyde Tolson qui, toute sa vie durant, essuya les plâtres de la folie pas forcément douce de son supérieur et amant.


Clyde Tolson et Edgar J. Hoover, 1939, Los Angeles Daily News (Wikimedia Commons/CC)

Ce dernier point a valu à Eastwood de violentes réactions quand le film est sorti aux Etats-Unis. Les défenseurs de la mémoire de Hoover (encore nombreux et actifs) dénonçant ce qu’ils considèrent comme une légende visant à « salir » la mémoire de leur héros. Ce qui ne manque pas de sel, si l’on ose dire, sachant que ledit Edgar, durant sa longue carrière, a toujours flanquer une trouille bleue à ses victimes en menaçant d’étaler leur vie privée sur la place publique.

Une histoire de cinéma (aussi)

Dans leur entreprise, Eastwood et son scénariste ne manquent pas de bonnes idées. En premier lieu, brutaliser les lois de la chronologie et accomplir d’incessants allers-retours entre le vieux Hoover qui raconte à un subalterne biographe son itinéraire vertueux et la réalité dudit passé. Une structure qui leur permet à plusieurs reprises de montrer à quel point Hoover a manipulé l’Histoire et, involontairement, fut fidèle à l’adage fordien de «  L’Homme qui tua Liberty Valance » : « Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende. »

Bâtir sa propre mythologie pour l’Histoire : une autre obsession de Hoover, ravi comme un gamin de découvrir que les « exploits » de ses services sont relayés par le cinéma hollywoodien, dans des BD hagiographiques ou, mieux encore, sur des paquets de corn-flakes, histoire de divertir la jeunesse américaine. Hoover fut aussi un génie de la com’, ce que le film rappelle avec un humour acide très efficace.

Eastwood a connu l’époque où Hoover trafiquait la réalité. Il a été influencé quand il était jeune homme par les films mettant en scène la lutte contre la criminalité : « L’Ennemi public », « G-Men », dont il montre des extraits dans « J. Edgar ». Et sa fiction d’aujourd’hui, mise en scène avec une incroyable vigueur (et incarnée par Leonardo DiCaprio qui ne cesse de se bonifier) est aussi un passionnant voyage dans l’histoire du cinéma et la façon dont ce dernier raconte son époque. Clint Eastwood, lui, imperturbable, continue d’aligner les grands films. Respect.

Infos pratiques
"J. Edgar"
Réal. par Clint Eastwood

Avec Leonardo DiCaprio et Naomi Watts - sortie le 11 janvier 2012.

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  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 10h47 le 11/01/2012
    • Internaute 98602
      Klingon

    Pour les français, à ne pas confondre avec Herbert Hoover.

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à yabon
      mangeur de chouineur
      • Posté à 10h51 le 11/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Ni avec les aspirateurs Hoover.

      • Pas tripette.
        Pas tripette. répond à Cannibal Ferox-
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.
        • Posté à 11h42 le 11/01/2012
        • Internaute 117974
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.

        Ni avec Edgar Couvreur, juge cynophile bien connu, dont la contribution fut déterminante pour l’établissement du standard du Berger Belge.

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Cannibal Ferox-
        Minoritophile et alter-natif
        • Posté à 12h21 le 11/01/2012
        • Internaute 30683
          Minoritophile et alter-natif

        Des nouvelles de DeSinge qui pourrait vous intéresser : le pauvre diable pense que derrière votre pseudo et le mien se trouve une même personne.

        Voir : Lien

        Cela a l’air de lui faire tellement plaisir, lui d’habitude si grincheux, que je n’ai pas trop le cœur de le désillusionner. Je vous le laisse volontiers...

         
        • Léon-777
          Léon-777 répond à Lionel06
          Artiste
          • Posté à 12h25 le 11/01/2012
          • 174813
            Artiste

          C’est passionnant tout ça...

          • Cannibal Ferox-
            Cannibal Ferox- répond à Léon-777
            mangeur de chouineur
            • Posté à 13h01 le 11/01/2012
            • Internaute 159072
              mangeur de chouineur

            Une chose est sûre, c’est que je ne suis pas vous. [encore heureux - et j’ose espérer que c’est réciproque]

          • Lionel06
            Lionel06 répond à Léon-777
            Minoritophile et alter-natif
            • Posté à 14h41 le 11/01/2012
            • Internaute 30683
              Minoritophile et alter-natif

            Oui, n’est-ce pas ?

        • Cannibal Ferox-
          Cannibal Ferox- répond à Lionel06
          mangeur de chouineur
          • Posté à 12h58 le 11/01/2012
          • Internaute 159072
            mangeur de chouineur

          Ouais, laissons-le penser donc gêner ; -)

        4 autres commentaires
      • Numerosix
        Numerosix répond à Cannibal Ferox-
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 15h36 le 11/01/2012
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Vivement qu’ils sortent un biopic sur la vie de Gaston Tornado..

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à yabon
      - Gone fishing !
      • Posté à 11h12 le 11/01/2012
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Pour les français, pensez Fouché, Duc d’Otrante...

    • LienRag
      LienRag répond à yabon
      • Posté à 11h43 le 12/01/2012
      • Internaute 34767

      C’est lequel des Hoover qui déclara « la Mafia n’existe pas » ?

  • T3
    T3
    En zazen
    • Posté à 15h15 le 11/01/2012
    • Internaute 74652
      En zazen

    Eastwood file un mauvais coton depuis Mystic River.
    (un excellent écrivain : Dennis Lehane, également pierre angulaire du film Shutter Island)

    Je considère maintenant Eastwood aussi bon ou égal à Ron Howard ... sad.
    Block busters avec une touche en peinture aquarelle de controverse (euthanasie, pouvoir, homosexualité, etc.)
    Bye bye nerver again.

    PS :
    Sans aucune intention de lancer une polémique ... juste une remarque à propos du caractère principal : J.E Hoover était quand même un type de caractère très spécial avec une appartenance assez particulière aux confréries (cf. site officiel) .... mais, ainsi va, le script ne fait que gratter la surface d’un personnage ambivalent avec une mère castratrice et un amant dans le placard, bof.

  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 11h19 le 11/01/2012
    • Internaute 97427
      Douteur plus que douteux

    « et surfe habilement sur les peurs successives de l’Amérique qui sont aussi les siennes [...] tout est bon pour mettre en fiche, surveiller, traquer, faire régner la peur [...] Hoover invente de nouvelles méthodes d’investigation, érige le contrôle en principe vital et donne du grain à moudre à sa paranoïa sans limite [...] et la certitude d’œuvrer pour le bien contre le mal. Ce qui justifie toutes les méthodes, même les pires »

    Remplacez « Hoover » par « ceux qui nous gouvernent » et vous avez une histoire qui colle pile poil, parano comprise, avec ce que nous vivons actuellement.
    Enfin... quand je dis « pile poil », ce n’est pas tout-à-fait exact : alors que J. Edgard se contentait, la plupart du temps, de brandir la menace, nous vivons désormais sous l’emprise de plus en plus tentaculaire d’une répression tous azimuts érigée au rang d’outil universel au service de la « bonne » gouvernance.

    • Spiripotain
      Spiripotain répond à Holocrate
      promeneur écoutant
      • Posté à 20h15 le 11/01/2012
      • Internaute 49037
        promeneur écoutant

      Je ne suis pas loin de vous suivre...
      Hélas personne ne s’aperçoit que nous en sommes là et qu’un Guéant est aussi dangereux pour la démocratie que ce Hoover.

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à Spiripotain
        Fonctionnaire. A voté!
        • Posté à 21h51 le 11/01/2012
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire. A voté!

        Ah si, le Guignol d’Eastwood était ce soir l’invité de PPD, qui a souligné certaines similitudes.

  • Lionel06
    Lionel06
    Minoritophile et alter-natif
    • Posté à 11h28 le 11/01/2012
    • Internaute 30683
      Minoritophile et alter-natif

    On a du mal à se représenter ce qu’a pu être le pouvoir de cet homme sur l’une des plus puissantes officines du renseignement aux Etats-Unis : le mec est resté 48 ans à la tête du FBI !

    Il a traversé les périodes les plus sombres qu’a connu ce pays au siècle dernier : crise de 29, seconde guerre mondiale, maccarthysme, guerre froide, crise de Cuba, guerre du Vietnam...

    Le gars, qui avait des ancêtres noirs, était raciste et vouait notamment une haine féroce contre Martin Luther King et les communistes.

    Il faut lire le roman de James Ellroy, American Death Trip, pour avoir un aperçu intéressant de la perversité du personnage.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Lionel06
      - Gone fishing !
      • Posté à 11h30 le 11/01/2012
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Un truc aussi qui est très fort, c’est que Hoover a toujours nié l’existence du crime organisé aux Etats Unis.
      Tu peux aussi rajouter sa guerre personnelle contre les homosexuels. Il avait fait ficher tous les homosexuels. Dans son agenda personnel. Non, je blague......pour l’agenda, hein, pas le reste.

      • LienRag
        LienRag répond à Lemmy_Nothor
        • Posté à 12h04 le 12/01/2012
        • Internaute 34767

        Meyer Lansky le tenant par des photos de lui travesti, il avait un peu intérêt à nier l’existence du crime organisé...

    • rumpus
      rumpus répond à Lionel06
      friend/unfriend
      • Posté à 13h41 le 11/01/2012
      • Internaute 96441
        friend/unfriend

      Après Ellroy, j’ai lu ce bouquin. Vachement bien. Et apparemment l’auteur a aussi un film en préparation. Mauvais timing.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 11h33 le 11/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    48 ans à la tête du FBI ! ! ! !

    la vie en rose quoi

  • A déménagé le 13-01-2012 6
    • Posté à 11h41 le 11/01/2012
    • Internaute 171250
      non connue

    Les pages de riverains, ce n’était pas pour la semaine dernière, juré craché ?

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 13h33 le 11/01/2012
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Eastwood fait parie du paysage cinématographique français, via Deauville.
    Mais attention, Eastwood, ce n’est pas Scorceze , ni Mickael Moore !
    Même s’il aime la musique ( le jazz ) .
    Eastwood est un « libertarien » ( conservateur-libéral) qui a soutenu Eisenhower, Reagan et Bush...), il est pour le port d’arme et la peine de mort,... un américain, quoi !

    • T3
      T3 répond à Waldeck
      En zazen
      • Posté à 19h59 le 11/01/2012
      • Internaute 74652
        En zazen

      Hé la le barbu ... arrêtez l’intox avec une mise au banc d Eastwood !

      Eastwood a soutenu ou bien a été soutenu aussi bien par les Cons. et les Dems selon ses convictions personnelles durant ses mandats en Californie Politics

      Il est pour le port d’armes ? pas exactement I have a very strict gun control policy : if there’s a gun around, I want to be in control of it.

      La peine de mort ? avec une.seule nuance : Eastwood Rallies For The Death Penalty For Child Crimes

      Allez restons quitte : si « Eastwood est un américain, quoi ! “ vous êtes un ‘franchoulliard, quoi !’

      • Waldeck
        Waldeck répond à T3
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 09h02 le 12/01/2012
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        - »...vous êtes un « franchoulliard, quoi ! “

        - Je ne considère pas comme tel, mais je ne me crois pas - non plus - obligé d’être tenu à l’idolâtrie inconditionnelle des U.S.A. en vigueur en France depuis le 11/09/01 !

         
        • T3
          T3 répond à Waldeck
          En zazen
          • Posté à 11h15 le 12/01/2012
          • Internaute 74652
            En zazen

          Le 11 sept. .......Très bien.

          ... alors pour un libertarian [en] l’obligation du port de la ceinture en voiture est elle une entrave au libre arbitre pour le suicide assisté ? (*)

          Je peut faire plus bête dans le caricatural ... il semble... tout en parlant encore cinéma : D

          (*) One million $ baby

        1 autres commentaires
    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à Waldeck
      mangeur de chouineur
      • Posté à 15h59 le 11/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Ouais ! Et en plus il commis Firefox, l’arme absolue, une daube anti communiste. Mais bon, votre méconnaissance du cinéma d’Eastwood vous sera pardonnée.

      La finesse de Michael Moore est d’ailleurs légendaire. Un peu comme la vôtre quand vous assénez « un américain quoi ».

    • Atlantis
      Atlantis répond à Waldeck
      Etudiant apolitique
      • Posté à 20h52 le 11/01/2012
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Et alors ? D’ailleurs on écrit « Scorcese ».
      J’ai beau être de gauche, je préfère les films d’Eastwood qui n’ont pas forcément de messages politique aux manipulations du gros Moore.

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à Atlantis
        Fonctionnaire. A voté!
        • Posté à 21h52 le 11/01/2012
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire. A voté!

        On écrit Scorsese.

         
        • Atlantis
          Atlantis répond à We want a shrubbery
          Etudiant apolitique
          • Posté à 22h33 le 11/01/2012
          • Internaute 39710
            Etudiant apolitique

          Je dirais bien que j’ai fait une faute de frappe, mais bon, ça m’apprendra à ouvrir ma grande gueule.
          Merci de la correction.

          • We want a shrubbery
            We want a shrubbery répond à Atlantis
            Fonctionnaire. A voté!
            • Posté à 10h47 le 12/01/2012
            • Internaute 100046
              Fonctionnaire. A voté!

            Boh, de rien, moi aussi j’aime Eastwood.

        2 autres commentaires
      • Waldeck
        Waldeck répond à Atlantis
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 08h56 le 12/01/2012
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        J’ai beau être de gauche... [ sic ] ... ( étudiant apolitique ) ....

        - »...je préfère les films d’Eastwood qui n’ont pas forcément de messages politique ... »

        - Ces films ont un message politique, celui de J.Wayne, de Swartzeneger, celui de l’Amérique sévèrement burnée, propre sur elle mais qui cache les poussières sous le tapis...

        - Et toutes mes excuses à M. Score XVI que j’admire, et tant pis si j’ai estropié le nom de Swarzy je m’en tape... !

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à Waldeck
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 10h46 le 12/01/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          C’est vrai que « Mystic River » et un affreux machin sans nuances dont la beauferie fait songer à Luc Besson, pas moins. Fallait vraiment que Kevin Bacon et Sean Penn crèvent de faim ou soient complètement débiles pour accepter de jouer dedans.

        1 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Waldeck
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 21h58 le 11/01/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Mouais... savoir que Pasolini était un catho de gauche très sympathique ne m’a jamais fait trouver ses films moins chiants et concons. Kazan a balancé du monde pendant la chasse aux sorcières, mais « La fièvre dans le sang » et « Le fleuve sauvage » sont des chefs-d’œuvre. Eastwood n’étant pas et n’ayant jamais été candidat à une élection nationale, je ne vois pas en quoi il faudrait s’alarmer. J’ai vu beaucoup de ses films et ne vote toujours pas à droite.

    • Zanko
      Zanko répond à Waldeck
      Étudiant
      • Posté à 01h37 le 12/01/2012
      • Internaute 60272
        Étudiant

      Il est pas que conservateur, il est aussi féministe, écolo, défenseur des droits civiques (mariage gay, avortement) et opposé aux guerres américaines (au moins au vietnam, corée, iraq...)

      Après je dis pas que ça justifie un soutiens à la peine de mort mais on peut pas dire non-plus que ce soit un redneck de base...

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à Zanko
        Fonctionnaire. A voté!
        • Posté à 10h24 le 12/01/2012
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire. A voté!

        On peut par bien des aspects le comparer à John Ford, républicain bon teint qui n’en a pas moins adapté « Les raisins de la colère », qui n’est ni sa première ni sa dernière collaboration avec Henry Fonda, acteur assez nettement marqué à gauche. Ford a eu pendant la chasse aux sorcières une position sans ambigüité (enfin si, certains l’ont soupçonné de sympathies communistes !) qui lui valut l’admiration et la reconnaissance de Mankiewicz, lourdement soupçonné d’activités « inaméricaines », et de Losey, contraint à l’exil.

        L’argument d’« Un monde parfait », celui de « Million Dollar Baby » auraient pu être les textes de chansons de Springsteen. Morgan Freeman, Tim Robbins, Sean Penn et Kevin Spacey, acteurs nettement marqués à gauche, ne lui ont pas fait grise mine, et réciproquement. Eastwood a d’ailleurs été avec Kevin Costner (un autre libertarien), la seule personnalité hollywoodienne à défendre Tim Robbins et Susan Sarandon quand ils ont eu maille à partir avec la censure : Lien
        Et moi j’ai pleuré comme une vache devant « Million Dollar Baby » comme devant les histoires de ce sale rouge de Dalton Trumbo.

  • BelleGunes
    BelleGunes
    methodique
    • Posté à 13h35 le 11/01/2012
    • 178918
      methodique

    « l’obsession sécuritaire, la sainte morale puritaine, la conviction que l’Amérique a toujours raison et la peur de tout ce qui s’apparente à une déviance. “

    J’espère que le film montre la scène où il est avec Clyde Thompson déguisé en femme et où il est présenté à une amie de ce dernier comme ‘Suzie’ ou que sais-je !
    Et puis la rencontre avec Chaplin lors d’un diner au resto où il montre tout son antisémitisme.

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 14h54 le 11/01/2012
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    Encore un film dégoulinant de complaisance, surement plein de « petits » oublis subjectifs, de compromis avec l’Histoire... ça n’est qu’un film après tout.
    Sauf que ces gens ont bien existé, comme Margaret Thatcher (le film « dame de fer » sort dans un mois), et si on peut à la rigueur, ne pas les oublier, c’est surtout pour ne pas se retrouver avec les mêmes des années plus tard...
    -...
    -Hein ? quoi ? on a les mêmes ?

    alors c’est parceque vous n’êtes pas allés voir » les nouveaux chiens de garde » qui sort aujourd’hui...

    • Léon-777
      Léon-777 répond à funkystefffff
      Artiste
      • Posté à 15h53 le 11/01/2012
      • 174813
        Artiste

      « Encore un film dégoulinant de complaisance, surement plein de “ petits ” oublis subjectifs, de compromis avec l’Histoire... “
      J’espère que vous l’avez vu pour dire cela, sinon ...

      • funkystefffff
        funkystefffff répond à Léon-777
        écolo antipathique
        • Posté à 20h20 le 12/01/2012
        • Internaute 55257
          écolo antipathique

        Non je ne l’ai pas vu, mais je suis sûr que je ne vais me tromper. C’est pas Eastwood qui va bousculer l’ordre établi.

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 20h13 le 11/01/2012
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Après le film, lisez un Ellroy, de la série American Tabloïd/American death Trip/Underground World. Ca remet les pendules à l’heure et permet de se faire une idée plus précise de ce fasciste de Hoover, acharné les communistes et les homosexuels, protecteur des maffieux et certainement impliqué dans les meurtres politiques les plus considérables de l’époque. Ce genre de personnage montre la fragilité de toute démocratie.

    • Atlantis
      Atlantis répond à Spiripotain
      Etudiant apolitique
      • Posté à 20h55 le 11/01/2012
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Faut daire gaffe quand même. Ellroy explique lui même que ses livres sont des fictions s’inspirant de faits réels.

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Atlantis
        promeneur écoutant
        • Posté à 22h18 le 11/01/2012
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Je dis « Ellroy » mais si on y ajoute tous les documents, livres et témoignages, le faisceau de présomption devient une poutre de béton armé de présomptions.

  • Cine90.fr
    Cine90.fr
    In Progress
    • Posté à 23h01 le 13/01/2012
    • 179298
      In Progress

    Découvrez deux Interviews, l’une du réalisateur Clint Eastwood et de Léonardo DiCaprio l’acteur qui interprète John Edgar Hoover : Vidéos des Interviews Cine90.fr

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